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La nouvelle ère du songe : Vivre - 1

De
17 pages

Manuel et sa famille viennent d’arriver en Australie, comme immigrants. Ils souffrent beaucoup de la faim ; malgré tout, le petit Manuel apprécie la présence et l’affection de ses parents.

Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 2010
Lecture(s) : 1
EAN13 : 9788492797257
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Ça, c’est moi. Je m’appelle
Manuel et j’ai douze ans.
Maman, Papa et ma
petite sœur.
Tu t’es lavé les
mains avant de dîner?
Maman lit une lettre de grand-mère. Je perds
le fil. La faim m’empêche de me concentrer.
«Vous nous manquez,
ici, à Lima. L’autre
jour, je me suis
retrouvée à…. »
C’est ce que je ressens toutes les nuits, au coucher, lorsqu’ils viennent m’embrasser pour me souhaiter bonne nuit.
Je cours pour rentrer à la maison,
je cours pour oublier ma faim.
Papa et maman passent leurs journées en dehors du foyer, pour gagner un peu d’argent. Parfois, la chance nous sourit et nous pouvons manger plusieurs fois par jour.
Mais
parfois…
Je sais que mes parents aussi ont faim, même s’ils ne le disent pas. Je les vois à mes côtés et je me dis qu’à part le fait d’être tous des Hommes, nous sommes avant tout une famille.
Et moi, je fais celui qui dort.
Voici mon quartier.
Nous sommes ici depuis peu de temps, alors, je ne le
connais pas bien. ..
C’est de ce côté-là que vivent tous les
Péruviens. Nous ne sommes pas nombreux.
Certains sont venus en même temps que nous,
tandis que d’autres étaient déjà là.
Chiro ! Viens ici !
WAF !
Tout est vieux et délabré. Le vent fait tout trembler.
De l’autre côté, ce sont les aborigènes. Nous ne nous mélangeons pas souvent avec eux. Les choses ont été un peu agitées ces derniers temps.
Lorsque je l’ai trouvé, il avait reçu de
nombreux coups. Je me suis occupé de
lui jusqu’à ce qu’il se rétablisse.
WAF !
WAF !
Mon papa dit qu’il n’y a pas de quoi les craindre, que ce pays était le leur avant que les Européens n’arrivent. Il dit aussi que, com-me nous, ils ont faim, et qu’ils méritent à ce titre notre respect et notre compréhension.
Il vient me chercher pour jouer et ensuite, il s’en va. Je ne le retiens pas, je respecte sa liberté.
Ha, ha, ha !