Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 8,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux

De
160 pages
Le Sermon du Tengu sur les arts martiaux est ce que l’on appelle un “classique” de la littérature japonaise et plus précisément un classique des traités de samouraïs. Écrit au XVIIIe siècle, cet ouvrage utilise une imagerie où les tengus (démons des montagnes), les insectes, oiseaux, chats et autres bêtes prennent la parole pour expliquer au jeune samouraï le sens de la vie, de la pratique et de l’esprit du samouraï.

Sean Michael Wilson est un scénariste écossais qui vit aujourd'hui au Japon. Il a scénarisé de nombreuses bandes dessinées : Les 47 Ronins, Le Livre des Cinq Roues, Hagakure et Le Sermon du Tengu.

Michiru Morikawa est une illustratrice et une dessinatrice japonaise de renom. Elle a remporté l'International Manga and Anime Award in Britain et a été nommée Best New Manga Artist par le célèbre éditeur de manga Kodansha.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

LE SERMON DU TENGU
CHAPITRE 1
L'homme est un être en mouvement.
L’esprit de l’homme connaît des changements multiples et jamais ne s’arrête.
S’il ne se dirige pas vers ce qui est bien, nul doute qu’il tendra vers ce qui ne l’est pas.
Si cette conscience n’émerge pas ici, une autre conscience s’élèvera là-bas.
Si un homme n’est pas totalement résolu et ne met pas toute sa volonté à étudier l’esprit, il ne s’éveillera jamais à l’essence de son propre esprit.
Pas plus qu’il ne sera capable de suivre sans détour sa propre nature, celle décrétée par le Ciel.
C’est pourquoi les sages n’enseignaient à l’élève encore novice que les six arts, et faisaient d’abord de lui un réceptacle. à partir de cet instant, il devait se discipliner et rechercher une forme de transmis-sion de la Grande Voie.
Dès sa prime jeunesse, lorsqu’un homme étudiait les six arts, l’esprit était considéré comme fondamental, et un goût trop marqué pour les mots se trouvait muselé.
L’esprit ne se voyait accorder aucun divertissement ni vain amusement, et le corps n’était jamais exposé avec témérité ou dépravation.
à l’extérieur, les os et les tendons étaient renforcés et les maladies étaient tenues à distance.
à l’intérieur, les dispositions étaient prises pour pourvoir à sa condition, et sa prospérité n’était pas considérée à la légère.
Lorsqu’un homme atteignait ce point et qu’il avait clarifié l’étude de l’esprit, il devenait acteur de la Grande Voie.
Bien qu’un art puisse sembler trivial, il ne faut pas lui dénier son importance. Mais, une fois encore, il ne faut pas commettre l’erreur de considérer cet art comme la Voie.