La céramique islamique

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Ce dossier pédagogique réalisé par Maryvonne Cassan et Géraldine Vandé-Lobert pour le Musée Adrien Dubouche de Limoges (2002) est une précieuse introduction à la céramique islamique. La présentation des pièces du musée est accompagnée d'une introduction historique, d'une carte représentant la région de provenance des objects et d'un lexique de la céramique.
Publié le : mardi 13 septembre 2011
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PÉDA
D OSSIER  Service culturel
GOGIQUE
LA CÉRAMIQUE ISLAMIQUE
MUSEE NATIONAL ADRIEN DUBOUCHE Céramique, verre, porcelaine de Limoges
LIMOGES
Réalisation du service culturel Maryvonne Cassan, professeur détaché de l’Education en collaboration avec Géraldine Vendé-Lobert. Limoges 2002.
Nationale
La céramique islamique
S O M M A I R E
P RÉSENTATION  DU  THÈME
L ES  GRANDS  FOYERS  DE  CRÉATION
E TUDE  DE  QUELQUES  CÉRAMIQUES  ISLAMIQUES DU  MUSÉE  NATIONAL A DRIEN D UBOUCHÉ
D OCUMENTS
C ARTE L EXIQUE  DES  FORMES R EPÈRES  CHRONOLOGIQUES G LOSSAIRE A NNEXES
Q UESTIONNAIRE
O RIENTATIONS  BIBLIOGRAPHIQUES
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p. 2
p. 6
p. 9
p. 12
p. 22
p. 23
La céramique islamique
PRÉSENTATION DU THÈME
La religion musulmane qui en moins de quatre-vingts ans se répand par les armes  de l’Inde à l’Espagne, marque de son empreinte toutes les sociétés des pays conquis et implante ses propres centres culturels dans les lieux mêmes des grandes civilisations de l’Antiquité, telles la Mésopotamie, la Syrie, l’Egypte et la Perse. Dans cet immense empire, peuples, langues, traditions diffèrent ; mais sous l’autorité temporelle et spirituelle du calife se développent une civilisation et un art raffinés. C’est sous le califat abasside (750-1258) que l’art musulman s’épanouit de l’Espagne à l’Afghanistan, favorisé par la prospérité économique et un essor intellectuel remarquable. Le monde musulman est alors la plaque tournante des échanges mondiaux et l’intermédiaire obligé entre l’Europe et l’Extrême-Orient. Ce rôle et cette suprématie se maintiennent après la chute du califat de Bagdad et la poussée ottomane qui culmine en 1453 avec la prise de Constantinople. Alors et jusqu’au XVIII e siècle, se constituent de grands empires, centres de création artistique et culturelle, comme l’empire Ottoman et en Iran, l’empire Safavide. Quelles que soient les vicissitudes politiques, une communauté de civilisation unit des régions et des peuples par ailleurs très différents. Cette dialectique de l’unité et de la diversité se retrouve dans l’art et notamment dans la céramique, où se conjuguent diverses influences au service d’une création originale. La céramique musulmane montre comment les artistes de l’Islam se sont inspirés des techniques et de l’iconographie des pays conquis tout en les transformant à la lumière d’un contexte religieux nouveau. De même, ils assimilèrent très tôt le vocabulaire décoratif propre à la Chine, pays avec lequel les contacts étaient fréquents le long de la route de la soie. Dés le IX e siècle, ils cherchèrent à imiter les grès chinois puis à partir du XVI e siècle, la porcelaine et ses décors. Cet art hétérogène comme l’espace dont il est issu, fut aussi novateur. En effet, les céramistes musulmans mirent au point deux techniques qui connurent une grande fortune d’abord dans les pays musulmans puis en Europe par l’intermédiaire de l’Espagne. : la faïence et le lustre métallique.
L’ ORIGINALITÉ  DES  TECHNIQUES
La faïence, argile recouverte d’une glaçure à base d’étain (émail), fut inventée en Mésopotamie au VIII e  siècle et de là fut diffusée de l’Egypte à l’Espagne puis à l’Italie (majolique) et enfin au reste de l’Europe où elle n’arriva qu’au XV e siècle. Le lustre métallique est l’autre grande innovation de la fin du VIII e  siècle. On l’a considéré comme une tentative faite pour compenser les interdits religieux relatifs à l’usage de la vaisselle d’or et d’argent. Ce lustre était obtenu en déposant sur un objet en argile cuit, des sels métalliques que l’on faisait recuire en atmosphère réductrice. Cette technique permettait d’imiter le métal et elle connut une telle popularité qu’elle fut reprise par les ateliers hispano-mauresques du XV e siècle.
L ES  FORMES
Elles sont très variées. Les potiers musulmans ont créé de la vaisselle d’apparat, -grands plats, vases décoratifs, aiguières -, des objets usuels - coupes, petits plats, écuelles, gobelets -, mais aussi des carreaux de céramique architecturale utilisés dans le décor des maisons, des palais ainsi que des mosquées.
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La céramique islamique
L ES  D
CÉORS
L’art de la céramique islamique, remarquable par son aspect harmonieux, séduit aussi par l’emploi de la couleur et surtout par une décoration originale. En Islam les motifs non figuratifs abondent : ils sont géométriques et abstraits et se déroulent en rinceaux ou en de subtiles arabesques dont les artistes musulmans sont les inventeurs. La composition recouvre complètement l’espace qui lui est dévolu ; l’arabesque s’adapte à toutes les formes et à tous les supports. Elle est omniprésente dans les mosquées où elle se sert de l’écriture : ainsi les plaques de revêtement à décor épigraphique souvent en céramique lustrée constituent un décor intérieur et / ou extérieur. Les décors floraux et végétaux connurent un grand succès à partir du XV e siècle. Si toutes les représentations humaines ou animales sont proscrites par le Coran dans les édifices religieux, il n’en est pas de même quand on aborde l’art profane. En effet beaucoup d’objets usuels, notamment en céramique, sont décorés de figures parfois stylisées comme par exemple sur les coupes mésopotamiennes du IX e siècle mais souvent beaucoup plus réalistes comme on le voit sur les plats ou les grands vases de provenance iranienne et ottomane datés des XVI e  -XVII e et XVIII e  siècles. Dans le monde musulman, il existe donc un décor figuratif plus ou moins réaliste qui coexiste avec le décor géométrique.
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La céramique islamique
LES GRANDS FOYERS DE CRÉATION
Les centres les plus importants ont changé au cours des siècles et des vicissitudes politiques. Trois zones géographiques distinctes, furent essentielles.
M É
OSPOTAMIEETE
 P
SRE
Aux IX e et X e siècle, la Mésopotamie autour de la capitale des Abassides, Samarra, ainsi que la Perse avec les centres de Nichapour et Samarcande, dominent la production. C’est là que furent inventées les premières faïences et le lustre métallique. Cependant ces techniques étaient délicates à mettre en oeuvre et sans doute réservées à la vaisselle d’apparat destinée à une clientèle aisée. Mais dans cet espace d’autres techniques étaient utilisées par les potiers. Elles ont été révélées par les fouilles. Les objets d’usage courant recevaient un décor jouant sur les effets de relief réalisés par incisions, ou moulages. Le décor pouvait être aussi coloré. Trois couleurs se retrouvent fréquemment : le vert obtenu grâce à l’oxyde de cuivre, le brun grâce à l’oxyde de manganèse et le bleu grâce au cobalt. Des mines de cobalt furent en effet découvertes en Iran et le cobalt fut dès lors employé par les potiers musulmans. Ce colorant fut exporté vers la Chine où il permit la mise au point des fameuses porcelaines “ bleu et blanc ”. En contact avec la Chine grâce à la route de la soie, les musulmans en subirent aussi les influences et ils cherchèrent à imiter la porcelaine blanche, “ les blancs chinois ”. C’est la raison pour laquelle on trouve dans les productions de cette époque des monochromes obtenus grâce à l’utilisation d’une pâte siliceuse proche par ses effets de la porcelaine, mais différente quant à sa composition. De façon générale, la céramique islamique de ces régions était ornée le plus souvent de motifs symétriques et géométriques. Quand ils sont figuratifs (surtout animaux), ils sont très stylisés. Dés cette époque l’utilisation des phrases du Coran donna naissance à un décor épigraphique caractéristique de cet art et présent dans les édifices religieux.
L’E SPAGNE
L’Espagne fut un grand centre de fabrication de céramiques et surtout de faïences connues sous le nom de faïences hispano-moresques. Elles ont pour particularité de présenter des reflets métalliques. La faïence (argile recouverte de glaçure stannifère opaque), reçoit après une première cuisson, des sels de cuivre ou d’argent qui à l’issue d’une deuxième cuisson en atmosphère réductrice, lui confèrent un aspect lustré. Certaines pièces montrent un décor bleu réalisé grâce à l’utilisation d’oxyde de cobalt. Les musulmans ont été les inventeurs de cette technique dés la fin du VIII e siècle. Les premiers exemples connus en Espagne datent du X e siècle. Dés la fin du XIII e siècle, une faïence lustrée de grande qualité était fabriquée par les potiers musulmans à Malaga et dans ses environs. 4 La céramique islamique
Aux XIV e et XV e siècles, le centre de production le plus important fut Manisés prés de Valence. Situés en terre devenue chrétienne depuis le XIII e siècle, ces ateliers étaient entre les mains de potiers mudéjars et jusqu’au XVI e siècle peu de chrétiens (convertis ou d’origine) les dirigèrent. La production de faïence lustrée de la région de Valence connut durant cette période un grand développement car la demande des seigneurs espagnols et européens, était forte. De récentes fouilles ont montré l’importance des importations de céramiques lustrées en Provence au temps du roi René et en Italie. Elle figure sur la table des papes à Avignon. C’est ce qui explique que nombre de faïences hispano-moresques présentent un décor héraldique et beaucoup de seigneurs d’Occident, d’Italie, de France et d’Angleterre passèrent des commandes aux ateliers espagnols. Ces objets d’apparat connurent donc un grand succès en Europe. Les Italiens furent les premiers à avoir cherché à les imiter. Dès le XV e siècle, ils fabriquèrent des faïences et ils utilisèrent le lustre métallique. Ces céramiques italiennes sont connues sous le nom de majoliques.
L ES  GRANDS  EMPIRES XV E  - XVIII E  SIÈCLES
Deux grands empires furent des foyers artistiques et culturels de premier plan : Les Safavides (1501-1722) Aux XVI e et XVII e siècles, l’empire des Safavides et sa capitale Ispahan développèrent l’art textile (notamment les tapis), l’art du livre. Dans le domaine de la céramique, les potiers fabriquèrent des objets à partir d’une pâte siliceuse blanche très fine proche de la porcelaine et à décor bleu et blanc inspiré de la Chine (Ming); ils utilisèrent aussi le lustre métallique. Les principaux ateliers furent ceux de Meched, Yedz, et surtout Kirman. Les décors figuratifs notamment les frises d’animaux représentés de façon plus ou moins réalistes, étaient très appréciés.
Les Ottomans (1301-1924) Dans cet empire, la céramique d’Iznik est la plus connue et la plus originale. Elle s’impose entre le XV e siècle et le XVIII e siècle mais c’est surtout au XVI e siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique (1520-1566), que furent produites des pièces d’une très grande qualité. Dans les ateliers d’Iznik, les potiers fabriquèrent de la vaisselle de prestige, essentiellement des plats, des aiguières, des vases, mais aussi des carreaux de revêtement et ils utilisèrent une technique proche de celles des ateliers iraniens. En effet, ces céramiques improprement appelées faïences, sont à base d’une pâte siliceuse blanche qui a reçu un engobe blanc également siliceux puis le décor coloré. L’ensemble est recouvert d’une glaçure incolore et transparente alcalino-plombifère . Les fleurs de couleur bleue se détachant sur un fond blanc forment le décor de la première moitié du XVI e siècle, imitant en cela les porcelaines « bleu et blanc» de Chine (Ming). En effet, dès cette époque, les sultans ottomans collectionnèrent la porcelaine chinoise. Dans le courant du siècle, des rehauts de couleur bleue turquoise sont introduits puis dans la deuxième moitié du XVI e  siècle, les décors polychromes se multiplient. Les couleurs utilisées sont alors le noir-bleu à base de cobalt, le violet tiré de l’oxyde de manganèse, le bleu-vert à base d’oxyde de cuivre, et surtout le rouge appelé “ rouge d’Iznik ”, car c’était une des spécialités de cette ville.
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La céramique islamique
Ce colorant fut mis au point grâce à l’utilisation de l’oxyde de fer. Les pièces étaient décorées de fleurs, représentées sous des formes souples. Certaines étaient empruntées au répertoire chinois, telles la pivoine, le lotus, la grenade tandis que d’autres appartenaient au répertoire turc, telles la tulipe, l’oeillet, la jacinthe, l’églantine. Ce dernier décor appelé décor au “ quatre fleurs ” fut très répandu et orna de nombreux plats d’apparat. Parfois à ces quatre fleurs était ajoutée une rose et l’on parle alors de décor «aux cinq fleurs». Les fleurs pouvaient être disposées soit en bouquets soit réparties dans l’assiette ou le plat de façon plus aléatoire. Les plats d’Iznik comportant des motifs floraux bleus ou polychromes, connurent un grand succès en Occident où ils furent imités au XVII e siècle. En effet la blancheur du fond sur lequel se détachait un décor polychrome floral, évoquait la porcelaine chinoise et les céramiques d’Iznik furent très appréciées pour cette raison. Au XVI e siècle, certains seigneurs italiens commandèrent des services armoriés à Iznik. Au XVII e siècle, cette céramique fut imitée en occident notamment à Nevers. A partir du XVIII e  siècle un nouveau centre, Kütahya, supplanta Iznik qui avait connu un net déclin au XVII e siècle. Les potiers utilisèrent alors d’autres couleurs dont le jaune et introduisirent de nouveaux décors influencés par la porcelaine européenne.
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La céramique islamique
L A
C
 
RÉA
QUELQUES EXEMPLES DE CÉRAMIQUES MUSULMANES AU MUSÉE
IMUQEEPSRESÉPOOTAMIEETRANEES
 : M I , IX -XII
Plat Perse, IX e siècle H : 3, 7 cm D : 31,2 cm ADL : 7296
Coupe Ravy, IX e siècle H : 6,5 cm D : 20,6 cm ADL : 7291
Bol Ravy, X e siècle H : 8,7 cm D : 18,8 cm ADL : 7295
IÈCLE
Ce plat est la plus ancienne faïence du musée. Il est composé d’une pâte argi-leuse recouverte d’une glaçure à base d’étain, appelée émail. L’émail confère à la pièce sa couleur blanche, mais surtout l’opacifie et l’imperméabilise. Le décor très sobre se situe au centre du plat et se présente sous forme d’inscriptions de couleur bleue (décor pseudo-épigraphique).
Cette coupe a un fond blanc grisâtre orné d’un décor composé d’inscriptions bleues et de coulées vertes. La couleur bleue était obtenue grâce au cobalt tandis que le vert résultait de l’utilisation de l’oxyde de cuivre.
Cet objet est une pâte argileuse qui a reçu un engobe de couleur blanche et une glaçure plombifère transparente jaune clair comparable à un vernis ce qui lui donne un aspect légèrement brillant. Le décor comprend au centre un oiseau dont les contours sont incisés ce qui laisse apparaître par endroits l’argile rougeâtre. Une frise de quadrupèdes (lapins) et d’oiseaux orne les côtés intérieurs. Le bord est couvert d’une glaçure verte. Les ateliers de Ravy réalisèrent de nombreuses coupes au décor incisé (gravure), ornées de volatiles ou de quadrupèdes parfois accompagnés sur les parois, d’une frise composée d’oiseaux ou de petits animaux mais aussi de décors floraux stylisés ou d’écriture coufique. 7 La céramique islamique
Gobelet Perse, XI e -XII e siècle H : 10,5 cm D : 11,7cm ADL : 7300
Ce gobelet est une céramique blanche monochrome qui a reçu un décor moulé d’arabesques. Il est à base de pâte siliceuse non translucide à la différence de la porcelaine. Il s’agit d’une imitation des blancs de Chine. En effet, à cette époque les ateliers chinois produisaient des porcelaines blanches incisées ainsi que des grès assez proches par leur aspect craquelé des céramiques monochromes islamiques.
L A  CÉRAMIQUE  HISPANO -MORESQUE
Plat Manisés XVI e siècle D : 42 cm Inv : R 76
Plat Manisés XVI e siècle D: 36 cm Inv : R1
Ce bassin est une faïence lustrée dont l’ombilic godronné est orné d’un lion héraldique. On remarque l’aile du plat qui présente aussi des godrons hélicoïdaux en relief. Les potiers reprennent alors des formes mises au point par les orfèvres et que l’on rencontre dans la vaisselle métallique de l’époque. Le décor s’organise en registres concentriques et combine des motifs géométriques (roues croisetées, résilles et points) et des motifs végétaux stylisés. Le vocabulaire ornemental appartient à l’art islamique : le lion héraldique se rattache à une tradition remontant à l’époque sassanide (III e -VII e siècles). Les couleurs : sur un fond crème le décor est doré.
Ce plat combine des motifs décoratifs variés. Au centre l’ombilic orné d’un lion héraldique est entouré d’un anneau d’empreintes en creux qui évoquent des feuilles de trèfle. Leur couleur blanche tranche avec le reste de la surface dorée. Ce décor en réserve se retrouve sur l’aile. Entre marli et ombilic, une zone concentrique décomposée en quatre parties par un motif radié de trois étroits rubans, présente des roues croisetées alternant avec des feuilles-plumes. 8 La céramique islamique
Plat Manisés XVI e siècle D : 38 cm Inv : R 3
Ce plat comporte au centre sur l’ombilic, le monogramme du Christ. On remarque aussi une frise concentrique com-portant un décor épigraphique aux caractères gothiques. Ce décor indique la destination de tels plats : ils étaient exportés en Europe en terre chrétienne. Les motifs géométriques et floraux ( fleurettes et vrilles) combinés couvrent le reste de la surface. L’aile comprend des médaillons dorés en amande et ornés d’emprein-tes blanches.
Plat Manisés XVI e siècle D: 34 cm Inv : 75
Castelet Manisés XVI e siècle H: 34 cm D: 19,8 cm LP 7278
Ce grand plat a reçu un décor de rinceaux et d’entrelacs bleus qui contrastent avec les surfaces jaunes. Sur l’aile alternent des bandes d’inscriptions et des médaillons à entrelacs bleus et lustrés. Le centre est occupé d’une rosace formant un trèfle à six lobes ornés de motifs géométriques blancs et dorés sur fond jaune et de trois arbres de vie stylisés d’un beau bleu lustré.
Cet objet dont on ignore la destination semble original dans la production hispano-moresque. Évoquant les châteaux médiévaux, il comporte quatre tours rondes qui flanquent un donjon central circulaire élevé et des murs crénelés. On ne sait quel pouvait en être l’usage, mais la présence de cavités suggère un usage utilitaire. Il est orné d’arabesques dorées mais aussi sur les bases des tours, de figures en relief représentant la Vierge à l’enfant. Cette iconographie chrétienne laisse penser que cet objet était destiné à quelque seigneur chrétien et correspondait sans doute à une commande précise. 9 La céramique islamique
Les commentaires (2)
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karole

Non, ce n'est pas à moi. C'est le Musée national de Limoges. Le document est épatant, n'est-ce pas? Je vous souhaite une excellente semaine!

lundi 19 septembre 2011 - 11:01
handjani

C'est vous qu'il avait écrit..?

dimanche 18 septembre 2011 - 09:56