Stop à la spéculation sur les denrées alimentaires

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Document d'Attac France

Publié le : vendredi 20 avril 2012
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STOP À LA SPÉCULATION SUR LES DENRÉES ALIMENTAIRES
La crise s'étend à la terre entière. Une crise financière est partie du secteur immobilier aux Etats-Unis et a gangrené peu à peu l'ensemble du système bancaire mondial. Elle s'ajoute aux menaces contre tous les secteurs essentiels à la vie humaine, depuis le logement jusqu'à la santé, l'alimentation et le climat. Cette crise globale est accentuée par la généralisation du principe de spéculation à toute activité, à toute ressource et à la vie elle-même. En moins de deux ans, le prix des céréales sur les mar-mentaires, dont ils savaient qu'elles n'avaient à long chés mondiaux a doublé et parfois triplé. Le riz, le blé,terme que peu de risques de baisser, parce que leur le maïs, bases de l'alimentation d'une très grande majo-demande aura, dans l'avenir, tendance à augmenter. rité de la population mondiale, ont vu leurs cours s'en-Cette tendance de fond lente s'est transformée en un voler. On nous dit que c'est la faute aux Chinois, auxmouvement brutal qui frappe avec violence les popula-Indiens, aux Brésiliens, qui veulent manger trois fois partions les plus fragiles. Sur tout le continent africain et jour. Peut-on croire que la hausse de la demande peutdans certaines parties de l'Asie, des émeutes de la faim provoquer une poussée aussi brutale des prix en l'espaceont commencé à éclater. Les populations des pays où le de quelques mois ?Fonds monétaire international et la Banque mondiale avaient imposé la suppression des subventions sur les denrées de base, l'affectation des meilleures terres à des cultures d'exportation, au détriment des cultures vivriè-res, se trouvent désormais à la merci des hausses de prix. Des prix qui ne sont plus régulés, à cause de la libérali-sation décidée par l'Organisation mondiale du commerce. Circonstance aggravante : le monde va se trouver pro-chainement en panne de pétrole et de gaz. Au lieu de commencer à réviser nos modes de transport et nos sys-tèmes énergétiques, la course aux agrocarburants est engagée. Les multinationales qui se sont emparées des ressources fossiles et les grands propriétaires terriens ont choisi : plutôt faire des profits en produisant de l'éthanol et du diester à base de plantes que de laisser les populations se nourrir. La spéculation sur la terre a donc un bel avenir devant elle ! Pour endiguer la catastrophe qui s'annonce, il est urgent de : - réguler les prix mondiaux sous l'autorité des Nations unies dont l'Assemblée devrait se réunir immédiatement ; - reconnaître le droit à la souveraineté alimentaire En réalité, au fur et à mesure que les gérants de fondspour que chaque pays puisse définir sa politique agricole de placement ont pris conscience que les titres finan-et son alimentation, sans dumping vis-à-vis des autres ; ciers qu'ils possédaient risquaient d'être dévalorisés à- annuler la dette des pays pauvres et augmenter l'aide cause de la crise boursière, ils ont cherché d'autrespublique en diminution constante, notamment de la part « valeurs refuges ». Ils ont donc converti leur argent ende l'Union européenne et de ses États membres ; placements sur les matières premières et les denrées ali-- établir un moratoire sur la production d'agrocarburants.
Attac exprime sa solidarité avec tous les mouvements sociaux qui, en Afrique et ailleurs, revendiquent le droit à vivre dignement. Attac appelle les citoyens à se mobiliser autour de ces enjeux vitaux, et, pour commencer, à signer la pétition « Spéculation et crises : ça suffit » : http://www.stop-finance.org
Pour vous informer ou rejoindre l’association Attac France : 66-72, rue Marceau - 93100 Montreuil-sous-Bois. Tél. : 01-41-58-17-40 - Fax : 01-43-63-84-62 Courriel : attacfr@attac.org - Internet : www.france.attac.org
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