Bon l'An !... Mal an...

De laurent gantner (auteur)
Publié par

Si d'aucuns vous la souhaite plus mauvaise que la précédente ou pleine
d'espoir et de changement, une année qui s'achève fait le bilan sur ce qu'il est
déjà considéré comme appartenant au domaine des souvenirs plus ou moins
mauvais et s'empresse toujours d'empiéter sur la suivante… Celle-ci
prédisposant à "une légère impatience" puisqu'elle invite à un changement
politique possible à l'horizon présidentiel qui la coupera en deux cette année
2012, une fois les législatives achevées qui clôtureront le tournoi médiatique
auquel vont se livrer les diverses indigences partisanes en compétition… Et
quelle n'était pas la surprise ce matin du premier janvier sur France3, qu'à
peine commencée l'année, se débattait déjà dans un bal des pronostics et une
mise au point sur les multiplications des candidatures - presque une trentaine à
courir après les 500 signatures pour au final, un peu moins d'une vingtaine qui
les obtiendront pour se présenter au premier tour - la préférence accordée au
politique sur la culture de ce 12/13 Dimanche bien engagé et on le comprend !
Car le bilan sur l'avenir est peu optimiste… Tout entiché des promesses non
tenues d'un gouvernement qui sombre dans sa rigueur et s'empêtre dans une
crise dont on ne voit toujours pas le bout le contexte n'est pas encore au
catastrophisme mais ce dont on est sûr c'est que toute la droite européenne
(Ppe : Parti populaire européen) en est la principale responsable… En seconde
position s'inscrivent les socialistes européens - forts différents de la Gauche
européenne - qui consignèrent les orientations trop libérales proposées par
cette droite inflexible qui garde une forte majorité au Parlement… Et ceci plus
facilement encore si les socialistes de l'Europe ont des projets communs avec
cette droite qui pour populiste qu'elle se prétendrait être n'en reste pas moins
élitiste pour autant… Quant aux Socialistes de l'Europe qui ne sont pas la
Gauche européenne, je le répète et j'insisterai toujours là-dessus car la
différence est fondamentale, si ils font presque route commune avec leur
adversaire politique au nom d'une raison économique ou historique c'est à se
demander si cette raison ils ne l'ont pas perdue !…
Voir plus Voir moins
Cette publication est accessible gratuitement
Bon l'An !... Mal an... Si d'aucuns vous la souhaite plus mauvaise que la précédente ou pleine d'espoir et de changement, une année qui s'achève fait le bilan sur ce qu'il est déjà considéré comme appartenant au domaine des souvenirs plus ou moins mauvais et s'empresse toujours d'empiéter sur la suivante… Celle-ci prédisposant à"une légère impatience"invite à un changement puisqu'elle politique possible à l'horizon présidentiel qui la coupera en deux cette année 2012, une fois les législatives achevées qui clôtureront le tournoi médiatique auquel vont se livrer les diverses indigences partisanes en compétition… Et quelle n'était pas la surprise ce matin du premier janvier sur France3, qu'à peine commencée l'année, se débattait déjà dans un bal des pronostics et une mise au point sur les multiplications des candidatures - presque une trentaine à courir après les 500 signatures pour au final, un peu moins d'une vingtaine qui les obtiendront pour se présenter au premier tour - la préférence accordée au politique sur la culture de ce12/13 Dimanchebien engagé et on le comprend ! Car le bilan sur l'avenir est peu optimiste… Tout entiché des promesses non tenues d'un gouvernement qui sombre dans sa rigueur et s'empêtre dans une crise dont on ne voit toujours pas le bout le contexte n'est pas encore au catastrophisme mais ce dont on est sûr c'est que toute la droite européenne (Ppe : Parti populaire européen) en est la principale responsable… En seconde position s'inscrivent les socialistes européens - forts différents de la Gauche européenne - qui consignèrent les orientations trop libérales proposées par cette droite inflexible qui garde une forte majorité au Parlement… Et ceci plus facilement encore si les socialistes de l'Europe ont des projets communs avec cette droite qui pour populiste qu'elle se prétendrait être n'en reste pas moins élitiste pour autant… Quant aux Socialistes de l'Europe qui ne sont pas la Gauche européenne, je le répète et j'insisterai toujours là-dessus car la différence est fondamentale, si ils font presque route commune avec leur adversaire politique au nom d'une raison économique ou historique c'est à se demander si cette raison ils ne l'ont pas perdue !… C'est du moins ce que devait se dire Jean-Luc Mélenchon qui décidât de ne pas se laisser avoir par les courses au profit lorsqu'il rompît avec le Parti Socialiste pour tourner le dos à cet outrecuidant libéralisme économique qui nous mène vers l'austère rigueur des politiques capitalistes synthétiques des droites magnifiées dans le fascisme, ultime étape de la sacralisation du pouvoir… Pour se démarquer d'une gauche qu'il sentît se diluer dans de ladroitelightou dusocialisme mouteinté d'aile droite du PS naquît un Parti de gauche qui tient à le rester à gauche et ce n'est pas par orgueil passéiste ou par inadaptation aux évolutions d'un monde qui n'est pas si nouveau que ça mais bien plus par une conscience accrue envers les résistances de notre temps qui sentent s'éloigner, au fur et à mesure des réformes, l'éventualité d'un partage des richesses qui serait plus équitable que les Smic au rabais enterrés par les grandes fortunes ; tout cela évidemment aux vues d'une majorité politique qui serait devenue incapable d'arracher ces revendications à l'oubli de leur fonction…
Pourtant on signale aussi que finalement la politique et le cancer médiatique qu'elle crée n'intéresse finalement pas tant que ça les Français… Peut-être sont-ils orientés vers d'autres sommets médiatiques de l'année du genre de ceux des JO ou de l'élection américaine, transférant vers là-bas la possibilité de changer le monde !… Élections en Russie également mais comme Poutine semble déjà réélu cela n'intéresse plus personne mise à part un mouvement de protestation grossissant dont les arrestations et la répression devraient mettre un terme… Dans le monde arabe se confirmera certainement par des élections les promesses d'un printemps démocratique ou ira vers les craintes d'un islamisme radical… Tout au moins pouvons-nous nous délecter d'un noël printanier pour nous habituer à un réchauffement climatique quin'aura plus rien d'effrayant une fois notre vignoble bordelais classé ou déclassé en vin algérois… Ce qui est certain c'est que les paroles de chacun seront passées au détecteur de mensonges et comme l'histoire nous a montré qu'avec les droites le pire est toujours à craindre il serait nécessaire voire même urgent d'effectuer un véritable virage à gauche au sens où la Gauche européenne le revendique et non pas dans le sens commun économique imposée par la droite dans lequel le PS et les socialistes européens chercheraient à sauver leur peau en estimant apporter les solutions adaptées aux remaniements appropriés car si la majorité présidentielle de notre pays change, elle n'aura que peu d'effet sur la politique européenne solidement ancrée majoritairement à droite… Ce dont il faudrait pouvoir sortir c'est de cette ambivalence entre le socialisme européen offert au libéralisme et cette droite populaire, également européenne, un lorgnon sur les électeurs de son extrême et une suprématie qu'il sera difficile de lui enlever au suffrage universel et proportionnel… Si cesocialisme conventionnel ne parvient pas à se modifier et cela paraît impensable à partir du moment où celui qui voulait effectivement garder une ligne à gauche, Mr Mélenchon, s'en est allé au moment où il pensait que Fabius allait le suivre dans sa démarche… Aujourd'hui cela ne l'empêche pas d'être ravi lorsqu'Arnaud Montebourg parle son langage puisque cela lui permettrait d'élargir son champ d'action et d'attirer vers lui l'envie nécessaire de revenir à cette politique de la gauche qui manque tellement… Attention, cela ne veut pas dire qu'avec Montebourg qui fait sonner faux Mélenchon, François Hollande serait le candidat adéquat pour appliquer à la lettre la politique tant attendue que nous promet le socialisme de la lutte des classes contre la misère… Alors s'impose dès lors question de savoir qui de Hollande ou de Mélenchon est le plus authentique ? Un homme qui a quitté le PS "conventionnel" emmenant avec lui les fondements du socialisme ou l'autre qui cherche à sauver les restes d'un parti émiettés par ses contradictions internes, devenu plus que conciliant avec ce capitalisme qui dans ses principes ne pouvait que conduire à la crise ? Résistant à cette tentation capitaliste, Jean-Luc Mélenchon reste proche des objectifs marxistes dont le socialisme se disait porteur… Alors pourquoi ne pas résister avec lui puisqu'on ne sculpte pas le socialisme d'à venir sur des statues qui s'effritent
mais sur celles qui résistent aux embruns…
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Lisez à volonté, où que vous soyez
1 mois offert, sans engagement Plus d'infos