En attendant le lancement de la compétition officielle

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C'est avec l'annonce de l'obtention ou non des parrainages
nécessaires à devenir candidat à l'élection présidentielle
française que démarrera, espérons-le avec plus
d'efficacité, les débats qui conduiront au premier tour.
Que la canarde lepéniste y soit ou pas, peu importe, mais
la leçon que pourrait lui donner la République en la
renvoyant commenter de loin le déroulement de la
campagne serait le bienvenu. Serait alors éloignée la
possibilité de flouer les discours entremêlant l'ambition
de toujours jouer sur l'appât de l'électorat du Président
sortant et la prétention à faire croire que la majorité des
ouvriers votent pour la candidate de l'extrême droite tout
en omettant de préciser que 70% s'abstiennent. Ce détail
des supercheries dont se joue l'extrême droite, rajouté à
l'évidence historique que cette frange politique n'a jamais
rien apporté de bon, ni en Europe, ni en Amérique du
Sud, ni ailleurs ; devrait ou non éclairer sur les décisions
civiques et idéologiques dans les choix des Maires et
peser dans la balance lorsque le 19 mars au soir
s'accrocheront les noms des prétendants sur la liste du
Conseil constitutionnel pour être publiés le lendemain
dans le Journal officiel.
Publié le : dimanche 4 mars 2012
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En attendant le lancement de la compétition officielle
C'est avec l'annonce de l'obtention ou non des parrainages nécessaires à devenir candidat à l'élection présidentielle française que démarrera, espérons-le avec plus d'efficacité, les débats qui conduiront au premier tour. Que la canarde lepéniste y soit ou pas, peu importe, mais la leçon que pourrait lui donner la République en la renvoyant commenter de loin le déroulement de la campagne serait le bienvenu. Serait alors éloignée la possibilité de flouer les discours entremêlant l'ambition de toujours jouer sur l'appât de l'électorat du Président sortant et la prétention à faire croire que la majorité des ouvriers votent pour la candidate de l'extrême droite tout en omettant de préciser que 70% s'abstiennent. Ce détail des supercheries dont se joue l'extrême droite, rajouté à l'évidence historique que cette frange politique n'a jamais rien apporté de bon, ni en Europe, ni enAmérique du Sud, ni ailleurs ; devrait ou non éclairer sur les décisions civiques et idéologiques dans les choix des Maires et peser dans la balance lorsque le 19 mars au soir s'accrocheront les noms des prétendants sur la liste du Conseil constitutionnel pour être publiés le lendemain dans le Journal officiel.
Quoiqu'il en soit, sur les 42000 élus capables d'offrir leur signature, si des postulants sont rejetés, c'est que la
démocratie fonctionne mieux si les représentants des partis de l'histoire ouvrière et marxiste maintiennent leur représentativité ; ou plus clairement si Nicolas Sarkozy n'a pas à s'enticher des rivalités avec une extrême qu'il a parfaitement adoptée et qu'il maîtrise suffisamment - en témoigne son bilan relatif à "l'insécurité" et à la "casse sociale" - sans qu'il ait besoin de s'encombrer d'un doublon, aussi féminisé puisse-t-il être ! Un autrecalquesème également le trouble dans ces préambules discursifs, c'est celui de la particularité centriste qui n'en est pas une puisque finalement, lorsqu'on la prend sur le terrain de l'évolution de l'économie européenne, elle prolonge, là où il faudrait le stopper, le libéralisme inflationniste de l'Union européenne et ne pourrait que faiblement contredire la signature du Mécanisme Économique de Stabilité destiné, non pas à "sauver" l'Europe des catastrophes qui foudroient des pays membres au fil des crises qui s'égrainent ; mais à la maintenir liée, des pieds aux poings, aux risques des déséquilibres économiques qui continueront de la mettre en péril, dès lors que les prises de bénéfices s'effectueront et que le grand capital se maintiendra dans son accumulation.
Alors se découvre un François Hollande qui hausse le ton et qui voudrait faire croire qu'il a trouvé son rythme alors qu'en fait il court derrière J-L Mélenchon dès lors qu'il aborde l'impôt fiscal des hauts revenus… Tout d'un coup il fait apparaître une tranche supplémentaire dans ce qui était échelonné au départ comme pour s'arrêter là où il faudrait commencer et où commence le planning de Jean-Luc Mélenchon.
Sarkozy en poursuivant, Bayrou en calque et Le Pen -
présente ou pas - qui cache difficilement son nationalisme fascisant en festoyant à Vienne dans un bal à loufiats lorsqu'elle pense "l'Europe des peuples"… Remarquez, tant qu'à faire un coup d'État, autant le commettre à l'échelle européenne !… Son papa allait en Hongrie, elle va enAutriche et il n'y a qu'à voire les photos qui en ressortent, pour saisir instantanément qu'il s'agit de peuples militarisés. Ces images la handicaperont toujours et montrent à quel genre de peuples elle s'adresse tout en laissant augurer vers où s'orienterait la puissance de l'État qu'elle prétendrait restaurer ainsi que la Justice qu'elle mets si bien en scène sur fonds de vérités qui n'en sont pas.
Alors ne reste qu'un François Hollande même pas déstabilisé par l'annonce d'un boycott orchestré par le dirigeants allemands, italiens, britanniques et espagnols fait à sa proposition de les rencontrer histoire sans doute de ne pas contester la signature du Pacte Budgétaire Européen de stabilité économique obtenue le 2 mars dernier qu'il aurait fallu rejeter au Sénat à défaut de n'avoir pu en contester l'établissement à l'Assemblée… Au moins devrait-il alors rester l'élection présidentielle française pour changer les Présidents qui s'engouffrent dans ce genre d'orientations et redéfinir des contours plus stables qui permettraient d'éviter les déséquilibres établis entre les pays par les choix des intérêts alloués par les banques prêteuses plus favorables aux uns, en pénalisant d'autres. Jean-Luc Mélenchon n'a pas attendu des bilans de crises tournés en sommets européens jugulés en crise de la dette pour mettre ces problématiques en avant puisqu'il est également à l'origine du "non" au Traité de Constitution Européenne. Le refus d'avoir tenu compte de
ce rejet, autrement que derrière les paravents socio-démocrates, a marqué l'annonce d'une amorce rendant possible que crise et austérité allument tout sur leur passage ; la cause est la conséquence du pouvoir. La particule socialiste en a perdu dans sa légitimité à défaut d'en avoir été usurpée par des politiques économiques vouées à la finance qui cherche à s'inspirer d'un retour au sources qui la rendrait évolutive maintenant alors que le Front de Gauche et la Gauche Européenne n'ont jamais changé de position.
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