Sylvain Blondin réagit « Le biocarburant ne serait qu’une fumisterie ! »

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Le biocarburant n’est pas cette solution miracle que nous attendions tous.

Publié le : jeudi 28 juin 2012
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Sylvain Blondin
réagit « Le biocarburant ne serait
qu’une supercherie ! »
A PAREID, le 15 juin 2012
Le biocarburant n’est pas cette solution miracle que
nous
attendions
tous.
Avec
un
cout
environnemental
et
social
que
beaucoup
ne
soupçonnent
pas,
il
présente
bien
trop
d’inconvénients. Aujourd’hui, si on couvre toute le
France de Colza on atteint à peine 50% de la
consommation nationale en énergie, gasoil et
essence. Ainsi,
les automobilistes qui utilisent les
biocarburants
trouvent
qu’il
faut
30%
de
biocarburants en plus pour rouler la même distance
qu’avec du pétrole. De plus,
le biocarburant ne
s’avère absolument pas rentable, il suffit de se
baser sur le prix du blé pour le prouver : Pour qu’il
soit valable il faudrait que le cours du blé soit à 80
euros la tonne, or actuellement il atteint 205
euros !
Par ailleurs la production requiert de la terre, alors
que les surfaces agricoles sont limitées. On serait
alors amenés à réduire la production alimentaire
pour produire les biocarburants. Il faudrait pendre
conscience qu’on ne peut pas prendre les céréales
alors que des gens meurent de faim pour faire
rouler des voitures ! En effet, on estime à 7milliard
la population mondiale dont 1millard meurt de
faim, en 2050, nous serons probablement plus de 9
milliard sur la Terre et 2 milliard personnes ne
pourront pas se nourrir. A côté de cela,
Sylvain
Blondin
estime à 20% le gaspillage d’aliments en
France. Nous produisons
5,6
millions de tonnes de
déchets alimentaires par an, soit 89,9 kg par
habitant. Nous jetons environ 7 kilos de produits
non déballés et non consommés par personne, les
foyers jettent donc en moyenne, entre 500 et
1500€ par an de nourriture encore consommable.
Premiers pointés du doigt : Les supermarchés qui
jettent chaque jour des kilos de nourriture et les
dates de validation qui ne font que confirmer la
fumisterie du système. « Nous sommes dans une
société de consommation pure et dure, nous
n’apportons rien aux pauvres, seules quelques
personnes en tirent avantage ».
Depuis des années les ventes dites promotionnelles
remplissent les chariots des consommateurs qui
achètent bien davantage que nécessaire. Le gâchis
profite à certains car cela enrichit la direction des
grands groupes et actionnaires qui soutirent de
l’argent en créant des besoins artificiels et en
entretenant la peur de manquer.
Sylvain Blondin
explique que « le gain de l’argent les incite à
utiliser la connerie de l’autre pour imposer leur
propre connerie.
C’est de cette façon que les
actionnaires
s’enrichissent
sur
le
dos
des
populations. » Nous pouvons aisément affirmer
que près de 40% des objets que nous possédons ne
sont que futilité « on rend indispensable l’inutile ».
Par
exemple
on
rend
essentiel
aux
jeunes
générations l’utilité d’un téléphone qui doit à la
pointe de l’innovation dans le seul but d’être à la
mode par rapport aux autres. C’est pour cela que
les fabricants s’efforcent d’apporter régulièrement
de minces améliorations technologiques dans le
seul but d’exploiter la crédulité des jeunes, avec la
complicité des opérateurs, pour s’enrichir. Une
honte face aux milliers de personnes qui sont
aujourd’hui dans le besoin.
Association Big-Bang
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