De l'économie européenne à l'économie mondiale ?

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Alors là c'est quand même la totale, ils ne manquent pas d'air les dirigeants de ce monde… Ce qu'ils gloussent depuis trois ans aux quatre coins de l'Union européenne crisant ses sommets en chaîne aux appuis de la récession montant jusqu'à l'austérité, frappant au passage à peu près tous les pays après de nombreux efforts, se transpose maintenant à l'échelle mondiale dont on nous dit à titre préventif que dorénavant les pays en développement risqueraient de souffrir de nos perturbations financières en sa version simplifiée, monétaire (?) peut-être aussi selon les décisions prises et l'ampleur de l'effondrement dont on pressent avec acuité qu'il est probable mais qu'on en est encore loin… C'est un peu rude de transposer le schéma de la gestion de l'Europe à celui des programmes de développement qui, de facto, ne pourront plus bénéficier de toutes les aides allouées jusqu'ici. Pourtant de cette réalité économique inflexible qui ne relève en rien d'une illusion voit déjà se poindre, alors certainement à une échelle massive et incontrôlable, les affres non plus de réfugiés climatiques mais des réfugiés économiques bel et bien entrain de crever la faim auprès de qui, hélas, les moyens d'intervention resteront limités mis à part d'hasardeux mécènes ou des investissements privés qui auront à disposition les fonds nécessaires et les moyens techniques pour poursuivre l'oeuvre entamée… Ne risque-t-on pas de voire s'y poindre une possibilité de sélectionner et de favoriser des pays tout en dévalorisant une certaine concurrence jugée inintéressante ou a rentabilité limitée, peu valorisante ? Les pays qui ne "suivront" pas l'Ordre mondial continueront de se faire regarder de travers comme le furent la Syrie, la Libye, l'Afghanistan et l'Irak dans le temps passé aux préparations d'interventions militaires ciblées avec un centre à venir pointé vers l'Iran… Évidemment si tout cela se faisait démocratiquement par des élections libres toutes les armes finiraient sur une décharge d'ordures mais comme l'économie vacille des remous d'une dette, le risque éminent de faire parler les armes reste prégnant. Quand l'économie flanche les États puissants cherchent toujours à utiliser leur force de frappe pour imposer leur point de vue mondial de l'économie du monde en se prétextant des zones d'intervention…
Publié le : mercredi 21 décembre 2011
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De
l'économie
européenne
à
l'économie
mondiale ?
Alors là c'est quand même la totale, ils ne
manquent pas d'air les dirigeants de ce monde…
Ce qu'ils gloussent depuis trois ans aux quatre
coins de l'Union européenne crisant ses sommets
en chaîne aux appuis de la récession montant
jusqu'à l'austérité, frappant au passage à peu près
tous les pays après de nombreux efforts, se
transpose maintenant à l'échelle mondiale dont on
nous dit à titre préventif que dorénavant les pays
en développement risqueraient de souffrir de nos
perturbations financières en sa version simplifiée,
monétaire (?) peut-être aussi selon les décisions
prises et l'ampleur de l'effondrement dont on
pressent avec acuité qu'il est probable mais qu'on
en est encore loin… C'est un peu rude de
transposer le schéma de la gestion de l'Europe à
celui des programmes de développement qui, de
facto, ne pourront plus bénéficier de toutes les
aides allouées jusqu'ici. Pourtant de cette réalité
économique inflexible qui ne relève en rien d'une
illusion voit déjà se poindre, alors certainement à
une échelle massive et incontrôlable, les affres non
plus de réfugiés climatiques mais des réfugiés
économiques bel et bien entrain de crever la faim
auprès de qui, hélas, les moyens d'intervention
resteront limités mis à part d'hasardeux mécènes
ou des investissements privés qui auront à
disposition les fonds nécessaires et les moyens
techniques pour poursuivre l'oeuvre entamée… Ne
risque-t-on pas de voire s'y poindre une possibilité
de sélectionner et de favoriser des pays tout en
dévalorisant
une
certaine
concurrence
jugée
inintéressante
ou
a
rentabilité
limitée,
peu
valorisante ? Les pays qui ne "suivront" pas
l'Ordre mondial continueront de se faire regarder
de travers comme le furent la Syrie, la Libye,
l'Afghanistan et l'Irak dans le temps passé aux
préparations d'interventions militaires ciblées avec
un centre à venir pointé vers l'Iran… Évidemment
si tout cela se faisait démocratiquement par des
élections libres toutes les armes finiraient sur une
décharge d'ordures mais comme l'économie vacille
des remous d'une dette, le risque éminent de faire
parler les armes reste prégnant. Quand l'économie
flanche les États puissants cherchent toujours à
utiliser leur force de frappe pour imposer leur
point de vue mondial de l'économie du monde en
se prétextant des zones d'intervention… Ouverture
de marchés ? Dangers pour nos démocraties ?
Ennemi idéologique opposé à l'ouverture des
marchés et au libéralisme ordonné ? Tous ces
vecteurs révèlent certaines causes d'effondrements
boursiers mais n'expliqueront jamais ce qu'il
faudrait faire pour ne pas en arriver aux guerres
intestines interventionnistes à part peut-être l'idée
bénéfique qu'on pourrait se faire en considérant
qu'une armée puissante n'a plus, aujourd'hui,
forcément une économie forte…
Sans vouloir sombrer dans la conception alarmiste
de Christine Lagarde* il faut bien se rendre
compte qu'il devient de plus en plus difficile de
faire de la croissance et que la prospérité prétendue
des Nations pourrait en prendre un coup… C'est
du moins ce qui ressort de ces déclarations lors
d'une
Table
ronde
tournée
vers
l'Afrique…
Ralentissement et baisse sont les mots d'ordre de
mise en garde, presque guise d'excuse, à la
probabilité que les coups portés à nos économies
"avancées" se répercutent sur les économies en
développement,
quasiment
annoncée
comme
pouvant devenir imminente et inéluctable… Ce
"tournant très dangereux" lancé à Lagos renvoie
aux interactions perpétuelles qu'entretiennent dans
une économie de marché les notions de
commerce
équitable
placé dans un contexte de
concurrence
équitable
qui, lorsqu'elle arrive au bout, sans être
devenue pour autant déloyale peut toujours faire
appelle au libéralisme qui lui décrètera alors une
guerre équitable
en péché mignon, fusse-t-elle
conceptuellement économique ou d'une bassesse
matérielle armée. Et comme chez nous en France
ou ailleurs en Europe nous annonce-t-elle, ce
seront, vous l'aurez deviné, les pauvres qui seront
en première ligne…
Laissons
Mme
Lagarde
poursuivre
ses
investigations de sensibilisation sur les routes du
Nigeria et du Niger avant qu'elle n'arrive en
Afrique du Sud - ce sont quand même parmi les
pays les plus pauvres de la planète - pour nous
interroger
comment
qu'une
politique
aussi
pitoyable, menée chez nous et toute la majorité
droitière de l'Europe ait pu déteindre et infester
tout le marché mondial de l'économie de la planète
? Avant on pouvait encore dire que c'était à cause
des crises américaines, se trouver des recharges
linguistiques comme les
subprime
ou une
stock-
option
pour se cérébraliser l'incompréhensible
mais là, non… C'est vraiment trop fou… Après
quelques années de licenciements par pelletées (il
y a 20 ans c'était par un millier qu'ils viraient,
aujourd'hui c'est dix mille d'un coup qui sont mis
dehors), de délocalisations, de multiplication
d'entreprises
aux
faillites
transformées
en
épongement de dettes c'est au tour des plus
pauvres de se voire enlever le pain de la bouche…
À droite, on avance toujours, certes, mais à force
je vais finir par vraiment croire que c'est à
l'envers… Mais eux, là-bas, Africains à l'Histoire
douloureuse
ou
Asiatiques
aux
surprenantes
disciplines se révolteront peut-être différemment à
moins que le courant continu qui semblait assurer
la
prospérité
des
puissances
n'ait
vraiment
disjoncté et qu'ils s'apprêteraient même au pire ?
*
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/in
ternational/201112/20/01-4479463-leconomie-
mondiale-se-trouve-a-un-tournant-tres-dangereux-
dit-lagarde.php?
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