Quelle bêtise de ne pas apprendre l'allemand à nos enfants !

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Article de sensibilisation sur l'utilité de l'apprentissage de l'allemand, première langue parlée en Europe

Publié le : mardi 14 mai 2013
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Quelle bêtise de ne pas apprendre l’allemand à nos
enfants !
Avec le processus croissant de la mondialisation, tout le monde sait qu’il faut parler anglais.
Ce qui est dommage en France, c’est que cela remette en cause l’apprentissage de certaines
autres langues étrangères, comme par exemple l’allemand. La diversité linguistique est un
élément essentiel de nous-même et de notre ouverture sur le monde extérieur. Si l’on veut
comprendre quelqu’un et apprécier sa culture, il faut connaître sa langue maternelle. Je ne
comprends pas dans notre pays cette dérive de l’enseignement de la deuxième langue qui
privilégie l’apprentissage de l’espagnol au détriment de l’allemand. Quelle bêtise de ne pas
apprendre l’allemand à nos enfants !
Les Français ont du mal à accepter que toute l’économie européenne tourne autour de
l’Allemagne. Notre culture a plus de racines germaniques qu’anglo-saxonnes. Pour en tirer
profit, il faut comprendre et parler davantage l’allemand. En plus de l’Autriche et de la Suisse,
l’allemand est également pratiqué aux Pays-Bas (59 %), au Danemark (49 %), en Suède, en
Finlande et dans les autres pays de l’Est. La proportion des citoyens européens parlant
l’allemand, au titre de langue maternelle ou étrangère, est de 32 % contre 28 % pour le
français, 18 % pour l’italien et 15 % seulement pour l’espagnol. L’allemand devance le
français et est deux fois plus parlé que l’espagnol !
Sur le marché du travail, un candidat ayant une composante allemande sur son CV a un profil
plus intéressant pour de nombreux employeurs. N’oublions pas l’importance de l’allemand
pour l’emploi frontalier en Allemagne, en Suisse et au Luxembourg qui profite massivement
aux régions du Grand Est. La maîtrise des mécanismes grammaticaux allemands facilite
l’apprentissage de l’anglais et d’autres langues européennes comme le néerlandais, le danois
et le polonais.
Il n’y a pas d’explication acceptable au recul de l’apprentissage de la langue de Goethe mais
on voit bien que l’allemand souffre d’une vision erronée et un peu « parisianiste » sur les
langues étrangères. Il ne faut pas que cette perception contamine l’apprentissage naturel de
cette langue si importante pour les échanges franco-allemand et l’avenir de nos enfants.
Jean-Yves Lestrade
jylestrade@wanadoo.fr
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