Les déserts médicaux, cause de surmenage

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Cela fait plusieurs années que Sylvain Blondin et son association Big-Bang pointent les difficultés de notre système de soin avec en ligne de mire les déserts médicaux, principaux responsables des problématiques actuelles.

Publié le : jeudi 28 juin 2012
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PAREID. Communiqué de presse du 18 JUIN 2012
Sylvain Blondin s’inquiète : « Les déserts médicaux,
cause de surmenage »
Cela fait plusieurs années
que
Sylvain Blondin
et son
association
Big-Bang
pointent les difficultés de
notre système de soin avec
en ligne de mire les
déserts
médicaux
,
principaux
responsables
des
problématiques actuelles. Depuis quelques temps
les nombreux témoignages de médecins ne font
que confirmer ces
défaillances
. Alors que les
jeunes
diplômés
recherchent
une
qualité
de
vie
confortable,
les
praticiens
des
zones rurales,
épuisés et surmenés, sont soumis à une cadence
infernale. Comment attirer les jeunes médecins
dans nos campagnes dans une telle situation ?
Sans oublier que c’est la santé des Français qui est
ici en jeu. Pour preuve, un
médecin généraliste
du
Pas-de-Calais été condamné par le Conseil national
de l’Ordre des médecins, en mai dernier, pour
« suractivité incompatible avec la qualité des soins
et plusieurs irrégularités constatées ces dernières
années ». Accusé d’avoir rédigé de 99 à 150 actes
dans la même journée, sa défense invoque la
désertification médicale qui touche son secteur.
« Mon client a trop de patients, mais il devrait faire
quoi, les refuser ? Il est victime de sa suractivité
parce que c’est un médecin à l’ancienne dans un
désert médical».
Le rythme de travail de ces
médecins devient intenable et beaucoup préfèrent
dévisser leur plaque pour un travail salarié ou une
région à plus haute démographie médicale. Dans
les régions ou l’hôpital le plus proche si situe
généralement à plus de 15 km ces médecins
enchaînent consultations et visites à domicile, ils se
doivent d’être multitâches pour répondre à toutes
les demandes des malades, souvent
plus âgés
qu’en zones urbaines. Les généralistes ont vu leur
emploi du temps exploser, certains affirment même
travailler entre 70 et 80 heures pas semaine !
D’autres sont contraints de refuser de nouveaux
patients faute de temps.
Aujourd’hui, la
féminisation de la profession
a
bouleversé l’évolution de la médecine, les femmes
aspirent à partager leur vie de façon plus équitable
entre le travail et la famille. Mais on comprend tout
à fait cette mère de cinq enfants, présidente de
l’association repos, qui a choisi de quitter l’Ain pour
la région PACA « réquisitionnée la nuit, je n’y
arrivais plus ». Ce sont les heures de travail
excessives qui l’ont poussé à fuir la campagne
« obliger un médecin à aller au de-là de ses forces,
c’est quelque chose d’inhumain, de bestial ».
Sylvain Blondin
explique que des solutions sont
pourtant envisageables. Il les a d’ailleurs détaillées
dans son rapport qu’il a présenté au Sénat et dans
son ouvrage « zones rurales… A votre santé !
»,
dans lequel il évoque le phénomène de burn out
chez les médecins. Il propose notamment la mise
en place de
pôles pluridisciplinaires de santé
avec
une
coordination
nationale
des
ressources
humaines. Cela permettrait d’attirer de jeunes
praticiens à venir s’installer dans les zones rurales
sous dotées avec le sentiment de sécurité qu’ils
convoitent. Les malades y trouveraient également
des avantages alors «
pourquoi
ne pas mettre en
place des mesures immédiatement ! » s’exclame
Sylvain Blondin.
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