L'argot ancien, 1455-1850, ses éléments constitutifs, ses rapports avec les langues secretes de l'Europe méridionale et l'argot moderne. Avec un appendice sur l'argot jugé par Victor Hugo et Balzac

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«y A4 /" V !» J / ''%> v: X -)À :^ 'ï^ ^ *. /- \ .««ft«^.f81 1 'l3.1i-^^L-£i L'ARGOT ANCIEN (1455-1850) SES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS SES RAPPORTS AVEC LES LANGUES SECRÈTES DE L'EUROPE MÉRIDIONALE ET L'ARGOT MODERNE Arec nn Appendice sur l'Argot jugé par Victor Hvc.o et Balzac PAU LAZARE SAINEAN PARIS HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 5, Quai Malaquais, 5 1907 3731 S2S PREFACE La Bibliographie ralsonnée de VArgot d'Yve centPlessis enregistre, jusqu'en 1901, trois soixante-cinq publications dont la grande majo- rité appartient au xix" siècle, et principalement à sa seconde moitié. Si l'on fait abstraction des documents relatifs l'argot, il dans cetteà n'y a, stérile abondance, que deux travaux qui méritent d'arrêter le linguiste : les Etudes de philologie comparée sur l'Argot de Fr.-Michel (i856) et V sur l'Argot de Marcel Schwob etEtude français Georges Guieysse (1889). Francisque-Michel, érudit très versé dans l'an- cienne langue, a traité les termes d'argot déri- vant source d'unemanière qui laisse peude cette de chose à désirer. Il est même remarquable qu'à une époque où l'on ne disposait ni du Littré ni du Godefroy, les témoignages cités soient tellementabondants qu'encore aujourd'hui on peut en tirer parti. C'est que Fr.-Michel avait (( )),tout lu comme il le dit lui-même, « depuis les chansons de geste de l'époque la plus reculée jusqu'aux vaudevilles, aux chansons et aux PREFACEII de la nôtre.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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L'ARGOT ANCIEN
(1455-1850)
SES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS
SES RAPPORTS
AVEC LES LANGUES SECRÈTES DE L'EUROPE MÉRIDIONALE
ET L'ARGOT MODERNE
Arec nn Appendice sur l'Argot jugé par Victor Hvc.o et Balzac
PAU
LAZARE SAINEAN
PARIS
HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR
5, Quai Malaquais, 5
19073731
S2SPREFACE
La Bibliographie ralsonnée de VArgot d'Yve
centPlessis enregistre, jusqu'en 1901, trois
soixante-cinq publications dont la grande majo-
rité appartient au xix" siècle, et principalement
à sa seconde moitié. Si l'on fait abstraction des
documents relatifs l'argot, il dans cetteà n'y a,
stérile abondance, que deux travaux qui méritent
d'arrêter le linguiste : les Etudes de philologie
comparée sur l'Argot de Fr.-Michel (i856) et
V sur l'Argot de Marcel Schwob etEtude français
Georges Guieysse (1889).
Francisque-Michel, érudit très versé dans l'an-
cienne langue, a traité les termes d'argot déri-
vant source d'unemanière qui laisse peude cette
de chose à désirer. Il est même remarquable
qu'à une époque où l'on ne disposait ni du
Littré ni du Godefroy, les témoignages cités
soient tellementabondants qu'encore aujourd'hui
on peut en tirer parti. C'est que Fr.-Michel avait
(( )),tout lu comme il le dit lui-même, « depuis
les chansons de geste de l'époque la plus reculée
jusqu'aux vaudevilles, aux chansons et auxPREFACEII
de la nôtre. » Le point de vue compa-canards
ratif est également très soigné et l'état actuel de
matière d'argotsnos connaissances en étrangers
n'est pas sensiblement plus avancé aujourd'hui.
Et pourtant, le livre ne répond plus aux exi-
la linguistique : à force d'éruditiongences de et
d'ingéniosité, l'auteur complique trop souvent
desles choses les plus simples, en voyant
emprunts et des métaphores là où il ne s'agit
que de termesdialectauxou deprocédés artificiels.
éléments fondamentaux enLes deux de l'argot,
l'ancien français,dehors de à savoir les patois
français et provençaux, surtout ces derniers, y
sont à peine représentés. Tel qu'il est, l'ouvrage
Fr.-Michel jusqu'ici le seul qui considèrede est
l'argot dans son ensemble et il reste le point de
départ des études ultérieures.
La monographie de Marcel Schwob est surtout
précieuse par l'esprit qui l'anime. Elle complète
l'œuvre de Fr.-Michel sur plus d'un point, tout
particulièrement du côté Imaginatif, en exposani
précisionavec les règles des procédés artificiels,
familiers à l'argot moderne. Dans toute cette
partie se révèle le fin connaisseur de Villon et le
lettré délicat qu'était Marcel ScliAVob. cesToutes
qualités ne doivent pas nous dissimuler les har-
diesses d'une analyse souvent aventureuse et
surtout le péril qu'il a à transporter dans ley
passé des tendances qui caractérisent exclusive-
dansment l'argot moderne. A ce travail (publié

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