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Monologues normands

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Dès les premières lignes de l'avant-propos, l'auteur prévient

"Ce modeste ouvrage s’adresse à ceux qui veulent rire et aussi à ceux qui veulent s’instruire. Ces récits, tirés en général d’observations personnelles, de conversations entendues en chemin de fer, à la campagne ou sur les places de marchés, sont ceux que j’offre aujourd’hui au public. Ainsi qu’on peut le constater, les six histoires qui suivent sont écrites en six patois différents du Calvados."

Professeur à l'École normale de Caen, Louis Bascan s'amuse à relever le parler des cantons et à composer des monologues que les élèves interprètent lors de soirées récréatives. Le fond, aussi bien que la forme, montre le caractère des Normand ; les six nouvelles se lisent sans dictionnaire.

Livre publié en 1903.


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MONOLOGUES NORMANDS 

Pour ceux qui veulent rire

Louis BASCAN

1903

 

 

Mise en page conforme à

1903 – Paris – H. CHAMPION, Libraire

 

Couverture : extrait d'un tableau de Charles DENET, musée d'Évreux

Louis Bascan ou l’exigeante liberté

 

Louis Bascan est né à Paris le 9 novembre 1868 dans une famille de modestes artisans.

Trop jeune pour vivre intensément l’épisode de la commune, il n’en fut pas moins marqué rétrospectivement par son caractère dramatique.

Ce soulèvement du petit peuple parisien, qui mêla misère, souffrances et patriotisme déçu, demeura pour lui une référence. Faut-il y voir l’origine de la défiance qu’il manifesta toute sa vie à l’égard des institutions établies et de leurs représentants qui ne trouvaient que rarement grâce à ses yeux ?

Loin pourtant de verser dans l’anarchisme, sa formation primaire et secondaire, mais surtout l’admiration qu’il éprouva pour certains de ses maîtres l’orientèrent vers la libre pensée.

Tout en poursuivant des études supérieures littéraires brillantes qui le conduisirent au professorat, il commençait à fréquenter les loges maçonniques.

Féru de pédagogie, il fut d’abord professeur dans différentes écoles normales du pays. Sa hiérarchie remarqua son sens des responsabilités et de l’initiative (quelquefois même jugée un peu intempestive), ainsi que la passion qu’il mettait dans l’exercice de son métier.

En poste à l’école normale de Caen au début du siècle, il créait et animait l’une des premières « universités internationales » d’été. C’est là, qu’en 1906, son administration vint le chercher pour assurer le remplacement du directeur de l’École primaire supérieure de Rambouillet gravement malade. Ce dernier décédait quelques mois plus tard et Louis Bascan était confirmé dans ses nouvelles fonctions au début de l’année 1907.

Il contribua par son dynamisme au développement d’une école qui vivotait depuis sa création en 1889. À son départ en juillet 1919, le nombre d’élèves avait été multiplié par trois, les formations s’étaient diversifiées et la qualité de l’enseignement s’était considérablement améliorée. De nombreux élèves, à l’issue de leur scolarité, intégraient chaque année des écoles de techniciens supérieurs ou d’ingénieurs.

Très impliqué dans la vie locale, sans pour autant exercer de mandats politiques, il donna à Rambouillet de nombreuses conférences dont la presse locale rendait compte régulièrement. Il œuvra pour faire connaître et défendre les mérites de « son » école. Certaines de ses interventions publiques dénotent d’un esprit souvent en avance sur son temps.

À la veille de la Première Guerre mondiale, il expliquait à un auditoire conquis comment le cinéma pourrait être utilisé dans les classes pour les leçons d’histoire naturelle ou de géographie. Adepte de la pédagogie active, on dirait inductive aujourd’hui, il incitait les enseignants à s’y rallier pour le bien des élèves. L’enseignement n’est pas pour lui seulement affaire de transmission des connaissances. Il devait contribuer à former le jugement et le sens critique. En un mot : éduquer.

« Une tête bien faite », selon lui, était un gage de liberté et de réussite.

 

Si la direction de l’EPS de Rambouillet occupait une grande partie de son temps, il ne se désintéressait pas pour autant de la vie civique. Il participait avec beaucoup de conviction et d’assiduité aux tenues de la loge versaillaise Les Amis Philanthropes et Discrets Réunis du Grand Orient de France et militait aussi à la Ligue des droits de l’Homme.

Ayant épuisé, les « joies » de la direction d’établissement, il demanda pour finir sa carrière à retrouver pleinement le contact avec une classe. Il fut nommé professeur d’anglais à l’EPS Jean-Baptiste Say dans le seizième arrondissement de Paris.

Il quitta Rambouillet et s’installa à Viroflay où il passa ensuite sa retraite. L’écriture et l’engagement civique furent ses activités de prédilection. Une grammaire anglaise, des ouvrages de pédagogie et de philosophie, ainsi que deux romans autobiographiques – Louiset Vignol, enfant du peuple et Frères ennemis – constituèrent le versant littéraire d’une fin de vie bien remplie.

 

Sans rien...