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témoignages récents de réfugiés en France

De
2 pages
Quel état d'âme, quel projet, quelle direction pour ces jeunes réfugiés en France : chacun sa motivation, son histoire , son but
quelques bribes de témoignages peuvent amener à réfléchir...
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Bribes de témoignages de nouveaux immigrés
Témoignage afghan :
Mon pays est en guerre depuis plus de 10 ans avec la présence des Etats Unis sans
reconstruction possible depuis le 11 septembre 2001 ; je reste persuadé que Ben Laden était
protégé par les Etats Unis. La frontière entre l’Afghanistan est le Pakistan est poreuse voire
inexistante.
Il faut comprendre qu’il existe beaucoup de langues parlées en Afghanistan portées par
plusieurs communautés. Quand mon père et mon frère ont été tués, ma mère s’est réfugiée en
Iran parce que c’est la langue qu’elle parle. Mais le régime est très dur même si le plus dur est
assurément l’Arabie Saoudite. Elle peut être traquée facilement par les iraniens en tant
qu’afghane. La pression est forte.
Face à cette guerre sans fin, j’ai pris la décision de rejoindre l’Europe et plus précisément la
France même si je parle plus anglais que français. Un passeur m’a permis argent en poche de
rejoindre d’abord la Grèce. Tout s’est fait en voiture et par taxi. La police y pratique
cependant la torture et en tant que clandestin, j’ai écopé de trois mois de prison dans ce pays.
J’ai donc fui ensuite avec quatre autres afghans pour rejoindre la France par l’Italie.
Logé à Paris dans le cadre juridique de l’accueil des réfugiés, j’attends une audience en cour
de justice suite refus de la préfecture de police de paris de m’accorder le statut de réfugié. Un
avocat doit organiser ma défense. Je n’ai donc pas encore de papier administratif et ne peux
travailler. Actuellement, je bénéficie de cours de français car je dois apprendre pour ma
survie.
Ma famille me manque terriblement. La solitude est difficile à supporter et j’ai terriblement
maigri ayant été contraint de faire un séjour à l’hôpital suite à état de santé préoccupant.
Je n’ai pas pu construire une famille avec femme et enfants car mon pays était toujours en
guerre et je n’ai pas pu assurer mon autonomie dans ces conditions. J’ai besoin de vivre
désormais.
Je ne connais pas encore bien Paris mais tout est pratique ici : j’ai un accès gratuit aux
transports. Je peux circuler et ne crains pas vraiment la police.
Avant il n’existait pas tous ces problèmes dans mon pays.
Je ne veux plus y retourner. C’est
fini. Seule ma mère me manque en Iran.
Témoignage algérien :
Je viens de quitter mon pays l’Algérie, un grand pays riche qui dispose de nombreuses
ressources comme le pétrole ou le gaz. Ma maison est au bord de la méditerrané : je ne peux
pas bien vivre là-bas et j’ai perdu trop de temps pour rejoindre la France. J’ai 40 ans et je suis
maintenant installé chez mes parents à Paris. Je ne peux pas bénéficier du regroupement
familial étant adulte alors j’attends des papiers de régularisation de ma situation
administrative.
Ce qui se passe en Algérie actuellement ne m’impressionne pas : j’ai fait deux révolutions
déjà contre des dictatures là-bas mais à chaque fois ça revient. Nous avons la liberté de la
presse en Algérie et je ne pense pas que les derniers soulèvements installeront définitivement
la démocratie.
Mon pays est très beau notamment le désert. Le tourisme n’était pas la priorité car nous avons
des ressources. Je me considère d’origine berbère et maintenant cabyle. Je suis ouvert et ne
suis donc pas intégriste. J’ai déjà connu par internet des françaises : une est venue chez moi
en Algérie ; je la connais depuis un an mais ne souhaite pas poursuivre la relation.
Je veux me marier et partager ma vie avec une femme pour ne pas rester seul et assoir ma
situation administrative en France désormais. Ma mère fait des ménages et mon père travaille