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Communiqué de presse – Mardi 17 mai 2011Plan Sécheresse : un manque d’ambition et de crédibilité A l’occasion de la réunion du comité « sécheresse », la ministre de l’Ecologie a annoncé un objectif de réduction de 20 % de la consommation d'eau d'ici 2020, « àrépartir selon les secteurs », dont « le monde agricole ». La solution est, selon Nathalie Kosciusko-Morizet , la gestion collective par les irrigants de volumes alloués par bassin versant, comme le prévoit la Loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006. Réaction de France Nature Environnement. Rien de neuf sous le soleil La réactivation du Comité national « sécheresse » pouvait laisser penser une prise en main sérieuse du dossier par le gouvernement.Malheureusement, les mesures proposées ne sont pas nouvelles : ce sont celles que le Ministère de l’écologie essaie de mettre en place depuis 2008 et qu’il semble incapable de faire appliquer. Les représentants des chambres d’agriculture ont fait savoir, par une motion votée à l’unanimité en août 2010, qu’ils refusaient ces règles. Le Président de la République s’est déplacé en personne dans le Tarn et Garonne en mars 2011 pour rassurer les irrigants sur le fait que ces mesures ne seraient pas mises en œuvre : « On va trouver une adaptation pour le bassin. Je le promets. C'est un engagement que je prends ». Depuis, les services de l’Etat en région n’osent plus appliquer la loi, jusqu’au préfet du Gers qui, le 13 mai, a autorisé les irrigants à prélever dans des rivières dont le débit est déjà en-dessous du niveau critique, au mépris du SDAGE Adour Garonne. Pour Bernard Rousseau, responsable du dossier « eau » pour France Nature Environnement : «Les mesures à prendre sont connues. Ce qu’il manque, c’est une véritable volonté de l’État pour les mettre en œuvre.» Faire évoluer les filières agricoles
Pour FNE, tous les secteurs doivent effectivement prendre leurs responsabilités à hauteur des impacts qu’ils génèrent. Au-delà de la gestion de crise, il est essentiel de garder à l’esprit que l’irrigation agricole représente 80% de la consommation d’eau en été. Rien ne sera possible sans une adaptation des cultures.
La répétition des épisodes de sécheresse révèle les limites d’une agriculture déconnectée de son terroir. Pour FNE, c’est une agriculture diversifiée, plus
autonome, moins dépendante des intrants (eau d’irrigation, mais aussi engrais, pesticides, aliments du bétail...) qui doit désormais être encouragée. «Nous renouvelons notre demande d’un plan gouvernemental ambitieux de reconversion des filières agricoles afin de réaliser des économies d’eau substantielles.» conclut Jean-Claude Bévillard, responsable du dossier « agriculture » pour France Nature Environnement.
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