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À propos de BnF collection ebooks

 

BnF collection ebooks est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection fine réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF par un comité éditorial composé de ses plus grands experts et d’éditeurs, BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés.

Morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse, tous les genres y sont représentés.

Éditée dans la meilleure qualité possible eu égard au caractère patrimonial de ces fonds, conservés depuis de nombreuses années par la BnF, les ebooks de BnF collection sont proposés dans le format ePub, un format ouvert standardisé, pour rendre les livres accessibles au plus grand nombre sur tous les supports de lecture.

Note de l’éditeur

 

Paris ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».

Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.

Les tables d’hôte parisiennes

Paris a ses théâtres, ses musées, ses académies, ses Chambres, ses émeutes et ses revues, toutes choses fort curieuses à voir ; mais la province à ses tables d’hôte ; et cela seul la place au même degré de civilisation. Je ne serais même point étonné que de nombreuses gens préférassent les tables d’hôte ; mais ce serait là un de ces goûts exclusifs qui ne doivent pas nous influencer.

Il est sûr, en effet, que les tables d’hôte provinciales l’emportent de beaucoup sur la plupart de celles qu’offre Paris à l’appétit vagabond de ses ruinés, de ses célibataires et de ses étrangers. La table d’hôte, à Paris, c’est l’omnibus de la fringale ; c’est là que viennent s’embarquer toutes les faims sans domicile, pour arriver péniblement, insipidement, maussadement, du potage sans goût au jaunâtre gruyère, en passant, selon la saison, par le maigre épinard, ou le gros petit-pois.

En province, au contraire, c’est l’art délicieux des Véfour, des Véry, des Gobillard, augmenté de toutes les friandises du crû, enrichi de tout ce que la localité peut offrir de plus savoureusement indigène. C’est la bonne vie au rabais, mais telle pourtant que nous l’ont faite les savantes méditations des Carême.

À Paris, on s’y rassasie, si l’on peut, comme on peut. Ce n’est, à vraiment parler, qu’une espèce de râtelier pour hommes. Le foin seul y manque.

En province, on y mange ; ce qui n’est point un synonyme. Je m’en rapporte à Berchoux. La table d’hôte y est digne de son beau nom.

Ce n’est pas que cette palme, ou plutôt ce laurier culinaire que nous décernons consciencieusement à la province, doive ceindre le bonnet blanc de tous ses cuisiniers, sans exception. Non. Nous avouons qu’il en est d’indignes. Il est de malheureuses villes ; il est de ces modernes Spartes où les premiers éléments du bien-vivre n’ont pas encore pénétré, où le bain-marie est ignoré, où...