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Alternative libertaire n°260 (avril 2016)

De
20 pages

Loi travail ; jeunesse ; Nouvelle Rôtisserie ; convention Unédic ; SNCF ; Climate Justice now! ; Etats-Unis ; La crise de l’élevage ; Podemos ; Kobanê ; Proche-Orient ; Alternative libertaire Gard ; Violences sexuelles ; Femmes en prison ; Joyce Carol Oates ; 1916: le Comité de défense syndicaliste

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Ajouté le : 30 décembre 2016
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ALTERNATIVE LIBERTAIRE
MENSUELN° 260AVRIL 20163 euros
Dom 4Québec 4 $ Polynésie 900 F pac. Kanaky 750 F pac.
CONTRE LA LOI TRAVAIL tout passe par la lutte
L 15980- 260 -F:3,00- RD
ÉCOLOGIE La justice climatique à la croisée des luttesp. 8-9
MILITANTISME « Pourquoi nous avons adhéré à AL »p. 14-15
VIOLENCES SEXUELLES Derrière la guerre, des violsp. 16
Manifestation du 9 mars 2016 à Paris. © Jean-Paul Romani/Photothèque du mouvement social
ÉDITO
Vivelalutte ! Des centaines de milliers de manifestants et manifestantes dans les rues, des grèves qui démarrent. C’est enfin l’heure du réveil alors que semblait triompher l’arrogance des capitalistes et le ricanement des vautours fascistes. Mais un mouvement social a deux faces. C’est à la fois un révélateur des états des forces et un terrain sur lequel se posent de nouvelles bases. Les premières semaines de lutte ont ainsi révélé certains enjeux posés. D’abord la hausse du niveau de répression : dans les facs ou les manifestations, les administrations et la police font tout pour casser et emprisonner du gréviste. Rappelons-nous bien que les sociaux-démocrates ont toujours été parmi les pires canailles policières. Organiser la défense collective et indivisible par la solidarité de classe face à la police est une condition pour pouvoir étendre la lutte et éteindre la peur. Il n’est pas facile non plus d’effacer les effets d’années de politiques antisociales : la peur, le repli sur soi, l’égoïsme. Il faut donc multiplier les « portes d’entrées » dans la lutte : actions ponctuelles, grèves, blocage, manifestations à des horaires variés. Tant que l’objectif reste le même : fédérer et mettre en mouvement les colères et les volontés. Mais la lutte est déjà en elle-même une victoire : c’est dans sa pratique que se forgent la conscience de classe et l’amitié entre exploité-e-s. Ce sont elles qui font de ces milliers de colères le ciment du renouveau.
21 mars 2016
2Alternative libertaire n°260 avril 2016
loi travail
P L E I N S
F E U X
Ne perdons pas rieurs au code et aux conventions collectives, obtenus sans mal dans les entreprises sans syndi-cats forts. Qui peut penser que vont se côtoyer durablement des statuts sociaux fortement diver-gents dans une économie de concurrence ? En quelques années, nous subirons un nivel-lement par le bas qui reviendra à une disparition de fait des conventions collectives. La première déclaration de l’in-tersyndicale au grand complet du 23 février était calée sur la ligne CFDT. Une grogne impor-tante était alors remontée dans la CGT et dans Solidaires contre
Le droit du travail, comme les droits politiques, reflète avec précision le rapport de forces entre les classes. La bourgeoi-sie tente de reprendre ce qu’elle avait dû concéder aux tra-vailleurs et travailleuses au fil des luttes victorieuses. Seule la riposte des jeunes et des salarié-e-s peut stopper l’offensive patronale et rétablir les acquis perdus au nom du libéralisme et de l’austérité. Rapports de fondations liées au teurs les plus combatifs du sala-patronat ou au PS, rapport Com- riat de faire profiter d’une partie brexelle, préconisations Badin- de leurs acquis les salarié-e-s, y ter, mesures déjà actées dans les compris là où ils n’ont aucun lois Macron et Rebsamen, réécri- syndicat, aucun rapport de for-tures du code du travail à venir ces. En plaçant l’accord d’en-au-delà de la loi El Khomri... l’of- treprise au cœur du dispositif Le 17 mars, fensive du patronat vient de loin, de l’écriture du droit social, les début appuyée par un tir de barrage patrons veulent obtenir l’inver-d’un nouveau médiatique permanent contre se : des accords au rabais, infé-Mai 68 ? « les rigidités, les corporatismes et les conservatismes » des sala-rié-e-s ! La Fondation Copernic avait d’ailleurs, parmi d’autres initiatives, lancé une campagne de longue haleine pour « Ce code du travail qu’il faut défendre » (cqfd-lesite.fr).
INVERSION DE LA HIÉRARCHIE DES NORMES La CFDT, avec 300 manifes-tants à Paris, prétend avoir obte-nu des améliorations significati-ves ! Prétention risible ou grotesque. La force de la mobili-sation naissante le 9 mars a été mesurée par le gouvernement qui retire non seulement quelques mesures les plus connues mais aussi la menace du 49-3. Inutile de revenir ici sur l’ensemble des mesures mainte-nues ou retirées car le fond de la loi reste le même : c’est la fameu-se inversion de la hiérarchie des normes. En bref, il faut bien com-prendre que le droit du travail français est fondé sur la recon-naissance du lien de subordina-tion du salarié à l’employeur, subordination limitée par des droits minimum inscrits dans le code du travail. Dans chaque branche professionnelle, une convention collective précise les droits des salariés et ne peut qu’en rajouter d’autres. À l’en-treprise, les accords ne peuvent qu’en rajouter encore un peu plus. Ce schéma est en fait déjà écorné par des possibilités déro-gatoires limitées. Mais il est essentiel car il permet aux sec-
JEAN-PAUL ROMANI/PHOTOTHÈQUE DU MOUVEMENT SOCIAL
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