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Projet Personnel en Humanités

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Projet Personnel en Humanités

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Les Humas  
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Médias de masse, médias alternatifs et traitement de l’ actualité sur Internet  Saad BENBOUZID, 5e année, Département Informatique INSA Lyon    
Juin 2010
Sommaire
 Introduction ............................................................................................................................................. 3 La presse sur Internet.............................................................................................................................. 4 Particularités des médias sur Internet ................................................................................................ 4 L’ information sur Internet  ................................................................................................................... 6 Facteu rs d’ expansion ........................................................................................................................... 8 Médias de masse sur Internet ................................................................................................................. 9 Economie et marché de l’ Internet ...................................................................................................... 9 Popularité des médias de masse ....................................................................................................... 10 Information et journalisme ............................................................................................................... 13 Médias alternatifs sur Internet ............................................................................................................. 15 Analyses et objectifs du journalisme alternatif ................................................................................. 15 Types de médias et particularités ..................................................................................................... 16 Critique de l’ activité .......................................................................................................................... 18 Bilan de l’ état des lieux sur Internet ..................................................................................................... 20 Similarités et différences entre les deux professions ....................................................................... 20 Neutralité de la presse sur Internet .................................................................................................. 20 Libertés, censures et menaces sur Internet ...................................................................................... 21 Conclusion ............................................................................................................................................. 22 Références bibliographiques ................................................................................................................. 23  
        
Introduction Si l’ histoire des médias en tant que véhicule d’ information a débuté avec l’ avènement de la presse au XV e  siècle, celle des médias de masse a commencé à voir le jour au rythme des révolutions technologiques et de l’ information dès le début du XX e  siècle. Les supports à l’ initiation du courant médiatique de masse ont en effet été en étroite corrélation avec le développement des techniques de d iffusion d’ idées contemporaines (télévision, radiodiffusion, presse écrite à grand tirage, etc.). Marshall McLuhan, théoricien du XX e siècle, définit en tant que médias de masse tout média capable de véhiculer une information alors à même de toucher une large audience. C’ est la définition que l’ on continue de lui accorder et sur laquelle je m’ entends lorsque je fais mention de ce terme dans ce document. Cette propriété leurs confère les caractères hégémoniques voire propagandistes, faisant l’ objet de  critiques de certains analystes des médias mais aussi consommateurs. Alors que, dans notre société occidentale, les courants de pensée opposés aux messages et aux modèles économiques et de diffusion des médias ne commencent à émerger vraiment qu’ à partir d es années 1960, en réponse au parti pris de ces médias de masse en faveur des guerres (Viêt-Nam, Indochine, etc.), ces mouvements protestataires et dénonciateurs n’ ont à partir de là pas désempli. Au début essentiellement composés de personnes engagées et militantes (écologistes, féministes, antinucléaires, altermondialistes, etc.), ces mouvements et courants de pensée ont su se faire entendre en faisant part de leurs idéaux et en communiquant des informations chargées de couvrir ou de rectifier celles véhiculées en masse par les médias dominants. Cette communication a commencé avec l’ utilisation de  moyens d’ information et de communication  similaires à ceux utilisés par les entreprises des médias de masse, mais à une échelle beaucoup plus faible (quelques chaînes de télévision et de radiodiffusion, magazines et journaux indépendants, etc. ). Dans l’ optique de l'alignement des supports utilisés par les médias avec les (nouvelles) technologies de l’ information et de la communication, un véhicule pour la diffusion d’ information, mais aussi un marché, a commencé à être utilisé par les groupes médiatiques : Internet. Cependant, par les caractéristiques sociales, publiques et interpersonnelles qui lui sont attribuées, ainsi que par d’ autres que ce document reprendra, ce support permet à la fois d’ être utilisé en tant que vecteur de communication par les entreprises des médias de masse traditionnels (déjà dominants dans la télévision, la radio et la presse écrite) mais aussi par les mouvements qui se veulent critiques : les médias alternatifs. Dans le souci de limiter la frontière de l’ étude  dans l’ espace et dans le temps,  en centrant strictement sur un seul support d’ information et de communication la problématique - déjà complexe - concernant la primauté des médias de masse dans nos sociétés, j’ ai choisi de présenter , à partir de ma réflexion personnelle et de recherches documentaires, ce sujet qui porte sur la présence des médias de masse et des médias alternatifs sur Internet. Il tentera de comparer et de critiquer les médias de masse et alternatifs sur Internet, mais également les types de journalismes qui les représentent au travers de leurs activités et de leur champ d’ action. Cette synthèse introduira en premier lieu une étude générale sur les attributs, avantages et inconvénients qu’ offre Internet pour la diffusion et la consommation d’ information, mais qu’ il apporte aussi ; ce dans le but de comprendre sa complémentarité avec les supports médiatiques classiques. Cette première approche aura pour finalité de présenter ces deux types de médias sur Internet, avant de conclure sur la situation actuelle et future de la sphère médiatique dans ce même contexte.
La presse sur Internet Particularités des médias sur Internet L’ heure actuelle est aux nouvelles technologies de l’ information et de la communication, au travers d’ outils et de gadgets, comme les ordinateurs et la téléphonie mobile , qui permettent de se connecter à Internet. Internet est un immense réseau communication mondiale, apparue à des fins militaires dans les années 1960, dans le but de communiquer de manière sécurisée . Le projet s’ est étendu au domaine civil et permet d’ interconnecter « des réseaux avec des réseaux », dans la finalité de relier et de faire communiquer entre eux un ensemble d’ utilisateurs. C’ est de ces utilisateurs qu’ il est question lorsqu’ il s’ agit de qualifier à la fois les acteurs (médias de masse et alternatifs) et les consommateurs de médias. Basé sur un ensemble de protocoles permettant divers usages, on a pour habitude d’ associ er à Internet la notion de « toile », dans la mesure où elle permet de relier à des sites et des pages Web tout équipement connecté un ordinateur par exemple. On doit dès 1989 au laboratoire du CERN de Genève, le standard « World Wide Web » (www) qui permet l’ hypertextualisation ainsi que la mise en page d’ informations sous forme de textes, sons, vidéos et images, ce qui permet de pousser les limites de la communication traditionnelle par télédiffusion, radiodiffusion et presse écrite. Les modalités de le cture et les postures de réception apportées au travers de l’ hypertexte appliqué à l’ information sont entre autres les suivantes : - L’ accès à des documents qui ne présentent pas forcément un contenu textuel (photos, images mobiles, vidéos, bandes sonores). Il s’ agit de liens d’ accès . - L’ accès hiérarchisée, voire guidée, à des rubriques (politique, sociologie, musique, … ), des genres (reportages, portraits, interviews, … ) ou des thèmes (écologie, tendances musicales, … ). Il s’ agit de liens de consultation .  L’ accè s en différé dans le temps aux différents médias proposés (avances et retours en -arrière dans la lecture d’ une information). Il s’ agit de liens de progression . - L’ accès à de plus amples informations, à la demande, qui sont proposées pour une information don née (définitions, explications, … ). Il s’ agit de liens d’ enrichissement . Les pages web proposées sur les sites Internet ont l’ avantage sur les supports classiques de n’ être contraints ni en temps ni en espace, dans la mesure où l’ information mise à disposit ion ne dépend que de la capacité d’ hébergement du site ; condition qui dans la majorité des cas est toujours satisfaite étant donnés la capacité et le moindre coût des hébergements et des stockages numériques. Ainsi, une première page de presse sur Interne t peut présenter jusqu’ à trente informations là où un quotidien écrit n’ en livrera que quatre ou cinq. Bien entendu, dans un souci de captation du public, les sites Internet travaillent également la forme et le contenu de leur information afin de satisfaire à certains critères  point développé plus en détail dans la suite du document. Ainsi, Internet est en mesure de proposer les mêmes fonctionnalités que celles qu’ offrent les supports classiques, en partie grâce à la télévision numérique et aux radios web que proposent déjà la plupart des grands groupes médiatiques de masse surtout présent dans ces derniers. C’ est le cas de bons nombre d’ entre eux, dont par exemple tf1 , bfm , france televisions  ou encore rmc . Par ailleurs, en dépit du fait qu’ Internet livre des fonctionnalités nettement plus riches et attractives que
celles offertes par les médias classiques , il n’ y a pas une très forte immixtion de leur part « dans Internet ». En effet, mise à part certaines émissions sur les grandes chaînes nationales ( le Grand Journal de Canal+  par exemple), la télévision semble avoir occulté l’ existence d’ Internet dans le cadre de par exemple des programmes destinés au cyberespace et au multimédia. Et lorsqu’ elle les aborde, c’ est en général via de courts reportages,  souvent superficiels, et dans le but d’ en souligner les risques ou le côté inquiétant (le téléchargement, la sécurité des mineurs, l’ apparition d’ un virus informatique, les réseaux pédophiles, etc.). Alors que, notons-le, l’ inverse est beaucoup plus fréquent voire complémentaire de cette lacune : les médias traditionnels demeurent une source non négligeable et jamais tarie, qui nourrit blogs et forums de discussion consacrés par exemple à des émissions télévisées ou à l’ analyse de ces médias.  L’ usage d’ Internet en tant que véhicule d’ information divise l’ opinion publique, car la pluralité des contenus et des utilisateurs, alors à la fois diffuseurs et consommateurs, ne garantit pas l’ information qu’ ils véhiculent. En effet, la publication sur la toile est  moins contrôlée et identifiée que sur les médias traditionnels pour la bonne et simple raison qu’ elle est offerte à absolument tout utilisateur disposant d’ une connexion à Internet. Tout internaute a la possibilité de communiquer publiquement une information plus ou moins pertinente et riche en contenu, devenant alors potentiellement accessible à tout internaute. Ces publications se font généralement via les réseaux sociaux à condition de disposer d’ un « profil », et peuvent se présenter sous différentes formes (partage de contenu textuel, vidéo, image ou sonore). Les principaux réseaux sociaux étant facebook , myspace , ou encore live spaces . Une autre méthode de publication consiste pour un internaute quelconque de disposer de son propre site web ou blog d’ information au sein duquel il mettra publiquement à disposition une série d’ articles qu’ il aura rédigés. Ces plateformes sont d’ autant plus nombreuses que les offres d’ hébergement de blogs sont faciles d’ accès, tant sur les plans techniques que financiers  bien qu’ en réalité seuls les hébergements privés sont réellement sources de coûts. Les principales plateformes porteuses de ces offres sont, en plus des hébergeurs proposant gratuitement ou à très moindre coût de l’ espace de stockage limité et un nom d e domaine, comme webhost.com : blogspot , wordpress , skyrock et over-blog . Bien que la profusion de contenus sur Internet soit difficile à maîtriser, en partie lorsque l’ on recherche une information en particulier, les moteurs de recherche garantissent l’ indexation, le référencement et la catégorisation des sites Web 1 . Ainsi, les sites les plus pertinents 2 seront les premiers proposés par les moteurs de recherche, et donc a priori  les sites les plus méritoires se verront être visités le plus et ses informations seront les plus largement diffusées. Selon les chiffres Ipsos (2008), la France dénombre environ 30 millions d’ internautes, soit près de la moitié de la population. Bien qu’ une fracture numérique sur les générations se pose, ce qui ne sera pas plus développé dans le document dans lequel on parlera plutôt de fracture sociale, on peut considérer Internet comme un support de large diffusion médiatique, potentiellement vecteur de médias de masse. Il est important de souligner que le surf sur Internet n ’ est pas exclusif de la fréquentation des médias traditionnels. En effet, les « gros internautes » consacrant plus de 31                                                           1  En réalité, cela dépend de l’ administrateur ou du propriétaire du site qui a la possibilité de rendre ou non disponible son site sur les annuaires publics (Google, Yahoo, Bing, etc.). Auquel cas le site ne se verra consultable que par ceux qui en connaisse nt l’ adresse.  2  Sur internet, la pertinence est mesurée à partir d’ algorithmes inconnus du public, propres à chaque moteur de recherche. Le critère de classement de Google se base sur le pagerank  d’ un site, prenant en compte en partie la dynamique, le nomb re de visiteurs et la fréquence de mots-clés dans son contenu.
heures mensuelles sur Internet passent également beaucoup de temps à l’ écoute de la télévision, de la radio ou à la lecture de la presse.
 
 
Chiffes Ipsos, 2008 En tout état de cause, les exemples ne manquent pas et démontrent de façon quasi quotidienne qu’ un très grand nombre de gens se tournent vers Internet pour suivre en détail et en direct les événements majeurs de l’ actualité mondiale.  L’information sur Internet  Notre société de l’ information a des sphères d’ intérêts très larges tant sur les plans géographiques que disciplinaires, auxquelles l’ ubiquité et l’ universalité d’ Internet sont à même de répondre. Parallèlement, les informations qui nous parviennent nécessitent des internautes des connaissances, ou du moins des bases, dans différents domaines : dans celui des nouvelles technologies ne serait-ce que pour la maîtrise des outils et du multimédia Internet d’ une part, et dan s les sciences techniques, naturelles et humaines d’ autre part (l’ astronomie, l’ épidémiologie ou encore la géopolitique par exemple). Les informations et leurs diversités foisonnent sur Internet, et l’ internaute a besoin de maîtriser un minimum de règles et de connaissances pour chercher, sélectionner et trouver l’ information qui lui correspond.  Pour celui qui ne les maîtrise pas, son processus d’ information peut conduire à de l’ aliénation, sous le poids de la diversité et de la densité d’ information, ou à de la malformation dans le cas où il n’ est pas à même de confronter une information avec d’ autres points de vue ou de savoir s’ auto -garantir de la fiabilité d’ une information.  L’ information est une marchandise à part entière, avec ses coûts et ses enjeux, mais aussi ses bénéfices. Comme dans les autres médias traditionnels, l’ information est un produit qu’ il faut travailler et mettre en forme afin de pouvoir être « vendu ». Dans les médias traditionnels, les bénéfices se comprennent par rapport à la vente de journaux et de magazines ou à la diffusion de journaux télévisés, dont le lectorat et l’ audimat garantissent les revenus selon respectivement la marge sur les ventes, la publicité et la redevance télé. A la différence de ceux-ci, les médias sur Internet ont un modèle économique essentiellement basé sur les bannières de publicité, dont les gains dépendent directement du nombre de visiteurs. La finalité demeure la même : attirer un public internaute sur un site, améliorer ses statistiques 3 et faire en sorte de le fidéliser afin qu’ il y revienne.                                                           3  L’ utilité principale étant d’ améliorer le pagerank  d’ un site et donc de le faire sortir parmi les premiers résultats des moteurs de recherche. Elles comptent : le pourcentage de nouvelles visites, le taux de rebond (temps passé sur une page sans en parcourir d’ autres sur le même site), le nombre moyen de pages vues par visiteur, et le nombre de visiteurs (uniques).
Il y a par ailleurs une deuxième, ou une autre fonction 4 , qui est, pour un site d’ information participatif, de fidéliser un public internaute dans le but de garantir le dynamisme, la richesse et ainsi d’ améliorer la crédibilité et le pagerank  d’ un site.  Le caractère multimédia d’ Internet peut aussi être un facteur perturbateur dans la volonté d’ informer, dans la mesure où il permet, encore plus que pour la télévision, de mélanger divertissement et information. Internet est un support plus à même que les médias traditionnels dans la mission de sélectionner et d’ expliquer une information, en partie par la richesse du contenu qu’ il propose et peut proposer (en plus il n’ est limité ni en temps ni en espace). Il se complète par exemple à la règle des 5W (who, what, where, when, why) auquel doit se soumettre tout travail journalistique, grâce à l’ hypertextualisation qui permettent d’ acquérir une information plus rapidement tout en laissant la possibilité au cons ommateur de l’ approfondir. Alors que les informations dans un journal télévisé ou dans un article de presse sont mises en forme afin de satisfaire à des exigences commerciales (augmenter et garantir un audimat et un lectorat), nous verrons comment les élém ents suivants qu’ on leur reproche ne sont plus sur Internet : - La taille des journaux, des articles et la durée des émissions télévisées sont bien définies, et doivent répondre à des exigences beaucoup plus strictes. - La part laissée à l’ émotion et à la publ icité (sponsors) au sein même des bulletins. - La catégorisation et sélection des informations dont on va parler, afin de respecter les contraintes en temps (durée d’ un journal, durée que se permet de consacrer un lecteur presse écrite) et en taille (longueu r d’ un article mesuré au nombre de mots, voire au nombre de caractères). - On favorise les faits sur l’ explication. C’ est une fausse -objectivité qui entrave la mise en contexte au dépend d’ une analyse approfondie.  Cependant, Internet et ses technologies sont aussi porteurs d’ une promesse de rapidité (cf. le « shivel journalism ») où les nouvelles « tombent » avant d’ arriver dans les médias traditionnels. Et rappelons que les grands dérapages de l’ information sont souvent liés à la précipitation. Par ailleurs,  il comporte un paradoxe qui est la volatilité de l’ information sur Internet (en particulier permise par le « copié-collé » et par le dynamisme des sites qui se répercute sur les résultats des moteurs de recherche). En effet, sur les réseaux sociaux par exemple, « l’ info va vite ». Alors qu'en moyenne la moitié des cinq principaux sujets qui « font » l’ agenda des médias traditionnels sur une semaine type étaient déjà présents la semaine précédente, ce taux est d'à peine de 5% sur Twitter 5 , 13% sur les blogs et 9% sur la plateforme de partage vidéo YouTube, prise comme objet d’ étude par le Pew Research Center . La conséquence est que sur les 49 semaines (durée de l’ étude) , le premier sujet discuté en ligne n'a que très rarement coïncidé avec celui occupant les médias traditionnels : 13 semaines sur 49 pour les blogs, quatre (sur 29 semaines étudiées) pour Twitter, et huit dans le cas des vidéos. Internet se complète avec l’ actualité médiatique des médias de masse traditionnels, dans la mesure où les sujets diffusés en ligne ne sont pas ceux qui font leur une ; d’ ailleurs tous les réseaux sociaux ne parlent pas de la même chose.
                                                          4  Certains sites d’ information sont exempts de toute publicité, c’ est le cas pa r exemple de lemonde.fr ou de blogs.  5 Réseau social de micro-blogging, créé en 2006, qui permet d’ échanger des informations sous formes de brèves limitées à 140 caractères, accompagné ou non d’ une référence vers un article qui les approfondissent. Slogan : « Discover what’ s happening right now, anywhere in the world ». Les sujets les plus discutés sont mis en valeur par l’ indexation d’ une brève au moyen de hashtags .
Couverture médiatique des blogs et de la presse traditionnelle Alors que les plateformes communautaires et sociales comme Twitter ou encore Facebook diffusent de l’ information qui se distingue des événements des médias classiques (technologies et sciences en particulier), les blogs ont l’ agenda qui colle le mieux avec celui des médias traditionnels. Cependant, ces supports informatifs présents sur Internet se focalisent souvent sur des sujets importants et préoccupants , quand l’ agenda des médias traditionnels demeure à dominante institutionnelle et très largement centré sur les événements. Facteurs d’expansion  Internet est un vecteur esse ntiel des nouvelles technologies de l’ information et de la communication sur lequel elles s’ appuient. En effet, les périphériques numériques tels les ordinateurs , les smartphones, les PDA ou les téléphones portables dont les derniers sont équipés de technologies en mesure d’ utiliser pleinement toutes les fonctionnalités multimédia d’ Internet (sons, images, vidéos, mais aussi fils d’ actualités et messagerie), permettent désormais , au travers du nomadisme, la mobilité et l’ ubiquité du consommateur. Ainsi, alors qu’ auparavant la consommation des médias traditionnels était séparée de celle d’ Internet (les ordinateurs, seuls points d’ accès, étaient dans des chambres cloisonnées des postes de télévision et de radio, surtout écoutée en automobiles), les nouvelle s technologies s’ immiscent désormais dans ces derniers en franchissant cette frontière. Il est désormais courant de naviguer sur Internet depuis son ordinateur portable tout en regardant la télévision, ou de lire un article de presse papier alors qu’ on éco ute une web-radio depuis son téléphone mobile. De plus, l’ émergence des réseaux sociaux sur Internet et la large communauté d’ utilisateurs qui en font partie contribuent également à l’ engouement des individus pour la consommation et l’ échange d’ information sur Internet. Deux tiers des Français âgés de 15 ans et plus déclarent se connecter à Internet, pour un temps moyen passé de 10-11 heures par semaine. De plus, le lien avec Internet se consolide car plus d’ un internaute sur deux est utilisateur du web depuis plus de 5 ans.
Les services pratiques et l’ actualité restent les deux usages les plus répandus, mais on note un clivage qui apparaît selon l’ âge, car ce sont les jeunes qui sont les plus forts consommateurs de contenus blogs et vidéos en ligne, à raiso n de respectivement 64% et 60% d’ entre eux (chiffres Ipsos 2009).  Médias de masse sur Internet Economie et marché de l’Internet  Comme nous l’ avons vu, Internet permet la diffusion et la réception de contenu multimédia très diversifié. Cependant, Internet n ’ est pas un service de communication audiovisuelle mais un support de diffusion qui peut être utilisé pour véhiculer des services audiovisuels, de la télévision, de la radiodiffusion mais également du courrier électronique, des conversations téléphoniques ou des services d’ hébergement de sites, dont l’ usage principal dans le cadre de l’ étude est à des fins d’ actualités et d’ informations.  Le marché de l’ information n’ est pas un marché tout à fait comme les autres. Si les médias sont bien des entreprises  sur Internet notamment (rédactions, annonceurs, publicitaires, sociétés de référencement, etc.)  certaines étant même cotées en bourse, la « marchandise » qu’ elles proposent au public possède des caractéristiques propres et elles doivent s’ adapter à une l ogique commerciale particulière. Par définition, l’ information est une marchandise périssable, qui doit être consommée rapidement, sous peine de perdre de sa valeur. L’ enjeu en est d’ autant plus grand que l’ information sur Internet est volatile (référencem ent par les robots des moteurs de recherches très rapide, « copié-collé », etc.). Les médias de masse, c’ est -à-dire capables de toucher une large audience, sont dans les médias traditionnels généralement détenus par des grosses entreprises, des holdings, o u par l’ état ( Hachette Filipacchi, Lagardère Active, TF1, France Televisions, etc.). Bien que tous ces groupes médiatiques (de la télévision à la radio, en passant par les presses magazine et quotidienne) aient leurs vitrines sur Internet dans laquelle ils présentent une partie sinon l’ intégralité voire plus de ce qu’ ils proposent dans les médias traditionnels, l’ inverse n’ est pas toujours le cas pour les « médias de masse » dans le sens où la définition l’ entend.  C’ est par exemple le cas de sites d’ actuali tés à fortes visites comme lepost.fr , clubic ou les blogs les plus prisés sur la plateforme la plus populaire comme over-blog.com 6 , qui ne sont présents que sur Internet. Etant donné que des médias alternatifs peuvent également faire l’ objet d’ une forte au dience (nombre de visiteurs internautes), et donc être considérés comme médias de masse, il est désormais nécessaire d’ enrichir la notion de « médias de masse » pour la suite. Sauf mention explicite, on distinguera à présent comme médias de masse sur Internet également les « média-entreprises », aussi appelés « médias dominants », qui font référence à la production et à la distribution des médias de masse mais aussi en tant que propriétés financées et sources de revenus de grandes entreprises. Leurs modèles économiques suivent des impératifs capitalistes (maximisation des bénéfices pour ses investisseurs, ses actionnaires et ses annonceurs). Alors que ces médias de masse s ’ engagent dans  le marché d’ Internet dans le seul but de véhiculer des idées et donc de « vendre à perte » leur information (économiques et politiques, cf. média en
                                                          6 Source : sitedelannee.fr, 2009
tant que « 4 e pouvoir » et connivence média/ politique) outre les supports traditionnels, d’ autres ont gardé une approche purement lucrative au travers des modèles de re venus qu’ offrent Internet.  La principale source de bénéfices provient de la publicité au travers de bannières statiques ou dynamiques, et de spots vidéo. Elles sont gérées par des régies internes ( TF1 Publicité  pour son propre site Internet tf1.fr ) ou externes comme Google Adsense  par exemple. Les valorisations boursières des acteurs médias prouvent que l’ intérêt des investisseurs pour leurs stratégies est bien réel. Le chiffre d’ affaire de la presse en ligne atteint 840 millions d’ euros en début 2010, et l a part de publicité en ligne augmente de 10 à 12% par an en raison du développement de l’ « effort d’ offre » qui rendent les sites dignes d’ intérêts (étude Precepta , 2009). Dès lors, les activités en ligne de la part de ces médias de masse peuvent s’ avérer  extrêmement rentable, à raison que les coûts soient maîtrisés. Mais la publicité en ligne séduit les annonceurs car elle démontre ses avantages concurrentiels dont les principaux sont l’ audience quantifiable , la possibilité de mesurer avec précision le retour sur investissement et la maîtrise des techniques de ciblage. Alors que ce modèle économique basé sur la publicité apporte bénéfices croissants et pérennes, le marché de l’ information sur Internet n’ en est pas moins exonéré du contexte concurrentiel. Ce dernier étant notamment régi par les moteurs de recherche et les annonceurs, mais aussi par des partenariats entre différents sites (au moyen de « back links » (liens de retours) entre des articles ou des sites externes). Popularité des médias de masse L’ utilisation coordonnée et simultanée de plusieurs médias transportant un message unique vers un même public cible permet d’ en multiplier l’ impact. Il s’ agit là de la principale connotation que l’ on associe aux médias dominants, aussi appelés « mainstream media » pour reprendre le terme anglais. Par ailleurs, les médiats-entreprises qui concernent la majorité des médias dominants ont longtemps fait l’ objet de nombreuses critiques dans la mesure où lorsqu’ ils sont à même d’ être les médias dominants, ils sont manipulés par les entreprises, souvent affiliées à des grandes banques, qui les possèdent afin de satisfaire leurs propres intérêts, bien souvent politiques et économiques. Cette connivence entre les médias, la politique et le modèle libéralo-capitaliste occidental et le rôle exercé sur l’ opinion publique ont été montrés au travers de nombreux exemples et analyses. 7  Sur Internet, à l’ exception notable des vidéos, où la catégorie « amateur » est largement présente, ce sont avant tout des sujets produits par des journalistes professionnels qui alimentent les sujets en ligne. De plus, d’ après une étude américaine, plus de 99%  des sujets traités sur les blogs et les plateformes communautaires ont au préalable été traités par des médias professionnels. Pour couvrir la popularité des médias de masse sur Internet (à la fois en terme d’ utilisation et de confiance qu’ on leurs c onsacrent), toujours dominés 8 par les média-entreprises comme lemonde , l’express  ou encore liberation , nous mettrons en avant quelques données statistiques issue s d’ un
                                                          7 Je renvoie le lecteur aux nombreux travaux des analystes des médias Noam Chomsky, Robert McChesney (américains) ou encore Armand Mattelard et Hervé Coutau-Bégarie (dont son livre Les médias et la guerre , Economica, octobre 2005).  8  Selon une étude menée par le très sérieux institut américain Pew Research Center qui a eu les honneurs d'une courte dépêche AFP, 95 % des "informations nouvelles" sont produites et publiées par les médias traditionnels, quotidiens en tête. Seules 4 % des actualités proviendraient réellement des nouveaux médias de l'internet (sites d'infos "pure player", blogs, réseaux sociaux, etc.).
sondage TNS-SOFRES  réalisé en janvier 2010, sur un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l’ ensemble de la population âgée de 18 ans et plus .
 Evaluation : En général, à propos des nouvelles que vous lisez dans un journal / entendez à la radio / voyez à la télévision / Internet, est-ce que vous vous dites : Selon l’ étude, la  radio reste le média le plus crédible, Internet l’ étant le moins malgré une nette amélioration depuis 5 ans. A noter que la proportion de stations de radio « alternatives » est très faible par rapport aux grandes stations des grandes sociétés, ou gouvernementales.
Evaluation : Crédibilité des médias selon l’ âge et l’ utilisation d’ Internet  Les chiffres sont sans appels, Internet demeure le mauvais élève en termes de support médiatique, alors placé en dernière position en ce qui concerne la crédibilité.
Evaluation : De quelle(s) manière(s) vous tenez-vous au courant de l’ actualité nationale et internationale ? La télévision reste le 1er canal d’ information, devant la radio, la presse écrite et en dernière position encore une fois, Internet. Les Américains sont cependant plus ouverts à l’ information sur Internet,
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