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chatea - Château de Versailles Spectacles

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chatea - Château de Versailles Spectacles

Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
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L E S G R A N D S C O N C E R T S  D E V E R S A I L L E S
OPÉRA ROYAL Les Grands Concer
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C’est la musique qui donne à Versailles son âme, sa vie, sa respiration. Dès la décision de Louis XIV de transformer le château de son père en une vaste demeure royale qui devint bientôt le centre du pouvoir monarchique pour plus d’un siècle, elle est présente en tous lieux. Les différents corps de musique du roi s’y installent : la grande écurie, la chambre et la chapelle y connurent leur maturité. Lully et Lalande portent la Tragédie Lyrique et le Grand Motet à leur apogée, mais les chefs d’œuvre de Marais, Campra, Mondonville, Rameau, Leclair, Gossec, Grétry, entre autres, marquent la place unique en Europe de cette « Cour en Musique » que fut Versailles. Depuis 20 ans, le Centre de Musique Baroque de Versailles s’emploie à faire revivre ces compositions, et a permis la redécouverte par le grand public de partitions essentielles de l’histoire de la musique.  Mais Versailles fut également le lieu de découverte de nombreuses musiques étrangères, qui influencèrent la production française : la musique italienne fut très présente dès l’origine, Rossi et Cavalli précédèrent même la création de l’opéra « à la française » par leur compatriote Lully. C’est le Stabat Mater de Pergolèse que Louis XVI faisait donner chaque Semaine Sainte à la Chapelle Royale. Marie Josèphe de Saxe fit venir des compositeurs allemands, notamment Hasse, mais c’est évidemment le goût de Marie Antoinette qui reste le plus déterminant : son maître viennois Gluck perça à Paris grâce à elle, et ses protégés italiens Piccini et Sacchini s’imposèrent à leur tour, alors que Mozart refusa le poste d’organiste de la Chapelle Royale.
Au delà de la monarchie elle même, le château, devenu musée et symbole national, accueillit à nouveau les grands noms de la musique de Berlioz à Pierre Boulez, donnant toujours place à la création.  C’est pourquoi, parallèlement aux missions spécifiques remplies par le Centre de Musique Baroque de Versailles chaque automne, j’ai souhaité que Château de Versailles Spectacles mette en place une programmation musicale complémentaire, diversifiée et s’attachant à faire vivre à Versailles les musiques de toutes les époques et de toutes les origines, en invitant les interprètes les plus prestigieux. Cette programmation se déroulant dans les espaces du château s’est inaugurée avec la réouverture de l’Opéra Royal, à l’automne 2009.  C’est en quelque sorte une première : après sa fondation en 1770, l’Opéra Royal ne fut utilisé pleinement que durant quelques années, puis laissé de côté car trop coûteux d’exploitation. La Révolution, Versailles abandonné par le pouvoir, puis le Musée de l’Histoire de France de Louis Philippe ne donnèrent pas l’occasion d’une programmation régulière, malgré quelques concerts historiques. La transformation en salle de réunion du Sénat empêcha toute exploitation de spectacle, et après les travaux de restauration achevés en 1957, l’opéra ne fut réutilisé que ponctuellement. Depuis une vingtaine d’années, le Centre de Musique Baroque de Versailles et l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles se sont attachés à présenter quelques spectacles de qualité dans cette salle. Vient désormais le temps d y proposer au public une programmation régulière, et c’est, sans aucun doute, le plus bel hommage aux vœux de Louis XIV et de ses successeurs.  Par ailleurs, lété 2011 sera marqué par un festival exceptionnel : « Venise Vivaldi Versailles », véritable fête royale dans le Château et le Parc, en partenariat avec Naïve. Pour se faire une idée des éphémères « Plaisirs de l’Ile Enchantée »... Versailles n’est pas hors du temps : ce foyer incomparable de création depuis quatre siècles, au rayonnement mondial exceptionnel, doit reprendre un rôle majeur dans la vie artistique de son époque. Versailles est au cœur du temps. JEAN-JACQUES AILLAGON Ancien ministre Président de Château de Versailles Spectacles Président de l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles 
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Vous avez été très nombreux, en cette année de réouverture de l’Opéra Royal, à en avoir franchi le seuil avec émotion. Cette « saison de rodage » a révélé bien des richesses : une acoustique magnifique, un cadre somptueux, des artistes et des œuvres marquantes ont fait revivre l’Opéra du Château de Versailles. Les faiblesses de la salle ont été révélées également, et il a fallu le temps de les résoudre. Le confort du spectateur est amélioré pour cette nouvelle saison : visibilité augmentée pour les places de l’amphithéâtre par rehausse des sièges ; l’assise des banquettes est modifiée en relevant les dossiers jusqu’ici trop bas. Des sanitaires complémentaires sont en construction : en attendant leur disponibilité, des commodités sont proposées à l’entrée du Pavillon Gabriel. Le chauffage est enfin maitrisé, limitant les accès de chaud ou de froid.  Quant à la programmation, elle tient compte de la demande du public : l’excellence, le lyrique et la voix sont ainsi au cœur du projet artistique, avec 8 spectacles d’opéra totalisant 23 représentations, et la présence de chanteurs de premier plan en récital.  Duos d’opéras baroques pour Purcell ( Didon et Enée magnifié par Isabelle Druet – Victoire de la musique, et King Arthur emporté par le tourbillon de Niquet et de Shirley et Dino) et pour Haendel (Rinaldo poétique et à l’ancienne venant de Prague, Jules César servi par Christophe Dumaux et Jean Claude Malgoire). Et une perle à découvrir : Le Couronnement de Poppée de Monteverdi.  Deux incursions dans le 19ème siècle : l’étonnant Médecin Malgré lui de Gounod, et l’immortel Orphée aux Enfers d’Offenbach venant du Festival d’Aix en Provence.  Les grandes voix de la scène internationale : Natalie Dessay, Laurent Naouri, Vivica Genaux, Stéphanie d’Oustrac, Luca Lombardo. Et Julia Migenes chantant Schubert.  La danse et le théâtre sont à nouveau présents, avec les incontournables Ballet de l’Opéra de Lyon, Comédie Française, Bolchoï et Ballet Preljocaj.  Trois chefs d’œuvre baroques sacrés viennent célébrer le Tricentenaire de la Chapelle Royale (1710-2010) : Les Vêpres de Monteverdi (1610) dont c’est le quatrième centenaire, servies avec la splendeur du Monteverdi Choir dirigé par Gardiner ; l’Oratorio de Noël de Bach (1734) et le Messie de Haendel (1742) couplés pour Noël.  
Enfin trois hommages prestigieux à Versailles et son histoire : Jordi Savall s’attache pour la première fois aux riches Suites d’Orchestre des Opéras de Rameau ; le Chœur Accentus emplit la Chapelle Royale du Requiem à la Mémoire de Louis XVI de Chérubini, au jour anniversaire de sa mort ; et pour conclure William Christie et Jean Marie Villégier redonnent vie à leur mythique « Atys » de Lully : « L’opéra du Roi » à l’Opéra Royal… dans le cadre de « Venise Vivaldi Versailles ».  « Venise Vivaldi Versailles » : cet événement exceptionnel monté en partenariat avec Naïve, qui a lancé depuis une décennie l’enregistrement intégral des œuvres de Vivaldi, mettra en lien trois des splendeurs du baroque européen. Venise la Sérénissime, Vivaldi compositeur de génie, et Versailles le palais mythique créé par Louis XIV et les meilleurs artistes de son temps. Venise influença évidemment Versailles, le « Grand Canal » et la « Petite Venise » en témoignent, mais aussi le magistral Veronèse du Salon d’Hercule offert au souverain français par le Doge…et bien évidemment les miroirs de la Galerie des Glaces. Vivaldi, sans être venu en France, y fut joué, composa en hommage à Louis XV, et reste le compositeur baroque le plus illustre : la richesse et l’exubérance de ses œuvres sont en parfaite adéquation avec Versailles.  Pour les trois semaines du début de l’été, les plus grandes stars vivaldiennes se donnent rendez-vous à Versailles : la marraine en sera Cecilia Bartoli, qui y crée et filme un nouveau récital Vivaldi avec la complicité de Jean Christophe Spinosi. Puis Jordi Savall, Rinaldo Alessandrini, Fabio Biondi et Philippe Jaroussky défendent leurs œuvres de prédilection à l’Opéra Royal, à la Galerie des Glaces et à la Chapelle Royale. Casanova et Don Giovanni revivent avec John Malkovitch, « Atys » redonne à l’Opéra Royal sa plus belle destination. Et pour que la fête soit à la conquête de tout le château, des Fêtes Vénitiennes revivent sur le Grand Canal, avec gondoles parées et feux d’artifice, et chaque samedi l’Orangerie accueille un Carnaval Vénitien, qui fut la source de tous les bals parés et costumés de Versailles. Dans la droite ligne des fêtes somptueuses imaginées par Louis XIV, Versailles accueille Vivaldi et Venise pour des soirées inoubliables.
LAURENT BRUNNER Directeur de Château de Versailles Spectacles
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