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La revue de presse &

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La revue de presse &

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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La revue de presse
15 avril 2010 Riot Grrrlz Festival #2
28 novembre 2009 Paris Burlesque Festival
La télé des Filles de Joie
15 février 2010 Juliette Dragon
2 novembre 2009 Paris Burlesque Festival
Novembre 2009 Paris Burlesque Festival
13 septembre 2009 L’école des Filles de Joie
8 septembre 2009 Juliette Dragon
19 mars 2009 Juliette Dragon
La télé des Filles de Joie (suite)
5 avril 2009 Reportage Ecole des Filles de Joie
18 janvier 2009 Juliette Dragon
23 mars 2009 Juliette Dragon et les Filles de Joie
 
 
 
23 juillet 2010  
Rodez. Denys-PuechLes 100 ans, un bilan réjouissant !
Le centième anniversaire du 17 juillet 2010 n’a rien eu à envier au 17 juillet 1910 ! Ce fut une belle et grande fête, un moment convivial qui clôtura avec bonheur cette journée particulière du passage du Tour de France !De 18 h 30 à 2 h du matin, près de 2 000 personnes sont venues découvrir les spectacles et, bien entendu, le musée et ses collections. Après avoir dégusté l’incroyable gâteau d’anniversaire, le public a pu se régaler devant l’exceptionnelle Mme Raymonde, avant de retourner guincher sur le parvis en compagnie des détonants musiciens du p’tit vélo. Malgré la fraîcheur de la nuit tombée, les plus motivés ont pu apprécier le cabaret des filles de joie avant de continuer la soirée en dansant sur les rythmes endiablés des dj’s Crew-Pions. Un grand merci à tous les participants ! Et longue vie au musée Denys-Puech.
7 juillet 2010 «Tournée» : la critique de Juliette Dragon
Parmi les personnages du film, on retrouve Mimi Le Meaux, qui était à l’affiche du premier Paris Bulesque Festival, en octobre 2009. À l’occasion de la sortie du dernier film de Mathieu Amalric, Tournée, récompensé à Cannes pour la mise en scène, le75020.fr a demandé à Juliette Dragon, fondatrice du Cabaret des Filles de Joies et danseuse de New Burlesque, ce qu’elle en a pensé.
Tournée retrace l’épopée d’une troupe américaine de New Burlesque, se produisant dans plusieurs villes en France. Quelles ont été vos premières impressions sur le film ? Je l’ai trouvé à la fois réaliste et triste. Réaliste, parce que Mathieu Amalric montre bien ce qu’est le New Burlesque. Un spectacle de femmes pour les femmes. C’est un visage de la féminité qu’on avait oublié, un visage explosif et éclatant. Mais nous ne sommes pas pour autant des objets sexuels. On est pas là pour te faire bander. M. Amalric le montre bien dans son film. Le côté triste on le ressent avec le personnage de Mimi Le Meaux. Elle se rend compte qu’elle vieillit et qu’elle ne veut pas faire du strip-tease toute sa vie. Mais aussi avec le producteur de la troupe, Joachim Zand, joué par Mathieu Amalric. Dans le film c’est un loser, que je ne trouve pas particulièrement sympathique. C’est dommage qu’il ait choisi un ton mélancolique, alors qu’il aurait pu prendre un parti plus second degré.
Vous êtes-vous retrouvée dans le film ? Oui. Sur la galère de trouver des salles dans Paris, sur les spectacles, qui existent réellement. Par exemple, la scène où les femmes fabriquent les dernières retouches sur leurs costumes dans le train… Tout ça on connaît. Mais aussi sur leur rap-port à leurs propres corps. Mimi le Meaux dit très justement dans le film : « il faut du temps pour aimer son corps. » Et puis, ce sont des femmes que je connais. J’ai eu la chance de les voir sur scène à Nantes où elles étaient en résidence. J’ai rencontré entre autres Kitten on the Keys et Dirty Martini, qui sont deux bombes sur scène. Ce sont toutes les deux des artistes confirmées dans leur domaines : Kitten on the Keys dans le chant et le piano, et Dirty Martini dans la danse classique. Mimi Le Meaux, elle n’a pas tous ça, mais elle a un charisme hors norme. Elle a un sourire qui ferait quitter père et mère. Finalement, on voit bien avec elle, que la technique n’est que 30% du travail de la scène. Les 70% autres c’est le charisme et la générosité.
Mais je n’ai pas trouvé le rôle du producteur très crédible. On ne le voit pratiquement pas faire son travail de producteur et pourtant il arrive à remplir les salles. On ne voit pas aussi le rapport de la troupe avec son public. On ne comprend pas trop bien aussi où Mathieu Amalric veut en venir. Certains passages relèvent du docu-fiction et d’autres sont surréalistes. On est un peu entre deux eaux.
Une dernière recommandation ? C’est un film qu’il faut aller voir, parce qu’il représente bien ce qu’est le New Burlesque et ça fait du bien en temps de crise. J’espère que ce film suscitera l’intérêt des gens à venir voir des spectacles live. M. Guillon - Photos © Le Pacte; F. Reunier
30 juin 2010
Le Burlesque est de retour
CULTURE - Le nouveau film de Mathieu Amalric, «Tournée», lui fait honneur...
Un besoin de «rugir contre les corps qu’on nous inflige et qu’on nous demande d’avoir»: c’est ce qu’a senti Mathieu Amalric chez les artistes du néo-burlesque, et c’est ce qu’il a décidé de filmer dans Tournée, sorti ce mercredi, et lauréat du prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes.  Le new burlesque, c’est le burlesque des années 50 revu dans les années 90: une maîtrise de l’effeuillage chez des femmes qui assument leurs rondeurs, leur corps qui ne ressemblent pas aux couvertures de Glamour et de Cosmopolitan. Tant mieux pour elles. Tant mieux aussi pour les autres, car ce mouvement artistique fait des émules. A Paris, les salles de concert, les écoles s’en emparent. Au cinéma, Tournée donc, mais bientôt aussi Bur -lesque (avec Cher et Christina Aguilera).  Une histoire d’époque
En 2008, la danseuse burlesque, icône du genre, et féministe Juliette Dragon vient trouver l’établissement parisien la Bellevilloise, pour leur proposer de travailler ensemble. «Elle nous a exposé le burlesque comme une manière de permettre aux femmes de s’assumer complètement» explique Philippe Jupin, directeur associé du lieu et programmateur. Une volonté engagée et volontaire à l’époque où faire 45 kilos est un poil trop pour une fille. «Sa démarche pour aller vers la réalité, vers la vraie vie dans ses spectacles», mais tout en restant dans le fantasme et l’onirique, a séduit Philippe Jupin.  Depuis, un festival de burlesque a été créé, et des cours de new-burlesque sont dispensés. Des femmes de tous âges et de toutes professions viennent s’amuser, apprendre à danser sensuellement sans se prendre au sérieux, à se maquiller comme des pin-up, à se déshabiller de manière sexy.  Le burlesque se développe aussi à Paris alors que l’on dit que «Paris n’est plus une fête» : la Bellevilloise donc, mais aussi le Moulin Rouge, la Java ou le Crazy Horse (qui a acceuilli Dita Von Teese) s’en emparent. «C’est un espace de liberté selon Philippe Jupin. On manque de sensualité dans nos espaces musicaux et le burlesque leur en redonne. Avant il y avait des grosses soirées dans Paris, il n’y en a plus tant que ça, et le new-burlesque redonne un peu de mouvement.»  Initiés  Le phénomène a beau grossir, le public reste cantonné à un réseau de connaisseurs, d’amateurs. «Cela fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille, et le monde du burlesque fait sa com’ sur la toile.» Certains profanes se retrouvent un peu par hasard dans cette ambiance cabaret en pensant trouver du Pigalle. Et ce sont Juliette Dragon, Mimi de Montmartre, Lady Bird, ou Louise De Ville qui leur font face. Mais avec la sortie de Tournée et de Burlesque en salles, la notoriété devrait prendre définitivement.
Charlotte Pudlowski
22 juin 2010
Le Néo-Burlesque s’épanouit à Paris
Avec le Néo-burlesque, les femmes assument leur statut d’icônes et se réappropprient leur image et leur puis-sance physique avec l’art de l’effeuillage. À Paris, les écoles fleurissent, et les salles de spectacles burlesque affichent complet. Revue de détails et histoire d’un art qui fait tourner les têtes de plaisir.
Aujourd’hui, Paris accueille de plus en plus de spectacles qui se revendiquent de l’héritage burlesque, en plus des nombreux cours destinés aux curieuses venues découvrir les astuces de cette pratique artistique. Le choix est pluriel, diversifié et souvent de qualité. Parmi les figures incontournables du genre, on compte Lady Flo, directrice artistique du Paname Burlesque show et des Apéros du Moulin Rouge, qui voit dans le néo-burlesque «un genre de spectacle dont le clou est un effeuillage chorégraphié faisant de la femme une icône sur scène».
Une pratique artistique née en temps de crise économique Né aux Etats-Unis après la crise de 29, ce courant artistique prend son envol vers 1950 avec Betty Page, Tempest Storm et l’ascension du rock’n’roll. Mais quelques années plus tard, l’érotisme se banalise et le burlesque est marginalisé. Il faut attendre les années 90 pour qu’il revienne sur le devant de la scène. Ce revival du burlesque, communément appelé le «néo-burlesque», doit sa résurrection à un mouvement lesbien avec les filles déjantées des Velvet Hammer, et à l’émergence de personnages aussi glamour que Dita Von Teese et Dirty Martini.
Le talon-aiguille comme acte de résistance Autant de pin-up tatouées qui puisent leur force créatrice dans l’exhibition de leur forme, dans une imperfection assumée du corps, dans la mise en scène de leur nudité, dans une féminité outrancière et dans cette douce rage d’abattre les diktats de la mode. Les danseuses burlesques, en se jouant du machisme dans la bonne humeur, déploient un féminisme insolent. Le soutien-gorge devient une nouvelle forme de pouvoir, l’accessoirisation de la féminité, un fétichisme des temps modernes. «Porter des talons-aiguilles, c’est un acte de résistance. Rien à voir avec le mythe de la femme-objet», déclare haut et fort Louise de Ville, performeuse lesbienne qui se plaît à détourner les archétypes féminins. Elle propose des show engagés lors de soirées lesbiennes, mixtes ou branchées, en posant des questions sur le genre et la sexualité et vient de jouer, dimanche dernier, la première de son spectacle “Betty speaks”. Citons encore les filles de joie, chapotées par la désormais incontournable Juliette Dragon. Deux fois par mois, ces femmes délicieusement mutines se représentent sur la scène de la Bellevilloise, quand ce n’est pas d’autres cabarets parisiens réputés, offrant à qui veut les dévorer (des yeux), des spectacles chorégraphiés qui rivalisent toujours plus d’inventivité, de provocation et de satire sociale.
Les salles ne désemplissent pas Depuis la création de ces nombreux spectacles, les salles ne désemplissent pas. Et pour cause, ces spectacles font rêver le public. Morose face à la crise, il vient là se changer les idées et s’émerveiller devant des fantasmes vivants. «A chaque fin de représentation, le public – que ce soit des hétéros, des gays, des lesbiennes ou des trans – vient nous voir, fasciné par cette explosion joyeuse de liberté», explique Elvira de Bord, danseuse burlesque pour les Cabarets des filles de joie, ouvertement lesbienne et ravie de l’être. «Les filles sont plus belles les unes que les autres, dans leurs costumes clinquants», fait-elle remarquer. Et, en effet, comment ne pas voir dans le néo-burlesque une apologie du corps de la femme ? Mieux : un amour des femmes, voué à celles qui débordent d’érotisme et échauffent les esprits d’un simple dénuement du poignet… «Le burlesque est fait par les femmes pour les femmes !», clame l’une des six performeuses filmées par Mathieu Amalric dans son dernier film, Tournée. Puissante grâce au désir de l’autre, la femme devient une guerrière, belle, menaçante. Et quelque part, invulnérable. Cécile Strouk - Photo © Mélanie Bert
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