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La Toscane, un certain art de vivre Film de Maximilien Dauber Tout le monde sait que la Toscane est le berceau de la Renaissance. Une époque, inscrite avec d'autres, dans le paysage toscan qui égraine avec talent son chapelet de bourgs protégés et de villages fortifiés dont les architectures ne doivent rien au hasard. Ici, l'homme s'est taillé un paysage sur mesure qui a inspiré les plus grands peintres, de Giotto à Botticelli, de Vinci à MichelAnge. Existetil un endroit au monde où l'art et la nature, dans leurs plus belles définitions, vous prennent ainsi par la main et par le cœur ? C'est à l'ombre des vignes, des cyprès et des oliviers gorgés de soleil que l’art de vivre en Toscane prend vraiment tout son sens. Une belle occasion pour nous d'emprunter au fil des saisons les nombreux chemins de traverse qui, du nord au sud, sans oublier le front de mer, permettent d’aborder une Toscane, par endroits, encore bien secrète. Deux ou trois choses qu’on sait d’elle ..... La Toscane est composée de dix provinces qui portent chacune le nom de la ville locale la plus représentative. Il en est ainsi de Firenze ( Florence ), de Massa Carrara, de Lucca ( Lucques ), de Pistoia, de Prato, de Livorno ( Livourne ), de Pisa ( Pise ), d’Arrezo, de Siena ( Sienne ) et de Grosseto.
Pour la petite histoire, il faut préciser que 287 communes se partagent également la Toscane, un territoire de 22.997 km carré ce qui représente à peine 7,6% de l’Italie. Quand j’écris “ pour la petite histoire “, je devrais être plus prudent. Les toscans et les italiens en général sont assez sourcilleux à ce sujet. En Italie, on appartient d’abord à sa famille, puis à son quartier qui se résume le plus souventà la commune où l’on est né. L’appartenence à la proche grande ville est déjà plus aléatoire et celle liée à la région ne se manifestera qu’aux grandes occasions. Audelà, c’estàdire au niveau national, ce sentiment ne s’exprimera qu’à l’occasion des matches de foot internationaux, des courses cyclistes renommées ou des représentations du pays lors de grandes manifestations européennes ou mondiales. Pour le reste, et d’instinct, l’italien se méfie du pouvoir central duquel il garde ses distances. Cette nation, il est vrai, tel que nous la connaissons aujourd’hui, ne remonte qu’à 1870. A la réflexion, l’Italie en tant qu’Etat est un république encore jeune composée de régions disparates tant sur le plan économique que linguistique et qui se replient sur ellesmêmes dès que le pouvoir étatique tente de s’immiscer dans le mode de vie local. En somme, l’Italien est très fier de l’Italie hors de chez lui mais dès qu’il est au pays, sa fierté ne débordera pas les frontières du village ou de la vallée où il est né. L’histoire qui n’est jamais en reste en Italie explique en partie ce sentiment “communal” et chaque occasion est bonne pour un toscan, par exemple, de remettre une bataille ou un fait de guerre sur le tapis. En Toscane, les Siennois ont à coeur de vous rappeler la bataille de Montaperti, en 1260, où ils firent subir aux florentins une cuisante défaite. Ce qui n’empêchera pas d’annexer quelque temps plus tard la région de Sienne au duché de Toscane. Mais cela est une autre histoire. PRESENTATION Points forts:  Les marbres de Carrare  Les régions de Lucca et de Pise par campagnes et jardins  Les villages fortifiées du Val d’Elsa  Les paysages du Chianti  La fête du Palio à Sienne  La Toscane sauvage au coeur de la Maremme  La montagne des Etrusques et le Val d’Orcia  Les villas des Médicis  Florence, le berceau de la Renaissance Un peu de géographie ... La Toscane est bordée au Nord et à l’Est par le rideau des Apennins dont les ramifications peu élevées s’étirent dans un paysage sillonné de vallées fertiles et caractérisé plus au centre par la houle verte des nombreuses collines emmitouflées les brumeuses écharpes du matin. Toujours au Nord mais plus à l’Ouest, une autre barrière montagneuse protège la Toscane. Ce sont les Alpes Apuanes dont les flancs regorgent du précieux marbre de Carrare dans lequel les plus grands artistes ont creusé depuis la nuit des temps leurs plus belles inspirations. Plein Ouest, une mer au nom d’origine étrusque et ses trois cents kilomètres de plages infréquentables en été où se déversent le temps des vacances les smalas de touristes envahissantes. Hors saison, la côte moins engorgée permet alors d’apprécier l’architecture Art déco des villes portuaires qui bordent la mer Tyrrhénienne où flottent quelques belles îles protégées dont celle d’Elbe d’où Napoléon s’est évadé. Et tout au bout, la Maremme, une région sauvage qui cadenasse la Toscane méridionale.
Une Camargue locale, en quelque sorte, peuplée de " gauchos " qui suivent au fil du vent leurs troupeaux aux cornes élancées. Dos à cette façade maritime et portant le regard vers l’intérieur des terres, on découvre les vallées moutonnées qui caractérisent la Toscane. Pour le visiteur commence alors une longue chevauchée exploratoire des crêtes et des chemins tortueux qui conduisent toujours vers un village médiéval fortifié dont le coeur est ramassé autour d’une chapelle ou d’une église contenant quelques chefsd’œuvre d’art roman ou de la Renaissance. Ces paysages couverts de vignes, de cyprès et d’oliviers arrosés de nombreux cours d’eau comme celui de l’Arno qui mouille Florence sont l’idyllique décor où les Toscans ont développé au fil des siècles un art de vivre à nul autre pareil. Un peu d’histoire... Ville de l’Empire romain germanique, Florence s’émancipera au cours du XII ième siècle de la tutelle impériale et se donnera les moyens d’asseoir les premières institutions de sa future commune qui, en élargissant le pouvoir démocratique et populaire local, seront les bases constitutionnelles de la République de Florence. Prendre lalibertasdeviendra le maître mot, prendre la liberté de se gouverner soimême et ainsi être concerné par cet idéal et les prises de conscience humanistes que cela implique. Estce un hasard si la patrie de lalibertas seraaussi celle des hommes d’affaires les plus dynamiques de l’Occident, les fameux Médicis mais aussi et surtout des plus grands humanistes et géniaux artistes comme Giotto, Fra Angelico, De Vinci, MichelAnge ou Botticelli ? Nés au XIV ième siècle, l’idéal républicain et ses institutions tiendront plus de deux cents ans avant de se dégrader et de tendre à nouveau vers un pouvoir seigneurial sous Laurent de Médicis. Cet âge d’or verra naître presque naturellement dans ses murs la Renaissance dont les Lumières illumineront l’art européen d’un jour définitivement nouveau. Les foyers artistiques de Toscane et de Florence en particulier occuperont une place exceptionnelle en Europe. Rares seront les villes qui concentreront une telle activité créatrice et un tel foisonnement d’illustres artistes établis tantôt à Pise, à Sienne ou à Florence. Audelà des faits historiques et des agissements politiques souvent complexes à démêler, seul compte cet héritage artistique que ces grands hommes de la Renaissance nous ont légué. Un peu d’art ... Marcel Brion écrit : “qu’il est évident que ce décor de montagnes mesurées, d’agréables vallées, d’harmonieuses combinaisons de forêts, de plaines, de vignobles, constitue à lui seul déjà une sorte de création parfaite. Les vertes ondulations du Val d’Elsa, les courbes des collines qui entourent Florence sont en ellesmêmes des actes de beauté, et celuilà ne comprendra jamais rien à l’art toscan qui ne pénétrera son identité absolue avec le paysage de ce pays.”
Biographie du réalisateur Maximilien Dauber Cinéaste spécialisé dans le documentaire saharien. Il étudie l’univers Peul et accumule sur les nomades du Sahara des films, des photographies, des enregistrements et des observations ethnographiques. Il signe la réalisation en Algérie, au Niger et au Mali de films documentaires sous le titre générique de “ Mémoires sahariennes ”. Il participe aux tournages de “ Bornéo ” de Douchan Gersi et des “ Antilles ” de Jean Raspail, avant de réaliser un long métrage au Niger (7879) sur les Peuls Bororos diffusé par voie de conférences et d’émissions télévisées internationales. De 1980 à 1989, il se consacre à l’étude des nomades du Turkestan chinois et réalise un long métrage sur les “ Routes de la Soie ”. Peu après, Maximilien Dauber part en Egypte, au Soudan, en Afrique orientale et centrale où il fixe sur pellicule la vie des explorateurs du continent africain dans un film intitulé “ La légende du Nil ”. En 1995, il tourne en Nubie soudanaise un court métrage sur le professeur Théodore Monod. En 1996, il organise et filme une recherche botanique, celle d’une fleur appelée la “ Monodiella flexuosa ” dans le massif du Tibesti en Libye et au Tchad, toujours avec Théodore Monod. Un an plus tard, il monte une nouvelle expédition dans l’Ennedi, au Tchad, à la recherche de l’introuvable fleur du célèbre savant. La troisième expédition dans le Tassili n’Ajjer, en Algérie, prévue en 99 pour compléter cette " trilogie du Graal ", est reportée pour cause d’hospitalisation du Professeur. En 1999, en attendant l’hypothétique rétablissement de Théodore Monod, Maximilien Dauber s’attache à la réalisation d’un long métrage aérien, terrestre et sousmarin, en Egypte ainsi qu’à celle d’un film artistique sur la capitale de l’Europe, au titreévocateur de “ Bruxelles, … ma belle ”. En 2000, Théodore Monod, ce grand prophète du désert nous quitte définitivement. Sa disparition met un terme à la dernière grande aventure de ce savant humaniste et de sa quête du Graal botanique résumée dans un documentaire qui verra le jour sur France 3, et ailleurs dans le monde, en 2007. Avec Emmanuel Braquet et Guy Millier, il filme les îles vénitiennes et ses derniers artisans sur un ton passéiste qui sied à la plus romantique des cités. Mais l’Egypte, sa terre de prédilection, le pousse à tourner un nouveau documentaire sur l’histoire des couleurs qui, on l’oublie trop souvent, recouvraient les sites et temples antiques. Grâce au concours de Sydney H.Aufrère, éminent égyptologue, il oeuvre avec Martine Noblet, à la confection et à l’illustration d’un ouvrage sur les grandes interrogations que le public se pose inlassablement sur les " mystères " de l’Egypte. C’est encore avec le Professeur Aufrère qui en signe le texte qu’il travaille à l’illustration d’un beau livre sur le monde égyptien. Actuellement, il réalise un documentaire sur la Toscane qui comble, audelà de ses espérances, sa soif de curiosité culturelle et gustative. Ouvrages Le Sahara des Peuls ( Ed.Vilo, Paris, 1982 ) Nomades du Sahara ( Presses de la Cité, Paris, 1983 ) Les Routes de Chine ( Ed.A.Barthélemy, Avignon, 1990 ) Les Carnets de route de Tintin ( En collaboration – Collection 10 albums – Casterman, Tournai, 1991 à 1993 ) Egypte, vie d’un village au bord du Nil ( Ed.A.Barthélemy, Avignon, 1994 ) Carnets d’Egypte ( En collaboration avec Yers Keller, Ed.A.Barthélemy, Avignon, 2003 ) L’Egypte en question ( En collaboration avec Sydney.H.Aufrère, Ed.A.Barthélemy, Avignon, 2006 )