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Panamarenko et l'art contemporain. L'œuvre singulière, on pourrait ...

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Panamarenko et l'art contemporain. L'œuvre singulière, on pourrait ...

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Panamarenko et l’art contemporain.
L’oeuvre singulière, on pourrait même dire solitaire, de
Panamarenko navigue dans le panorama quarantenaire de l’art
contemporain. Par un effet de coïncidences, remarquons que l’art
contemporain et la production de l’anversois commencent quasiment
simultanément.
Nous voici au début des années 1960, le regard braqué sur ce qui se
passe aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Cela nous
permet d’emblée d’attester le lien incassable entre l’art et la
prospérité économique. A cette époque l’économie se porte tellement
bien, qu’on parle de « boom ». L’euphorie des Européens et de leurs
alliés suite aux ravages de la seconde guerre mondiale, se marque aussi par un « baby boom ».
Pourtant, il s’agit d’une Europe réduite, s’arrêtant au
rideau de fer qui la divise en deux blocs politiques opposés,
entretenant une guerre dite « froide ». [Quelques artistes
émigreront clandestinement des pays sous l’emprise soviétique
ainsi que des pays méditerranéens où règnent des dictateurs
militaires, afin d’exprimer librement leurs idées.]
C’est précisément à cette époque-là aussi que certains
pays européens doivent rendre l’indépendance aux pays
d’outremer qu’ils avaient colonisés, et inventer de nouveaux rapports avec le monde. En
Amérique du Nord tout ne baigne pas dans l’harmonie et la tranquillité. Les Noirs doivent se
battre pour acquérir leurs droits et leur visibilité. Les femmes se réveillent, se rebellent et
s’émancipent. Deux présidents se font assassiner. Des dictatures sont soutenues par des
politiciens en place. Des guerres, dont la plus connue est celle du Viêt-nam, sont maintenues,
même contre la volonté des citoyens.
A cette époque, les connaissances
sont de plus en plus accessibles et
matériellement, les jeunes possèdent plus
que jamais. Pourtant,
pour être heureux, ils
refusent le mode de vie strict et tout tracé de
leurs parents. Ils sillonnent leur pays en tous
sens, se rassemblent lors de grands
évènements musicaux pop et rock. Ils
expérimentent les drogues douces, dures et
de synthèse, qui produisent des ouvertures
d’esprit extraordinaires mais qui plongent
aussi un nombre invraisemblable de
personnes dans la misère, la corruption, la
folie, si pas la mort. Cette génération
semble lâcher les freins. Elle se libère
sexuellement, se passionne pour les
pensées inspirant la sagesse, venues
d’extrême Orient comme le Bouddhisme
Zen ou l’Hindouisme, tandis que la
Panamarenko,
képi
,
1966-7, Deweer Art
Gallery
Panamarenko,
Souliers
magnétiques
, 1966-7,
Deweer Art Gallery
Panamarenko et Hugo Heyrman, exposition à
Anvers, Wide White Space Gallery, 1996-7