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Tableau pointillisme

De
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Le Cirque est un tableau de Georges Seurat peint en 1890 et actuellement exposé au musée d’Orsay.

Publié par :
Ajouté le : 12 mai 2014
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Le cirque
(Huilesurtoile,1891,1,855x1,525m)deGeorgesSeurat
XIXè


Le contexte : « le néo- impressionnisme » ou « le pointillisme »:
Georges Seurat, peintre français, est le chef de file du néo- impressionnisme.

Ce mouvement se situe dans le prolongement de l’impressionnisme. Il rationnalise la
démarche instinctive et spontanée des impressionnistes en lui substituant une démarche
scientifique et intellectuelle.
Les néo- impressionnistes appliquent la théorie des mélanges optiques et des contrastes
simultanés inspirés du chimiste Michel Eugène Chevreul :

Le mélange optique :
Traditionnellement, certaines couleurs sont obtenues en mélangeant deux à deux les couleurs
pures. Ainsi en mélangeant du bleu et du rouge par exemple, on obtient du violet. Mais ce
mélange entraine irrémédiablement une perte de luminosité. C’est pourquoi, les
impressionnistes puis les néo- impressionnistes ont recherché un autre procédé de mélange des
couleurs sans perte de luminosité. La solution retenue est le mélange optique des couleurs : au
lieu de mélanger les couleurs sur la palette, on les juxtapose par petites touches sur la
toile. En prenant du recul, les touches et les couleurs se « mélangent dans l’œil » et on
obtient ainsi des couleurs plus lumineuses. (Dire aux élèves que l’écran du téléviseur fonctionne à peu près
sur les mêmes principes)

Le contraste simultané :
Le contraste simultané est un phénomène optique qui est lié au fait que notre cerveau, pour une
couleur donnée, appelle toujours simultanément sa complémentaire. Ainsi, quand une couleur
neutre comme le gris, est placée à côté d’une couleur pure, le gris se teinte de la couleur
complémentaire de cette dernière.
Concrètement, en plaçant du gris à côté du jaune, le gris « se teinte » en violet, sa
complémentaire. Ce phénomène se produit également entre 2 couleurs pures. Chacune des 2
couleurs va « teinter » l’autre de sa complémentaire. De fait, en juxtaposant 2 couleurs
complémentaires ou « presque complémentaires », on obtient un renforcement mutuel : un bleu
placé à proximité d’un orangé paraitra plus bleu, de même un orange placé à côté d’un bleuté
paraitra plus intense. Par ailleurs, l’effet de contraste simultané produit une stimulation visuelle
qui fait vibrer les couleurs. Le tableau :

Le Cirque est un tableau de Georges Seurat peint en 1890 et actuellement exposé au musée
d’Orsay. Cette œuvre, bien qu’elle soit restée inachevée suite au décès brutal du peintre,
présente l’intérêt d’être une synthèse des recherches picturales du peintre.

Le thème du « cirque » s’inscrit dans une tradition qui va de Daumier à Picasso en passant
notamment par Degas et Toulouse- Lautrec, et témoigne de l’engouement pour ce
divertissement. En effet, né à Londres à la fin du XVIIIe siècle, le cirque connait dans les
années 1890 son plus grand succès à Paris. On allait au cirque un peu comme on va au cinéma
aujourd’hui !
Seurat s’était déjà intéressé à l’univers des saltimbanques (Parade de cirque, 1888 et Chahut).
S’il revient sur ce thème, c’est qu’il lui permet d’étudier le mouvement, le rythme, et les
couleurs chatoyantes rendues par la lumière électrique.


Ce tableau représente le numéro de l’écuyère du cirque Fernando (futur cirque Médrano qui était
l’un des plus célèbres). L’exercice équestre était le noyau du spectacle. Il est le cœur de
l’œuvre de Seurat.

- Au premier plan, de dos, se tient un clown à la tête rouge, directement inspiré des affiches
de l’époque, notamment celles de Jules Chéret. Il témoigne des rapports entre la peinture et la
société d’images alors naissante.

- Au centre, la piste est occupée par une écuyère sur un cheval blanc et un acrobate. A
l’arrière-plan, les gradins sont rythmés par les silhouettes figées des spectateurs dont les
chapeaux (hauts-de-forme dans les premiers gradins et caloquets de feutre dans les gradins supérieurs) nous indiquent
l’appartenance sociale.

De nombreux artifices de composition permettent de guider le regard et d’introduire le
spectateur au cœur de l’œuvre. Le personnage rouge du premier plan, la superposition des
gradins ainsi que l'ouverture sur la droite de la toile permettent en effet de creuser la
profondeur.


La stabilité des lignes verticales et horizontales du fond rééquilibre les courbes et les
diagonales du premier plan :

Ainsi, deux espaces se juxtaposent :
- celui de la piste et des artistes, tout en courbes, en arabesques stylisées et en spirales, en
tension dynamique, voire en déséquilibre. On ressent la joie et le mouvement qui animent le
monde du cirque.
- celui des gradins et du public, rigide, orthogonal, immobile, d'une rigoureuse géométrie.
Seurat de cette manière témoigne de la rigidité des classes sociales qui s’étagent
rigoureusement.


L'ordre des couleurs obéit aussi à des règles précises : la couleur primordiale, celle de la lumière
pure, le blanc, domine la toile.
La palette accorde ensuite les trois teintes fondamentales : le rouge, le jaune et le bleu,
modulées en petits traits méthodiques qui font écho au rythme des lignes.
Comme pour d'autres tableaux, Seurat fit le choix de peindre l'encadrement avec la même
technique que le reste de l'œuvre, mais de couleur plus sombre afin de faire ressortir la
vivacité des tons de la toile.


́Exemple de trace écrite pour les élèves : (à écrire dans le cahier des arts)

Le cirque, Georges Seurat
Epoque : XIXe
Domaine artistique : Arts visuels (peinture)
Mouvement : Néo- impressionnisme à le pointillisme (ou le divisionnisme)

Seurat peint l’univers des saltimbanques en juxtaposant des petits points colorés pour obtenir des
couleurs plus lumineuses et des contrastes. C’est la technique du « pointillisme». Le cirque était
très à la mode à l’époque. Les lignes courbes de la piste et des acrobates s’opposent aux lignes
rigides des gradins.

Mon avis, mon ressenti :...................................................................................................................................................

Les œuvres en réseau :

• LA TOUCHE ET LA COULEUR :
à Bal du Moulin de la Galette, Montmartre, Auguste Renoir (1876)
à La gare saint Lazare, Claude Monet (1877)
à La Nuit étoilée, Vincent Van Gogh (juin 1889)
à Route avec cyprès et ciel étoilé, Vincent Van Gogh (mai 1890)
à Champ de blé aux corbeaux, Vincent Van Gogh (juillet 1890)
à La cathédrale de Rouen, Claude Monet (1894)

• LE CIRQUE :
à Parade de Cirque, Georges Seurat (1888)
à L'écuyère, ou Danseuse au cirque, Marc Chagall (1929)
à Jazz : le cirque, Henri Matisse, (1943)
à Jazz : le cheval, l’écuyère et le clown, Henri Matisse (1943)
à Le cirque, Fernand Léger (1953)


L’œuvre en pratique (arts visuels) :

à Réaliser un cercle chromatique pour travailler sur les couleurs primaires et
complémentaires.
à Expérimenter la synthèse optique des points et le mélange optique des couleurs, p .156
Histoires d ’arts en pratiques
Dictées différenciées :


Georges Seurat peint l’univers des saltimbanques. Le cirque connaissait à
Groupe
l’époque un grand engouement de la foule. Les spectateurs y venaient se
divertir et admirer les numéros des équilibristes, des jongleurs, des clowns et
36 mots
des trapézistes.

Sur la piste du cirque, on voit voltiger une écuyère sur un cheval blanc au
Groupe
galop. A ses côtés, un acrobate fait des sauts périlleux. Il faut être très
souple et entrainé pour faire de telles pirouettes ! Le public est réparti dans
81 mots
les gradins.

Les plus riches sont assis en bas, proches des artistes, là où les places sont Groupe
probablement les plus chères. Les personnes plus démunies sont debout en
haut. Le chapiteau fait rentrer beaucoup de lumière et Seurat a utilisé des
couleurs vives pour rendre l’allégresse .et la gaieté de la scène. Les

140 mots musiciens de l’orchestre animent en musique les prouesses.


Pour la relecture active

Notions ciblées et points de vigilance :

ü accords dans le GN
ü é/er (infinitif)
ü là/la- ou/où
ü conjugaison des verbes à l’imparfait
Les 10 mots – niveau facile

Les 10 mots à connaitre :
un spectateur, un jongleur, un trapéziste, le galop, un musicien, une pirouette, le public,
voltiger, en bas, debout.


Dictée à trous

à Complète avec 10 mots :
Georges Seurat peint l’univers des saltimbanques. Le cirque connaissait à l’époque un grand
engouement de la foule. Les ........................... y venaient se divertir et admirer les
numéros des équilibristes, des ..........................., des clowns et des
........................... .

Sur la piste du cirque, on voit ........................... une écuyère sur un cheval blanc au
............................ A ses côtés, un acrobate fait des sauts périlleux. Il faut être très
souple et entrainé pour faire de telles ...........................! Le ...........................
est réparti dans les gradins.

Les plus riches sont assis ..........................., proches des artistes, là où les places sont
probablement les plus chères. Les personnes plus démunies sont ........................... en
haut. Le chapiteau fait rentrer beaucoup de lumière et Seurat a utilisé des couleurs vives pour
rendre l’allégresse .et la gaieté de la scène. ........................... de l’orchestre animent en
musique les prouesses.
LE CIRQUE
Trouve des expressions avec le mot « cirque » :




Mots à connaitre pour la dictée n° :

à Si tu ne connais pas un mot, cherche sa définition dans le dictionnaire et écris- la dans ton
répertoire.
Noms Verbes Mots invariables Adjectifs
l’univers se divertir en bas périlleux
un saltimbanque voltiger en haut entrainé
l’engouement être assis debout démuni
un spectateur
un équilibriste
un jongleur
un clown
un trapéziste
une écuyère
le galop (galoper)
le côté
une pirouette
le public
les gradins
le chapiteau
l’allégresse
la gaieté
la scène
le musicien
l’orchestre
la prouesse
30 mots
Reproduction pour les élèves