La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Et Maintenant On Va Où ? - Dossier de Presse

18 pages
Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de
femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien.
Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, ET MAINTENANT ON VA OÙ ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence.
Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?
Voir plus Voir moins
Anne-Dminique Tuaint préente
Un film de NADINE LABAKI
DIsTRIBUTIoN PATHÉ 2, rue Lamennai 75008 Pari Tél. : 01 71 72 30 00
osTRIE LE 
14 sEPTEMBRE 2011
Durée : 1h40
PREssE Laurence Granec - Karine Ménard 5 bi, rue Kepler 75116 Pari Tél. : 01 47 20 36 66
Laurence Granec - 06 07 49 16 49 Karine Ménard - 06 85 56 22 99
Pht et dier de pree téléchargeable ur www.patheditributin.cm / rubrique epace pree
1
synpi
sur le chemin qui mène au cimetière du village, une prcein de femme en nir affrnte la chaleur du leil, errant cntre elle le pht de leur épux, leur père u leur fil. Certaine prtent le vile, dautre une crix, mai tute partagent le même deuil, cnéquence dune guerre funete et inutile. Arrivé à lentrée du cimetière, le crtège e épare en deux : lun muul-man, lautre chrétien. TAEveNc ApNTu r tile de ofÙnd un pay déchiré par lai gnu erarne,  fEaTil leM AdIuNn- oN VA ? racnte la déterminat grupe de femme de tute religin, à prtéger leur famille et leur village de menace extérieure. Faiant preuve dune grande ingéniité, inventant de drôle de tratagème, unie par une amitié indéfectible, le femme naurnt quun bjectif : ditraire lattentin de hmme et leur faire ublier leur clère et leur différence. Mai quand le événement prendrnt un tur tragique, juquù ernt-elle prête à aller pur éviter de perdre ceux qui retent ?
5
Entretien avec NADINE LABAKI
_Que ujet de vtre  l et le film ? Lhitire e dérule dan un village de mntagne, trè ilé, ù muulmane et chrétienne unient pur éviter, par la rue et le acrifice, que leur hmme entretuent.
_ Racnté aini, n dirait un drame alr qun urit beaucup et que ln rit uvent. Turner en dériin le malheur qui nu arrive et une manière de urvivre et de truver de lénergie pur rebndir. En tut ca, pur mi, cet une néceité. Jai vulu que le film it autant une cmé-die quun drame et quil ucite autant le rire que lémtin. 
_ Alr que ln cmprend que le pay dan lequel e dérule la guerre et le Liban, à aucun mment n nm net prnncé. Purqui ? Pur mi cette guerre entre deux cnfein et univerelle. Elle purrait tut aui bien e déruler entre unnite et chiite, entre nir et blanc, entre deux parti, deux clan, deux frère, deux fa-mille, deux village Cet limage même de tute le guerre civile dan lequelle le gen dun même pay affrntent alr quil nt viin et même ami.
anir-éc xcd ue V_ terupemmC .det h etn v réti éèd  eal plu pr être au
_er que lpaix peut paer par l  Racnta e femme au-delà de leur appartenance à une cmmunauté religieue, cet un rêve u une cnvictin ? Un fantame an dute. La guerre et une aburdité ablue, un mal que ln inflige pur de rien u du min pur de che qui ne valent urtut pa la peine de entretuer. Et cet parce que je ui devenue mère que je reen cette aburdité plu frtement quavant et que jai vulu racnter lbein de mère à prtéger leur enfant. _ARAMpu le deux  ET MAINTENANT oN VA oÙ ? et CEL arlent t de femme. Vu définiez-vu cmme une cinéate de femme ? Cet la nature humaine en général qui mintéree. Mai peut-être que je me en plu vraie en parlant de femme parce que je cnnai leur entiment. Cet plu un uci dauthenticité quune miin !
_ inpie dune hitire  Vu ête-vuré réelle ? Pa du tut. Lrigine du film et trè pernnelle. Jai appri que jattendai un enfant le 7 mai 2008. Ce jur-là, Beyruth a, une fi de plu, repri le viage de la guerre : rute barrée, aérprt fer-mé, incendie La vilence était partut. Je travaillai alr avec Jihad Hjeily, mn c-cénarite et ami, et ln réfléchiait à mn prchain film. Dan la ville, cétait une véritable guerre de rue. De gen qui habitaient depui de année dan le même immeuble, qui avaient grandi enemble, fréquenté le même écle, e battaient du jur au lendemain parce quil nappartenaient pa à la même cmmunauté. Et là, je me ui dit : i javai un fil, quet-ce que je ferai pur lem-pêcher de prendre un fuil et de decendre dan la rue ? Juquù irai-je pur que mn enfant naille pa vir ce qui e pae dehr et imaginer quil dit défendre n immeuble, a famille u e idée ? Lidée du film et partie de là.
_ Aini, il et impible pur un artite libanai depérer parler dautre che que de la guerre ? Ce net pa une hitire ur la guerre mai, au cntraire, ur cm-ment éviter la guerre. on ne peut pa vivre au Liban an reentir cette menace qui, finalement, déteint ur ce que ln fait et ur ntre manière de exprimer. si n et un peu enible à ce qui e pae autur de i, n ne peut pa y échapper.
78 .im ceva rravaillevie de t n tneemtn ,liév, emidux ei,  mlcevaed eif  ecrap tnem-elpmuxdet n cee quexm  eeed irtt icelin acuihcc ij is ia-cnacé dex euvup ralruq ehmme ?lez de  qeen pce  jueareunitnriaf à i jequelnten meèr dt  .eJibneet rè tta ntlexueu te cevael  être trè enbiel,t èr déu
 Dan ce film, n chante et n dane. Purqui ? _ Une envie qui vient de me rêve denfant quand je regardai de film muicaux cmme GREAsE u de dein animé cmme  BLANCHE-NEIGE et CENDRILLoN. Mn film net pa une cmédie muicale au en prpre du terme, mai cmme je ne vulai pa faire un film plitique, le chant et le dane me permettent de dnner une atmphère de cnte et de fable. Dailleur, le film cmmence avec cette phrae : «Je vai vu racnter une hitire». Un peu cmme n dit : «Il était une fi». Le film va peut-être chquer car il y dé-rule de événement trp imprbable pur mn pay. Que de chré-tienne deviennent muulmane et que de muulmane deviennent chrétienne et ablument impenable. Mai cet jutement pur avir la liberté de racnter cette ituatin que je nai pa itué cette hitire au Liban et que jai vulu une rte de cnte. 
_ Le pernnage que vu incarnez et amureux dun hmme qui appartient à lautre cmmunauté. Cet amur et réciprque mai il ne e lavuent jamai auf à traver une chann quil e chantent chacun intérieurement. Et-ce une façn pur vu de mntrer quune telle hitire damur et impible dan la réalité ? Même dan leur tête, il ne e le dient que dune manière trè timide. Bien qun prétende quaujurdhui tut ça et dépaé, un mariage entre de jeune gen de deux cmmunauté différente et encre trè prblématique au Liban. Autant pur la famille et la ciété que pur le intéreé eux-même. Dan le film, il net pa dit que cet interdit mai le deux amureux nent exprimer quau traver dune chann.
10