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LEA ET THOMAS EN TETE DES BERCEAUX FRANCILIENS

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LEA ET THOMAS EN TETE DES BERCEAUX FRANCILIENS

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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N° 27 - FEVRIER 2003
LEA ET THOMAS EN TETE DES BERCEAUX FRANCILIENS
hoisir un prénom est un acte important. En
ce domaine, les parents recherchent
l’originalité. Depuis 1992, les Franciliens, tout
comme l’ensemble des Français, attribuent,
chaque
année,
environ
8 500
prénoms
différents à leurs enfants. Toutefois, pour
chaque sexe, sept prénoms sur dix ne sont
enregistrés qu’une seule fois dans l’année.
La diversification est donc importante et les
prénoms les plus utilisés ne le sont plus avec
autant d’intensité que dans le passé. Les
prénoms phares ne devancent plus leurs
challengers que de quelques bébés. Les Léa,
par exemple, ne représentent que 2 % des
naissances féminines de 2002 en Ile-de-
France, tandis que Marie pointait en tête avec
32 % des nouveau-nés en 1900. De même,
Thomas ne concerne que 1,8 % des bébés de
2002.
La mode des prénoms est décalée entre
l’Ile-de-France et la province
Le palmarès des prénoms provincial est
influencé par la mode francilienne avec un
certain décalage. Aujourd’hui chez les garçons
franciliens c’est Thomas qui domine (figure 1) ;
hier c’était Alexandre. En province, Théo se
classe premier. En Ile-de-France, il a connu
une ascension rapide entre 1998 et 2001 sans
toutefois faire partie du tiercé de tête et son
utilisation commence déjà à diminuer. Hugo,
dans le trio de tête provincial, a connu le
succès en Ile-de-France en 1999 et 2000. Les
petites filles franciliennes se prénomment de
préférence Léa, précédemment c’était Camille.
Léa est également en tête en province ; par
contre Manon et Chloé, en baisse sur la région,
sont toujours à la mode en province. A
l’inverse, Inès, seconde en Ile-de-France en
2002 n’a pas encore émergé en province.
La mode provinciale est plus changeante.
Depuis 1992, six prénoms différents
se sont
succèdés en première place contre trois en Ile-de-
France.
Léa et Thomas : un long règne
Les prénoms franciliens phares des dix dernières
années sont incontestablement Léa et Thomas qui
tiennent le haut de l’affiche depuis six ans. Depuis
1992, Thomas fait partie des trois premiers avec
Kévin et Alexandre. En 2002, il est toujours là avec
Lucas et Alexandre. Aucun prénom n’avait résisté
aussi longtemps.
Par contre chez les filles, le haut du palmarès a été
bouleversé en 2002 par l’arrivée d’Inès qui a
relégué plus loin les Camille et Laura.
La préférence en matière de prénom change
vite
Les prénoms naissent, vivent, meurent ou parfois
perdurent. Ainsi, les Mélanie et Marion, Guillaume,
Vincent et Kévin très prisés il y a dix ans, chutent
vers le bas du classement en 2002. A l’inverse, les
Emma et Inès, Lucas ou Hugo montent rapidement
les échelons. Parallèlement, Pauline, Mathilde,
Anaïs et Marie ou encore Alexandre, Nicolas,
Maxime et Antoine traversent les années à un
niveau égal semblant échapper au phénomène de
mode.
Enfin des prénoms apparaissent comme Assia et
Lina ou Mattéo et Mathis alors que d’autres
s’éteignent comme c’est le cas pour Elodie,
Jéremy, Anthony ou Pierre. Souvent, des prénoms
disparus réapparaissent plusieurs années plus
tard. Ainsi, Léa, Camille, Baptiste et Louis, qui
reviennent aujourd’hui,
étaient déjà très prisés en
1900.
Certains prénoms sont plus utilisés en Ile-de-
France qu’ailleurs en Métropole, traduisant un
brassage de la population propre à la région. C’est
le cas des Mohamed, Rayan ou Mehdi ou encore
Yasmine, Laetitia et Alix. Cependant, au sein de
l’Ile-de-France, le palmarès des prénoms est assez
homogène d’un département à l’autre (figure 2).
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