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Aéronautique - Espace (Résultats de l'enquête 2002)

De
34 pages
Commentés et illustrés, les résultats de l'enquête «Aéronautique-Espace 2002» en Aquitaine, enquête annuelle auprès des fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services de la construction aéronautique et spatiale. Quelques données de cadrage sur «Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest», basées sur l'enquête menée conjointement en région Midi-Pyrénées. Pour les 579 établissements aquitains répondants, les données des exercices 2000 et 2001 : évolution des chiffres d'affaires et des effectifs salariés, activité totale et activité liée au secteur aéronautique-espace. Origine géographique des commandes, sous-traitance en chaîne, travaux pour le secteur militaire et premières tendances 2002 sont déclinés entre autres selon le département, la catégorie, la taille et l'activité principale des établissements. Pour les établissements industriels et de «recherche-études» un questionnement plus approfondi permet des résultats détaillés sur les thèmes «méthodes, stratégie», «relations et politiques commerciales», «activités et perspectives». Tableaux, cartes, graphiques. Définitions, méthodologie.
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LE DOSSIER
INSEE AQUITAINE
AÉRONAUTIQUE - ESPACE
Résultats de l’enquête
2002
ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES FOURNISSEURS, SOUS-TRAITANTS ET
PRESTATAIRES DE SERVICES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL
A VEC LA P A R TICIP A TION DEINSEE
AQUITAINE
R E G I O N
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES CESR
CHAMBRE RÉGIONALE DE COMMERCE CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL RÉGIONAL AQUITAINEÉCONOMIQUES PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE ET D’INDUSTRIE AQUITAINE AQUITAINE
N°43
NOVEMBRE 2002Conception-rédaction : Fabrice Hillaireau
Gestion de l’enquête : Mireille Blondy, Michèle Charpentier
Merci à Marie-Hélène Bernard, Marlène Castel, Maïté Cisnal,
Marie-Christine Huguet, Bernadette Larche et Françoise Lautrette
pour leur participation à la collecte.
Couverture Crédit photos :
1 Studio Pons (Turboréacteur Turboméca pour hélicoptère)
1
2 ESA/CNES/CSG (Ariane 5)
2
Couverture : Joël LacosteAvant-propos
Depuis l’édition 2001 de l’enquête "Aéronautique-Espace", le dispositif d’observation
souhaité par de nombreux acteurs institutionnels d’Aquitaine a pris toute sa dimension.
Cette année encore sont interrogés les fournisseurs, sous-traitants et prestataires de service liés aux
“donneurs d’ordres” de la construction aéronautique et spatiale, avec un volet de questions
complémentaires adressé aux établissements industriels, ainsi qu’à ceux dont l’activité principale
relève de la recherche ou des études.
Alors que les conséquences économiques des événements de l’automne 2001 sont encore
difficiles à mesurer, il nous a paru indispensable de mettre à disposition les résultats détaillés de
l’enquête 2002 avant la fin de cette année.
Pour les différents types d’établissements enquêtés, les évolutions annuelles passées, les
perspectives ou encore le niveau de dépendance envers les “donneurs d’ordres” des différentes
régions permettent de mieux mesurer l’impact du secteur ‘’Aéronautique-Espace’’ sur l’économie
régionale, en termes d’emplois et de chiffres d’affaires.
L’enquête ‘’Aéronautique-Espace’’ étant menée conjointement en Aquitaine et Midi-Pyrénées, on
trouvera dans le présent dossier des éléments de comparaison sur l’activité liée au secteur dans les
deux régions voisines du ‘’Grand Sud-Ouest’’. Tel était l’un des objectifs de la démarche, et l’on
peut ainsi constater que les deux régions suivent des tendances communes malgré de réelles
différences structurelles : les établissements aquitains sont moins liés au secteur, ceux de
Midi-Pyrénées s’avèrent davantage dépendants, tous ont connu plusieurs exercices favorables
avant une année 2002 annoncée difficile.
Le Conseil Régional d’Aquitaine, le Conseil Économique et Social Régional, la Direction
Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, la Chambre Régionale de
Commerce et d’Industrie ont souhaité cette enquête réalisée par l’INSEE Aquitaine.
Représentés par l’Union des Industries de la Métallurgie en Aquitaine, les professionnels du
secteur ont été activement associés aux réflexions.
Nous les remercions tous, ainsi que les établissements enquêtés, pour leur si précieuse collaboration.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002 3 INSEE AQUITAINESommaire
Commentaires - Méthodologie - Définitions
Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
Résultats généraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
Industrie-Recherche-Études . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
Les indicateurs 2001 selon :
le département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
la catégorie d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
l’activité de l’établissement 16
la taille d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
le poids des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
l’évolution 2000-2001 des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19
L’origine géographique des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
La sous-traitance en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Les travaux pour le secteur militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Les tendances 2002 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Organisation - Méthodes - Stratégie (Industrie-Recherche-Études). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Relations et politiques commerciales ). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Activités - Perspectives (Industrie-Recherche-Études) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Le questionnaire 2002 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002 5 INSEE AQUITAINE


Méthodologie
L’enquête annuelle "Aéronautique-Espace" est menée conjointe- Finalement 579 établissements aquitains ont contribué par leurs ré-
ment par l’Insee Aquitaine et l’Insee Midi-Pyrénées, elle s’adresse ponses à l’édition des résultats ici présentés, portant sur les exerci-
aux fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services du secteur. ces 2000 et 2001 mais aussi sur les premières tendances 2002.
La consultation périodique des donneurs d’ordres nationaux de la Depuis l’édition 2001 de l’enquête, un volet de questions complé-
construction aéronautique et spatiale permet de dresser la liste des mentaires est destiné aux établissements dont l’activité principale
établissements régionaux susceptibles d’avoir travaillé pour le sec- relève de l’industrie, ainsi qu’aux établissements du secteur de la
teur l’une au moins des deux années considérées. recherche et des études.
Ce sont donc les établissements liés aux donneurs d’ordres du sec- Les réponses ont été collectées pour la plupart de mars à juin 2002 ;
les premières tendances 2002 et perspectives ne doivent donc êtreteur qui sont interrogés, et non pas les eux-mê-
considérées que comme la synthèse des opinions des chefs d’entre-mes.
prise recueillies alors.Ont été exclus du champ de l’enquête les établissements relevant
Les résultats du présent dossier ne sont pas destinés à être comparésd’activités comme le commerce de détail, dont les relations avec le
à ceux des enquêtes précédentes, du fait de l’inévitable variationsecteur ne sont que ponctuelles et non significatives.
des taux de réponse d’une année à l’autre. Ainsi, le nombre d’éta-L’objet est donc bien d’identifier les "établissements liés", c’est à
blissements liés au secteur ne doit pas être interprété dans l’absolu.dire ceux dont l’activité dépend au moins en partie des commandes
Les données d’évolutions qui figurent dans le présent dossier sontdu secteur. On évoquera donc les "chiffres d’affaires liés" et "effec-
en revanche significatives car calculées à champ constant.tifs salariés liés" en considérant la part des chiffres d’affaires et effec-
tifs salariés totaux liée à ces commandes.
Emploi : le poids des donneurs d’ordres aquitains
Les donneurs d’ordres(*) du secteur aéronautique et spatial disposent de leurs effectifs salariés sont pris en compte dans les différents tableaux et
26 établissements en Aquitaine, ils employaient un peu plus de 18 000 commentaires du présent dossier.
salariés en fin d’année 2001. Les donneurs d’ordres au sens strict emploient finalement autour de
Certains de ces établissements sont aussi sous-traitants : une partie de 16 800 salariés fin décembre 2001, après une progression de l’ordre de
leur activité est liée aux commandes d’un autre donneur d’ordres, ré- 3 % au cours de l’année 2001.
gional ou non. Ils sont interrogés à ce titre par l’enquête annuelle, et
(*) on entend par là les principaux donneurs d’ordres, puisque la présente enquête montre qu’environ un établissement interrogé sur quatre sous-traite lui-même
une partie de son activité.
INSEE AQUITAINE 6 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002Résultats généraux
hausse de 19,5 %. Cependant les résultats liés au marché
spatial sont coutumiers d’évolutions assez spectaculaires et
irrégulières d’une année sur l’autre, avec des répercussions’année 2001 est encore une année positive pour les
contrastées sur les différents types d’établissements et les dif-établissements aquitains liés aux donneurs d’ordres de
férentes activités.la construction aéronautique et spatiale : les 579 four-
Cette fragilité s’explique par le poids modeste du secteur spa-Lnisseurs, sous-traitants et prestataires de services ré-
tial, poids dix fois moindre que celui de l’aéronautique danspondant déclarent en effet des chiffres d’affaires et effectifs
le chiffre d’affaires total des établissements étudiés (respecti-salariés à la hausse.
vement 1,8 % et 20,3 % des chiffres d’affaires totaux). PlusEmployant plus de 18 600 personnes en fin d’année 2001,
d’un dixième du chiffre d’affaires lié au marché spatial estmoins dépendants du secteur aéronautique-espace que leurs
réalisé par les sociétés informatiques, qui par ailleurs ne pè-homologues d’autres régions françaises, ils doivent quand
sent que 1,5 % du chiffre d’affaires total et 2,5 % du chiffremême, en moyenne, 22 % de leur activité aux commandes
d’affaires lié à l’aéronautique.de ce secteur.
Un secteur qui reste porteur sur l’exercice 2001, puisque le Une dépendance ni exclusive ni homogène
chiffre d’affaires lié au marché aéronautique et spatial aug-
Réunies, les commandes des donneurs d’ordres de la cons-mente de 9,5 %. Les autres marchés progressant certes, mais
truction aéronautique et spatiale représentent donc, enmoins fortement, la hausse globale de l’activité atteint 5,5 %.
2001, 22 % de l’activité des 579 établissements étudiés.Ces deux évolutions positives respectent l’ordre observé les
Cette moyenne est en fait porteuse de fortes disparités : four-années précédentes, mais l’écart se creuse, confirmant ainsi
nisseurs et prestataires de services sont liés pour respective-le rôle moteur du secteur sur le tissu industriel régional.
ment 10,2 et 16,5 % de leur chiffre d’affaires, les
La progression générale se traduit par une hausse consé-
sous-traitants le sont considérablement plus, à hauteur de
quente des effectifs salariés : +5,7 % entre fin 2000 et fin
44 % de leur chiffre d’affaires total.
2001 soit environ un millier d’emplois supplémentaires. Ce
Au sein des établissements étudiés, la population des indus-rythme est relativement constant depuis 3 ans.
triels et celle des sous-traitants se recoupent largement : près
Cependant, ces tendances seront probablement boulever-
de 70 % des industriels sont d’abord des
sées par une conjoncture mondiale que l’on pressent néga-
sous-traitants… et 79 % des sous-traitants œuvrent dans l’in-
tive depuis l’automne 2001 : selon les opinions recueillies au
dustrie.
second trimestre 2002, l’activité liée à l’aéronautique
Le lien avec le secteur “aéronautique-espace” est donc fortmarque une pause et les prévisions sont pessimistes pour une
pour les activités industrielles concernées. En moyenne,large part des entreprises liées au secteur.
37 % du chiffre d’affaires industriel total est lié au secteur,
cette part est même majoritaire pour les nombreux établisse-Des chiffres d’affaires qui progressent
ments de mécanique générale.encore en 2001
Supérieure à 10 %, la croissance du chiffre d’affaires lié con-Le montant des travaux commandés par les donneurs d’ordre
tribue donc largement à améliorer le résultat d’ensemble desdu secteur aéronautique augmente de 9,3 % en 2001, celui
établissements industriels, leurs autres activités ne progres-lié au secteur spatial de 12,2 % et celui lié aux autres mar-
sant en 2001 que de 2 %. Le marché “Aéronautique-Espace”chés de 4,4 %.
retrouve donc un rôle porteur en 2001, après la parenthèse
Des trois catégories d’établissements étudiées, les sous-trai-
de l’année 2000 où les autres marchés furent les plus dyna-
tants affichent en 2001 les plus fortes croissances de chiffres
miques.
d’affaires, que l’on considère l’activité globale, l’activité liée
En mécanique générale ainsi qu’en métallurgie et transfor-au marché aéronautique ou encore l’activité liée au marché
mation des métaux toutefois, les autres activités affichent desspatial. Principaux bénéficiaires de l’année 2000, les presta-
progressions proches voire légèrement supérieures.taires de services ont enregistré une hausse sensible de leurs
effectifs salariés en 2001, mais leurs chiffres d’affaires ont Parmi les activités non-industrielles, seul le domaine “re-
moins progressé que la moyenne. cherche-études” connaît en 2001 des évolutions négatives,
et ce sur les différents marchés.Ceci se retrouve à la lecture des évolutions départementales,
puisque le département girondin (aux nombreux prestataires Construction, commerce de gros et transports connaissent
de services) affiche la plus forte augmentation des effectifs des évolutions positives, surtout pour les activités liées au
salariés, mais des progressions de chiffres d’affaires moin- secteur aéronautique et spatial si l’on excepte la construc-
dres que celles enregistrée dans les Pyrénées-Atlantiques où tion. Ces progressions ne s’appliquent cependant qu’à de fai-
prédomine la sous-traitance industrielle. bles volumes, faible dépendance oblige. Pour les activités
informatiques, d’un poids limité au sein de la population en-
…particulièrement pour les sous-traitants quêtée mais fortement liées au secteur, le bon millésime
L’évolution du chiffre d'affaires lié au marché spatial est elle 2000 est plus que confirmé avec des progressions des chif-
aussi favorable aux sous-traitants, lesquels affichent une fres d’affaires proches de 40 % sur les différents marchés.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002 7 INSEE AQUITAINE
Résultats généraux
de services, un peu moins de 30 % sont sous-traitants et 30 %Un millier d’emplois supplémentaires en 2001
fournisseurs. La dépendance moyenne au secteur s’en res-
La tendance globale favorable se traduit sur les effectifs sala-
sent, 13 % seulement du chiffre d’affaires de l’ensemble des
riés par un gain d’environ un millier d’emplois au cours de
établissements girondins provenant des ventes aux construc-
l’année 2001, un gain du même ordre que ceux déjà observés
teurs aéronautiques et spatiaux.
en 1999 et 2000. La moitié environ de ces emplois supplé-
Les Pyrénées Atlantiques sont davantage marquées du sceaumentaires peut être mise au crédit de la hausse des travaux liés
de la sous-traitance, qui rassemble près de la moitié des éta-au secteur aéronautique et spatial.
blissements (pour environ 30 % de prestataires de services et
En fin d’année 2001, on peut donc estimer que près de 6 000
20 % de fournisseurs). D’où une dépendance au secteur lar-
emplois sont dédiés à ces travaux en Aquitaine.
gement supérieure à la moyenne régionale, 36 % du chiffre
Concernant les établissements industriels, l’embauche totale d’affaires départemental étant lié.
est grandement imputable au dynamisme du marché aéro-
Ces proportions respectives se traduisent en termes d’emplois
nautique et spatial.
dans chacun des deux départements : plus de 60 % des effec-
Des unités non-industrielles les plus liées au secteur, ce sont tifs salariés totaux sont ainsi girondins, tandis que les effectifs
de loin les sociétés informatiques qui assurent l’embauche la consacrés aux commandes du secteur aéronautique et spatial
plus active (+32 %). En 1999, les différents marchés hors aé- sont davantage répartis, un peu plus de 40 % sont en Gironde
ronautique et spatial étaient largement responsables du fort et autant dans les Pyrénées-Atlantiques. Moins de 20 % de
volume de la demande, du fait notamment des besoins spéci- l’emploi lié au secteur réside donc en Dordogne, Landes et
fiques liés au passage à l’an 2000. Depuis 2000 les marchés Lot-et-Garonne réunis.
de l’aéronautique et de l’espace se sont mis au diapason. Le
Dans les Landes et le Lot-et-Garonne, les effectifs dédiés aux
poids des commandes spatiales est une autre particularité no- commandes du secteur aéronautique et spatial restent limités
table de ces sociétés informatiques : 12 % de leur chiffre d’af- (environ un millier d’emplois pour les deux départements réu-
faires total provient de ce marché (1,8 % seulement pour nis), mais les retombées n’en sont pas négligeables pour au-
l’ensemble des établissements enquêtés). tant : elles apportent aux établissements concernés
Pour les entreprises du secteur d’activité “recherche-études”, respectivement 43 et 57 % de leur chiffre d’affaires total.
la baisse des commandes sur les autres marchés n’est plus Aire-sur-l’Adour et Marmande présentent ainsi une concen-
compensée en 2001 par une hausse des commandes liées au tration d’activité significative, certes sans commune mesure
secteur aéronautique-espace : les deux évolutions sont néga- avec les trois agglomérations majeures de la région où se
tives et la progression des effectifs est réduite. concentre l’essentiel des établissements liés au secteur aéro-
nautique et spatial.
Diversification en Gironde, dépendance
En Dordogne enfin, les concernés sont deplus forte en Pyrénées-Atlantiques
taille supérieure à la moyenne mais le poids du secteur dans
Gironde et Pyrénées-Atlantiques accueillent près de 90 % des leur activité est réduit (14 % du chiffre d’affaires en 2001).
établissements aquitains liés au secteur, autour des pôles que
Prestations à domicilesont les agglomérations de Bordeaux, Pau et
et exportations industriellesBayonne-Anglet-Biarritz.
Les deux départements ne présentent pas les mêmes profils : Dans le chiffre d’affaires lié au secteur aéronautique et spatial,
en Gironde plus de 40 % des établissements sont prestataires 47 % proviennent des commandes des donneurs d’ordres
Définitions
On parle de sous-traitance de capacité lorsque l’établissement offreLa construction aéronautique et spatiale comprend tous les éta-
blissements fabriquant à titre principal des cellules d’avions, des une capacité de travail supplémentaire au donneur d’ordres ; on
moteurs et des équipements spécifiques pour avions, ainsi que des parle de de spécialité lorsque offre
engins et des lanceurs spatiaux. Les organismes publics présents une technique qui fait défaut au donneur d’ordres.
dans ces domaines sans avoir d’activité industrielle affirmée en sont Les prestataires de services prennent en charge une partie des acti-
exclus. vités non-industrielles (études techniques, informatique, formation
Les fournisseurs sont les établissements dont le lien avec l’industrie professionnelle...) d’un ou plusieurs industriels du secteur.
aéronautique et spatiale est essentiellement commercial et ne Le poids du secteur aéronautique et spatial dans le CAHT (chiffre
donne lieu à aucune intervention technique de la part du client. Les d’affaires hors taxes) des établissements liés est la part des travaux
produits offerts sont immédiatement identifiables sur catalogues et destinés au secteur dans le chiffre d’affaires de l’établissement, telle
disponibles en stock. qu’elle est déclarée. Ce poids permet d’obtenir une première ap-
Les sous-traitants sont les établissements réalisant pour le compte proximation des effectifs salariés dédiés au secteur, par une simple
d’un ou plusieurs industriels du secteur aéronautique et spatial, se- application du ratio aux effectifs salariés totaux de l’établissement.
lon un cahier des charges préétabli, la fabrication de pièces, de pro-
duits d’éléments d’ensembles ou de sous-ensembles.
INSEE AQUITAINE 8 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002
Résultats généraux
aquitains, 14 % de Midi-Pyrénées et 23 % des autres régions industries de mécanique générale et dans celles des équipe-
françaises. La part des commandes étrangères s’élève à 16 %. ments électriques et électroniques.
Les établissements girondins sont particulièrement orientés Dans tous les cas, cette sous-traitance en cascade concerne
vers leur marché domestique, seulement 35 % des produits et rarement plus de 30 % de l’activité aéronautique et spatiale
services liés au secteur “sortant” du département. Ceci s’ex- de l’établissement “intermédiaire”.
plique par le poids des prestataires de services dans le tissu gi-
Plus d’un établissement sur deuxrondin, une catégorie généralement caractérisée par sa
travaille pour le secteur militaireclientèle de proximité : 70 % des ventes des prestataires aqui-
tains sont destinées à l’Aquitaine. Plus de la moitié des établissements étudiés destinent une
partie de leurs produits et services au secteur militaire. La pro-Al’opposé, la production des fournisseurs aquitains est large-
portion des établissements concernés grandit avec leur taille ;ment exportée:l’étranger représente plus de 40 % de leur
les prestataires de services sont nettement moins concernéschiffre d’affaires lié au secteur, soit davantage que le marché
que les fournisseurs et sous-traitants ; enfin le volume desrégional.
commandes militaires excède rarement 30 % des ventes aé-Les sous-traitants travaillent sur des aires moyennes, volontiers
ronautiques et spatiales.avec les autres régions françaises mais peu avec l’étranger :
43 % des produits et services sont destinés au marché aquitain,
Un début d’année 2002 difficile46 % aux autres régions françaises et 11 % à l’étranger.
Interrogés au deuxième trimestre 2002, les responsables desEnfin la taille des établissements semble un critère discrimi-
établissements aquitains liés au secteur aéronautique et spa-nant lorsqu’il s’agit de vendre loin, les établissements de plus
tial sont plus pessimistes qu’optimistes : plus d’un tiers d’entrede 100 salariéssedémarquant nettement en exportant plus de
eux déclare un volume d’activitéà la baisse pour l’annéeen27 % de leur production.
cours, mais surtout ces établissements pessimistes sont d’un
poids supérieur à la moyenne puisqu’ils réalisaient en 2001La sous-traitance en chaîne
plus de la moitié du chiffre d’affaires régional lié.fréquente dans l’industrie
Les sous-traitants s’inscrivent prèsdecerésultat d’ensemble,Un peu plus d’un établissement aquitain sur quatre a
lui-même recours à la sous-traitance dans le cadre des travaux tandis que les deux autres catégories divergent largement : la
confiés par les donneurs d’ordre de la construction aéronau- tendance à la baisse affecterait ainsi les deux tiers du chiffre
tique et spatiale. d’affaires lié côté fournisseurs, mais le tiers seulement du
chiffre d’affaires lié côté prestataires de services.La sous-traitance en chaîne est particulièrement rare chez les
prestataires de services et fournisseurs (utilisée par respective- Après plusieurs années favorables, l’optimisme reste cepen-
ment 14 et 13 % de ces établissements), mais près de la moitié dant de rigueur pour 21 % des établissements, lesquels pèsent
un peu moins de 20 % du chiffre d’affaires lié en 2001.des sous-traitants y recourt. C’est notamment le cas dans les
Activités enquêtées
thermiques et climatisation, travaux de finition (menuiseries bois,Industries des équipements mécaniques : fabrication de structures
métalliques, chaudronnerie, fabrication de machines et d’équipe- plastiques, métaux, revêtement, peinture)...
ments. Commerce de gros : commerce de gros de produits intermédiaires
Industries des équipements électriques et électroniques : fabrica- (métaux, produits chimiques, combustibles ...), commerce de gros
tion de moteurs, génératrices et transformateurs électriques, fabri- d’équipements industriels (machines de bureau, matériel informa-
tique, matériel électrique et électronique, fournitures et équipe-cation de matériel électrique (dont distribution et commande
électrique), fabrication d’appareils d’émission et de transmission, ments divers).
d’instruments et équipements de mesure et de contrôle. Transports : transports routiers de voyageurs et marchandises, dé-
ménagement, entreposage, messagerie, fret express, organisationMétallurgie et transformation des métaux : fonderie, forge, traite-
ment et revêtement des métaux, fabrication d’outillages mécani- des transports internationaux.
ques, de pièces et articles métalliques. Activités informatiques : conseil en systèmes informatiques, réali-
Mécanique générale : usinage de pièces mécaniques diverses, en- sation de logiciels, traitement de données, entretien et réparation.
tretien et réparations mécaniques. Recherche-études : recherche-développement, architecture, ingé-
Autres activités industrielles : travail du bois, imprimerie, industrie nierie, études techniques, essais et analyses techniques.
du caoutchouc, transformation des matières plastiques, fabrication Autres activités tertiaires : divers services aux entreprises (secréta-
de composants électroniques, fabrication de meubles... riat et traduction, conseil en gestion, publicité,sécurité, nettoyage,
Construction : construction de bâtiments divers, réalisation de ré- traitement des déchets...), formation, location de divers matériels.
seaux, maçonnerie générale, installation électrique, équipements
“Industrie-Recherche-Études” : les activités concernées par les questions complémentaires “Industrie-Recherche-Études” sont soulignées.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002 9 INSEE AQUITAINE
❒Industrie-Recherche-Études
armi les 579 établissements répondant à l’enquête “Développement de nouveaux produits”, “développement
2002, 284 soit un peu moins de la moitié relèvent de nouveaux procédés” et surtout “veille technologique”
d’une activité principale industrielle ou du domaine sont jugés beaucoup moins prioritaires.Precherche-études. Quant aux divergences entre secteurs d’activité, notons que
Objet d’un questionnement plus approfondi, ces établissements les établissements de “recherche-études” ne placent la maî-
représentent un peu plus de la moitié des effectifs salariés du trise des coûts qu’en quatrième position.
chiffre d’affaires total et plus de 80 % du chiffre d’affaires lié,
Relations et politiques commercialesdans la population des fournisseurs, sous-traitants et prestataires
de services du secteur aéronautique-espace. Type de prestation
Ils dépendent des donneurs d’ordres du secteur à hauteur de Conception, production et maintenance ne s’excluent pas
36,1 % de leur chiffre d’affaires (8,3 % seulement dans le cas des mutuellement : la moitié environ des unités interrogées décla-
autres établissements).
rent offrir plusieurs types de prestations. Les prestations de
* Voir liste des activités concernées en page 9
production sont les plus fréquentes, offertes par 80 % des éta-
blissements qui sont aussi les plus dépendants du secteur aé-Organisation - Méthodes - Stratégie
ronautique et spatial.
Cadres Les industries des équipements mécaniques ainsi que les
Parmi les effectifs des établissements industriels et de re- industries des électriques et électroniques sont
cherche-études liés au secteur aéronautique-espace, un sala- assez polyvalentes, ce sont les principales concernées par les
rié sur 7 est un cadre. Cette part est nettement plus faible dans activités de maintenance.
l’industrie que dans le secteur "recherche-études". Les autres activités industrielles sont nettement orientées pro-
duction ; enfin les établissements de “recherche-études” sontRecours à l’informatique
assez logiquement centrés sur la conception, sans que ceci
Conception, fabrication, gestion des stocks… l’informatisa-
soit exclusif.
tion des principales fonctions n’est pas encore systématique.
La conception est informatisée pour une large part des établis- Clientèle
sements, si l’on ne tient pas compte des spécialités comme la Le secteur aéronautique-espace étant minoritaire dans le
mécanique générale et surtout la métallurgie et transforma- chiffre d’affaires des établissements aquitains étudiés (36 %
tion des métaux qui n’assurent que rarement une prestation pour les établissements industriels et de recherche-études),
de conception. les donneurs d’ordres de ce secteur ne sont qu’une compo-
sante d’une clientèle variée.Technologies de l’information
Chaque établissement compte en moyenne 14 clients du sec-et de la communication
teur aéronautique et spatial, valeur comprise entre 9 et 17
En moyenne, les établissements observés déclarent utiliser
selon les activités hormis en métallurgie et transformation des
deux potentialités des technologies de l’information et de la
métaux (42 clients).
communication (TIC). La messagerie électronique est de loin
Le principal donneur d’ordres aéronautique ou spatial est à
la plus répandue, utilisée par plus de 80 % des établisse-
l’origine de 43 % du chiffre d’affaires lié au secteur, un poids
ments. La communication sur l’entreprise via un site internet
compris entre 32 et 47 % si l’on excepte la mécanique géné-
se développe considérablement, plus de la moitié des établis-
rale où il excède 57 %.
sements l’ayant adoptée. Les échanges de données informati-
Rapporté au chiffre d’affaires total, ce poids atteint 17 % en
sés restent d’un usage limité (un établissement sur 6) et le
moyenne, au maximum 31 % en mécanique générale.
commerce électronique demeure marginal.
Relation avec les donneurs d’ordresCertification
La sous-traitance de production est de loin le mode de rela-Un établissement sur deux est certifié, une part qui n’est que
tion majeur avec les donneurs d’ordres du secteur aéronau-de 36 % dans le domaine “recherche-études” mais qui avoi-
tique-espace (59 %). C’est même un mode quasiment exclusifsine 60 % dans les industries des équipements électriques et
en mécanique générale.électroniques, ainsi qu’en mécanique générale.
Le partenariat technique est clairement la deuxième voie,
Demandes de brevets
deux fois et demi moins fréquente que la précédente (24 %).
Moins de 4 % des établissements déclarent avoir déposé une Avec les donneurs d’ordres extérieurs au secteur aéronau-
demande de brevet au cours des deux dernières années. tique et spatial, les deux modes de relations principaux restent
Développement inchangés mais l’écart est moindre, la part de la sous-traitance
de production s’élevant à 43 % et celle du partenariat tech-Invités à citer les points les plus importants pour le développe-
nique à 32 %.ment de leur établissement, les chefs d’entreprise avancent le
Si l’on compare les diverses spécialités enquêtées, le domainebinôme “maîtrise des coûts” (citée dans 68 % des cas) et “re-
“recherche-études” est assez naturellement à part, car peucherche de nouveaux clients” (67 %). Suivent à distance “dé-
orienté production. Il faut également relever que les industriesveloppement des compétences-formation” (57 %) et
des équipements électriques et électroniques, ainsi que celles“recherche de nouveaux marchés” (45 %).
INSEE AQUITAINE 10 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002
Industrie-Recherche-Études
des équipements mécaniques, adoptent le partenariat tech- tude sur le marché aéronautique international.
nique dans des proportions comparables à la sous-traitance Inversement, il faut rappeler que l’année passée la dépen-
de production. dance au secteur croissait avec la qualité des perspectives, les
établissements dont les carnets de commande à 6 mois étaientDévelopper ses propres produits
satisfaisants dépendaient du secteur pour la majeure partie de
30 % des établissements déclarent développer leurs propres
leur activité, facteur fragilisant en cas de retournement de la
produits. Le score minimal est observé en mécanique géné-
conjoncture aéronautique.
rale (9 %), les scores maximum en industrie des équipements
Seulement 12 % des établissements disposent de carnets “sa-
mécaniques et autres activités industrielles, trois domaines
tisfaisants” à 12 mois. Ils sont de plus grande taille que la
des plus liés au secteur aéronautique et spatial.
moyenne, réalisant 19 % du chiffre d’affaires et des effectifs
Exportations salariés totaux. Ils sont également moins liés au secteur aéro-
nautique-espace que les autres (20 % contre 43 %).Pour environ deux tiers des établissements, les exportations
En revanche, les carnets insuffisamment fournis sont le lot dedirectes représentent moins de 1 % du chiffre d’affaires total.
55 % des unités.Ces établissements sont de plus petite taille que la moyenne et
Parmi les carnets satisfaisants à 6 mois, un tiers reste satisfai-ne sont concernés par le marché aéronautique et spatial qu’à
sant à 12 mois, près des deux tiers deviennent moyens ethauteur de 30 % de leur chiffre d’affaires total.
moins d’un dixième insuffisants. En revanche, la totalité desGlobalement la taille des établissements augmente avec la
insuffisants à 6 mois restent insuffisants à 12 mois.part des exportations. En particulier, les 36 établissements
dont plus de 10 % de la production est directement exportée Prévisions pour les 12 mois à venir
comptent autant de salariés que l’ensemble des 167 unités ex-
Interrogés quant aux 12 mois à venir, les établissements in-
portant moins de 1 % de leur production.
dustriels et de recherche-études entrevoient une progression
Capital de leurs investissements matériels et de leurs effectifs, mais
plutôt une diminution de leurs dépenses en recherche-déve-Dans 17 % des cas, une autre entreprise participe à au moins
loppement et de leurs autres investissements.25 % du capital de l’unité interrogée. Les établissements
Pour les investissements matériels et surtout pour les effectifs,concernés sont de taille supérieure : ils emploient 32 % des ef-
les prévisions à la hausse sont observées chez les établisse-fectifs salariés, réalisent 37 % du chiffre d’affaires total et 39 %
ments les plus liés au secteur ; pour les dépenses en re-du chiffre d’affaires lié au marché aéronautique et spatial.
cherche-développement et les autres investissements en
Points forts
revanche, les établissements les plus dépendants sont plutôt
Interrogés sur les points forts qu’ils peuvent faire valoir face à les moins optimistes.
leurs clients, les chefs d’entreprise placent le “ savoir-faire” à Il semble donc que malgré son poids minoritaire dans les chif-
une incontestable première place (87 % des suffrages), le fres d’affaires totaux, le marché aéronautique et spatial dicte
“respect de la qualité” étant une seconde vertu tout aussi in- la tendance d’ensemble.
contestable (65 %). Néanmoins, dans tous les cas, l’incertitude quant à l’évolu-
La troisième place est plus disputée, revenant de peu au “res- tion de ce marché se traduit par un choix massif de la modalité
pect des délais” devant la “compétitivité-prix”. Les “moyens “stabilité” (55 à 72 % de citations).
techniques” voire la “proximité géographique” suivent d’as-
Recours au personnel intérimairesez près les deux points précédents, parvenant même à décro-
30 % des établissements déclarent recourir à l’emploi intéri-cher la troisième place dans certaines spécialités.
maire, proportion significativement plus faible que celle me-
Activités - Perspectives surée en 2001 (42 %).
Taux d’utilisation des capacités de production Age des effectifs salariés
Au second semestre 2002, les taux d’utilisation des capacités En moyenne les moins de 30 ans représentent 27 % des effec-
de production sont autour de 78 %, ceci de manière quasi- tifs salariés, une part plus faible dans l’industrie que dans le
ment homogène entre les différentes spécialités représentées. domaine “recherche-études”. Dans plus de 30 % de ces der-
niers établissements, les moins de 30 ans sont majoritaires.Etat des carnets de commande
Au second trimestre 2002, les perspectives à 6 mois sont miti- Priorités de recrutement
gées et les perspectives à 12 mois nettement mauvaises. Près de 42 % des établissements interrogés déclarent prévoir
Moins de 30 % des responsables d’établissements déclarent de recruter des personnes âgées de 25 à 40 ans, 33 % seule-
que leurs carnets de commandes sont insuffisamment remplis ment prévoient de recruter des personnes de moins de 25 ans.
à 6 mois, établissements qui rassemblent 22,5 % du CA total. Dans les deux cas les prévisions étaient largement plus ouver-
Les dont les carnets sont les mieux remplis tes une année plus tôt.
sont ceux dont le lien avec le secteur aéronautique et spatial Le recrutement des plus jeunes est moins avancé par chacune
est le moins fort (le secteur assure 33 % de leur CA contre au- des branches d’activités, si l’on excepte les établissements de
tour de 40 % chez les autres établissements). Il s’agit donc bel mécanique générale.
et bien d’une prime à la diversification, en période d’incerti-
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2002 11 INSEE AQUITAINE

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