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LE DOSSIER
INSEE AQUITAINE
AÉRONAUTIQUE - ESPACE
Résultats de l’enquête
2005
ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES FOURNISSEURS, SOUS-TRAITANTS ET
PRESTATAIRES DE SERVICES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL
A VEC LA P AR TICIP A TION DEINSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES CESR
AQUITAINEÉCONOMIQUES PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE
N°5 6
DÉCEMBRE 2005Conception-rédaction : Xavier Helfenstein Michèle Charpentier ,
Gestion de l’enquête : Mireille Blondy, Michèle Charpentier
Merci à Marie-Hélène Bernard pour sa participation à la collecte.
Couverture Crédit photos :
1 1 © ESA (Satellite VenusExpress)
2 2 © Dassault Aviation (Falcon 7X)
3 3 © Turbomeca (Mesure de pollution sur turbine hélicoptère)
Couverture : Joël LacosteSommaire
Commentaires - Méthodologie - Définitions
Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Résultats généraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
Industrie-Recherche-Études . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Les indicateurs 2004 selon :
le département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
la catégorie d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
l’activité de l’établissement 16
la taille d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
le poids des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
L’origine géographique des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
La sous-traitance en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Les travaux pour le secteur militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Les tendances 2005 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Organisation - Méthodes - Stratégie (Industrie-Recherche-Études). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Relations et politiques commerciales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Activités - Perspectives (Industrie-Recherche-Études) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Le questionnaire 2005 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005 3 INSEE AQUITAINEMéthodologie
L’enquête annuelle “Aéronautique-Espace” est menée conjointe- Finalement 569 établissements aquitains ont contribué par leurs ré-
ment par l’Insee Aquitaine et l’Insee Midi-Pyrénées ; elle s’adresse ponses à l’édition des résultats ici présentés, portant sur les exerci-
aux fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services du secteur. ces 2003 et 2004 mais aussi sur les premières tendances 2005.
La consultation périodique des donneurs d’ordres nationaux de la Depuis l’édition 2001 de l’enquête, un volet de questions complé-
construction aéronautique et spatiale permet de dresser la liste des mentaires est destiné aux établissements dont l’activité principale
établissements régionaux susceptibles d’avoir travaillé pour le sec- relève de l’industrie, ainsi qu’aux établissements du secteur de la
teur l’une au moins des deux années considérées. recherche et des études.
Ce sont donc les établissements liés aux donneurs d’ordres du Les réponses ont été collectées pour la plupart de mars à juin 2005 ;
les premières tendances 2005 et perspectives ne doivent donc êtresecteur qui sont interrogés, et non pas les d’ordres
considérées que comme la synthèse des opinions des chefs d’entre-eux-mêmes.
prise recueillies alors.Ont été exclus du champ de l’enquête les établissements relevant
Les résultats du présent dossier ne sont pas destinés à être comparésd’activités comme le commerce de détail, dont les relations avec le
secteur ne sont que ponctuelles et non significatives. à ceux des enquêtes précédentes, du fait de l’inévitable variation
des taux de réponse d’une année à l’autre. Ainsi, le nombre d’éta-L’objet est donc bien d’identifier les “établissements liés”, c’est à
blissements liés au secteur ne doit pas être interprété dans l’absolu.dire ceux dont l’activité dépend au moins en partie des commandes
Les données d’évolutions qui figurent dans le présent dossier sontdu secteur. On évoquera donc les “chiffres d’affaires liés” et “effec-
en revanche significatives car calculées à champ constant.tifs salariés liés” en considérant la part des chiffres d’affaires et ef-
fectifs salariés totaux liée à ces commandes.
INSEE AQUITAINE 4 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005Résultats généraux
près un ralentissement observé en 2002 et accentué en même majoritairement aux sous-traitants. Ils captent 58 % du
2003, l'activité des établissements aquitains liés à la chiffre d'affaires total lié au secteur aéronautique et spatial.Aconstruction aéronautique et spatiale reprend de la vi- Les fournisseurs s'en octroient 26 % et les prestataires de ser-
gueur en 2004. Le chiffre d'affaires global des 569 établisse- vices 16 %.
ments ayant répondu à l'enquête augmente de 8,5 % en un an. Les commandes liées au seul secteur spatial ont davan-
Une telle progression n'était plus observée depuis 2000. tage profité aux fournisseurs et aux sous-traitants en
En 2004, le marché aéronautique et spatial de ces établisse- 2004, alors que les facturations des prestataires de servi-
ments est aussi porteur que les autres marchés, contrairement ces sont en baisse par rapport à 2003. Toutefois, les évo-
aux années 1999 à 2002, où il dynamisait l'activité des éta- lutions du marché lié au secteur spatial sont très
blissements ayant répondu à l'enquête. La reprise de ce sec- irrégulières d'une année à l'autre. Il ne se dégage pas de
teur est toutefois remarquable en 2004 - le chiffre d'affaires lié tendance véritable selon les types d'établissements ou
progresse de 8,3 % - au vu du recul observé en 2003. les différentes activités.
Les commandes des donneurs d'ordre de la construction aé-
Un rôle moteur retrouvé dans l'industrie■ronautique et spatiale représentent 28 % du chiffre d'affaires
Les trois quarts des établissements aquitains liés aux construc-total des établissements liés, contre 26 % en 2003. Les
teurs du secteur aéronautique et spatial ont leur activité prin-sous-traitants demeurent largement les plus dépendants ; plus
cipale dans l'industrie ou les services. Les sous-traitants sontde la moitié de leur chiffre d'affaires incombe à ce secteur.
avant tout positionnés sur le secteur industriel (trois établisse-À l'inverse, les activités des fournisseurs et surtout des presta-
ments sur quatre). Les fournisseurs exercent leur activité entaires de services sont majoritaires sur les autres marchés. Le
grande majorité dans le commerce de gros (neuf établisse-secteur de l'aéronautique et spatial représente respective-
ments sur dix) et les prestataires de services… dans le secteurment 21 et 13 % de leur chiffre d'affaires total. Il pèse toutefois
des services (trois établissements sur quatre).plus lourd dans l'activité des fournisseurs qu'en 2003
(+ 6 points). Le secteur industriel est de loin le plus dépendant des don-
neurs d'ordre de la construction aéronautique et spatiale :L'emploi salarié suit la même tendance que le chiffre d'affai-
43 % de son chiffre d'affaires lui est imputable. Cette propor-res, avec une amplitude moindre. Après avoir baissé en 2003,
tion s'élève jusqu'à 66 % pour les nombreux établissementsil croît de 2,6 % en un an, soit une évolution légèrement infé-
de mécanique générale, dont la dépendance croît sous l'effetrieure à celle de 2002. Fin 2004, les établissements enquêtés
conjugué d'une hausse de l'activité liée au secteur aéronau-emploient plus de 18 300 salariés, dont 6 200 sont dédiés au
tique et d'une baisse sur les autres marchés.secteur aéronautique et spatial.
L'industrie des équipements électriques et électroniques est le
Chiffres d'affaires : l'embellie■ seul secteur industriel à subir une activité en baisse sur le mar-
plus forte chez les fournisseurs ché aéronautique. Toutefois, la forte progression enregistrée
sur le marché spatial et celle plus mesurée sur les autres mar-Les commandes des constructeurs de l'aéronautique ont un
chés, majoritaires en volume, conduisent à une hausse duimpact relativement important sur le chiffre d'affaires des éta-
blissements liés : elles en constituent le quart. Celles des cons- chiffre d'affaires total de ce secteur.
tructeurs du secteur spatial ont un poids bien moindre, L'industrie est donc fortement liée à la conjoncture du marché
seulement 2,6 % de leur chiffre d'affaires. Les fluctuations an- aéronautique et spatial qui est favorable en 2004. L'activité
nuelles, si elles sont marquées, portent ainsi sur des valeurs des divers secteurs de l'industrie, hormis les deux cités, se dé-
nettement inférieures à celles du secteur lié à l'aéronautique. veloppe sur les différents marchés. La palme revient au sec-
teur de la métallurgie et transformation des métaux dont leEn 2004, le chiffre d'affaires généré par les commandes du
chiffre d'affaires total a augmenté de plus de 28 %, et ce, grâcesecteur aéronautique progresse de 8,1 %. Celui lié au secteur
à une progression équivalente sur les marchés aéronautique,spatial croît de 10,4 %. Les autres marchés progressent nette-
spatial et autres.ment, eux aussi : + 8,5 % en un an.
La plus forte embellie concerne les fournisseurs pour lesquels
La construction et les activités informatiques■le marché aéronautique et spatial est porteur. Leur chiffre
particulièrement performantes
d'affaires total augmente de 12,7 %, celui lié au secteur de
15,2 %. Ainsi, la situation des années précédentes s'inverse. Le secteur des activités informatiques connaît une forte
L'activité des établissements ayant répondu à l'enquête était progression en 2004. Le chiffre d'affaires total progresse
alors portée par les autres marchés. de 21 %, celui lié au secteur aéronautique de 36 %. L'im-
Les sous-traitants et les prestataires de services enregistrent pact sur l'emploi ne s'est pas fait attendre : le nombre de
une progression comparable de leur chiffre d'affaires total, lé- salariés a augmenté de près de 15 % en un an. Le déve-
gèrement supérieure à 7 %. Cependant, le secteur aéronau- loppement plus important en valeur des autres marchés a
tique et spatial dynamise l'activité des prestataires de service nettement réduit la dépendance de ce secteur à l'aéro-
alors que les ventes des sous-traitants se développent davan- nautique et spatial : le chiffre d'affaires lié avoisinait les
tage sur les autres marchés. Les sommes engagées vont quand 40 % depuis plusieurs années, il tombe à 16 % en 2004.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005 5 INSEE AQUITAINERésultats généraux
Autre bon résultat, celui du secteur de la construction qui en- d'affaires liés au secteur sont analogues en volume dans les
registre une forte augmentation du chiffre d'affaires en un an : deux départements.
+ 13 % du chiffre d'affaires total et + 24 % du chiffre d'affaires Les établissements situés dans les Pyrénées-Atlantiques
lié au secteur. Le marché spatial a été particulièrement por- sont pour moitié des sous-traitants, un tiers sont des pres-
teur, même s'il concerne des volumes faibles relativement tataires de services. L'activité industrielle est la plus repré-
aux autres marchés. sentée. Le poids du secteur aéronautique et spatial est
A contrario, le marché aéronautique et spatial a été défavo- donc élevé : 44 % du chiffre d'affaires total est dû à ce sec-
rable pour les secteurs “recherche-études” et “autres activités teur. En Gironde, la dépendance des établissements au
tertiaires” (cf. définition p. 11). Ils enregistrent un recul du secteur est bien moindre, seulement 19 % du chiffre d'af-
chiffre d'affaires lié qui est compensé par une croissance de faires total. Le tissu économique diffère aussi : quatre éta-
l'activité sur les autres marchés. L'internalisation de la fonc- blissements sur dix sont des prestataires de services. Les
tion de recherche et développement constatée chez certains fournisseurs et les sous-traitants constituent chacun envi-
constructeurs du secteur aéronautique et spatial pourrait être ron 30 % des établissements.
un élément d'explication. L'écart de dépendance au secteur se voit aussi en termes d'ef-
fectifs salariés. Les établissements girondins regroupent 60 %
L'emploi salarié suit la reprise de l'activité■ du total des salariés et ceux des Pyrénées-Atlantiques 25 %.
Après une année 2003 difficile, la croissance de l'emploi sala- Mais les salariés affectés à des travaux liés au secteur aéronau-
rié redémarre en 2004. La hausse constatée est toutefois tique et spatial travaillent pour 40 % en Gironde et autant
moindre que celle de l'activité. Près de 460 emplois nou- dans les Pyrénées-Atlantiques.
veaux sont créés dans les 569 établissements aquitains en-
Les Landes, la Dordogne et le département de Lot-et-Ga-
quêtés, soit une augmentation comparable à celle de 2002.
ronne regroupent à eux trois 13 % des établissements liés
Ces nouveaux emplois sont dus aux deux-cinquièmes à la re-
au secteur, 17 % des salariés et 21 % de l'effectif lié. La dé-
prise de l'activité liée au marché aéronautique et spatial.
pendance est forte dans les Landes et en Lot-et-Garonne où
Les situations diffèrent selon le type de lien avec le secteur. 44 % du chiffre d'affaires total est imputable au secteur. Elle
Une légère baisse de l'emploi salarié est constatée chez les est faible en Dordogne (8 %).
fournisseurs. Elle concerne exclusivement l'emploi dédié au
Une expansion géographique des marchéssecteur aéronautique et spatial, malgré un essor de l'activité ■
sur ce marché. À l'inverse, les effectifs salariés des sous-trai- Le marché lié aux donneurs d'ordre de l'aéronautique et
tants progressent (+ 1,7 %). La progression est avant tout due spatial est de moins en moins axé sur la région, même si les
aux travaux liés à l'aéronautique et spatial. Les prestataires de commandes provenant des constructeurs implantés en
services augmentent nettement leurs effectifs, mais pour les Aquitaine sont celles qui pèsent le plus dans l'activité. Le
affecter surtout sur les autres marchés. chiffre d'affaires lié au secteur est “régional” à 46 %, contre
53 % en 2003. Les commandes passées depuis Midi-Pyré-
Une dépendance variable selon le département■ nées y contribuent à hauteur de 17 % et le reste de la France
La moitié des établissements aquitains liés au secteur sont pour 22 %. Les établissements aquitains sont aussi présents
implantés en Gironde et en particulier dans l'aggloméra- sur le marché étranger qui représente 15 % du chiffre d'af-
tion de Bordeaux. Les Pyrénées-Atlantiques suivent avec faires total lié au secteur, dont 7,6 points en provenance du
38 % des établissements implantés en grande partie autour reste de l'Union européenne et 4,7 points des États-Unis
de Pau et Bayonne-Anglet-Biarritz. Néanmoins, les chiffres (contre 3,4 points en 2003).
Définitions
Sous-traitance de spécialité : l’établissement offre une techniqueLa construction aéronautique et spatiale comprend tous les établis-
sements fabriquant à titre principal des cellules d’avions, des moteurs qui fait défaut au donneur d’ordres.
et des équipements spécifiques pour avions, ainsi que des engins et Offre globale : réalisation d’un ensemble ou sous-ensemble, de
l’étude à la conception et à la fabrication, avec ou sans co-finance-des lanceurs spatiaux. Les organismes publics présents dans ces do-
maines sans avoir d’activité industrielle affirmée en sont exclus. ment du développement.
Les fournisseurs sont les établissements dont le lien avec l’industrie Les prestataires de services prennent en charge une partie des acti-
vités non-industrielles (études techniques, informatique, formationaéronautique et spatiale est essentiellement commercial et ne
donne lieu à aucune intervention technique de la part du client. Les professionnelle...) d’un ou plusieurs industriels du secteur.
produits offerts sont immédiatement identifiables sur catalogues et Le poids du secteur aéronautique et spatial dans le chiffre d’affaires
disponibles en stock. hors taxes des établissements liés est la part des travaux destinés au
Les sous-traitants sont les établissements réalisant pour le compte secteur dans le chiffre d’affaires, telle qu’elle est déclarée. Ce poids
permet d’obtenir une première approximation des effectifs salariésd’un ou plusieurs industriels du secteur aéronautique et spatial, se-
lon un cahier des charges préétabli, la fabrication de pièces, de pro- dédiés au secteur, par une simple application du ratio aux effectifs
duits d’éléments d’ensembles ou de sous-ensembles. salariés totaux de l’établissement.
Sous-traitance de capacité : l’établissement offre une capacité de
travail supplémentaire au donneur d’ordres.
INSEE AQUITAINE 6 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005Résultats généraux
En Gironde, les établissements, fortement dépendants du ments de moins de 10 salariés jusqu'à 85 % pour les plus de
marché régional les années passées, ont développé leur acti- 100 salariés. L'armée est aussi plus fréquemment à l'origine
vité en dehors de l'Aquitaine, en France comme à l'étranger. d'une part importante du chiffre d'affaires lié au secteur aéro-
Les commandes intra-régionales comptent pour 51 % dans le nautique et spatial dans les établissements de grande taille.
chiffre d'affaires total lié au secteur en 2004. Elles en consti-
L'optimisme se répand en 2005■tuaient 73 % chez les établissements répondants de 2003.
du côté aéronautique...Le marché des prestataires de services, nombreux en Gironde
Dans la continuité de 2004, la satisfaction se répand parmi lesnotamment, a progressé au profit d'autres régions de France en
établissements répondants quant à l'évolution des comman-2004. Il en est de même pour les fournisseurs dont les nouveaux
des sur les marchés de l'aéronautique au deuxième trimestredébouchés concernent plus l'étranger (Europe et États-Unis).
2005. Surtout, le chiffre d'affaires 2004 lié au secteur aéro-Leurs commandes régionales ne comptent plus que pour 31 %
nautique réalisé par l'ensemble des établissements optimistesdans le chiffre d'affaires total lié au secteur, contre 55 % en
pèse davantage qu'un an auparavant. Ces unités réalisent2004. Seuls les sous-traitants conservent une répartition géogra-
62 % du chiffre d'affaires 2004 lié au secteur aéronautique,phique de leur activité semblable à celle de 2003.
contre seulement 23 % en 2003.
Les sous-traitants sont les premiers■ Cette progression est surtout remarquable parmi les sous-trai-
à sous-traiter eux aussi tants. 46 % d’entre eux sont optimistes sur leur activité an-
Près de trois établissements interrogés sur dix font appel à des nuelle (24 % en 2004) et totalisent 71 % du chiffre d'affaires
sous-traitants pour des activités liées à la construction aéro- total lié au secteur, contre 32 % en 2003.
nautique et spatiale. Dans la grande majorité des cas, le poids Ces fortes évolutions sont avant tout dues aux secteurs indus-
de cette sous-traitance reste inférieur au quart du chiffre d'af- triels de la métallurgie et transformation des métaux, de la mé-
faires lié. canique générale et des “autres activités industrielles”. La
Cette sous-traitance en chaîne est surtout répandue parmi les progression du nombre d'optimistes dans le secteur des trans-
sous-traitants des constructeurs de l'aéronautique et spatial. ports est aussi remarquable par rapport à l'année précédente.
Plus d'un établissement sur deux y a recours. Elle l'est nette-
… et aussi du côté spatialment moins chez les fournisseurs et les prestataires de servi- ■
ces. L'industrie est la première à la pratiquer, particulièrement La part d'établissements liés au secteur spatial qui ressen-
le secteur de la mécanique générale (trois établissements sur tent une hausse de l'activité en 2005 progresse légère-
cinq). L'activité recherche-études sous-traite aussi fréquem- ment : 26 % contre 16 % en 2004. Mais ils “pèsent” bien
ment mais dans une proportion moindre (28 % des établisse- plus : 19 % du chiffre d'affaires total lié au secteur, contre
ments). Enfin, la sous-traitance en cascade est légèrement moins de 8 % en 2004.
moins fréquente en Gironde et concerne plus les établisse- La progression de l'optimisme est à peu près identique parmi
ments de 10 salariés ou plus. les sous-traitants et les prestataires de services : environ
9 points de plus en 2005. Néanmoins, les établissements
L'armée, cliente d'un établissement sur deux■ sous-traitants ressentant une hausse de leur activité comptent
pour 40 % dans le chiffre d'affaires 2004 lié au secteur, contrePrès d'un établissement interrogé sur deux travaille peu ou
seulement 2,5 % en 2003, alors que le poids des prestatairesprou pour le secteur militaire, un donneur d’ordre partagé par
de services reste quasiment stable.près de trois établissements sur cinq dans les Pyrénées-Atlan-
tiques, contre un sur trois en Gironde. La proportion croît Ces avis formulés par les établissements augurent de très bons
avec la taille de l'établissement : de 40 % parmi les établisse- résultats pour l'exercice comptable de 2005.❒
Emploi : le poids des donneurs d’ordres aquitains
Les donneurs d’ordres(*) du secteur aéronautique et spatial disposent de leurs effectifs salariés sont pris en compte dans les différents tableaux et
26 établissements en Aquitaine, ils employaient près de 18 400 salariés commentaires du présent dossier.
en fin d’année 2004. Les donneurs d’ordres au sens strict emploient finalement autour de
Certains de ces établissements sont aussi sous-traitants : une partie de 17 120 salariés fin décembre 2004, après une baisse de l’ordre de
leur activité est liée aux commandes d’un autre donneur d’ordres, ré- 1,3 % au cours de l’année 2004.
gional ou non. Ils sont interrogés à ce titre par l’enquête annuelle, et
(*) on entend par là les principaux donneurs d’ordres, puisque la présente enquête montre qu’environ un établissement interrogé sur quatre sous-traite lui-même
une partie de son activité.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005 7 INSEE AQUITAINEIndustrie-Recherche-Études
armi les 569 établissements ayant répondu à l’enquête proviennent du secteur industriel de la mécanique générale. La
2005, 304 relèvent d'une activité principale industrielle recherche-étude suit avec un cinquième des brevets déposés.Pou du domaine recherche-études. (10)
Ces établissements font l'objet d'un questionnement plus ap-
Développement■profondi, car ils sont particulièrement liés au secteur aéronau-
tique et spatial qui assure 42 % de leur chiffre d'affaires total et Le point majeur de développement stratégique le plus fré-
10 % seulement du chiffre d'affaires des autres établissements. quemment cité est la recherche de nouveaux clients : deux
établissements sur trois le considèrent comme primordial. LaL'ensemble industrie-recherche-études rassemble 56 % des
maîtrise des coûts et la recherche de nouveaux marchés vien-effectifs salariés totaux, 56 % du chiffre d'affaires total et 84 %
e enent ensuite en 2 et 3 position.du chiffre d'affaires liés au secteur aéronautique-espace.
Le développement de nouveaux procédés est plus couram-(1), (2)
ment cité dans la métallurgie et transformation des métaux. Le de nouveaux produits intéresse davantage leOrganisation - Méthode - Stratégie
secteur “autres activités industrielles”. Ces deux secteurs dé-
Cadres■ laissent aussi le développement des compétences et la forma-
tion, en tant qu'axe de développement.35 % des salariés travaillant dans le secteur recherche-études
sont des cadres. Une proportion qui tombe à 12 % dans l'in- La veille technologique et surtout l'intelligence économique
dustrie et même à moins de 9 % dans les secteurs de la métal- sont les points de développement les moins cités, et ce, quel
lurgie et transformation des métaux et des “autres activités que soit le secteur.
industrielles”. (11), (12)
(3), (4)
Relations et politiques commerciales
Recours à l’informatique■
Type de prestation■L'informatisation n'est pas systématiquement généralisée
dans des fonctions où son utilisation pourrait sembler inté- Conception, production, maintenance : trois établissements
ressante. Le secteur de la recherche-études l'utilise surtout sur cinq déclarent offrir au moins deux de ces trois prestations
pour la conception et la préparation de la fabrication. La mé- aux constructeurs du secteur aéronautique et spatial.
tallurgie et transformation des métaux y recourt le plus sou- La production est la prestation la plus répandue : elle
vent pour la gestion de la production. Dans l'industrie des concerne les trois quarts des établissements répondants. Des
équipements mécaniques et celle des équipements électri- prestations de conception sont offertes par la moitié des éta-
ques et électroniques, elle est utilisée en premier lieu pour la blissements et la maintenance par un établissement sur trois.
conception et préparation de la fabrication et pour la gestion
Deux secteurs se distinguent par la polyvalence des presta-
financière.
tions offertes : l'industrie des équipements mécaniques et l'in-
(5), (6) dustrie des équipements électriques et électroniques. Ils sont
aussi ceux où la maintenance est la plus répandue, et de loin.
Technologie de l'information et communication■
Les autres secteurs sont très spécialisés. Les secteurs de la mé-
La messagerie électronique est désormais quasi-généralisée.
canique générale, de la métallurgie et transformation des mé-
Les échanges de données informatisées (EDI) sont pratiqués taux et des “autres activités industrielles” offrent avant tout
par trois établissements sur dix. Comme le commerce électro- des prestations de production. De même, la recherche-étude
nique, ils restent moins pratiqués par les établissements de re-
est axée principalement sur la conception.
cherche-études que par les industriels et particulièrement
Le secteur aéronautique et spatial n'a pas le même poids dansceux du secteur “autres activités industrielles”.
l'activité des établissements liés selon les prestations qu'ils of-
(7), (8)
frent. Les prestataires de production sont les plus dépendants
de ce secteur : 48 % de leur chiffre d'affaires proviennent deCertification■
commandes des constructeurs aéronautique et spatial. Une
Trois établissements sur cinq sont certifiés. L'industrie des proportion qui descend à 38 % pour les prestataires de
équipements électriques et électroniques est le secteur où la conception et 27 % pour ceux qui offrent de la maintenance.
proportion est la plus élevée : 70 %. Un taux qui descend à
(13), (14)
51 % dans le secteur de recherche-études et à 46 % dans l'in-
dustrie des équipements mécaniques. Nombre de clients■
(9)
Les établissements travaillant dans un des secteurs de l'in-
dustrie-recherche-études travaillent en grande majorité pourDemandes de brevets■
plusieurs clients du secteur aéronautique et spatial : six éta-
Seuls 5 % des établissements déclarent avoir déposé un brevet
au cours des deux dernières années. Un tiers de ces brevets
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
INSEE AQUITAINE 8 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005Industrie-Recherche-Études
blissements sur sept comptent au moins deux clients, près électriques et électroniques et dans les autres activités
d'un sur deux a plus de cinq clients et un sur quatre a au mini- industrielles, il est relativement rare dans l'industrie de la mé-
mum dix clients. canique générale.
(17) (22)
Relations avec les donneurs d’ordres Exportations■ ■
Déclarée par un établissement sur trois, la sous-traitance de En 2004, 37 % des établissements déclarent exporter directe-
production est de loin le premier mode de relation avec les ment. La part de l'exportation n'excède toutefois pas9%du
principaux clients du secteur aéronautique et spatial. C'est chiffre d'affaires total dans la moitié de ces établissements.
même quasiment l'unique mode de relation qu'entretiennent Elle est comprise entre 10 et 30 % dans trois établissements
les établissements des secteurs de la mécanique générale et sur cinq dans la recherche-études.
de la métallurgie et transformation des métaux. Il reste majori- C'est dans l'industrie des équipements électriques et électro-
taire pour leurs clients hors secteur aéronautique et spatial, niques qu'elle est la plus élevée : 45 % du chiffre d'affaires
mais dans une moindre mesure. total. Viennent ensuite les “autres activités industrielles”
Dans les autres secteurs industriels et celui de recherche-étu- avec 23 %.
des, le partenariat technique est développé par près d'un éta- L'exportation pèse plus lourd dans le chiffre d'affaires total
blissement sur trois. parmi les établissements de grande taille.
Troisième mode de relation avec les clients du secteur aéronau- (23), (24)
tique et spatial cité : l'intégration à une boucle de conception.Il
concerne plus d'un établissement sur cinq dans l'industrie des Capital■
équipements mécaniques et dans la recherche-étude. Ces éta- Dans 18 % des cas, le capital est détenu à plus de 25 % par
blissements utilisent moins souvent ce mode de relation avec une autre entreprise. Ces unités dépendantes sont en
leur clientèle hors aéronautique et spatial. moyenne de plus grande taille puisqu'elles emploient au total
(15), (16) 28 % des effectifs salariés. De même, le chiffre d'affaires lié au
secteur aéronautique et spatial est en moyenne 2,5 fois plus
Réseaux, partenariats■ élevé dans ces établissements que dans les autres. Un ratio
Un établissement sur quatre déclare être engagé dans un ou qui s'élève à 2,9 pour le chiffre d'affaires total.
plusieurs réseau(x) ou partenariat(s). C'est dans l'industrie des (25)
équipements électriques et électroniques que cette part est la
plus élevée - un établissement sur deux - et dans le secteur de Points forts■
la mécanique générale qu'elle est la plus basse- un établisse- 87 % des établissements considèrent que le point fort qu'il
ment sur huit. peuvent faire valoir auprès de leurs clients est leur sa-
La moitié de ces engagements sont effectués dans le cadre voir-faire. Le respect de la qualité vient en second parmi les
d'une structure juridique formelle (GIE, SA, associations, points les plus cités (deux tiers des établissements). La compé-
etc.), un tiers le sont dans le cadre d'un programme ou projet titivité en matière de prix et les délais sont cités par un tiers des
commercial et un sixième dans le cadre d'un produit ou projet établissements comme étant des points reconnus par leur
de développement. clientèle. Les moyens techniques et la proximité géogra-
phique viennent ensuite, un quart des établissements les men-La structure juridique comme cadre de réseau ou de parte-
tionnent. L'innovation et l'ancienneté de la relation sont lesnariat est largement majoritaire dans tous les secteurs d'ac-
points que l'on retrouve le moins : respectivement 14 et 12 %tivité à l'exception du secteur de la mécanique générale et
des établisssements les évoquent.surtout celui des “autres activités industrielles”. Ces deux
secteurs privilégient plutôt le cadre d'un programme ou (26), (27)
projet commercial.
Activités - PerspectivesUn établissement sur cinq est engagé dans plus d'un partena-
riat. Ceux-ci peuvent être conclus avec des partenaires locali-
Taux d’utilisation des capacités de production■sés dans différentes régions, voire différents pays. Mais les
Le taux d'utilisation moyen des capacités de production avoi-partenariats que signent les établissements aquitains sont
sine les 78 % au second trimestre 2005. Un taux quasimentquasiment toujours passés avec au moins un des partenaires,
égal à celui des années précédentes et comparable dans toussinon le partenaire, localisé en Aquitaine.
les secteurs d'activité. Il varie de 69 % dans le secteur de la mé-
(18) à (21)
tallurgie et transformation des métaux à 82 % dans le secteur
de la mécanique générale et dans celui de recherche-études.Développer ses propres produits■
(33)Un établissement sur quatre développe ses propres produits.
Si cette pratique est relativement fréquente dans les secteurs
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31industriels des équipements mécaniques, des équipements
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2005 9 INSEE AQUITAINEIndustrie-Recherche-Études
Une stabilité également de mise pour les dépenses en re-État des carnets de commande■
cherche-développement, particulièrement dans l’industrie
Les perspectives à 6 mois sont bien meilleures au second tri-
des équipements mécaniques et le secteur de la mécanique
mestre 2005 qu'elles ne l'étaient un an plus tôt. La moitié des
générale.
établissements jugent satisfaisants leurs carnets de commandes
La grande majorité des établissements prévoit aussi de laisserà 6 mois (30 % au second trimestre 2004). Fort logiquement, le
stables les autres investissements. Il n'y a guère que dans lagroupe des satisfaits est aussi celui dont le chiffre d'affaires total
métallurgie et transformation des métaux qu'un établissementa fortement augmenté en un an (+ 10 %), ainsi que l'effectif sa-
sur trois prévoit de les augmenter.larié (+ 3,4 %).
35 % des établissements prévoient d'augmenter leurs effectifsA contrario, un établissement sur quatre juge décevante la
hors intérim et9%deles diminuer. Une proportion quiperspective de l'activité à 6 mois. Ces établissements ont déga-
grimpe à 17 % dans l'industrie des équipements électriques etgé un chiffre d'affaires total qui a seulement stagné en un an.
électroniques. Le recours à l'intérim devrait être plus impor-
À douze mois, la proportion d'établissements jugeant leurs
tant dans un établissement sur sept et plus rare dans un éta-
carnets de commandes satisfaisants s'établit à un quart, alors
blissement sur quatre.
que 42 % des établissements les jugent insuffisants. Parmi les
(34) à (38)carnets satisfaisants à 6 mois, la moitié restent satisfaisants à
12 mois et un sur dix devient insuffisant. Les carnets de com-
Salariés de plus de 55 ans■mandes jugés moyens à 6 mois deviennent insuffisants à
et remplacement des départs en retraite12 mois dans 55 % des cas.
Dans deux établissements sur trois, moins de 10 % de l'effectifPar rapport à la moyenne, les perspectives d'activité à
salarié a plus de 55 ans. Dans un établissement sur quatre, les6 mois sont plus fréquemment pessimistes dans la métal-
“salariés séniors” représentent entre 10 et 30 % de l'effectif.lurgie et transformation des métaux et dans l'industrie des
équipements électriques et électroniques. C'est dans le secteur de la métallurgie et transformation des
métaux que la proportion de salariés de plus de 55 ans est laÀ noter que le poids du chiffre d'affaires lié au secteur aéro-
plus élevée (12 %). Les autres secteurs se situent dans unenautique et spatial dans le chiffre total est plus élevé
fourchette de 6 % pour les “autres activités industrielles” àparmi les établissements dont les carnets de commandes à 6
9 % pour la recherche-étude.et 12 mois sont jugés satisfaisants.
Les craintes de difficultés pour remplacer les prochains départs(28) à (32)
en retraite par du personnel qualifié sont surtout exprimées
dans le secteur de la mécanique générale : 56 % des établisse-Prévisions pour les 12 mois à venir■
ments redoutent une telle situation. Cette inquiétude est par-Des investissements matériels constants : c'est la prévision à
tagée par environ un établissement sur quatre dans les autres12 mois partagée par le plus grand nombre d'établissements,
secteurs. ❒et ce, tous secteurs d'activité confondus. Toutefois, une
(39), (40)hausse est envisagée par un établissement sur trois.
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
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