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Espace régional : géographie, climat, Rhône-Alpes en France et en Europe, circonscriptions administratives et zonages

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Extrait des Tableaux de l'économie Rhône-Alpes 2006-2007

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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1 Espace régional
Plus vaste que la Suisse qui la limite au nord-est, également frontalière avec l'Italie à l'est, la régionRhône-Alpes s'étend sur un territoire de 44 000 km2, soit 8 % de l'espace métropolitain. Par sa superficie,elle se place au deuxième rang des régions françaises, après Midi-Pyrénées.La région se caractérise par la diversité de ses espaces naturels. Elle est constituée à la fois deplaines ou de plateaux à basse altitude et de reliefs de moyenne et haute montagne. Les vallées du Rhône etde la Saône, les plaines du Forez et du Roannais, les vallées du sillon alpin sont des régions attractivespour les activités économiques, tandis que la Bresse et la Dombes, le Bas-Vivarais, la Drôme provençale ontun caractère plutôt résidentiel. A l'ouest, la barrière des Monts du Forez et de la Madeleine forme un milieuau climat continental, avec une pluviométrie plutôt faible, tandis que plus au sud le Haut et le MoyenVivarais restent perméables aux influences océaniques. A l'est, les flux atlantiques butent sur les Préalpes(Chartreuse, Vercors), ce qui amplifie localement les perturbations atmosphériques. De même l'orographiedes Alpes est à l'origine des importantes chutes de neige dans la plupart des stations de sport d'hiver.Dans la région, le vent du nord domine le plus souvent dans la première partie de l'année et, à la finde l'automne, lors de l'arrivée des premiers grands froids. Le vent du sud est souvent actif en septembre-octobre, amenant des températures douces ; il provoque aussi des précipitations sur le relief, parfoisviolentes, par suite du contact de l'air chaud avec l'air froid en altitude apporté par le vent du nord.La région compte 2 879 communes, 335 cantons, 25 arrondissements et 8 départements. Lescommunes rhônalpines représentent 8 % de l'ensemble des communes de la métropole tandis que la partde population régionale s'élève à 10 %. De fait, la densité régionale est sensiblement plus élevée que cellede la France métropolitaine (129 contre 108 habitants/km2).L'intercommunalité est considérée comme une réponse aux difficultés de gestion publique desaffaires locales qu'entraîne l'émiettement du territoire français en plus de 36 000 communes. Au 1er janvier2006, en Rhône-Alpes, 220 communautés de communes regroupent 2 260 communes et 2 628 000 habitants.Si elles comportent en moyenne 10 communes contre 12 en France métropolitaine, elles accueillentdavantage d'habitants, 12 000 au lieu de 10 800.Dans la région, la coopération intercommunale concerne aussi la communauté urbaine de Lyon, quiregroupe 1 191 000 habitants et 55 communes, dix communautés d'agglomération de taille moyenne quirassemblent au total 1 468 000 habitants et 228 communes, et le syndicat d'agglomération nouvelle de l'Isled'Abeau qui comprend 5 communes et 43 000 habitants.La notion d'unité urbaine permet d'approcher la définition de la "ville" sous l'angle de la continuitédu bâti, indépendamment des déplacements domicile-travail sur lesquels repose la délimitation des airesurbaines. Il y a ainsi 180 unités urbaines ; la plus importante, celle de Lyon, compte 1 349 000 habitants aurecensement de 1999, les neuf suivantes rassemblent au total 1 408 000 habitants. L'importance de labanlieue par rapport à la ville centre est très variable : à Lyon, elle rassemble les deux tiers de la populationavec 101 communes, mais, à Saint-Etienne, seulement 38 % avec 16 communes. Les communesn'appartenant pas à une unité urbaine sont rurales.Rhône-Alpes compte 42 aires urbaines en 1999, dans lesquelles vivent près de 4,5 millionsd'habitants, soit huit rhônalpins sur dix. La région reste davantage sous influence urbaine que la moyennedu territoire national : en 1999, 43 % des communes font partie d'une aire urbaine contre 38 % dansl'ensemble de la métropole. Les emplois des actifs sont situés à plus de 73 % dans les pôles urbains, mais,depuis 1990, ils ont tendance à se déconcentrer vers la couronne périurbaine.La région Rhône-Alpes est découpée en 27 zones d'emploi, qui forment une partition du territoirerégional. Ce découpage vise à permettre l'analyse cohérente du marché du travail à un niveau infra-régional.Il a été défini en 1983, puis révisé en 1994, de façon à ce qu'une proportion importante d'actifs occupésrésident et travaillent dans la même zone. En Rhône-Alpes, plusieurs zones d'emploi s'étendent sur deux outrois départements. En 1999, la moitié des emplois de la région est concentrée dans les trois plus grosseszones de Lyon, Grenoble et Saint-Etienne. Le bassin d'emploi de Genève déborde en France (zone duGenevois français). Genève constitue une agglomération transfrontalière un peu plus grosse que celle deGrenoble.La région comprend également 204 bassins de vie, dont 26 sont centrés sur de grandesagglomérations. Ces derniers regroupent alors 69 % de la population régionale. Les 178 autres bassins sontcentrés sur des bourgs et des petites villes : ils forment le plus petit maillage territorial dans lequel leshabitants accèdent aux services courants. Parmi eux 159 bassins ont leur centre dans la région : ilsrassemblent en moyenne 12 communes et 10 750 habitants, soit moins qu'au niveau national (12 150habitants). 
24 INSEE - Tableaux de l'économie Rhône -Alpes 2006/2007