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L'Italie maritime. : Isemar_122

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Touret (P). http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0066062

Ajouté le : 02 janvier 2010
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Note de Synthèse N°122  Février 2010  L’Italie maritime  
 L’Italie constitue historiquement une des grandes nations maritimes européennes. Le caractère maritime de notre voisin ne tient pas seulement à sa nature péninsulaire et insulaire mais aussi à une économie nationale tournée vers les secteurs de l’économie de la mer. La force des exportations italiennes au nord et les hubs au sud pour les ports, l’implication dans le transport maritime international et l’importance de la construction navale permettentà l’Italie de compter dans le concert européen. Néanmoins, les difficultés de la crise fragilise nt cette économie maritime alors que se pose la question de la place de l'Etat (pavillon, armement, construction navale, politique portuaire). Ce panorama n’esles limites des économies maritimes des pays européens.t pas sans intérêt pour comprendre les capacités et   Les armements italiensdélestage du réseau routier dans les échanges En termes de pavillon (exprimé en tonnes de port en notamment avec la Sicile et maintenant avec les voisins lourd)l’Italie se situait, en janvier 2009, à la 18e sous le terme générique d'autoroutes de la mer. L'Italie place mondiale et la 8e place développe européenne. En matière de un système orignal d'ecobonus pour soutenir contrôle économique de la flotte, notre voisin se situe directement la demande par une remise de prix offert aux au 13e routiers utilisant la solution maritime. avec 65% de sa flotte sous pavillon transporteurs rang national alors que la France est au 26e et à 45% rangL’opérateur historique du marché est ferryl’armement sous pavillon national. Pour les navires à passagers, public2 Tirrenia de Navigazione incluant plusieurs l'Italie se place au second rang mondial derrière les armements régionaux3.L’armement, dont le siège est à États-Unis avec 94% de pavillonnement national. Naples est annoncé en voie de privatisation ce que L’Italie compte un pavillon réclamait depuis plusieurs années le secteur privé en(domestique et depuis 1998 international). Le registre international a la réputation dénonçant les subventions publiques (environ 220 d'être "économique"1 favorisant par an) qui permettaient à l'opérateur public de Meuros les immatriculations des opérateurs nationaux et même voisins (Corsica pratiquer des politiques tarifaires agressives. Le Ferries, Minoan). gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé que Le secteur maritime italien repose sur un nombre élevé l'année 2010 verrait la privatisation du seul transporteur d’armements dont le maritime public d'Europe avec le polonais Unity Lines. roulier constitue un des piliers en raison de l’importance des liaisons avec la Sardaigne,Gouvernement, régions et syndicats devront négocier la Sicile et les nombreuses petites îles nationales. En sous l'œil du privé le changement de statut de l'un des outre, depuis les années quatre-vingts, les liaisons plus grands opérateurs européens avec 23 unités valant internationales se sont étoffées. La Corse est devenue 650 Meuros, 3 000 salariés et 800 Meuros de dettes. une destination touristique italienne alors que les La concurrence du privé est vive en raison même de passagers versl’Afrique du Nord, de la Lybie aul’importance des marchés insulaires (6.5 M de passagers Maroc, ont progressé au fil des années. Pour le fret dans les ports sardes, 3.6 M dans les ports siciliens hors comme pour les passagers, l’intégration de la GrèceMessine). Plusieurs groupes familiaux4 engagés sont puis la normalisation des Balkans (Croatie, dans le secteur : Onorato (Moby Line agrandie en 2007 Monténégro, Albanie) ont permis de densifier les de Lloyd Triestino), A. Grimaldi (GNV5 Grimaldi), E. échanges en Adriatique. Naples (Grimaldi Lines), Aponte (SNAV), Franza En Méditerranée Occidentale, c’est l & Tourist), Morace (Ustica Lines). Chacune dynamisme des (Carronte armements italiens (Grimaldi Naples, Gran Navi montre un grand dynamisme en termesd’équipement de Velocci) qui a permis de construire un véritable réseau navires (cruise ferry et ferry rapide) et d’engagements d'autoroutes de la mer avec l’Espagne (et mêmeinternationaux. GNV a fait de sa liaison Barcelone durant trois ans avec la France). Le gouvernement Gênes un modèle de nouvelle ligne mixte en italien s’est engagé dans une politiquede soutien auxMéditerranée et s’est engagéejusqu’à Tanger avec une lignes de cabotage qui représentent un mode de                                                                                                           2 Via Fintecna contrôlée par le ministère italien de l'économie. 1italien offre une exonération totale des registre international  Le3  Ils'agit de Serena pour les îles siciliennes, Toremar pour l'île d'Elbe, charges sociales employeur et salarié, et le revenu des navigants Siremar en Sardaigne du Nord, Caremar pour les îles de Naples. De n’est pas imposable. Fin 2009, les armateurs italiens se sont son côté, la liaison entre Messine et Reggio de Calabre est assurée par inquiétés des réductions budgétaires italiennes pouvant affecter le Bluvia une filiale des chemins de fer italiens (FS). En 2008, 10 M de financement des avantages fiscaux du secteur maritime qui passagers ont franchi le Détroit de Messine. coûteraient de 100 à 150 M€ à l'Italie. Les armateurs soulignent4 Legroupe Beneton s'était en 2003 engagé dans un petit opérateur l'apport du secteur à l'économie italienne et craignent un exode des roro sur la Sicile repris en 2008 par Corsica Ferries. navires vers d'autres pavillons européens.5GNV est passé dans les mains defonds d’investissement en 2004.  
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