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La valeur du vivant : quelle mesure pour la biodiversité .

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Pujol (Jl). http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0066511

Ajouté le : 02 avril 2008
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4 février 2008
n°89
 ANALYSE La valeur du vivant : quelle mesure pour la biodiversité?
Les constats scientifiques sur lévolution de la biodiversité à travers le monde sont alarmants ; lhomme semble être le principal responsable de sa dégradation. Les difa dnslae al vr euéioptceon cesntretaeéhc à sb aliodiversité rendent lévaluation économique complexe et sujeterap eitaulanoitetofT uolvési ,ontr à cses.overl  delae biodiversité par la valeur de lensemble des services rendus par les écosystèmes progresse internationalement, en atnsoi mestaliti ucne seripa à eroend seadtnorhca ppprofondir.  Edward O. Wilson écrivait que « la biodiversité est l'une des plus grandes richesses de la planète et pourtant la moins reconnue comme tele »1 par sa valeur. L’évaluation de la valeur sité, justifiant ainsi la conservation de la biodiver économique est souvent un outil précieux pour permettre certaines négociations entres politiques, écologistes, scientifiques et indus triels, mais penser la biodiversité seu lement en termes économiques fait aussi l'objet de controverses. La complexité du sujet est réelle, notamment en l’absence de référentiel commun, et en limite la place dans la décision publique et privée2. Cette note entend montrer qu’une appro plus différenciée de la val che de la eur biodiversité et l’accumulation de nouvelles données sont propices à l’éclosion de nouveaux outils d’aide à la décision.
 L état de la biodiversité : une préoccupation croissante 
Une diversité biologique menacée La biodiversité est un néologisme qui a environ 20 ans. Elle désigne, selon l’article 2 de la Convention sur la diversité biologique, adoptée le 22 mai et entrée en vigueur le 29 décembre 1993, la variabilité des organismes vivants de t oute origine, y compris, entre autres, les écosystèmes t errestres, marins et autres éco systèmes aquatiques et les complexes écologiq ues dont ils font partie. La biodiversité est menacée à toutes les échelles : les espèces s’éteignent actuellement dans le monde à un rythme environ 100 fois supérieur au taux naturel moyen et des dizaines de milliers d’autres espèces sont d’ores et déjà condamnées à une extinction future. Selon l’édition 2007 de l’Union internationale pour la conservation de la nature, un mammifère sur 4, un oiseau sur 8, un tiers des amphibiens et 70 % des plantes sont en péril3. En outre, l’augmentation de température liée à nos émissions de gaz à effet de serre va probablement accélérer ce processus d’extinction. Le quatrième rapport du GIEC indique ainsi que le seuil de 1,5 à 2,5°C de réchauffement apparaît critique pour le maintien de la biodiversité actuelle : un réchauffement supérieur entraînera des changements importants dans la structure et la fonction de s écosystèmes terrestres et marins. Les facteurs d’érosion de la biodiversité reconnus sont multiples : la surexploitation (stocks hali eutiques, commerce mondial d’espèces protégées), les pollutions, la fragmentation et la déstructuration des habitats par l’extension urbaine et les infrastructures, les espèces invasives (dont la circulation est accrue par la mondialisation des échanges), le changement climatique dont les effets actuels montrent déjà d’importantes migrations d’espè ces, déterminantes pour leur survie. Par ailleurs sont à craindre d’importantes désynchronisations du c ycle biologique des espèces (floraisons précoces soumises aux gelées), touchant parfois des espèces interdépenda ntes (pollinisation/floraison). Un objet de préoccupation croissante dans lopinion publique Une enquête Eurobaromètre4 onque 94 % des Européens considèrent que la diminuti  évèle, publiée en décembre 2007, r de la biodiversité constitue un problème grave. Concernant les facteurs y portant atteinte, les Européens mettent en avant la pollution de l'air et les catastrophes d'origine h umaine (27 % chacun) suivies par le changement climatique (19 %). Néanmoins, alors que la perte elle-même de biodiversité est un concept mutidimensionnel, les réponses des Européens se focalisent surtout sur la disparition des espèces (plantes ou animaux). Sur les conséquences, ils sont plus de quatre
                                                           1, 1993. le Jacobisrevid al ed étPa, ie vdi Os,ridEaw . Wird O, Lalson 2 Onimpose aux entreprises cotées de délivrer des informations sociales et notera que la loi de 2001 sur les nouvelles régulations économiques environnementales, y compris sur la biodiversité. Vigeo, une agence de notation extra-financière, a fait de la biodiversité un critère de notation à part entière. 3La Liste rouge de l'UICN des espèces menacées est reconnue comme l'évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète. Elles y sont classées selon le risque d'extinction. 4Attitudes of Europeans towards the issue of Biodiversity Analytical Report, Eurobaromètre, décembre 2007 : http://ec.europa.eu/public_opinion/flash/fl 219 en.pdf _ _
 
 
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