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Le diable et Satan

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Le diable et Satan

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Ajouté le : 15 février 2014
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LE DIABLE ET SATAN
par WILLIAM FINCK
Nous trouvons dans la Bible – et c’est évident à travers toute l’Histoire – deux races
opposées l’une à l’autre depuis le commencement. Ce sont la race de la Femme et la
race du Serpent, comme il est prophétisé en Genèse 3:15. La race de la Femme est
représentée à l’époque du Nouveau Testament par les descendants de Jacob-Israël.
Ce fut cette branche de la bien plus étendue race Adamique (la race Caucasienne
ou Blanche) qui fut choisie par Yahweh pour sa préservation (son « salut »), pour
continuer Son œuvre sur la Terre. À l’époque du Christ, il restait encore d’autres
branches de la race Adamique : par exemple les Grecs Ioniens (à distinguer des
Grecs Doriens et Danéens) et les Perses Élamites, mais depuis lors ces branches
se sont évanouies ou du moins ont perdu leurs identités tribales originelles. Les
peuples de la plupart de ces pays ne sont plus aujourd’hui de vrais Adamiques.
Les peuples de l’Europe du Nord descendent des tribus prétendûment « perdues »
d’Israël d’où proviennent les Germains, les Celtes, les Scandinaves etc, ainsi que
les immigrants plus anciens sur les côtes qui étaient généralement arrivés par la
mer en tant que « Phéniciens » israélites, les Grecs Doriens et Danéens, les Darda-
niens (Troyens, plus tard connus sous le nom de Romains), les Illyriens et d’autres
subdivisions moins importantes. Il est pourtant évident, scripturalement et histo-
riquement, qu’un restant des autres nations Adamiques habitent parmi eux. Les
nations d’Europe du Nord, ainsi que certaines nations d’Europe du Sud et d’Asie
telles qu’elles furent autrefois – avant qu’elles ne furent envahies par les Arabes,
les Turcs ou les Mongols – constituent le restant de la « semence de la Femme ».
Ce sont ces nations et leurs rois qui furent promis aux Patriarches (voir Genèse
35:11 ; Luc 1:77, 2:32 et autres), et le restant de ces peuples sont collectivement
les « Oints ».
La « semence du Serpent » s’est principalement reproduite à travers Canaan (Ge-
nèse 15:19–21), Ésaü (Genèse chapitre 36) et les Shélaïtes descendants du fils
cananéen de Juda, Shéla 38), ce qui est rendu évident en lisant
Jean 8:30–47, Matthieu 13:24–30 et 13:36–43, Luc 10:18–20, 11:47–51, Romains
9:1–13 et bien d’autres endroits dans les Écritures. Nous reparlerons de ces évi-
dences plus en profondeur un peu plus loin. Les Édomites, qui avaient depuis
longtemps pénétré dans les terres d’Israël et de Juda après les déportations (voir
Ézéchiel 35:10), furent absorbés dans le royaume des Maccabées aux environs deLE DIABLE ET SATAN W. Finck
130 av. JC (voirAntiquités de Josèphe, 13.9.1 [13:254–258] et autres, ainsi que la
Géographie de Strabon, 16.2.34). Par la suite, les Édomites, les Judaïtes-Shélaïtes
et d’autres Cananéens infiltrèrent puis usurpèrent les institutions du Royaume de
Judée, ce qui était déjà fait à l’époque du Christ, et cette situation fut la raison
pour laquelle on note de constantes « divisions parmi les Judéens » en Jean 7:43,
9:16 et 10:19 (voir aussi 10:26), divisions que Paul expérimenta non seulement à
Jérusalem mais également lors de ses voyages (voir Actes 13:45–51, 14:2–5 et 19
ainsi que 17:5–9 et d’autres). Notez que Luc dit que les Judéens de Bérée étaient
« de race plus noble » que ceux de Thessalonique (Actes 17:11). Ces gens querel-
leurs étaient les Juifs dont descendent en grande partie les Juifs d’aujourd’hui ; les
Juifs actuels sont donc principalement des enfants de Canaan et d’Ésaü et sont les
ennemis de Yahweh, du Christ et de la vraie Israël. Il existait également, à l’époque
du Nouveau Testament, et même longtemps avant et après cette période, jusqu’à
aujourd’hui, des descendants du Serpent en bien des lieux, autre part qu’en Pales-
tine, et qui ne sont pas identifiés en tant que Juifs, n’ayant aucune relation avec
cette contrée. Parmi ces gens, on trouve les Arabes, qui se sont depuis longtemps
répandus à travers l’Asie, l’Afrique, l’Europe du Sud et les anciens états soviétiques.
De même qu’il a été démontré que (oKristos), « l’Oint », est une appella-
tion applicable à Yahshua Christ Lui-même et aux enfants d’Israël collectivement, il
1est tout aussi évident que les substantifs (osatanas¯ ), (odia-
bolos), (oantikeimenos) et (oantikristos), entre autres,
sont des appellations appliquées aux descendants du Serpent (voir Matthieu 3:7,
12:34, 23:33, Luc 3:7, 11:47–51, Actes 13:4–12, Jude 6–13, Rév. 2:9, 3:9, 12:1–9,
20:2, 10). Ces termes, tels qu’ils apparaissent dans les écrits du Nouveau Testa-
ment, seront maintenant discutés.
os
(o satanas¯ – n 4566 et 4567) : « l’Adversaire », avec l’article. Le mot
o
est hébreu (voir le Strong’s Hebrew Lexicon n 7854). Il apparaît dans le Nouveau
Testament en environ 34 occasions. Parfois ce mot est appliqué à un être spirituel,
invisible, mais parfois il est appliqué à des gens ici, dans le monde physique. Les
synonymes de ce mot, en grec, sont :
o
(o antikeimenos – n 480), « l’opposition » ou, au pluriel, « ceux
qui s’opposent », trouvé en Luc (13:17 et 21:15) et dans Paul (Phil. 1:28, II
Thess. 2:4 et I Tim. 5:14),
o
(o hypenantios – n 5227), « opposé à », « contraire à », « adver-
saire », trouvé en Héb. 10:27.
En Révélation 12:3–9, nous voyons que le « grand dragon roux », le « serpent an-
cien », le « diable » ( ) et « Satan » ( ) représentent tous la même
entité : cette collection d’« anges » qui se rebellèrent contre Yahweh, qui furent
1. un substantif est une forme adjective ou verbale d’un mot, habituellement accompagnée d’un
article et qui est utilisée comme un nom.
2
Sat?loc?svt?ntike?menocdi?bo???nt?ocloc?penant?svat?ocke?menocqriti??n??di?boan?can?csvt?can?csvatQri??LE DIABLE ET SATAN
projetés ici sur la Terre et qui sont dans notre monde depuis les temps les plus an-
ciens. Nous trouvons dès lors ce « serpent ancien » ici présent déjà lors de la créa-
tion d’Adam, séduisant Ève et produisant Caïn. Beaucoup de gens protesteront en
affirmant qu’Adam engendra Caïn, mais pourtant cette affirmation provient uni-
quement de Genèse 4:1 (et non pas de 4:16 ou 5:1 et suivants), verset dont on
démontre qu’il est corrompu, comme il est attesté dans des sources telles que The
Interpreter’s Bible, vol. 1, p. 517, qui déclare entre autres, sur Genèse 4:1, « J’ai
acquis un homme avec l’Éternel », que l’hébreu dans ce verset est inintelligible et
que « les mots sont une glose ». Avant l’ère chrétienne, les Israélites de Judée, soit
savaient que Gen. 4:1 était corrompu et essayaient de le réparer, soit étaient en
fait en possession d’une version de Gen. 4:1 qui fut perdue avant la rédaction de la
Septante ou avant la rédaction des textes massorétiques. Car dans les traductions
plus anciennes de ce verset à partir de l’hébreu, que l’on trouve dans les targou-
mim araméens, nous trouvons des traductions ou des interprétations de Gen. 4:1
telles que :
« Et Adam connut sa femme Ève, qui était enceinte de l’ange Sammaël,
et elle conçut et enfanta Caïn ; et il était comme les êtres célestes et non
comme les êtres terrestres, et elle dit : J’ai acquis un homme, l’ange du
Seigneur » (Targoum de Jonathan),
ou encore :
« Et Adam connut sa femme Ève, qui avait désiré l’ange, et elle conçut
et enfanta Caïn ; et elle dit : J’ai acquis un homme, l’ange du Seigneur ».
L’idée selon laquelle Caïn fut engendré par le Serpent de Genèse chapitre 3 est
supportée non seulement par le Nouveau Testament (voir Matthieu 13:37–42 et
Jean 8:41–44) mais aussi par la majorité de la littérature apocryphe, telles que
IV Maccabées 18:7–8 (dans la LXX), la Sagesse de Salomon 2:24 (LXX), le Livre
d’Énoch 68:7 (selon la division en versets de Lawrence), le Proto-évangile 10:1–6
(que l’on trouve dans Les Livres Perdus de la Bible et Les Livres Interdits d’Éden) et
le livre Les Secrets d’Énoch (ibid.), en 31:5, qui dit de Satan :
« . . . il conçut dès lors des pensées contre Adam, de telle façon qu’il
pénétra Ève et la séduisit, mais il ne toucha pas Adam ».
Les descendants de Caïn, les Kéniens (ou encore Caïnites, Gen. 4 :16–24, 15 :19
et autres, comme l’attestent Strong dans saConcordance ainsi queTheInterpreter’s
Bible, vol 1, p. 517), peuvent être tracés dans l’Ancien Testament jusqu’aux Juifs
d’aujourd’hui, au moins en grande partie comme nous l’expliquions au début de cet
article. Nous voyons également, en Révélation chapitre 12, que c’est cette entité,
Satan, qui cherche à détruire l’enfant (Yahshua Christ) de la Femme (Israël), dès
l’instant de Sa naissance. Seul Hérode, le roi édomite de Judée (voir Antiquités de
Josèphe, 14.1.3 et 14.7.3, où l’on voit que l’Antipater de certains de ces passages
3LE DIABLE ET SATAN W. Finck
était le père d’Hérode – 14.15.2 et Guerres, 1.6.2) tenta d’assassiner le Christ à
Sa naissance (Matthieu 2:16–20), de telle façon que la plupart des conclusions
tirées ici concernant les Juifs Cananéens-Édomites sont grandement attestées par
ce simple fait, bien que l’on puisse aussi en arriver aux mêmes conclusions par
ailleurs. Cette conspiration par Satan (les Juifs dans ce contexte) continua jusqu’à
l’époque du ministère du Christ (Matthieu 2:3, 12:4, 22:15, Marc 12:13, 14:1, Luc
13:31, 19:47, 20:14–26, 22:2), jusqu’à ce qu’elle soit accomplie à la Crucifixion
et qu’elle continue encore contre les disciples du Christ (Actes 4:5–22, 5 :17–
42, 6:8–13, 7:1, 52 et suiv., 12:1–23, et autres). Comparez les expressions « race
souveraine sacerdotale » et « leurs propres concitoyens » en Actes 4:6 et 23 comme
ils sont traduits ici dans leurs contextes.
Après la destruction de Jérusalem en 70 ap. JC et l’acceptation finale du Christia-
nisme par les nations d’Europe – les vrais nations dispersées d’Israël – « Satan » fut
enfermé dans le puits pour mille ans, ou plutôt les Juifs furent finalement interdits
de toute vie civile en Europe et bannis dans des ghettos ou dans des régions exté-
rieures, comme par exemple la Khazarie – pour être plus tard relâchés et pouvoir
tromper les Nations. C’est la période que nous avons expérimentée dans ces der-
niers siècles, peut-être avec l’aube des prétendues « Lumières », période pendant
laquelle la juiverie mondiale a obtenu une influence considérable sur les vies éco-
nomiques et intellectuelles de la semence de la Femme, et tout spécialement par
2le moyen de ce qui est appelé « système bancaire centralisé » (voir Rév. 20:1–8) .
Une discussion plus approfondie sur ce sujet sortirait du cadre de cet article, mais
je pense que ce qui a été présenté ici suffira à établir la cohérence manifeste de
notre Bible avec l’entièreté de l’Histoire.
Les connectant au Serpent de la Genèse, nous voyons que Jean le Baptiste appelait
o
les Pharisiens Juifs Édomites une « race de vipères » ( , echidna, n 2191), ce
qui est enregistré en Matthieu 3:7 et Luc 3:7. Yahshua avait dit à Ses disciples :
« J’ai vu Satan tombant du ciel comme un éclair. Voici, je vous donne
l’autorité de marcher sur les serpents et sur les scorpions, et sur toute
la puissance de l’ennemi . . . » (Luc 10:18–19, voir Rév. 12:9).
En Luc 11:45–51, nous voyons qu’il s’agit d’une race particulière, les Juifs Édo-
mites et leurs pères (11:47, 48) qui seront tenus pour responsables du sang ré-
pandu de tous les prophètes, y compris Abel. Il est ici manifeste que Yahshua
doit parler aux descendants de Caïn, car seul Caïn peut être responsable du sang
d’Abel. Nous voyons dans l’Ancien Testament, dans l’un des passages où l’identité
des auteurs est documentée spécifiquement, que ce fut Doëg l’Édomite qui tua
les prêtres de Yahweh pour Saül alors qu’aucun des autres serviteurs de Saül ne
voulait le faire (voir I Sam:6–23). On peut également affirmer que Jézabel – la
2. On peut peut-être remonter à la fameuse « Renaissance » avec ses papes juifs, les Médicis
et les Borgia, le rétablissement du système usurier par l’Église Catholique et la réapparition de
l’« Humanisme » dans l’art, la littérature, la science, la philosophie etc. Il s’agirait bien alors de la
« Renaissance de Satan » ! (N.D.T.)
4
?qidnaLE DIABLE ET SATAN
fille d’Ethbaal, un prêtre païen de Tyr qui assassina le roi légitime et usurpa le
trône (voir Josèphe,ContreApion) – qui elle-même tua plusieurs des prophètes de
Yahweh (I Rois 18), était aussi de descendance cananéenne.
Cet « ennemi » en Luc 10:18–19 est également mentionné en Luc 1:71, 19:14 et
27, 20:43, Actes 13:10. Son origine est expliquée dans la Parabole du Bon Grain et
de l’Ivraie, en Matt. 13:36–43. Yahshua Christ annonce le temps de la vengeance
sur Son ennemi en Luc 21:22–24 comme l’avait déjà fait Daniel bien des années
auparavant (Dan. 9:26) et comme Paul en fut lui-même informé plus tard (Rom.
16:20). La dispersion des Juifs après la destruction de Jérusalem n’était PAS la
diaspora des enfants d’Israël, qui eut lieu des siècles auparavant et après laquelle
seul un petit restant retourna en Judée. La dispersion d’après 70 ap. JC est plutôt
celle des « mauvaises figues », celle du peuple maudit par Yahweh, comme il est
dit en Jérémie 24:9–10, en Ésaïe 65:15 et en Jérémie 19:8–11, 26:6 et 29:17–19.
Si ces Juifs Édomites avaient été les vrais enfants d’Israël, ils n’auraient pas été
comparés à de simples cultivateurs (Luc 20:9–16) mais auraient été vus comme
des héritiers du Royaume avec le Christ (Gal. 3:29, Tite 3:7, Héb. 6:17 et 11:9,
Jacques 2:5). Mais les cultivateurs seront détruits parce qu’ils ont tué les serviteurs
(les prophètes) et le Fils (Yahshua Christ) du propriétaire de la vigne (Yahweh).
Ces gens sont les ennemis qui ont rejeté la souveraineté de Yahshua Christ (Luc
19:14) et il n’y aura pas de retour en grâce pour eux désormais (Matt. 27:25, Luc
19:27, Jean 19:15). Ils ne se repentiront pas ni ne croirons en Christ, et ne le
peuvent pas, même si l’un d’eux devait ressusciter (Luc 16:19–31).
Les Juifs Cananéens Édomites sont le figuier en Matt. 21:19 et suivants et Luc
13:6 et suivants, qui ne porte pas de fruit. Ils sont les « fils de cet âge » en opposi-
tion aux « fils de lumière » qui sont les enfants de Yahweh, comme il est rapporté
en Luc 16:8. Ce sont eux qui usent de violence pour entrer dans le Royaume de
Yahweh (Matt. 11:12, Luc 16:16) et qui en seront néanmoins ultimement exclus
(voir Luc 13:28). Ils sont le mauvais arbre qui ne peut pas produire de bon fruit,
contrairement au bon arbre qui est représenté par les vrais Israélites génétiques
qui, eux, ne peuvent produire de mauvais fruit (Matt. 7:17–18, Luc 6:43–44). Ces
Juifs sont une race corrompue de laquelle les enfants d’Israël ont été avertis de se
tenir éloignés (Actes 2:40), des loups oppresseurs (Actes 20:29) qui disperseront
et dévoreront le troupeau (Jean 10:12). Prétendant être Juda, ils sont en réalité
des descendants « vagabonds » de Caïn (Actes 19:13, voir aussi Gen. 4:14, Luc
11:52, Jean 8:44) et font partie de l’assemblée de Satan, l’Adversaire (Rév. 2:9 et
3:9).
o
(diabolos, n 1228) est un adjectif : «calomnieux, médisant [. . .], comme
substantif :uncalomniateur » (Liddell & Scott [L & S]). Dans Luc, ce mot apparaît
uniquement comme substantif et est mieux traduit par « le Faux Accusateur » avec
l’article, d’après l’utilisation de deux noms associés : (diabolé), « fausse
accusation, calomnie, diffamation . . . » (L & S) et le verbe (diaballo,
o
n 1225) : « III.diffamer,calomnier [. . .]déformer,dénaturer [. . .] IV.tromperparde
5
l?diabodi?bolocdiab?llwLE DIABLE ET SATAN W. Finck
faux récits . . . » (L & S). La traduction ici a pour but de représenter la complète si-
gnification du mot. Dans le Nouveau Testament, il est manifeste que est
3un synonyme de . Dans l’A.V. , le mot est toujours traduit par « diable »,
tout comme (daïmonion, voir plus bas). fut utilisé pour la tra-
duction de Satan à partir de l’hébreu dans la LXX, en I Chroniques chapitre 21,
Job chapitres 1 et 2 et en Zacharie chapitre 3.
Le « Faux Accusateur » de Luc chapitre 4 paraît certainement désigner un être
désincarné, mais ce n’est pas forcément le cas et je désirerais être en possession
d’informations supplémentaires avant de conclure en ce sens. Paul utilise le mot
d’une telle manière que celui-ci peut se référer, soit à une entité spirituelle (voir
ci-dessous), soit aux membres physiques de l’Adversaire, les descendants
du Serpent dont nous avons discuté plus haut ; voir Éph. 4:27 et 6:11, I Tim. 3:6
et II Tim 2:26. Ce Satan, le Dragon ou Serpent, est aussi « l’Accusateur », voir
Rév. 12:10 dans l’A.V., où le synonyme (kategor), une forme de
o
(kategoros, n 2725), est utilisé, et également II Pierre 2:7–12. En Jean 8:33,
certains dirigeants judéens professaient n’avoir jamais été en esclavage. Les Édo-
mites pouvaient affirmer cela, étant eux aussi des descendants d’Abraham, mais
les Israélites furent esclaves plusieurs fois : en Égypte, en Assyrie et en Babylone.
Yahshua appelle ces hommes les fils de leur père le diable, ou .
Pour examiner des exemples du comportement que décrit l’épithète « Faux Accu-
sateur », épithète assez appropriée pour décrire les Juifs, voir Matt. 15:2, Marc
2:6–7, Luc 5:21, 6:2 et 7, 13:14, 15:2, 20:19–26, Actes 6:13, 17:7, 21:27–29 et
34–36. Nous avons de constants exemples de tels comportements provenant de
ces mêmes gens dans notre époque moderne, que l’on trouve dans de fausses his-
toires d’atrocités, des pleurnicheries sur de prétendues oppressions, une insistance
sur la restriction de la liberté d’expression et des lois sur les « crimes de haine »,
ad nauseum.
o
Le mot (daïmonion, n 1140) était aussi utilisé par des auteurs grecs sé-
culaires – et je supposerai que l’interprétation de chacun dépend de sa propre
perspective – afin de dénoter «le pouvoir divin, une déité, une divinité . . . » mais
également «un esprit, un être inférieur à Dieu . . . » (Thayer), et aussi pour des
auteurs grecs séculaires cités par L & S : « . . . un être divin inférieur, un démon ».
o
Le mot est dérivé de (daïmon, n 1142, trouvé dans le N.T. uniquement en
Matt. 8:31), qui dénote «un dieu, une déesse; une déité inférieure . . . » (Thayer).
Des « dieux » inférieurs ou moindres sont mentionnés dans l’Ancien Testament en
Exode 23:32, II Rois 21:3, Michée 4:5, Psaumes 8:5 (où « anges » dans l’A.V. est
o
en réalité le mot hébreu elohim [n 430] et aurait du être traduit par « dieux »)
et en Malachie 2:11 en référence à la mère de Shéla, la femme Cananéenne de
Juda. 2:11 supporte clairement notre vue concernant la branche des Ca-
nanéens, qui provenait en partie de Ham mais aussi en partie des descendants
Kéniens de Caïn, le fils du Serpent (Genèse 15:19–21). Jude se réfère à ces êtres
3. A.V. : Authorized Version of the King James Bible.
6
noloclocrocnindaim?ni??di?bonlocdi?bo?daim?svatda?mwnan?ckat?go-daim?di?bonikat?gwrooLE DIABLE ET SATAN
comme « les anges qui n’ont pas gardé leur origine », en Jude 6, et Paul les blâme
pour les fausses religions en Colossiens 2:18, ce qui est évident aussi en Révéla-
tion 9:20. Notez également I Corinthiens 8:5. Comme l’atteste l’Ancien Testament
et comme le vérifie le Nouveau, les Israélites et tous les autres Adamites sont les
enfants de Yahweh (voir Deut. 14:1, Ps. 82:6, Luc 3:38, Jean 10:34–36, Actes
17:28–29, Héb. 2:13), et il est évident que les autres races – dont il n’existe au-
cune indication de leur création par Yahweh dans la Genèse – sont les enfants de
ces « dieux inférieurs », du Serpent, et même s’ils se mélangèrent souvent avec le
sang Adamite (et comme il le font aujourd’hui couramment), notamment par Ève,
Caïn, Canaan, Ésaü, Juda et bien d’autres par la suite, ils sont la « semence du
Serpent » et, collectivement, , « le Satan », « l’Adversaire ».
est presque toujours « démon » ici et il apparaît plus de 50 fois dans le
Nouveau Testament. Il est une fois traduit par « dieux » en Actes 17:18, ce qui
o
semble approprié dans le contexte. Le verbe (daïmonizomaï, n 1139),
« être possédé par un démon ou par un esprit mauvais » (L &S), apparaît 14 fois
dans le N.T., à chaque fois dans les évangiles. Le mot (daïmon), duquel
est un diminutif, apparaît seulement une fois dans le N.T., en Matt. 8:31
où, au pluriel, il est traduit aussi par « démons ».
o
(beelzeboul, n 954) est mentionné en Matt. 10:25, 12:24 et 27, Marc
8:22 et Luc 11:15, 18 et 19, et est appelé le « Prince des démons ». Il y a un Baal-
Zebub dans l’A.T., que l’on trouve uniquement en II Rois chapitre 1. Tandis que,
dans son dictionnaire grec, Strong nous dit que signifie dieu du fumier,
o
il nous renvoie à son dictionnaire hébreu, au n 1176 (Ba‘alZbuwb), où l’on trouve
o o
les définitions des composantes : Ba‘al (héb. n 1167) et Zebub (héb. n 2070), le
nom signifiant apparemment « seigneur des mouches ». Cependant, zebul (héb.
os
n 2073 et 2083) est une résidence, ou une habitation, et donc baal zebul signifie
apparemment « seigneur de la maison ».
Dans les écrits du Nouveau Testament, les démons sont assimilés à des « esprits
impurs » : voir Marc 7:25–26, Luc 4:33, 8:29–30, 9:42, Rév. 16:13–14 et 18:2,
etc. Une telle équation est souvent aussi faite par les auteurs des Rouleaux de la
Mer Morte, la secte de Qumrân, écrits qui montrent clairement que ces auteurs
croyaient que ces « démons » ou « serpents » existent à la fois dans le plan phy-
sique et dans le plan spirituel mais procèdent tous de la même entité « satanique »
ou adverse. Nous trouvons assez souvent dans les Écrits de la Mer Morte des réfé-
rences à des « esprits de Bélial », par exemple dans le rouleau 4Q271 (4QDamascus
Document), fragment 5, col. I, ou dans 1QM (1Q33 ou 1QWar Scroll), col. XIII. Le
mot « Bélial » en hébreu est associé avec l’idée de quelque chose de mélangé et
est souvent utilisé pour parler de gens dans l’Ancien Testament ainsi qu’en II Co-
os
rinthiens 6:14–18 ; voir le Strong’s Hebrew Dictionary aux n 1098, 1100 et 1101.
Les Rouleaux mentionnent les « esprits de bâtards » (gens de descendance raciale
mélangée) dans 1QHa (1QHodayota), cols. XXIV et XXV, où ils sont également
référés en tant que « esprits de méchanceté » ; dans 4Q202 (4QEnochb ar), col.
7
beelzebo?lda?mwnndaimo?nisvatnan?cn?zomaidaim?daim?nioobeelzebo?lLE DIABLE ET SATAN W. Finck
IV ; dans 4Q204 (4QEnochc ar), col. V ; 4Q444 (4QIncantation), fragment 2, col.
I, mentionné avec l’« esprit d’impureté » ; 4Q510 (4QSongsoftheSagea), fragment
1 : « . . . tous les esprits des anges ravageurs et les esprits bâtards, démons . . . » et
dans 4Q511 (4QSongs of the Sageb), fragments 48, 49 et 51, où ces esprits sont
assimilés à des « pécheurs impurs ». Il existe encore bien d’autres endroits dans ces
rouleaux où de tels esprits sont mentionnés. Tout cela est assez consistant avec les
épîtres de Jude et de Pierre (Jude 4–16 et II Pierre chapitre 2).
Nous avons aussi, dans les Rouleaux de la Mer Morte, une comparaison faite par
les auteurs entre une femme enceinte qui, dans ses douleurs, donne naissance à
« un conseiller magnifique avec sa force » et, d’autre part, « elle qui est enceinte
d’un serpent [. . .] et les briseurs du puits donnent lieu à toutes sortes d’actes de
terreur » (1QHa, ou 1QHodayota, col. XI). Ici, les « esprits du serpent » sont aussi
appelés « torrents de Bélial » et « conspirateurs des abysses », parmi d’autres épi-
thètes. En IV Maccabées 18:7–8, dans les Apocryphes de la LXX, il est raconté
qu’une femme israélite noble aurait déclaré à ses enfants, en se comparant elle-
même à Ève (selon la traduction de Brenton) :
« . . . J’étais une vierge pure et ne m’aventurais point au-delà de la mai-
son de mon père, mais je prenais soin de la côte bâtie. Aucun destruc-
teur du désert ni ravisseur de la plaine ne me fit de tort, et le serpent
destructeur et fourbe ne gâcha point ma chaste virginité . . . » (cf. Gen.
2:21–22 et 3:1–15, II Cor. 11:3).
Notez Actes 13:10 et Jean 8:44. C’était un fait tout-à-fait réel pour Yahshua Christ,
pour les premiers Chrétiens, pour Jean le Baptiste (Matt. 3:7, Luc 3:7) et pour
les Israélites pré-Chrétiens cités ci-dessus, qu’il existe des enfants génétiques du
Serpent, bien vivants et respirant, des Satan marchant sur cette Terre et habitant
parmi nous. La Bible nous dit, encore et encore, exactement qui ils sont et ce qu’il
nous en coûtera si nous refusons de les reconnaître comme ce qu’ils sont.
8Traduction : Bahrmanou
© 27 mai 2013

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