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Une diffusion inégale des équipements

De
3 pages
Depuis 1998, année de l'inventaire communal précédent, la plupart des équipements se sont rapprochés de la population. Cependant ils sont encore largement concentrés dans les centres des communes. Les zones périphériques entourant les centres des huit pôles urbains sont particulièrement sous-équipées, tout comme les communes périurbaines. Par comparaison les communes rurales apparaissent comme plutôt bien équipées.
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dos sier Li gnes de force du ter ri toire
Une dif fu sion iné
e puis 1988, année de l’in ven - bai nes. Là bas, les équi pe ments di rec te -La com pa rai son sur les taire com mu nal pré cé dent, la ment me na cés par les gran des sur fa ces
équipements D plu part des équi pe ments se sont (épi ce ries, com mer ces spé cia li sés ali -
rap pro chés de la po pu la tion. Ce pen - men tai res ou non, sta tions ser vi ces)
dant ils sont en core lar ge ment concen - s’éloi gnent de la po pu la tion.La comparaison des taux de présence
trés dans les cen tres des com mu nes.est possible pour les 41 équipements
De puis dix ans les gran des sur fa ces sede la liste suivante. Ils incluent les 36 Les zo nes pé ri phé ri ques en tou rant les
sont lar ge ment dif fu sées à La Réu nion,équipements dits de référence, cen tres des huit pô les ur bains sont
no tam ment les su per mar chés et hy per -utilisés aussi à des fins de par ti cu liè re ment sous-équi pées, tout
comparaison temporelle ou spatiale. mar chés non spé cia li sés. Le nombre descomme les com mu nes pé riur bai nes.
Ils sont indiqués ici dans l’ordre sec tions de com mune pour vues d’un (ouPar com pa rai son les com mu nes ru ra -croissant de présence dans les 124 plu sieurs) su per mar ché a été mul ti pliéles ap pa rais sent comme plu tôt biensections de commune en 1998. Leur par 1,5 en dix ans. Quatre sec tions deéqui pées. numéro d’ordre est repris comme com mu nes sur dix en sont équi pées ac -
identifiant dans le graphique
Face à l’es sor de la grande dis tri bu tion, tuel le ment. Le dé ve lop pe ment des hy per -d’évolution de la diffusion des
les com mer ces et ser vi ces mar chands se mar chés est beau coup plus im pres sion -équipements :
sont main te nus à la fa veur de l’ac crois se - nant en core. Leur nombre a été mul ti plié
1 - hypermarché ment de la po pu la tion de la plu part des par 4,4, mais il est vrai que le ni veau ini -
2 - notaire
écarts com mu naux. Ils ont aus si bé né fi - tial était bas. On en trouve main te nant3 - percepteur
cié de l’élé va tion sen sible du pou voir dans 8 % des sec tions de com mune. Par4 - hôpital-clinique
d’achat des ca té go ries so cia les mo des tes, leurs di men sions, la po ly va lence de leur5 - vétérinaire
no tam ment avec l’ins tau ra tion du RMI offre et leurs ga le ries mar chan des ils ont6 - crèche collective
en 1989. L’ali gne ment des pres ta tions fa - un pou voir at trac tif qui peut s’avé rer dés -7 - cinéma
8 - guichet de banque mi lia les et du SMIC sur les ba rè mes na - truc tu rant pour la concur rence.
9 - meubles tio naux, qui s’est ache vé en 1996, a ren -
10 - laboratoire d’analyses médicales for cé cet ef fet. Il faut ajou ter qu’une Essor spec ta cu laire des11 - électroménager mi no ri té im por tante de la po pu la tion
bou lan ge ries12 - chaussures reste cap tive du com merce de proxi mi té,
13 - pompiers par manque de moyens de trans port.
14 - piscine Les su pé ret tes ou bou ti ques res tent,
15 - vêtements On n’as siste donc pas à la dé vi ta li sa tion quant à el les, pré sen tes dans la to ta li té
16 - librairie lente qui frappe la plu part des com mu nes des sec tions de com mune réu nion nai ses
17 - gendarmerie mé tro po li tai nes si tuées hors des ai res ur - mais cela s’ex plique par le poids dé mo -
18 - supermarché gra phique de ces uni tés géo gra phi ques.
19 - bureau de poste Par mi les com mer ces ali men tai res spé -20 - collège
cia li sés, les bou lan ge ries ont connu un21 - ambulance
es sor spec ta cu laire : en dix ans deux fois22 - plombier
plus de sec tions de com mune en sont23 - bibliothèque
pour vues et leur taux de pré sence at teint24 - électricien
25 - carburant main te nant 59 %. Le dé pôt de pain à la
26 - maçon bou tique reste d’ac tua li té mais se double
27 - boucherie de plus en plus de ma ga sins ad hoc.
28 - quincaillerie-droguerie
Les ma ga sins spé cia li sés non ali men tai -29 - boulangerie
res (ma de vê te ments, li brai ries -30 - coiffeur
31 - garage pa pe te ries) ont bien main te nu leur im -
32 - menuisier plan ta tion ; ils ont même quel que fois
33 - dentiste pro gres sé, à un rythme ce pen dant in fé -
34 - masseur rieur à ce lui des gran des sur fa ces (élec -
35 - tabac tro mé na ger, meu bles, quin cail le ries-dro -
36 - infirmier gue ries, ma ga sins de chaus su res). Mal gré
37 - pharmacie
cette bonne ré par ti tion la den si té des ma -38 - club 3ème âge
ga sins non ali men tai res a peu ou pas aug -39 - médecin généraliste
men té dans les lieux déjà équi pés. Cer tai -40 - alimentation La plu part des équi pe ments sont
nes gran des uni tés se sont re grou pées41 - école primaire pré sents dans un plus grand
nombre de sec tions de com mune dans les zo nes à vo ca tion in dus trielle ou
en 1998. Seuls les ar ti sans du com mer ciale. C’est le cas de la zone du
BTP ont dis pa ru dans cer tai nes
Chau dron qui com prend par ail leurs deux sec tions.
hy per mar chés. Le main tien ou l’ex ten -
20dos sier
gale des équi pe ments
Les dix équi pe ments qui se sont le plus dif fu sés de 1988 à 1998 Mé thode
Taux de pré sence
Les sec tions de com mune de 1998pro gres sion
étant plus nom breu ses que celle de1988 1998
1988 (124 au lieu de 89), les
1 hy per mar ché 4,43 2,3 10,2 com pa rai sons qui figurent sur le
2 bou lan gerie 2,17 33,0 71,6 graphique de la page 20 et sur le
3 la bo ra toire d’anal. méd. 2,00 12,5 25,0 tableau de la page 21 sont fai tes se lon
4 chaus su res 1,79 15,9 28,4 le dé cou page de 1988, le seul uti li sable
5 quin cail lerie-dro guerie 1,60 43,2 69,3 dans ce cas. Les taux ac tuels
6 bi blio thèque 1,53 40,9 62,5 d’équi pe ment, c’est-à-dire de
7 su per mar ché 1,52 30,7 46,6 cou ver ture du ter ri toire, qui fi gu rent
8 crèche col lec tive 1,51 13,6 20,5 dans le texte sont quant à eux re la tifs
9 pom piers 1,50 20,5 30,7 aux 124 sec tions de com mune de
10 mas seur 1,45 58,0 84,1 1998.
Taux de pré sence : % de sec tions de com mu nes où l’équi pe ment est pré sent.
Pro gres sion : taux de pré sence de 1998 di vi sé par le taux de pré sence de 1988.
L’in di ca teur d’équi pe mentsion spa tiale mo dérée de ces équi pe ments Actuel le ment, 18 % des sec tions de com -
ne suf fit pas à en rayer leur baisse en ter - mune réu nion nai ses ont au moins un la - d’équi pe ment d’unemes de parts de mar ché. bo ra toire d’ana lyse mé di cale.
sec tion de com mune est le rap port
entre le nombre d’équi pe ments deLe très fort dé ve lop pe ment du parc au to - Une ex cep tion de taille à la ten dance gé -
ré fé rence qu’elle dé tient et le ni veaumo bile et le prix unique pra ti qué sur les né rale concerne les pro fes sions liées au
moyen des équi pe ments de ré fé rencehy dro car bu res à La Réu nion ré dui sent à bâ ti ment : la cou ver ture du ter ri toire a
pour la tranche de po pu la tion ànéant la ten dance à la concen tra tion des net te ment bais sé pour ces ar ti sans. Cette la quelle elle ap par tient (mul ti plié par
sta tions ser vi ces près des grands axes ou évo lu tion pour rait ré sul ter d’un ni veau 100). S’il est su pé rieur à 100, la sec tion
(dans une faible me sure) des hy per mar - d’im plan ta tion de dé part éle vé en 1988, de com mune est re la ti ve ment bien
chés. Il en ré sulte que le nombre de sec - dans une pé riode d’ac ti vi té flo ris sante du équipée. Ain si, les Ma kes (entre 1 000
tions de com mune équi pées pro gresse lé - et 2 000 ha bi tants) est re la ti ve mentBTP suite à l’entrée en vi gueur de la loi
mieux équipée que la Ri vière Saintgè re ment dans la dé cennie pour at teindre de dé fis ca li sa tion des in ves tis se ments
Louis (plus de 10 000 ha bi tants). Ceun taux de 56 % en 1998. On cons tate (1986). Plau sible, l’ex pli ca tion est sans
der nier quar tier a pour tant pluséga le ment un pro grès du même ordre de doute par tielle s’agis sant de mé tiers (ma -
d’équi pe ments que les Ma kes dont legran deur pour les ate liers de ré pa ra tion çons, me nui siers, élec tri ciens, plom biers) po ten tiel dé mo gra phique ne per met pas
au to mo bile. dans les quels les tra vaux d’amé lio ra tion, l’im plan ta tion d’un la bo ra toire
d’en tre tien et de ré pa ra tion ont une place d’ana ly ses mé di ca les ni d’une sta tionL’im plan ta tion des ser vi ces pu blics ou im por tante. ser vice par exemple.gé né raux reste stable (gui chets ban cai res,
per cep tions) ou alors pro gresse moyen -
Les zo nes ur bai nesne ment (vé té ri nai res, no tai res, ci né mas,
gen dar me ries et com mis sa riats de po - pé ri phé ri ques sont sous Lexiquelice). Elle se ren force quand il s’agit de équi pées
ré pondre à des be soins de ser vi ces so-
Les hy per mar chés sont dé fi nis par uneciaux ou édu ca tifs (crè ches, col lè ges et
Les cen tres villes concen trent en core lar - sur face de vente su pé rieure à 2 500 m2 ly cées, bi blio thè ques, pis ci nes).
ge ment les équi pe ments, aux dé pens des et les su per mar chés par une sur face de
vente com prise entre 300 et 2 500 m2.Les ser vi ces de san té étaient déjà as sez sec tions de com mune pé ri phé ri ques dé-
Les su pé ret tes ont entre 120 et 300 m2.-bien ré par tis en 1988. Ils conti nuent pen dant d’une mairie annexe. Cela s’ex
d’amé lio rer leur cou ver ture ter ri to riale plique en partie par la pré sence des ser vi -
mal gré les fai bles mar ges de pro grès en ces pu blics et gé né raux dont l’exis tence,-
core pos si bles pour les plus cou rants as sociée à celle de la mairie prin ci pale,
d’entre eux. Actuel le ment, plus de 90 % jus tifie la fonc tion de «chef-lieu» de
com mune. La pré sence des ser vi ces pu des sec tions de com mune ont au moins -
un mé de cin gé né ra liste, un phar ma cien et blics n’est tou te fois pas la seule ex pli ca -
un ca bi net in fir mier. Les ki né si thé ra peu - tion. Tou tes les au tres fa mil les d’équi pe -
tes et les la bo ra toi res d’ana lyse mé di cale ment y sont aus si net te ment mieux
ont connu la plus forte ex ten sion. Les re pré sen tées. L’écart est maxi mum pour
lieux qui en sont pour vus ont été mul ti les ser vi ces de san té et les ma ga sins spé - -
pliés res pec ti ve ment par 1,5 et par 2. cia li sés non ali men tai res.
21dos sier
3 quar tiers sur 13 ont moins de 10 équi -Les au teurs pe ments pré sents sur la liste des 36 équi - dits de ré fé rence (Do men jod,
Gil les LE COINTRE est char gé de Saint-Fran çois, le Brû lé). A Saint-Paul,
mis sion à la di rec tion ré gio nale de c’est le cas de 4 quar tiers sur 17 (le Bar -
l’INSEE rage - Saint-Coeur, Bois Rouge, Sans
Thierry TECHER est chargé d’études Sou ci, la Grande Fon taine). Au Tam pon,
à l’observatoire économique de la 5 quar tiers sur 12 sont dans la même si -
Chambre de commerce et tua tion (le dou zième ki lo mètre, Bras
d’industrie de La Réunion.
Creux, Bras de Pon tho, Bé rive et le Pe tit
Tam pon). Les cen tres vil les de ces com -
mu nes dis po sent quant à eux de l’équi pe -
ment com plet.Bi blio graphie
Les quatre com mu nes pé riur bai nes
(Sainte Marie, Sainte Su zanne, La Pos -n Pô les ur bains et pé riur ba ni sa tion :
ses sion, L’Etang Salé) ont un nombrele zo nage en ai res ur bai nes - INSEE
moyen d’équi pe ments plus faible que ce -PREMIERE n° 516 - avril 1997 -Les com mu nes ru ra les sont pra ti
lui des douze au tres com mu nes à forteque ment aus si bien équi pées quen Re cen se ment de la po pu la tion de
les pô les ur bains, compte tenu de com po sante ru rale. Même leurs cen tres1999 : pour suite d’une ur ba ni sa tion
leur ni veau de po pu la tion. Les sont re la ti ve ment sous-équi pés. La si tua -très lo ca lisée - INSEE PREMIERE zo nes ur bai nes pé ri phé ri ques
n° 692 - jan vier 2000. tion de ces com mu nes pré sente une cer -sont les plus mal équi pées.
taine ana logie avec celle des zo nes pé ri -
n Recensement de la population phé ri ques des pô les ur bains. Leur1999 : les formes de la croissance Les zo nes pé ri phé ri ques des pô les ur -
po pu la tion se di rige vers les cen tresurbaine - INSEE PREMIERE - n° 701 bains dé pen dent ain si lar ge ment de leurs
villes pour tra vail ler, elle y trouve éga le -- mars 2000. cen tres-vil les res pec tifs. Ce phé no mène
ment tous les ser vi ces né ces sai res. Laest éga le ment cons ta té en mé tro pole avec n Cédérom “communoscope- crois sance dé mo gra phique de ces com -
cartovision “ - Inventaire l’exis tence de zo nes dé pres si ves pour le
mu nes est en core plus forte que celle descommunal 1998. com merce et les ser vi ces au tour des
zo nes pé ri phé ri ques des pô les ur bains.grands cen tres. Il est ac cen tué ici par
l’im por tance de la po pu la tion des zo nes Les douze au tres com mu nes de l’île, à
ur bai nes pé ri phé ri ques qui comp tent près forte com po sante ru rale, sont un peu
de 400 000 ha bi tants soit les trois quarts mieux équi pées que la moyenne du dé -
de la po pu la tion des pô les ur bains. Leur par te ment. On y trouve aus si un phé no -
évo lu tion dé mo gra phique est aus si de mène de po la ri sa tion au tour de leurs cen -
loin la plus dy na mique, sur tout dans les tres vil les. Les cen tres de Saint-Jo seph,
zo nes d’ha bi tat dif fus. de Saint-Leu mais aus si de Pe tite-Ile et
de Ci laos ont au moins 30 équi pe mentsLe ni veau d’équi pe ment des zo nes pé ri -
de ré fé rence. nphé ri ques des pô les ur bains est in fé rieur
à ce lui de la moyenne réu nion naise à po - Gil les LE COINTRE
pu la tion com pa rable. Ain si à Saint De nis,
22

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