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D_Programme et perspectives

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D_Programme et perspectives

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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RAPPORT ANNUEL DU PROGRAMME COMMERCE, MONDIALISATION ET PAYS EMERGENTS Aissatou Diallo I. CONTEXTE Le lendemain des indépendances a été une période remplie de promesses pour les pays africains, grâce, notamment, aux mouvements tiers-mondistes. Lors de la Conférence de Bandung de 1955, les pays nouvellement indépendants et ceux en voie, se voulaient être une troisième voie, une alternative aux deux blocs idéologiques qui avaient surgi au lendemain de la Seconde guerre mondiale mettant en confrontation la Russie et les Etats-Unis. Cependant la dépendance des pays membres du Mouvement des Non-Alignés vis-à-vis de l’Europe, des Etats-Unis et de la Russie, ainsi que les crises énergétiques et financières qui affecteront le monde dans les années 1970-1980, mèneront à l’éclatement du Tiers-Monde. Les pays d’Asie du Sud-est entrainés par le Japon réussiront à atteindre le développement économique, constituant ainsi les nouveaux pays industrialisés, tandis que plusieurs pays africains et sud-américains tomberont sous le joug des politiques d’ajustement structurels des institutions financières internationales. En effet, malgré la succession d’accords et conventions signés avec l’Europe de Yaoundé à Lomé, ainsi que de l’Agoa mis en œuvre par les Etats-Unis, l’Afrique, affaiblie par les politiques drastiques des années 1980-1990, connaitra un recul conséquent. Elle, qui comptait 7.8% du commerce mondial en 1948, voit sa part chuter à 3% dans les années 2000. Aujourd’hui, elle est le continent qui perçoit le moins d’IDE au monde, qui est de l’ordre de 2.6%. Les années 1990 seront des années de remise en cause des politiques menées par les institutions internationales. En effet, les crises des années 1994-1998 qui affectent l’Asie, la Russie et les autres pays en développement entrainent la remise en question du Consensus de Washington. Les pays d’Asie du Sud-est avaient réussi à se développer en mettant en œuvre des politiques et stratégies totalement à l’encontre des injonctions de la Banque mondiale et du FMI, grâce à une protection des industries locales et un interventionnisme étatique. Au lendemain de la crise de 1997 qui débute en Thailande et se propage dans tout le sous-continent est-asiatique, le FMI, dans un but de juguler la crise, demande aux pays de ne pas intervenir et de laisser le marché s’autoréguler. Cette décision aura des conséquences désastreuses avec plus de 6000 emplois détruits en l’espace de 6 mois, un taux de suicide en flèche et une fuite des capitaux étrangers. Des pays comme l’Indonésie, une dizaine d’années plus tard, peine à se remettre de cette crise. A cette perte de crédibilité des institutions financières s’ajoute une vague de protestation des pays en développement à l’encontre des politiques de l’OMC, qui aboutira à l’échec de Seattle en 1999 grâce à une forte cohésion des pays et mouvements sociaux du monde en développement. C’est dans ce contexte de critique envers le système capitaliste que les années 2000 verront l’émergence de nouveaux acteurs. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, communément appelés les BRICS entrent dans la scène internationale, du fait de leurs croissances économiques et commerciales fulgurantes, en quête de légitimité et de visibilité dans les institutions financières Internationales et les Organisations à l’image de l’OMC, le G8 et le G20.
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