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Chapitre "Enseignement" extrait du Bilan économique et social - Picardie 2005

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4 pages
L'année 2005 est marquée par l'augmentation des effectifs d'élèves dans le 1er degré après plusieurs années consécutives de baisse. Le second degré, quant à lui, voit toujours ses effectifs diminuer aussi bien en collège qu'en lycée alors qu'ils progressent dans l'apprentissage de l'enseignement supérieur. En 2005, les taux de réussite aux CAP, BEP, BTS sont meilleurs qu'au niveau national alors que les résultats au baccalauréat sont toujours très en deçà du niveau national.
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ENSEIGNEMENT
Hausse des effectifs dans l'apprentissage
et dans l'enseignement supérieur
L'année 2005 est marquée par l'augmentation des effectifs
erd'élèves dans le 1 degré après plusieurs années
consécutives de baisse. Le second degré, quant à lui,
voit toujours ses effectifs diminuer aussi bien en collège
qu'en lycée alors qu'ils progressent dans l'apprentissage
et l'enseignement supérieur.
En 2005, les taux de réussite aux CAP, BEP, BTS sont
meilleurs qu'au niveau national alors que les résultats
au baccalauréat sont toujours très en deçà du niveau national.
degré même si les académies du Sud enre-la rentrée scolaire 2005, les quelque
gistrent traditionnellement avec Nantes, Ren-À2 300 écoles maternelles et élémen-
nes, Strasbourg et l'Île-de-France des baissestaires de l'académie d'Amiens accueillaient
d'effectifs moindres que celles du Nord, l'évo-207 500 écoliers, soit 0,7 % de plus que l'an-
lution moyenne en métropole étant de -1 %née précédente. La hausse des effectifs, at-
(-2 % pour Amiens).tendue depuis déjà 2 ans, s'est enfin produite
Cette baisse des effectifs devrait se pour-mettant ainsi fin à plusieurs années de baisse.
Une stabilisation des effectifs est envisagée suivre jusqu'en 2008 en s'atténuant.
pour la rentrée prochaine.
Relance de l'apprentissageAu niveau national, la hausse observée
en 2005, proportionnellement identique à celle En 2005, les Centres de Formation d'Ap-
de l'académie d'Amiens, devrait se prolonger prentis (CFA) de Picardie (hors classes de
en 2006 (+0,5 %). pré-apprentissage, contrats de qualification
et CFA agricoles) accueillent 10 200 jeunes,Toujours moins d'élèves
soit 4% de plus que l'année précédente. Cette
dans les établissements évolution légèrement moins marquée qu'en
du second degré
L'arrivée au collège d'une génération
moins nombreuse que celle qui en sort est à Des évolutions comparables à celles de la France
l'origine de la baisse des effectifs dans les sauf dans les lycées professionnels
collèges avec 2 800 élèves de moins que l'an-
Effectifs d'élèves dans les établissements publics et privés
née précédente. Quant aux effectifs du se-
de l'académie d'Amiens
cond cycle, ils diminuent de 650 élèves en Évolution sur 1 an (%)
2003-2004 2004-2005 2005-2006lycée et se maintiennent en lycée profession-
Picardie France
nel. Depuis l'année 2000, les établissements
Pré-élémentaire 81 519 81 140 81 319 0,2 0,2
du second degré de Picardie (non comprises
Élémentaire et spécial 124 782 124 813 126 139 1,1 1,1 les classes post-baccalauréat : Sections de
Collèges 105 455 103 102 100 317 -2,7 -1,7 Techniciens Supérieurs et Classes Prépara-
Lycées* 46 028 45 609 44 952 -1,4 -0,2 toires aux Grandes Écoles) ont perdu près
Lycées professionnels 26 458 26 570 26 488 -0,3 0,6 de 14 000 élèves (-7,5 %).
CFA** 9 843 9 813 10 197 3,9 4,8 En 2005, toutes les académies de France
métropolitaine sont concernées par la dimi- *Hors classes post-baccalauréat (STS et CPGE) **Chiffres provisoires
nution de la population scolaire du second Source : Rectorat
INSEE PICARDIE - Bilan économique et social 2005 81ENSEIGNEMENT
moyenne métropolitaine fait suite à plusieursUne forte progression des effectifs dans les IUT en 2005
années de stagnation et de baisse.Effectifs des formations post-baccalauréat dans l'académie d'Amiens
Les CFA permettent de préparer des di-
2003-2004 2004-2005 2005-2006 Évolution sur 1 an (%)
plômes de différents niveaux, du CAP au di-
Universités 23 267 23 233 23 860 2,7
plôme d'ingénieur.
dont IUT 2 929 2 935 3 062 4,3
Si les formations de niveau CAP/BEP
STS 6 288 6 007 6 067 1,0 regroupent 60 % des apprentis, leur impor-
CPGE 835 924 1 064 15,0 tance tend à diminuer au profit des forma-
IUFM 1 228 1 293 1 323 2,3 tions de niveau baccalauréat (22 %) et
Autres 2 559 2 616 2 685 2,6 post-baccalauréat (18 %).
Total 34 177 34 073 34 999 2,7
AugmentationSource : Rectorat
des effectifs inscrits
dans l'enseignement supérieur
Avec une hausse de 2,7 % par rapport à
l'année précédente, le nombre d'étudiants
Des taux de réussite meilleurs chez les filles atteint la barre des 35 000 à la rentrée 2005.
Candidats admis aux examens et taux de réussite Cette augmentation des effectifs concerne les
pour la session 2005 dans l'académie d'Amiens différentes grandes filières du supérieur, les
plus fortes hausses étant proportionnellement2005
celles des classes préparatoires aux grandes2003 2004 Ensemble Garçons Filles France
écoles, puis de l'IUT et de l'université où l'évo-%Nombre % Nombre % Nombre %
lution varie en fonction des disciplines : aug-CAP 4 771 4 252 4 483 79,6 2 890 78,4 1 593 81,8 77,3
mentation en droit-sciences économiques etBEP 6 353 6 277 6 604 76,5 3 423 72,9 3 181 80,9 75,9
en médecine-pharmacie (dont l'évolution dé-
Baccalauréat 14 115 14 053 14 207 75,9 6 287 73,7 7 920 77,6 80,2
pend du numerus clausus), stabilité dans les
Bac général 7 398 7 013 7 321 80,2 2 091 76,8 4 220 82,6 84,3
disciplines scientifiques et baisse en lettres-
Bac techno 4 125 4 305 4 212 70,9 1 880 70,4 2 322 71,2 76,4
sciences humaines et Sciences et Techniques
Bac pro 2 592 2 735 2 674 73,2 1 506 72,4 1 168 74,2 74,5 des Activités Physiques et Sportives (STAPS).
BTS 2 544 2 836 2 695 67,9 1 281 67,5 1 414 68,2 65,5
Les fillesSource : Rectorat
meilleures que les garçons
aux différents examens
Malgré la poursuite de la baisse du nom-
bre de candidats se présentant aux principaux
examens du secondaire, le nombre de lau-
réats augmente de 2,1 % par rapport à l'an-
née précédente du fait de l'amélioration des
taux de réussite : +4 points au CAP, +3,1
En 2005, ouverture du premier CFA public : le CF3A points au BEP, + 0,5 point au baccalauréat et
(Centre de Formation d'Apprentis de l'académie d'Amiens) +1,8 point au BTS. À noter que les filles ob-
Fortement marquée par un nombre important de sorties prématurées du système éducatif, tiennent de meilleurs résultats à tous les exa-
l'académie d'Amiens contribue au plan de relance de l'apprentissage grâce à la création à la mens.
rentrée 2005, par convention avec le Conseil régional, d'un centre de formation d'apprentis En 2005, c'est au CAP et au BEP que les
(CFA) académique dont l'objectif est d'apporter une réponse complémentaire à la diversité des candidats ont le mieux réussi, puis viennent
besoins du tissu économique environnant. le baccalauréat et le BTS.
L'apprentissage dans les lycées s'inscrit dans une définition globale de l'offre de formation Les résultats obtenus par les candidats
qui doit, à l'intérieur d'un territoire, trouver sa cohérence au sein des différents établissements picards au CAP, au BEP et au BTS sont
habilités à dispenser une formation initiale (établissements publics et privés, centres de forma-
meilleurs qu'en moyenne nationale. Pour le
tion d'apprentis). Cette offre de formation doit s'adapter progressivement aux besoins expri-
baccalauréat à l'inverse, les résultats sont
més par les entreprises et les branches professionnelles.
nettement inférieurs.
A la rentrée 2005, les unités de formation, réparties dans 12 lycées et lycées professionnels
Ainsi avec 56,9 %, Amiens reste la der-
de 9 villes, accueillent 140 apprentis dans différentes formations : les CAP Maçon et Plâtrier
nière académie de métropole pour la propor-plaquiste, les baccalauréats professionnels Construction-bâtiment-gros œuvre et Maintenance
tion de bacheliers dans une génération avecdes matériels option parcs et jardins, la Mention Complémentaire Zinguerie, les BTS Banque,
des différences départementales assezAssistant de gestion PME-PMI, Bâtiment, Travaux publics et Agro-équipement et un DESCF
marquées, la Somme, avec 53,7 %, étant lar-(Diplôme d'Études Supérieures Comptables et Financières).
gement distancée par les 2 autres départe-Douze autres projets ont été présentés au Conseil régional et devraient permettre d'ouvrir
ments. Par type de baccalauréat, le tauxen septembre 2006 de nouvelles formations, avec l'objectif fixé de 500 apprentis à l'horizon
2008. académique est très proche de la moyenne
INSEE PICARDIE - Bilan économique et social 200582ENSEIGNEMENT
nationale en ce qui concerne les baccalau-
:
réats technologique et professionnel (respec-
* - 6 8 "
tivement -0,3 point et +0,4 point) et nette- < 6 8
ment inférieur pour le baccalauréat général )
(-5,7 points).
( ?
? ? ? Une fréquence de sorties ?
)? sans qualification
5? )? 5? ? toujours très importante

Comme les deux années précédentes,
?)pour les sorties sans qualification, l'académie 5? 5?) 5? (?5
d'Amiens suit la tendance d'évolution obser-
vée au niveau national mais ceci à un niveau
0 + $ 0 / beaucoup plus élevé. L'écart avec la moyenne
" - O Onationale tend à s'aggraver, l'académie
d'Amiens occupant l'avant dernière position % 6 8 % %
0 / devant la Corse.
Ce taux académique représente 3 167
jeunes qui quittent pour la première fois et
5 pour une période d'au moins un an le niveau
recollège et 1 année d'enseignement profes-
( sionnel sans poursuivre d'études.
) ?( ))? )(? ) ? ) ? 5 ? ()? ( ? Ce chiffre est préoccupant lorsque l'on
connaît l'importance du niveau d'études sur
l'insertion professionnelle : plus le niveau de
formation est bas, plus la proportion de jeu-
nes à la recherche d'un emploi est élevé,

même si l'on constate que les sortants des 0 0 ; =$
plus hauts niveaux sont aussi touchés par le / 0
chômage.
Des différences significatives apparais-
sent également en fonction du sexe puisqu'à
niveau de formation égal, les filles sont plus % + :
exposées au chômage que les garçons. &2
4# ! F F !
2 20 ? Poursuite de la diminution
/ 6 ) 8 6 8
du nombre des personnels (
Au 31 janvier 2005, l'Éducation nationale
0 (y compris l'enseignement supérieur) rému- +
nère, dans l'académie d'Amiens, 36 350 per-
sonnes au titre du secteur public.
0 Pour la deuxième année consécutive, les 5 $ / effectifs sont en baisse : -368 personnes en
(
2004 (soit -1 % par rapport à l'année précé-
dente) et -723 personnes en 2005 (-1,9 %) ; ) 5
L'évolution diffère d'une fonction à l'autre :
baisse très nette chez les personnels non-
Poursuite de la baisse du nombre d’enseignants
enseignants (-308 personnes, soit -3,4 %), les er nddu 1 et du 2 degré et des non-enseignants
erenseignants du 1 degré (-268 personnes,
Les personnels de l'Éducation nationale et de l'enseignement ndsoit -2,5 %) et du 2 degré (-263 personnes,
supérieur du secteur public (situation au 31 janvier)
soit -1,8 %), quasi stagnation chez les ensei-
2003 2004 2005gnants du supérieur (+6 personnes, soit
erEnseignants 1 degré 10 908 10 839 10 571 +0,5 %) et augmentation importante chez les
ndEnseignants 2 degré 14 653 14 594 14 331 enseignants des établissements de formation
(+110 personnes, soit +9 %) où sont compta- Enseignants du supérieur 1 290 1 313 1 319
bilisés les enseignants stagiaires. Enseignants des établ. de formation 1 245 1 228 1 338
En 2005, seuls 6 % des personnels em- Non-enseignants 9 337 9 091 8 783
ployés par l'Éducation nationale ne sont pas Total 37 433 37 065 36 342
titulaires ou stagiaires. Les autres se répar- Source : Rectorat
INSEE PICARDIE - Bilan économique et social 2005 83


ENSEIGNEMENT
tissent en 3 grandes catégories : la catégorie%
! ! 24 6 8 A est la plus nombreuse (72,2 % de l'ensem-
ble des personnels) constituée pour l'essen-
5 tiel d'enseignants, les catégories B et C ne
sont par conséquent que faiblement repré-)
sentées avec respectivement 8,8 % et 13 %(
des effectifs.
La part des femmes parmi les person-

nels progresse encore un peu cette année
pour atteindre 65,4 %. Ce taux masque des5 ?5 ? ? ) ?( ((?5 ( ?
réalités différentes suivant les fonctions, les
femmes étant proportionnellement moins
nombreuses parmi les enseignants du supé-
; " ; " ; " ; " L ; rieur que parmi les enseignants des écoles " "
"
erdu 1 degré.
! L'âge moyen continue à augmenter pas-
sant de 40 ans à 40,5 ans (mais reste tou-
jours inférieur à la moyenne nationale qui est
de 41,9 ans), avec une diminution de la partPour en savoir plus
des moins de 30 ans de 1,1 point et une aug-
FRANCE mentation de la part des 50 ans et plus de
0,5 point. Ministère de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur
et de la recherche Marie-Hélène RAKOWSKI
Direction de l'Évaluation et de la Prospective (DEP)
Rectorat
- Notes d'Information (Thèmes variés)
- L'État de l'école, n°15, octobre 2005
- Géographie de l'école, n°9, mai 2005
- Repères et références statistiques sur les enseignements, le
formation et la recherche, édition 2005
- Éducation et formations, revue trimestrielle (différents thèmes) La formation continue et la Validation
des Acquis de l'Expérience (VAE)RÉGION
Si l'Éducation nationale est surtout reconnue pour son rôle en ma-Rectorat de l'académie d'Amiens
tière de formation initiale, elle a aussi parmi ses missions la formationDivision Évaluation, Prospective et Logistique (DEPL)
continue qu'elle mène à bien par le biais de son réseau de GRETA,- Notes d'Information 2005/2006
GRoupements d'ÉTAblissements publics locaux d'enseignement, qui- Les personnels du secteur public de l'Éducation nationale
fédèrent leurs ressources humaines et matérielles pour organiser desdans l'académie d'Amiens au 31 janvier 2005
actions de formation continue pour adultes. Ils agissent en partenariat
- Les effectifs du second degré dans les établissements publics avec les branches professionnelles, les services de l'État et des col-
2005/2006 lectivités territoriales pour proposer une formation adaptée au tissu
- Les effectifs du second degré dans les établissements privés économique régional.
sous contrat 2005/2006 La loi du 4 mai 2004 définit les orientations françaises de la "forma-
tion tout au long de la vie" par le droit individuel à la formation (DIF), le- Quelques repères sur les épreuves écrites du diplôme
plan de formation, le congé de formation, les contrats et les périodesnational du brevet 2004
de professionnalisation.- Insertion professionnelle des apprentis 7 mois après leur
L'ensemble de ces dispositifs affirme l'importance de l'apprentis-ersortie de CFA (situation au 1 février 2004)
sage et gravite autour de la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE),
re- Les effectifs de 1 année de l'enseignement post-baccalau-
nouvelle voie d'accès à la qualification dont le principe a été posé par
réat court à la rentrée 2005 la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.
- Estimation des sortants sans qualification et parcours Cette reconnaissance officielle des compétences acquises dans
scolaires dans le secondaire l'exercice d'une activité qu'elle soit salariée, non salariée ou bénévole,
a ouvert des perspectives nouvelles au niveau des individus, en terme- Les langues vivantes dans le second degré en 2005
de trajectoire professionnelle et de parcours de qualification tout au- Baccalauréat session 2005
long de la vie.- Répertoires des établissements
La VAE permet à chacun d'obtenir tout ou partie d'un diplôme en
- Listes et cartes des formations s'appuyant sur son parcours professionnel, son expérience person-
- Indicateurs (choix de divers indicateurs regroupés par thèmes) nelle et les compétences acquises au fil du temps. Elle permet égale-
ment l'accès à un cursus de formation sans justifier du niveau d'étudesSite internet :
ou des diplômes et titres.http://www.ac-amiens.fr/academie/depl
En 2005, en Picardie, l'Éducation nationale a validé 241 diplômeshttp://www.education.gouv.fr
complets (184 en 2004).
INSEE PICARDIE - Bilan économique et social 200584

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