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2011 dans le rétroviseur : une année pleine de rebondissements

8 pages
cap, Secondaire, CAP
  • cours - matière potentielle : des dernières années
  • redaction
  • cours - matière potentielle : la conversation
  • redaction
Confessions d'un Anglo-montréalais Mon premier contact avec le bilinguisme français-anglais a eu lieu dès mon enfance. Né à Montréal en 1979, j'ai entendu et parlé l'anglais chez moi mais quand est venu le temps d'aller à l'école, mes parents m'ont inscrit dans un programme d'immersion française. Cette expérience m'a permis d'apprendre cette nouvelle langue rapidement et, à l'âge de 10 ans, quand ma famille s'est relocalisée de Montréal à une petite ville du sud-ouest de l'Ontario, mon français était excellent.
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gr aT ui T English version at the back
LÉ PèÉ Nôë çôtÈ É ôUŝÉ PàÉ 3
Lauréat du Prix de l'Harmonie çUUEE 2011
Vô 12 Nô 20 | 13 ÈçÉÉ 2011 àU 10 àîÉ 2012 BîîUÉ Ét îtÉçUtUÉ ÉUîŝ 1999 | www.tHÉàŝôUçÉ.çô 2011 dans le rétroviseur : une année pleine de rebondissements parfayenall a u printemps arabe, en pas-D sant par la Coupe Stanley, la disparition de Jack Layton, ou Occupy Vancouver,l’année 2011 a été une année riche et mouve-mentée. Heureusement ponc-tuée d’une vie culturelle tou-jours plus colorée, 2011 nous a également offert mille et une iti-nérances à travers les cultures.
A la recherche de la paix et de la démocratie La démocratie : Les uns la veu-lent les autres s’en foutent,a écrit sur un ton délibérément pro-vocateur Serge Corbeil dans sa chronique politique de février. Il y oppose conquête de libertés et de démocratie en Orient avec l’indifférence du peuple canadien face à la démocratie, qui se re-lète selon lui dans son manque d’implication dans la vie poli-tique. Le contexte : le printemps arabe a alors gagné l’Egypte et sa célèbre Place Tahrir, ainsi que plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient, dans lesquels des manifestants risquent leur vie chaque jour. Côté paix, cet été on décou-vrait dans l’articlePeace it To-gether Summer program, une parcelle de paix dans un petit coin de paradis, de Céline Rus-tin, l’initiative d’une trentaine d’étudiants palestiniens, israé-liens et canadiens. Ces derniers se sont rencontrés avec pour mission de construire la paix par le biais du dialogue et de la création artistique.
Sport : en 2010 les J.O, en 2011, la Coupe Stanley Alors que l’année 2010 à Vancou-
Les messages des vancouvérois après les émeutes de la Coupe Stanley. ver a été rythmée par les Jeuxfont pas attendre : « Adieu à un Olympiques, l’année 2011 est dé-bon Jack », pouvait-on lire dans le initivement celle du Hockey. La grain de sel de Joseph Laquerre. ville aura gardé les yeux rivés sur La tribune de Serge Corbeil (Et les écrans pour ne pas perdre unemaintenant ?), soulignait quant miette de la inale de la Coupe à elle l’élan de sympathie « rare-Stanley opposant les Bruinsment vu au pays ». de Boston contre les Canucks. La suite est connue de tous…Des émeutes incontrôlées et des ef-fectifs de police insufisants.
Hommages Au milieu du paisible mois d’août, une terrible nouvelle tombe. Le chef du  Jack Layton succombe à son cancer. Les hommages ne se
É csf Ét çà ŝU UÈîqUÉ
VàçôUÉ Ét îÈàtUÉ àÇàî
Adieu à un bon Jack. Voir “Rétroviseur” en page 2
Confessions d'un Anglo-montréalais Mon premier contact avec le parmike murphy bilinguisme français-anglais a es langues me passion- eu lieu dès mon enfance. Né à L nent. J’ai étudié la littéra-Montréal en 1979, j’ai entendu ture anglaise à l’université et et parlé l’anglais chez moi mais je l’ai enseigné aussi, à un Cé-quand est venu le temps d’aller gep Montréalais; en plus, j’ai à l’école, mes parents m’ont travaillé comme enseignant inscrit dans un programme d’anglais langue seconde, à d’immersion française. Cette Montréal et également iciexpérience m’a permis à Vancouver, où je réside d’apprendre cette nouvelle depuis maintenant six mois;langue rapidement et, à l’âge enin, quand je ne suis pas en de 10 ans, quand ma famille train d’étudier ou d’enseigner s’est relocalisée de Montréal l’anglais, il y a fort à parierà une petite ville du sud-ouest que je passe mon temps à lire de l’Ontario, mon français était un roman de Michel Trem- excellent. blay, à écouter un match de Malheureusement, en On-hockey Canadien de Montréal, tario je n’ai pas pu maintenir le ou à essayer d’entreprendre niveau de français que j’avais une conversation avec desacquis à l’école primaire. Lor-francophones – l’objectif de sque je suis retourné à Mon-toutes ces activités étanttréal, 12 ans après l’avoir quit-d’améliorer mes compétenc-tée, j’ai été déçu de constater es dans ma langue seconde àque j’étais à peine en mesure moi, le français. Voir “Verbam” en page 8
Là SôUçÉ
À mon tour
s erg e co r b ei l 2011, une bonne année pour… oilà que 2011 tire à sa in. son année de rêve, si l’on peut V Comme c’est une habitude ainsi la qualiier, a été rehaussée pour l’ensemble des médias, et par le fait qu’il fait face à une op-peut-être même dans votre vie position oficiellement reconnue personnelle, c’est l’heure des bi-avec des chefs intérimaires. lans. Chaque année amène son Parlant de l’opposition, cela lot de bonnes et de mauvaisesm’amène à vous parler du Nou-nouvelles. Pour ma part, j’ai pris veau Parti Démocratique à Ot-la décision de voir le bon côté des tawa. Cette formation a aussi choses. C’est pourquoi, je vous connu une année 2011 exception-présente ceux et celles du monde nelle. Pour la première fois de politique qui ont connu une an-son histoire, elle s’est hissée née 2011 qui a de quoi les réjouir. dans l’importante fonction En tête de lice se retrouve d’Opposition oficielle. Ce n’est selon moi, Stephen Harper. Prepeu dire.- pas mier ministre depuis 2006, ce Toutefois, autant la formation n’est qu’en 2011 qu’il a obtenu a connu de grandes joies, autant ce qu’aucun chef conservateurelle a été frappée par le départ n’avait réussi à obtenir depuis de son chef Jack Layton décédé 1988, soit un gouvernement masemaines après ses ex-- quelques joritaire. Que l’on soit d’accordploits électoraux. avec sa politique ou non, ne peut Ceci dit, le  a quand même venir porter ombrage à sa réus- su se retrousser rapidement ses site. En fait, former un gouverne-manches tant et si bien qu’il con-ment c’est bien, mais en former tinue à s’attirer les appuis d’un un majoritaire, c’est encore bon nombre d’électeurs qui, selon mieux quand on est chef de parti.les sondages, lui redonneraient le C’est donc pourquoi sur cette mandat de former l’opposition base uniquement, 2011 aura été oficielle, si des élections avaient une très bonne année pour lelieu prochainement. premier ministre Harper. De plus, Chez nous, en Colombie-Britan-
nique, les deux chefs de partis en présence à l’Assemblée législa-tive voient aussi leur année consi-dérée comme étant bonne, pour la simple raison qu’ils sont tous deux devenus chefs de leur formation respective. Les deux ont fait face à une lutte dificile pour y arriver et leurs efforts ont été récompensés par les membres de leur parti. Au delà de ce constat, il faut dire que l’année du chef de l’opposition oficielle aura été meilleure que celle de la pre-mière ministre. Tous les son-dages démontrent qu’Adrian Dix est en position de former le gou-vernement lors des prochaines élections générales. C’est vrai qu’aucune élection n’est prévue, mais la tendance commence à prendre forme. L’année 2012 sera donc celle où ceux qui ont connu une année 2011 pratiquement rêvée, devront travailler à consolider leur posi-tion. En Colombie-Britannique, ce qui arrivera durant l’année prochaine sera déterminant pour l’élection générale prévue pour le printemps 2013. Sur la scène na-tionale, le  choisira son nou-veau chef et aura ainsi son équipe en place pour faire face au gou-vernement et démontrer qu’il est le gouvernement en attente. Il y aura donc encore de quoi nourrir quelques chroniques en 2012 !
Suite “Rétroviseur" de la page 1 En avril, on rendait hommage à la ville qui souflait ses 125 bougies, (Vancouver, la britan-nique, 125 ans après, par Lynka Belanger). Une ville qui malgré sa pluie constante l’hiver, comme le rappelait en octobre Guillaume Debaene dansTemps triste et moral au beau Fixe, est chérie par ses habitants. 2011 a également été procla-méeAnnée internationale des per-sonnes de descendance africainepar les Nations Unies rappelait Kevin Paré dans son articleDes Des hauts diplômes pour de basses besognes. pionniers noirs exemplaires, qui rend hommage à de grandes i- En mai, Al-Qalâm,Le premiers’étendre dans le reste du monde. gures noires de l’Histoire.journal arabophone voit le jour àMais à Vancouver, l’occupation Vancouver. Dans cet article, l’undevant laVancouver Art GalleryIdentité et diversité des reponsables marketing Hou-« prend une tournure électorale », Thèmes chers àLa Source,Iden-zayfa Mereeb explique alors com-en novembre, titre Serge Corbeil. tité et diversité sont des sujets bien la communauté arabophone En effet, le campement a été au qui mis en regard, demeurent en « éprouvait le besoin d’avoir soncœur des discussions pré-électo-2011 plus que jamais d’actualité.propre média et de lire dans sarales des municipales, opposant DansDis moi ton nom, je pour-langue maternelle ».le maire sortant Gregor Robert-rais te dire d’où je viens ?son à Susanne Anton. Le premier, Tetia Crise économique Bayoro, aborde la question desera réélu etOccupy Vancouverl’intégration. « Le nom inluence Dificile d’allumer la radio, ousera délogé. de manière inéluctable l’image d’ouvrir un journal sans enten-Cultures et Voyages que les autres se font de nous » a- dre parler de la crise économique t-elle écrit. Un article qui fait écho et inancière. DansDes hautsGrâce à la musique, les ouvrages àDiscrimination à l’embauche :diplômes pour de basses besognes, ou les peintures,La Source a en-une histoire de nom ?, paru en oc- Guillaume Debaene met en lu-core voyagé aux conins de toutes tobre, ou encore àQuand l’accentmière la dificulté pour certainsles cultures. devient un obstacle de Nathalie jeunes à trouver des métiers à la Notamment en mars, le Celtic Tarkowska. hauteur de leurs qualiications.Festl’Afrocelt : « un accueillait Côté identité toujours,Y-a-t-ilPlus loin,Occupy Vancouvera in- mélange de genres africains et encore une place pour le françaiscarné le visage de ces indignés deceltiques », expliquait Nathalie dans les réseaux sociaux ?Tarkowska. Dans le même nula crise, dont le mouvement s’est , pose la -question de l’américanisation ducristallisé àWall Street avant deméro,L’Orient rencontre l’occident langage et en particulier à l’heureà l’opéra de Vancouver, dans de la montée en puissance des ré-l’article de Marie Thiriet. seaux sociaux tels que FacebookEn avril, Nigel Barbour nous ou Twitter.a fait découvrir la danse con-temporaine autochtone, alors en pleine « éclosion » sur la scène vancouveroise. Enin, cette année a vu naître à Vancouver le premier festival du ilm égyptien :Egyptiens Les créent leur 1er festival du Film à Une tente des indignés de Vancouver.Vancouver.
Éditeur: sociÉtÉ de l a sourceforum de l a diversitÉ Adresse postale DÉà PàçÉ po Bôx 47020, VàçôUÉ bc v6g 3e1Bureaux204-825 RUÉ GàîÉ, VàçôUÉ bcTéléphone(604) 682-5545Courrielîô@tHÉàŝôUçÉ.çôwww.thelasource.com
Fondateur et directeur de la publicaon Mamadou Gangué Gérant de la publicaonSaeed Dyanatkar Rédactrice en chef (français)Nathalie Tarkowska Rédactrice en chef adjointe (français)Nalla Faye Rédacteur en chef (anglais)Samuel Ramos Rédacteur en chef – en congé (anglais)Mike Lee Rédactrice en chef – site Internet LàUEnçE GànE Secrétaires de la rédacon (français)Fanny Boulesteix, Anne-Laure Paulmont Secrétaires de la rédacon (anglais)Kathy Allison, Saira Hayre Assistant de bureauKevin Paré
Responsable graphisme & arts visuelsLaura R. Copes GraphisteWeronika Lewczuk
Ont collaboré à ce numéroDInà AE-Hàq, Téà Bayoro, Julia Ballerio-Dupé, Denis Bouvier, SEgE CObEI, Sànà FOn, Jàn HIàIO, AnIà Kovacs, Kate Kovaleva, Claire Gendrault, Joseph Laquerre, Ric Moore, Olena Morozova, Mike MUphy, VàEnn PEEz, DOn RIçhàŝOn, Gordon Spence, Claudine Viallon
TraduconMonique Kroeger
Vô 12 Nô 20 | 13 ÈçÉÉ 2011 àU 10 àîÉ 2012 LÉ àî É ŝÉ É JôŝÉH LàqUÉÉ
DistribuonNigel Barbour, Sepand Dyanatkar, Alexandre Gangué, Kevin Paré
av i sLà SôUçÉ ’Éŝt àŝ ÉŝôŝàÉ Éŝ ôîfiçà-ôŝ ôU ÉÉUŝ tYôàHîqUÉŝ qUî ’àtèÉt àŝ à îŝîîîtÈ Éŝ àôçÉŝ. Là çôÉçô É tôUtÉ ÉÉU ôU ôîŝŝîô àÉUÉ ÉàÉ À à UîçîtÈ ŝÉà îîtÈÉ À UÉ îŝÉô àŝ ’Èîô ŝUîàtÉ. Là Èàçô É Là SôUçÉ Éŝt À ’ÈçôUtÉ É ôŝ çôÉtàîÉŝ Ét ŝUÉŝôŝ ŝôUŝ ôÉ É çôU-îÉ ôŝtà ôU ÈÉçtôîqUÉ, àfi É ÉÉ àîŝî
É àÇô ÈUîèÉ ôtÉ ôUŝ ŝU Éŝ ŝUÉtŝ É ÉôtàÉ tôUçHàt ôtÉ çôUàUtÈ.
PôU ÈŝÉÉ U ÉŝàçÉ UîçîtàîÉ: (604) 682-5545
Vô 12 Nô 20 | 13 ÈçÉÉ 2011 àU 10 àîÉ 2012 Là SôUçÉ3 Le Père Noël : un chef d’entreprise pas comme les autres ! Au il des ans, Sarah réalisa pargendraulTcl aire que le dépit qu’elle avait éprouvé e père Noël n’est peut être cette soirée de son enfance n’était L pas une ordure, mais voilàpas entièrement la faute du mon-plusieurs années que la petitesieur jouflu et jovial à la barbe Sarah le soupçonne d’imposture. blanche. Néanmoins, aujourd’hui Ses doutes commencèrent elle ne peut s’empêcher de ques-dès son plus jeune âge. Petite tionner son authenticité et les Nôŝ ôUîŝŝÉUŝ ôUŝ ôîÉt À àŝŝÉ CÉÉ àÈÉ, 'àî U àŝŝÉ 90% É Éŝ ôŝ çôàÉŝ É Nôë Uàt 'ÈtÈ... çôàÉŝ ààt É 31 UîÉt. Laurence Ganel, propriétaire de Grenadine and Co.
ille de quatre ans, les yeux pé-tillants dans la lumière de l’âtre, elle se souvient de sa mère ac-crochant méticuleusement sur le rebord de la cheminée de longues chaussettes aux couleurs fes-tives, une pour chaque membre de la famille. Cette année là, Sarah avait été particulièrement sage et avait osé envoyer une lettre au Pôle Nord, demandant son cadeau rêvé, un vrai poney. Cependant, lorsqu’elle it remarquer à sa ma-man que la botte de laine ne pour-rait jamais contenir ce qu’elle désirait le plus, sa mère l’avait re-gardé avec un regard mélangeant anxiété et regret. Qu’elle ne fut la déception de l’enfant lorsque le soir du réveillon, elle découvrit un cheval en plastique dans sa pièce tricotée… Son père avait bien es-sayé de lui expliquer que le père Noël avait eu besoin de son poney fringant pour remplacer le renne Rudolph qui, une fois n’est pas cou-tume, avait le nez plus rouge que d’habitude en raison du vin rouge confectionné par mère Noël …mais quand même !
valeurs que Noël se targue de promouvoir chaque douzième mois de l’année… Des valeurs familiales, d’entraide et de chaleur humaine que la jeune femme a du mal à retrouver lorsqu’elle arpente les rues et observe dès le 1er novem-bre, les devantures des maga-sins se décorer de guirlandes, de fausse neige et de grands signes lagornant promotions sur jou-ets, vêtements et chapons bien dodus. Un assaut visuel auquel ne tarde pas à s’ajouter une pression sonore quelques jours plus tard quand les chants festifs com-
Les décoraons de Noël.
La résidence principale du Père Noël au Pôle Nord. mencent leurs circuits en boucles’activent sur l’aspect commer-commandes avant le 31 juillet. Tu et vous cernent où que vous al-cial des fêtes, depuis des moisn'es pas forcément dans les meil-liez. Plus besoin de calendriers déjà ! Car soyons honnête, dansleures dispositions pour penser à de l’Avent, le décompte jusqu’au les ateliers du père Noël, tout est Noël en plein été, surtout si tu es 25 a débuté depuis belle lurette et une affaire de "business". en tongs et maillot de bain ! » vous ne risquez pas d’oublier que Parmi eux, Laurence Gati-Enin, tout cela n’empêchera chaque heure vous rapproche un nel, propriétaire de Grenadine pas Sarah de laisser un cookie peu plus du jour tant attendu… and Co, magasin de bonbons etet un verre de lait près de son L’anticipation s’allie au stressautres gourmandises surWestsapin cette année encore. Après ain de réussir le Noël parfait etBroadway, conirme que déjà en tout, si le père Noël se trompe à dans les grandes surfaces, c’est mai, elle ne pouvait plus trouver nouveau, pas d’inquiétude, elle la folie. Les foules se mêlent avec d’emballages roses pour ses su- ira le lendemain faireboxing des sourires à la fois béats et cris-creries. « Le fabricant n'en referaday* pour dénicher les nouvelles pés, des bébés pleurent à chaudes pas, il est déjà passé en produc-bonnes affaires et remplacer les larmes pour leur premier cliché tion pour ses sachets de Noël »,cadeaux qui ne lui conviennent réalisé sur les genoux de sus- lui expliquait son fournisseur.pas. Qui a dit que c’était le geste picieux cousins du bonhomme à De même, les lutins de certainsqui comptait ? l’habit rouge et aux bottes noires.départements peuvent se mon-Auraient-ils confondu avec le trer parfois très exigeants com-*Boxing day : jour du 26 décembre père Fouettard ?me en témoigne Laurence : « Nosdans de nombreux pays anglo-Rayon chocolats, c’est la glou-fournisseurs nous obligent à pas-phones, où la tradition veut que tonnerie pour pallier à nos nerfs ser nos commandes de Noël du-l'on distribue des cadeaux aux plus à vifs, mais arrivé en janvier, bon-rant l'été. C'est d'autant plus vraipauvres. Aujourd'hui, il s'agit sur-jour les régimes ! pour les produits importés. Cettetout d'une fête commerciale où les Sur l’envers du décor, les elfes année, j'ai du passer 90% de mesmagasins font des soldes.
4Vô 12 Nô 20 | 13 ÈçÉÉ 2011 àU 10 àîÉ 2012Là SôUçÉ Éducation Le Conseil scolaire francophone à l'heure des tablees numériques a à peine quelques années, ces d’acquérir 75 tablettes de plus d’en proiter en même temps.place dans les établissements parjulia ballerio-dupé mêmes écoles faisaient ière-Le partage permet de s’assurer cette année, ain de permettre Québec, uned’enseignement. Au lors que les parents font toutment l’acquisition d’ordinateursaux élèves que tous les enfants aient accèsdu niveau élémentaire commission scolaire anglophone A pour éloigner leurs enfantsportables qui semblent déjà dé-du Conseil scolaire, d’en proiteraux tablettes souligne Pierrede l’Estrie a instauré cet outil des écrans numériques, ceux-ci suets. Pour sa part, le Śfournis- pleinement.Claveau, directeur des relations technologique dans ses écoles ; à sont vus comme un outil péda- sait des ordinateurs portables à gogique par le Conseil Scolaire chaque élève de la 4è à la 12ème LÉŝ tàÉÉŝ àôîŝÉt ’îtÉàçîtÈ Ét É tàŝÉt Francophone de la Colombie- année, et laissait des ordinateurs Une initiative quiBritannique (Ś).à disposition des plus jeunes (de ÈàôîqUÉ, ôU ŝUÉ à çUîôŝîtÈ É tôUŝ Éŝ Éàtŝ. En effet, ce dernier a décidé la 1ère à la 3ème année). d’instaurer des tablettes nu-Pierre Claveau, direcon des relaons publiques du Conseil scolaire francophone mériques, de la célèbre marque à proitera à 350 élèves la pomme (iPad), dans ses écoles Contrairement aux ordina-publiques du Conseil scolaire Calgary, le Collège  offre une à travers la province. Inspirée par une commissionfrancophone.teurs portables, les tablettes formation numérique à ses étu-La technologie évoluant, le scolaire de l’Ontario, le Ś a visent les enfants de la mater- diants en Administration. « Les tablettes favorisent Ś a dû s’adapter. L’utilisationdécidé de commander une tren-Par ailleurs, elles sont l’objetnelle à la 4e année. Les tablettes lìnteractivité et le transfert d’une étude de l’Université Simon pedagogique » Fraser. L’université observe les Cette initiative repose notam-élèves de la maternelle à la 3e an-ment sur le fait que les tablettes née deTalmud Torah Schoolà Van-numériques s’avèrent plus so- couver dans un projet qui s’étend lides et plus interactives, en plus sur l’année scolaire 2011–2012. d’être moins coûteuses que les Son but est d’évaluer l’inluence ordinateurs portables, selon de l’utilisation des tablettes nu-M. Claveau. De plus, dotées d’unmériques sur la motivation des écran tactile, les enfants peuventélèves. toucher et contrôler le contenu Pour le moment, l’instauration présenté. Si l’instauration de cesdes tablettes électroniques dans outils semble avoir un tel succès, les écoles du Conseil scolaire c’est parce que « les tablettes fa-francophone semble autant faire vorisent l’interactivité et le trans-le bonheur des élèves que des fert pédagogique, pour stimuler professeurs, puisque les réac-la curiosité de tous les enfants »,tions ont été « très positives », afirme-t-il. Cependant, le Śselon Pierre Claveau. Ce projet veille à en encadrer l’utilisation, signe le début d’une grande aven-ain d’éviter de rendre les enfants ture technologique, qui annonce dépendants. À ce jour, ces der-peut-être les prémices de l’ère du niers sont autorisés à des séances tout numérique et la disparition de 30 minutes, deux fois par jour.du papier. De plus, les professeurs reçoivent une formation, ain d’apprendre à manipuler ces outils qui sem-blent pourtant n’avoir aucun se-cret pour les plus jeunes. Une idée qui fait son chemin Le projet semble populaire d’un L'univers numérique dès l'enfance. bout à l’autre du pays. Que ce soit des tablettes électroniques taine de tablettes pour com-sont partagées entre les 15 écoles du primaire à l’université, des??? dans les écoles est l’illustration mencer, dans le cadre d’un projet primaires du Conseil scolaire à écoles francophones aux écoles que la technologie avance à pilote. Celui-ci ayant produit desraison de deux à trois écoles àanglophones, les tablettes élec-une vitesse fulgurante, car il y résultats positifs, il a donc décidé la fois. Ceci permet à 350 élèvestroniques ont de plus en plus leurL'apprenssage tacle.
PàÉZ-ôUŝ àÇàîŝ?
RÉôîÉZ ôtÉ ÈqUîÉ! Là SôUçÉ Éŝt À à ÉçHÉçHÉ É ôUàîŝtÉŝ îîŝtÉŝ ôÉŝŝîôÉŝ.
îô@tHÉàŝôUçÉ.çô
Vô 12 Nô 20 | 13 ÈçÉÉ 2011 àU 10 àîÉ 2012
Liérature Vancouver absente des romans français de la rentrée automnale La côte paciique du Canada, que les cendres des feux de forêts parvalenTin perez en revanche, se fait rare dans laalentours et surtout les cendres littérature française. armi les quelques 435 ro-de Tom, le disparu. PEntre apaisement et danger mans français publiés lorsChez Elise Fontenaille, au con-de la rentrée littéraire trèstraire, c’est précisément à Van-Ces dernières années, seulscouver que les disparitions ont réussie de 2011, les paysages deux romans évoquent Vancou-lieu. En ayant choisi géographiques privilégiés par de publier ver :Tom est mortde Marie Dar-les auteurs étaient divers. Sans son polar en février 2010, la ro-surprise, on y retrouve Paris, illustrée notamment parEn a lire s’agenouillantde Marie Bil-Autour de Vancouver letdoux, et plus au Sud, la Côte Tom est mortÉ MàîÉ DàîÉUŝŝÉçq, P.O.L, 2007 ; Fôîô °4852, 2009 d’Azur, dépeinte dansMa chère Les disparues de VancouverÉ EîŝÉ FôtÉàîÉ, GàŝŝÉt, 2010 ; À Lisede Vincent Almendros. La ààïtÉ É ôçHÉ É ÈîÉ 2012 côte Ouest américaine n’est pas en reste à l’instar du romanLe Autour de Montréal Ravissement de Britney SpearsLes InvisiblesÉ Mà WîçKÉ, FÉUÉ ôî, 2011 de Jean Rolin qui fait la part Le goût de Montréal,tÉxtÉŝ çHôîŝîŝ Ét ÈŝÉtÈŝ à MàîÉ-MôàÉ belle à Los Angeles. L’Europe É Môë, Gàîà, 2008 de l’Est est également très bien représentée à travers les œu-vres Dans les forêts de Sibérierieussecq etLes disparues demancière a tenté de « rééquili-de Sylvain Tesson, qui évoqueVancouverd’Elise Fontenaille, res-brer » l’image de la ville, imma-le lac Baïkal ou encore Limonov pectivement publiés en 2007 etculée pour son accueil des Jeux d’Emmanuel Carrère, couronné 2010. Il est frappant de constater Olympiques. L’affaire des dispa-du prestigieux prix Renaurues duquel point les deux romancières - à Downtown Eastside, qui dot, dont l’histoire se dérouledépeignent, à partir du même aurait pu gâcher la fête, était sys-en Russie. espace, deux atmosphères dissi-tématiquement tue. L’évaporation En revanche : rien sur Van- dentes.dans l’indifférence générale de ces couver. Aucun auteur n’a choi-Le roman de Marie Dar-69 femmes, souvent prostituées, si Vancouver comme cadre rieussecq se présente comme unravagées par la drogue, que Fon-géographique de son récit. cahier où une femme française, la tenaille qualiie de « corps vain-quarantaine, habitant l’Australie,cus » constituait un fait méconnu Une ville encore méconnue ? raconte, dix ans après les faits, la en France. Le roman suit la trajec-Bien que Vancouver soit perçue mort de Tom, son enfant cadet. toire de Sarah, jeune femme indi-depuis la France comme l’une Le roman fonctionne essentiel-enne qui disparaît brutalement des très belles villes du monde, lement grâce à l’opposition concœur du- au Downtown Eastside, et les romanciers français traitentdont l’amant, Wayne, part à sa restante entre le souvenir heureux -davantage de la partie franco-de Tom et le calvaire de son ab-cherche. En dépeignant une anti-phone du Canada, et notamment sence : « J’aime Vancouver. C’est image, une Vancouver dangereuse, de Montréal. Martin Winckler, la ville des vivants. Quand on étouffante, presque carnivore, qui s’y est installé en 2009 et en meurt, on laisse à Vancouver c’est l’hypocrisie d’autorités la-a fait le cadre de son dernier ro-quelque chose de soi, qui scin- xistes et éludant les réalités qui man policierLes Invisibles, quali-tille dans les buildings, dans la est dévoilée, un procédé qui trans-ie Montréal de « fascinante ». La mer, dans les forêts. Et on part enforme le livre en geste politique. maison d’édition Gallimard y a Australie. Les morts vont en Austravers les romans de Dar-- À consacré un recueil de textes entralie. » Chez Marie Darrieussecq, rieussecq et Fontenaille, la lit-2008, dans lequel Stefan Zweig Vancouver apparaît commetérature française contempo-et Dany Laferrière notamment, l’espace d’une nature luxuriante, raine paraît tiraillée entre deux louent sa beauté et son dyna-éclatante, comme un espace urantagonistes. Ne- représentations misme. Généralement, c’est la bain où les éléments s’inscrivent reste qu’à espérer que Vancouver convivialité de la ville qui esten harmonie. L’air y est toujourspique la curiosité des auteurs accentuée, en comparaison avec d’une pureté impeccable. Sydney, français qui en offriront d’autres ses températures glaciales.au contraire, ne laisse respirer portraits. En 2012 ?
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Carte postale Bienvenue au Pays de la “Téranga” e n’avais jamais été au Séné-J gal. Pourtant, un ami de Van-couver, originaire du Sénégal, m’en avait souvent parlé avec une grande affection. C’est pourquoi, quand on m’a demandé d’aller tourner un ilm au Sénégal et de faire des reportages sur le voyage hu-manitaire d’un groupe de jeu-nes du Conseil scolaire fran-cophone (Ś) de la Colombie-Britannique, je n’ai pas hésité. «Tu verras » m’a dit cet ami, «le plus important dans monde la route, des marchands qui pays c’est laTéranga, ça veutvendent leurs fruits et leurs dire l’accueil à bras ouverts». légumes. Des gens s’entassent Après un long voyage, nous dans le bus communautaire, débarquons à Dakar vers 5le (train à grande vitesse) heures du matin. comme on l’appelle là-bas en Un autobus nous attend. souriant. En fait, c’est un cheval Des dizaines de kilos de boî-qui tire une vieille charrette. tes remplies de dons, des C’est pas cher, eficace et inale-valises et même une partie ment très écologique ! de notre équipement ciné- Au centre pédagogique matographique sont mis sur où nous allons loger pen-le toit du véhicule. Tout est dant quelques semaines, une attaché avec des cordes ! On cinquantaine d’élèves sénég-s’entasse à l’intérieur. On est alais et d’enseignants nous ac-en Afrique ! cueillent avec des chants, des
Repas familial à la sénégalaise. Ma petite fenêtre n’a pas de discours, des sourires telle-vitre... Sur mon visage, je sens ment chaleureux qu’on les aime avec bonheur l’air du matin tout de suite. C’est ça, la célèbre alors que le bus roule vers laTéranga. ville de M’bour à environ une Au cours de notre séjour, heure de Dakar. Je n’ai jamais notre équipe ilme les jeunes ouvert les yeux si grands. UneduŚ en train de faire du tra-femme majestueuse dans des vail humanitaire dans un or-habits colorés marche lente-phelinat, dans des écoles, dans ment, une corbeille sur la tête,un village de brousse. Ils amè-sur une route poussiéreuse. Le nent des dons. Partout, l’accueil soleil se lève. Le spectacle est est chaleureux, les visages ou-époustoulant. C’est l’Afrique verts, souriants. des cartes postales.Ceux qui, pour moi, sont les plus émouvants, ce sont les en-fants sénégalais. Ils sont mag-niiques avec leurs grands yeux, leurs sourires. Il me prennent par la main, veulent savoir mon nom. Je tombe sous le charme comme tous les autres de notre groupe. Les jeunes francophones m'impressionnent beaucoup par leur enthousiasme, leur travail, leur rélexion sur la situation en Afrique. Ils savent que le Sénégal, ce n’est pas seulement les beaux paysages de cartes postales, c’est aussi l’extrême pauvreté, des en-fants de 5 ou 6 ans qui men-dient, des gens qui ont faim. Ils aident comme ils peuvent, avec des dons, avec leur travail. Cer-tains ont les larmes aux yeux en faisant du travail bénévole à l’orphelinat.  Les Sénégalais eux nous of-frent leur sourire, leur sens extraordinaire de l’accueil, leur joie de vivre malgré la pauvreté, Une femme majestueuse,leur amitié. une corbeille sur la tête. Nous sommes tous revenus Arrivée à M’bour. Il fait au Canada, avec du soleil dans déjà plus de 30 degrés celcius.le coeur. M’bour ressemble un peu à une cl audine v iallon fourmillière humaine. Au bord
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Le rire sur la liste des résolutions de 2012
parTeTia bayoro aire de l’exercice physique au F moins 3 fois par semaine, lire au moins 5 livres par mois ou encore consacrer plus de temps à ses loisirs personnels sont des résolutions qui ne manqueront pas de igurer sur de nombreuseslistes pour la nouvelle année. Recherchez-vous quelque chose de différent ? Quelque chose de gratuit, sans engagement et que vous pouvez pratiquer à n’importe quel moment de la journée et à n’importe quel en-droit ? Pourquoi ne pas s’inscrire à un club de rire, ou plutôt à un club deLaughter Yoga : Fous ri-res garantis !
Les clubs de rire,qu’est que c’est ? Les clubs de rire ont été créés en 1995 en Inde par le Dr Madan Kataria, un médecin de Mumbai. Ayant lui-même expérimenté l’impact positif du rire sur ses patients, il a décidé d’en faire un club qui est maintenant un phé-nomène mondial avec plus de 6000 succursales dans environ 60 pays. De nombreux clubs ont également vu le jour pour des catégories de personnes spéci-iques : les personnes âgées, les prisonniers et mêmes les per-sonnes handicapées physiques et mentales. Le Dr Kataria or-ganise de nombreux séminaires internationaux et offre, à travers le monde, des formations pour devenir un instructeur certiié deLaughter Yoga.
LeLaughter Yogaà Vancouver John Wallstrom, intructeur cer-tiié deLaughter Yogadepuis 3 ans au club deNorth Vancou-ver, nous donne plus de détails sur cette discipline. Il explique que la particularité duLaughter Yogaréside dans la combinaison d’exercice de respiration et de relaxation élémentaires de Yoga,
Quand le yoga vous fait rire.
avec des jeux et activités visant à stimuler le rire collectif sans rai-son aucune. Tout commence par un « rire forcé », ensuite à travers les connections visuelles qu’on a avec les autres, le « rire réel» s’installe, de même que l’euphorie qui en résulte.
Une pomme (et 20 min de rire)par jour éloigne le médecin ! Les bienfaits du rire sur la santé ne sont plus à être démontrés, d’autant plus que de nombreuses études s’y sont penchées au cours des dernières années. Un des bien-faits les plus attribués au rire est son eficacité dans la lutte contre le stress. En effet, en plus d’augmenter le niveau d’énergie et de mettre de bonne humeur, le rire réduit l’anxiété, les états dépressifs et les insomnies du fait des endorphines libérées par le cerveau. En plus des bien-faits sur la santé mentale et psy-chologique, le rire réduit la ten-sion artérielle, et permet des ex-ercices abdominaux. La pratique courante de cet exercice entraîne des effets bénéiques notables sur la santé. L’instructeur John Wall-strom préconise de commencer la journée avec une bonne dose de rire au moment de prendre sa douche et également de partici-per régulièrement aux séances collectives car « plus on est de fous, plus on rit ! ».
À Vancouver, onsait comment rire ! L’exposition de statues auMorton Park àEnglish Bay dans le West End par l’artiste chinois Yue Min-jun dans le cadre de la Biennale de Vancouver, est un véritable hymne au rire hystérique, pour lequel l’artiste à utilisé son pro-pre visage pour la réalisation de ses œuvres. Classées parmi les monuments les plus photo-graphiés à Vancouver, il n’est pas rare que la vue de ces statues ait arraché plus d’un sourire aux passants.
Franchir le pas ! Ajouter leLaughter Yogaà sa liste de résolution est aussi facile que de tenir cette résolution tout au long de l’année : L’adhésion à un club deLaughter Yogaest fait sur la base de la gratuité. Tout fois, certain clubs peuvent solli iter des donations, pour faire fac à des dépenses telles que la loc tion de la salle.
PôU Uŝ É ÉŝÉîÉÉtŝ Ét ô tôUÉ ’àÉŝŝÉ ’U çU èŝ  çHÉZ ôUŝ, ÉUîÉZ çôŝUtÉ É ŝît ItÉÉt : www.àUHtÉYôà.ô
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Billet d'humour Le supplice de faire des emplees à la dernière minute airs… vous apercevez alors les le même prix ! Le troisième était liez lui parler car elle ne semblait parsandra forTin feux clignotants sur une voiture beaucoup plus élevé mais avec un pas vous entendre… Devient-on 24 décembre, il est 17 h. Vous quit-tout près, mais dans l’allée pré-rabais postal, ce qui revenait ausourd à travailler dans ce genre tez le bureau et vous vous dirigez cédente… La soirée s’annonce fa- même prix que les deux premiers.de magasin ? tout droit vers un des endroits buleusement agréable !Félicitations aux gens du marke-Elle s’est alors retournée vers les plus chaleureux de la ville en  Vous entrez au pas de courseting qui ont eu cette fantastiquevous, avec toute l’irritation de cette froide soirée d’hiver. Mais dans le centre commercial, com-idée ! Il faut remplir le coupon, ses 64 ans, et vous a finalement non, pour vous, ce ne sera pas me si le fait de marcher normalele code barre sur la- découper répondu, sur un ton désappro-votre foyer comme 95% de la ment allait vous faire perdre unbateur : Écoutez, tout ce que j’aiboîte, y joindre une copie de la population car vous, ce n’est pas temps précieux. Qui a dit que fairefacture et poster le tout à la com-est là. Si vous ne le voyez pas, que vous êtes une retardataire les emplettes de Noël n’étaient pagnie, c’est tellement compliqué c’est qu’il n’y en a plus ! Vous ou une personne qui fonctionne pas un sport? Vous sortez alors que personne ne le fait !!! Au qua-êtes pas mal en retard pour sous pression (si peu…), vous êtes votre liste de cadeaux :trouver un pyjama avec une mitrième, tous vendus ! Je cite ici le -seulement une des rares femmes Fiston : Une pelle neuve (vous mauvais menteur. Oups ! Je veux quette dessus ! sur cette terre à avoir une crise avez brisé la sienne l’hiver der-dire le mauvais vendeur: Nousmais, c’est quoi ce ser Non -d’urticaire en entendant le mot nier), un pyjama de Spiderman (àallons en recevoir demain matinvice ? A-t-elle des qualiications magasinage! défaut d’avoir levraicostume) et pour la vente duBoxing Day. Ilspour être à ce poste ? Je vois déjà Mais, il y un prix à payer pour une console de jeu (Il est le seulnous prennent vraiment pour desle tableau. Elle a probablement autant d’oisiveté et vous allez le de tous les amis de sa classe, que imbéciles ! Et dans le cinquième,élevé ses enfants bien tranquil-vivre dans quelques secondes en dis-je, de l’école entière, à ne pas vous n’avez jamais été capable de lement dans son foyer donc, elle entrant dans le stationnement du posséder une console de jeu ! trouver ni la console, ni un ven-avait le temps d’aller acheter des centre commercial. Vous faites le C’est carrément inhumain !). deur. Où es Charlie? pyjamas pour Noël au mois de tour des allées une bonne dizaine La pelle fût facile à trouver !novembre ! À 50 ans, quand elle Vers 20 h 30, il ne vous restait La pete Sandra Forn. de fois avant de vous décider, aga-Pour la console de jeu, vous que le pyjama de Spiderman… s’est retrouvée seule à la maison, cée, à attendre au début de l’une avez voulu économiser, vous di-Après plusieurs « non, désolé ! », sée comme un coup de vent à côtéelle a décidé que ce serait peut-d’elles, qu’un piéton daigne s’y di-de vous. Vous l’avez interpelée, sant qu’elle serait probablement vous êtes entrée dans le dernier être plaisant de se trouver une riger. Ça y est, en voilà un ! Voussans succès. Déterminée à ne quelque part en solde, alors magasin restant, un géant dansjobinette, histoire de rencontrer le suivez patiemment jusqu’à ce pas laisser s’enfuir le gibier, vous vous avez visité cinq magasins les rayons duquel inalement,des gens et de se faire une petite d’électroniques pour inale-paye ! Et bien félicitations pourvous n’avez trouvé que des hauts qu’il s’arrête brusquement et se avez décidé de lui emboîter le mette à lorgner à droite puis àpas, et avez dû lui toucher le bras ment vous rendre compte queet des bas de pyjamas disparates. vos employés sexagénaires indif-gauche, la manette de son sys-pour lui signiier que vous vou-deux d’entre eux étaient de la C’est alors qu’une préposée-asso-férents et sermonnaires ! Où sont tème d’alarme pointée dans les même compagnie, donc avaientpassés lesciée-gérante-actionnaire est pas- peace and love qu’ils étaient jadis ?  Résignée, vous sortiez bre-douille du centre commercial lorsqu’une main s’est posée sur votre épaule. Stupéfaite, vous vous êtes arrêtée sur-le-champ et dans un mouvement brusque, vous vous êtes retournée d’un coup, prête à engueuler l’intrus quand, vous avez aperçu nul au-tre que le Père Noël… Tout ier de l’effet de surprise qu’il avait eu sur vous, il vous a demandé : As-tu été sage cette an-née ma p’tite ille ? Hô ! Hô ! Hô !Non mais ! Qu’est-ce qui se passe avec les sexagénaires ! Épuisée, vous avez répondu : Qu’en pensez-vous ? Il vous a alors lancé : Que du bien ma chère ! Qu’aimerais-tu demander au Père Noël cette an-née ? Humm…. Excellente ques-tion… Vous étiez-là, perdue dans vos songes quand subitement, la mère en vous a refait surface. Vous avez répondu, la mine basse en faisant les célébres yeux du Chat Potté: Un pyjama de Spider-man pour mon ils ? Il vous a alors répliqué, sur un ton de conidence : Ton ils m’a déjà demandé autre chose alors si tu veux lui en offrir un, rends-toi dans cette boutique, ils en ont plusieurs ! Mais toi, qu’aimerais-tu recevoir ? Tout ce qui vous venait en tête à ce moment pré-cis était une île perdue au beau milieu de la mer avec un énorme palmier au centre et un gros soleil jaune tout en haut… Non ! Vous ne pouviez pas lui demander ça !  Après lui avoir répondu que vous alliez encore y réléchir (Quoi ! On ne dit pas n’importe quoi au Père Noël !!!), vous êtes entrée dans la boutique qu’il vous avait si gentiment indiqué. Il n’y avait aucun pyjama deSpider-man, mais une tonne de déguise-ments ! Vous avez donc acheté un vrai costume d’Halloween de Spidermanà votre ils pour Noël ! Génial non ?!! Merci Père Noël !  Et trois jours plus tard, en ra-massant le courrier, vous avez découvert une carte postale de vos parents, en voyage pour la période des fêtes…en Martinique. L’image vous semblait familière, vous avez lu : Il fait beau et chaud, nous nous baignons tous les jours et la nourriture est incro-yable ! Ha !...Ha !...Ha ! ...Merci Père Noël pour la délicate atten-tion, ce n’était pas nécessaire…
Joyeuses fêtes à tous !