La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Partagez cette publication

L‘insertion professionnelle des jeunes lycéens
Résultats de l‘enquête IVA 2010
Le devenir professionnel des jeunes lycéens er au 1 février 2010, soit sept mois après leur sortie du système éducatif au cours ou à la fin de l’année scolaire 2008-2009
Avril 2011
800
1 200
1 000
interrogés ont quitté le
51%
Génie civil, construction, bois Matériaux souples (textile, habillement, cuirs et peaux) Mécanique et structures métalliques Plasturgie, matériaux composites, énergie, génie climatique Spécialités pluritechnologiques de la production Spécialités pluritechnologiques des transformations, agro-alimentaire Spécialités pluritechnologiques mécanique-électricité, électronique Accueil, hôtellerie, tourisme Commerce, vente Communication et information Finances, comptabilité et gestion du personnel Services à la collectivité Services aux personnes (coiffure, travail social, santé, animation) Spécialités plurivalentes des services Transport, manutention, magasinage 0
Ce sont ces lycéens, dits"sortants", qui font l’objet de cette étude. Sur l’ensemble des sortants,
ensemble production services
31% 20
66% des jeunes système scolaire
200
… les filles, dans les services Sur l’ensemble des filles sortant de la filière services, plus des deux tiers ont suivi une formation en "communication et infor-mation", "commerce, vente" et "services aux personnes". Les 10% de filles qui sortent des filières de la productionproviennent essentiellement des spécialités "matériaux souples" et "spécialités pluritechnologiques des transfor-mations, agroalimentaire".
Les garçons majoritaires dans la filière production… Sur l’ensemble des garçons sortant de cette filière, 61% sont issus de deux domaines de formation : "spécialités pluritechnologiques mécanique-électricité, électronique" et "mécanique et structures métalliques". Parmi les garçons sortant des formations de la filière servi-ces, 65% ont été formés aux métiers de "commerce-vente", "finances, comptabilité et gestion" et "spécialités plurivalen-tes des services".
400
10% 60% 60 80 100
600
Sur l’ensemble des sortants, on constate une répartition équilibrée par sexe : 51% sont des garçons, 49% des filles. Cette répartition est cependant variable selon que l’on considère
Graphique 1 : Répartition des sortants par domaine de formation et sexe
40% 20
21% n’ont pas décroché de diplômede niveau V Un élève titulaire ou non du DNB sortant d’une année termi-nale de CAP sans avoir obtenu son diplôme sera considéré comme "sortant qualifié et non diplômé".
filles garçons
le rapport garçons-filles à l’intérieur d’une filière les garçons représentent 87% des sortants de la filière production, les filles 69% des sortants des formationsservices.
Sur l’ensemble des10 920 lycéens de formation techno-logique ou professionnelle interrogésen février 2010, sept mois après leur sortie du système scolaire,
6% sont sans qualification Il s’agit des jeunes qui ont quitté le système scolaire au e cours de la 1 année de CAP/BEP (niveau V bis).
le choix de la filière de formation 90% des filles sont issues de la filière service, 60% des garçons de la filière production.
90%
2
79% sont titulaires d’un CAP ou plus > 16% sont diplômés de l’enseignement supérieur (BTS et +) ; > 36% titulaires d’un baccalauréat technologique ou pro-fessionnel, d’un brevet de technicien ou d’une mentioncomplémentaire de niveau IV ; > 27% détenteurs d’un CAP, d’un BEP ou d’une mention complémentaire de niveau V
34% déclarent poursuivre leurs études Les élèves du niveau V bis sont, en proportion, les plus nombreux à poursuivre leurs études (54%), suivis desniveaux V et IV (34% chacun), puis par les niveaux III et II (23%). Pour les niveaux IV et V, ce pourcentage varie selonl’origine de l’élève : 46% des lycéens issus de la voie tech-nologique poursuivent leurs études et seulement 27% de ceux sortant d’une formation professionnelle. 35% des élèves issus des classes intermédiaires du bac-calauréat professionnel s’orientent vers une poursuited’études en apprentissage. (Définition des niveaux deformation p.8)
Autant de garçons que de filles parmi les sortants
garçons filles
services production
80
100
40
69% 60
13%
49%
87%
garçons filles
Source : Rectorat-Depp-Enquête IVA 2010
40
40%
30%
33% 32%
32%
50%
60%
30%
50%
Le taux d’insertion professionnelle se maintient … Globalement, l’insertion professionnelle des lycéens sortis du système éducatif s’établit à49% en 2010. Rappelons que le taux d’insertion avait chuté de 11 points en 2009 par rapport à l’année précédente, en raison de la dégradation de la situation économique alsacienne, notamment dans les secteurs de l’industrie et du bâtiment. Comme en 2009, l’accès à l’emploi s’avèreplus favorable pour les filles que pour les garçons: 50% d’entre elles sont en emploi contre 48% des garçons. Cette situation est due au fait que dans le tertiaire, secteur largement privilégié par les filles, le nombre d’emplois reste stable, alors que dans l’industrie alsacienne, débouché des formations très prisées par les garçons, il est en net recul. En 2008, la situation était inversée : 56% des filles étaient en emploi pour 63% des garçons.
… et le taux de chômage recule de 3 points Après une hausse de 12 points entre 2008 et 2009, lechômage des sortants diminue de 3 points en 2010 pour s’établir à36%contre 39% en 2009. Là encore, les filles s’en sortent mieux que les garçons : leur taux de chômage (33%) est en repli de 4 points, celui des garçons (39%) de 2 points Parmi les sortants au chômage, les filles représentent 45% des effectifs. Traditionnellement, elles étaient toujours plus nombreuses que les garçons à être à la recherche d’unemploi, mais cette situation s’est inversée en 2009 etperdure cette année.
emploi
37%
33%
28%
23%
25%
L’emploi se stabilise en 2010
35%
29%
2005
2006
67%
57%
55%
36%
50%
56%
61%
61%
63%
26%
23%
2003
66%
2002
10%
16%
61%
80%
71%
Graphique 2 : Evolution de la part des sortants en emploi et au chômage selon le sexe
70%
67%
59%
60%
garçons filles
chômage
20%
18%
2009
2010
52%
48% 41%
48% 39%
2004
2008
2007
Progression des sortants en situation d’inactivité et en stage 9% des sortants sont en situation d’inactivité, c’est-à-dire sans emploi et n’en recherchant pas (+ 2 points). Cettesituation concerne essentiellement les jeunes de niveau V qui représentent 45% des inactifs. Près de la moitié de l’ensemble des inactifs déclarent être en attente d’une autre formation. Ce sont essentiellement des sortants de niveau V (42%) et de niveau IV (40%). 6% des sortants en stage Cette part augmente de 1 point par rapport à 2009.
Net avantage en terme d’emploi pour les diplômés Comme les années précédentes, les meilleurs taux d’em-ploi concernent les sortants des niveaux III et IV. Les chances d’insertion professionnelle augmentent certes avec l’élévation du niveau de formation, mais aussi avec le
niveau V bis
14%
35%
71%
15%
56%
55%
72%
44%
Graphique 4 : Situation des sortants selon la classe suivie
17%
niveaux III et +
niveau IV
niveau V
35%
78%
69%
33%
70%
79%
47%
50%
43% 29%
55%
50%
Graphique 3 : Evolution du pourcentage de lycéens en emploi selon le niveau de formation
43%
Stabilisation de l’emploi à tous les niveaux de formation
32%
fait d’être ou non détenteur d’un diplôme. Globalement, 55% des jeunes ayant obtenu leur diplôme sont en emploi et 33% déclarent en chercher un. Parmi les jeunes ayant échoué à l’examen, 41% ont un emploi et39% sont au chômage (non compris les sortants sans qua-lification). > Les diplômés de CAP/BEP ont un taux d’emploi (38%) su-périeur de 12 points à ceux qui n’ont pas obtenu le diplô-me (26%). Notons cependant que l’écart entre les taux de chômage s’est resserré : 47% pour les diplômés et 50% pour les non diplômés (contre 49% et 59% en 2009). > Après une formation de niveau baccalauréat profession-nel, le décalage entre diplômés et non diplômés atteint 11 points, contre 16 points en 2009 : 56% des bacheliers ont un emploi et 35% en recherchent un, contre respective-ment 45% et 42% pour les non diplômés. > Après une formation de niveau baccalauréat technologi-que, l’écart est de 14 points, contre 8 en 2009 : 57% des diplômés ont un emploi et 21% sont au chômage contre 43% et 32% lorsqu’ils ne sont pas diplômés. > Pour les étudiants ayant quitté le lycée à l’issue d’unee 1 année de BTS, le taux d’emploi (64%) est inférieur de 8 points à celui des titulaires d’un BTS (72%), alors que la part de ces jeunes au chômage est identique (24%).
Après la nette détérioration de l’insertion affectant tous les niveaux de formation en 2009, on observe globalement une stabilisation de l’emploi pour tous les niveaux en 2010. Ce constat doit cependant être différencié : > Niveaux III et plus (BTS et plus) : 71% sont embauchés (-1 point en un an) et 24% sont au chômage ; 3% sont inactifs et 2% en stage > Niveau IV (baccalauréat, mention complémentaire IV, e 1 année de BTS) : 55% accèdent à leur premier emploi(-1 point par rapport à 2009) et 31% en recherchent un(-2 points) ; 9% sont inactifs et 5% en stage. > Niveau V (CAP, BEP, mention complémentaire V) : com-me en 2009, 35% ont trouvé un emploi (ils étaient 47% en 2008), tandis que 47% sont au chômage ; 12% sont inactifs et 7% sont en stage. > Niveau V bis (sortants sans qualification) : 15% seule-ment en emploi (+1 point en un an) et 54% à la recherche d’un emploi (-4 points) ; 19% inactifs et 12% en stage
30%
Chômeur
40%
Inactif
72%
67%
82%
73%
88% 88% 77%
2002
87% 84% 78%
57%
44%
2006
2007
71%64%43%57%45%56%39%42%26%38%15%
47%
50%
4
31%
2003
25%
100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10%
63%
 2001
71% 67%
75%
42%
2008
2010
24%2%3% 24% 5% 7% 9% 16% 21% 9% 13% 5% 8% 35%3% 6% 7% 11% 8% 21% 9% 15% 6% 9% 12% 19% 60% 70% 80% 90% 100%
En stage de formation
50%
En emploi (aidé et non aidé)
2005
2004
18%
17%
54% 10% 20%
BTS, DSAA, DECF, DTS, DCESF, DCG e 1 année BTS Terminales techno sans diplôme Terminales techno avec diplôme Terminales pro, BT sans diplôme Terminales pro, BT avec diplôme e 1 pro e 1 techno et adaptation e CAP-BEP 2 année sans diplôme e CAP-BEP 2 année avec diplôme e CAP-BEP 1 année
2009
Tableau 1 : Répartition des sortants en emploi par niveau et pour les domaines les plus représentatifs en terme d’effectifs
Formations
Génie civil, construction, bois Mécanique et structures métalliques Plasturgie, matériaux composites, énergie, génie climatique de la production Spécialités des transformations, agro-alimentaire pluritechnologiques mécanique-électricité, électronique Production Accueil, hôtellerie, tourisme Commerce, vente Communication et information Finances, comptabilité et gestion du personnel Services aux personnes (coiffure, travail social, santé, animation) Spécialités plurivalentes des services Transport, manutention, magasinage
Ensemble Source : Rectorat-Depp-Enquête IVA 2010
Services
Part des sortants en emploi ensemble dont niveaux II et III IV 41% 76% 57% 47% ns 65% 51% ns ns 58%60%59% 42% ns 55% 44% 66%49% 45% 66% 55% 50% 77%69% 46% 76%58% 45%68%46% 57% 72%59% 61%83%55% 51% 0% 53% 47% ns ns 51% 74% 65% 49%71% 55%
Nombre total de sortants V 27% 432 37% 544 ns 101 0 216 38% 199 35%877 34%2 590 35% 410 27% 1 140 22%864 32% 643 54% 767 41% 570 50%188 35% 4 657 35%7 248 ns = non significatif
Des conditions d’insertion plus favorables après une formation liée aux services
L’essentiel de la baisse du taux d’emploi des sortants pro-vient des fortes réductions d’emploi dans l’industrie. Les formations liées aux services offrent, en effet, des taux d’in-sertion plus favorables (51%), comparées à celles de la pro-duction (45%). Ainsi, 42% de sortants sont sans emploi après une formation relevant du domaine industriel (43% en 2009, 26% en 2008) et 33% après une formation liée aux services (36% en 2009, 27% en 2008).
Des débouchés plus ouverts pour certaines formations Production  Trois domaines de formation se distinguent par un taux d’emploi supérieur à la moyenne dans ce secteur (45%) :"spécialités pluritechnologiques de la production" (58% en 2010, 64% en 2009), "plasturgie, matériaux composi-tes, énergie, génie climatique" (51% contre 47%) et "mé-canique et structures métalliques" (47% contre 42%).Services  Les meilleurs taux d’emploi par rapport à la moyenne de 51% concernent les domaines "services aux personnes" (61% contre 58% en 2009), "finances, comptabilité et gestion du personnel" (57% et 55%) et "spécialités pluri-valentes des services" (51%).
Le taux d’emploi augmente avec le niveau de formation Sans surprise, le taux d’emploi augmente avec l’élévation du niveau de diplôme, quelle que soit la formation. Toutefois, la formation suivie influe sur les possibilités d’in-sertion et fait apparaître de fortes disparités. Globalement, à l’issue des filières relevant des services, les sortants de ni-veaux III + et IV ont un taux d’emploi supérieur de 10 points à celui des sortants formés à la production. En revanche,
l’accès à l’emploi est identique dans les deux filières pour les sortants de niveau V. Production  Certaines formations assurent une insertion croissan-te avec le niveau de diplôme, par exemple "génie civil, construction, bois" (27% avec un CAP/BEP, 57% avec un bac pro, 76% avec un BTS) et "spécialités pluritechnolo-giques mécanique-électricité, électronique" (35% avec un CAP/BEP, 49% avec un bac pro, 66% avec un diplôme de niveau BTS).  Pour d’autres formations, cependant, le niveau joue peu :ainsi, le taux d’emploi des sortants de "spécialités pluri-technologiques de la production" est de 60% au niveau BTS et de 59% au niveau baccalauréat. Services  Certaines spécialités liées aux services permettent une insertion plus facile, même si, dans tous les cas, il vaut mieux être diplômé de niveau III ou plus.  A l’issue d’une formation liée aux métiers des "services aux personnes", plus de 80% des sortants de niveau BTS sont embauchés, contre 55% au niveau bac et 54% au niveau CAP/BEP.  76% des sortants de niveau BTS ont trouvé un emploi à la sortie d’une formation "commerce, vente", contre 58% de niveau bac et seulement 27% de niveau CAP/BEP (33% en 2009).  Après une formation "accueil, hôtellerie, tourisme", les conditions d’insertion sont plus difficiles que l’an dernier :50% de l’ensemble des sortants de cette formation sont en activité, contre 59% en 2009. L’insertion reste cepen-dant plus favorable aux niveaux BTS (77%) et bac (69% contre 80% l’an passé), pour tomber à 35% au niveau CAP/BEP.
Les embauches par secteur d’activité
27% des sortants en emploi sont recrutés dans l’indus-trie et la construction... 19% sont embauchés dans l’industrie manufacturière (21% en 2009, 31% en 2008), 8% dans la construction, comme en 2009. Plus de la moitié des jeunes salariés de l’industrie est concentrée dans trois secteurs : l’industrie automobile (26%), les industries alimentaires (18%) et la fabrication de machines et équipements (9%). 35% des sortants en emploi de niveau V bis , 30% de niveau V, 27% de niveau IV et 23% de niveau III et plus ont trouvé un premier emploi dans l’industrie et la construction.
… et 71% dans le tertiaire Les trois grands secteurs pourvoyeurs d’emplois sont le commerce (28%, +2 points par rapport à 2009), l’héberge-ment et la restauration (17%, -5 points) et la santé (17%, stable). 45% des sortants de niveau V et 48% de niveau IV se répartissent dans ces 3 secteurs. 62% des emplois dans les services sont occupés par des filles. Les deux tiers d’entre elles travaillent dans le com-merce (27%), la santé (24%) et l’hébergement-restauration (15%). Les garçons en emploi dans les services sont en majorité embauchés dans les secteurs du commerce-répa-ration automobile (30%) et dans l’hébergement-restauration (20%).
Des types d’emploi très variables selon les secteurs
Parmi les jeunes sortants occupant un premier emploi, > 33% ont un emploi à durée indéterminée (37% en 2009), 30% un contrat à durée déterminée (29% en 2009) et 16% sont recrutés en intérim (14% l’an passé).
> 21% bénéficient d’un emploi aidé (+4 points par rapport à 2009), essentiellement d’un contrat de professionnalisa-tion. Il s’agit principalement de sortants issus des niveaux bac technologique (32%) et CAP/BEP (19%).
Répartition des types d’emploi par sexe
garçons 30% 26%22%5%17% filles28% 34%10%4%24%  20 40 60 80 100 CDI CDD intérim autres non aidés contrats aidés
Source : Rectorat-Depp-Enquête IVA 2010
Dans l’industrie et la construction 38% des jeunes recrutés dans la construction et 15% de ceux recrutés dans l’industrie bénéficient d’un CDI. Trois secteurs ont largement recours aux missions d’intérim :l’industrie automobile (63%), la fabrication de machines et équipements (46%) et les industries alimentaires (38%).
Dans le tertiaire Les entreprises du tertiaire proposent principalement des CDD (33%) et des CDI (32%). Les CDI sont particulièrement fréquents dans l’hébergement et la restauration (63%). Les emplois occupés dans la santé sont à durée déterminée dans 47% des cas, à durée indéterminée pour 26%. Les filles recrutées dans le tertiaire le sont essentiellement dans le cadre d’un CDD (35%), d’un CDI (32%) ou d’un contrat de professionnalisation (24%) qui est un emploi aidé. Les secteurs "activités spécialisées, scientifiques ettechniques" et les "activités financières et d’assurance"sont pourvus à 75% par des sortants de niveau III : ils sont 36% à occuper un CDI dans les "activités spécialisées, scientifiques et techniques", 52% à bénéficier d’un CDD dans les "activités financières et d’assurance".
Graphique 5 : Type d’emploi occupé selon le secteur d’activité de l’entreprise
Activités financières et d’assurance16% Activités spécialisées, scientifiques et techniques28% Activités de services administratifs et de soutien 35% Transports et entreposage 23% Enseignement, administration publique 2% Santé humaine et action sociale 26% Hébergement et restauration 63% Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles 34% Construction 38% Industrie manufacturière 15%  10%
CDI
43% 14%27% 21% 5% 3%42%  23% 9% 2%31% 26% 30% 3%19% 42% 3% 30%22% 47% 3% 7%17%  27% 2%7%  30% 9% 1%26%  25% 19% 2%17% 22% 45%17% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
CDD
intérim
autres non aidés
Source : Rectorat-Depp-Enquête IVA 2010 Secteur d’activité : nomenclature d’activités française 2008 (NAF) est la nomenclature statistique nationale d’activités de l’Insee
contrats aidés
La majorité des lycéens occupent un emploi dans un secteur conforme à la formation suivie On considère ici l’adéquation entre le secteur d’activité éco-Par secteur d’activité détaillé, l’adéquation se vérifie aussi, nomique de l’employeur et la spécialité de formation suivie. essentiellement pour les formations bien représentées (voir Il convient cependant de garder à l’esprit que les entrepri- graphique 1) ses de la production offrent aussi des emplois de service > 63% des jeunes issus d’une formation "accueil, hôtelle-(p.ex. comptable, commercial) et que certaines entreprises rie, tourisme" travaillent dans le secteur hébergement et du tertiaire peuvent offrir des emplois de production (p. ex. restauration. Cette formation offre des débouchés confor-mécanicien dans la réparation automobile). mes, quel que soit le niveau > 57% des jeunes formés en "services aux personnes" tra-Globalement, vaillent dans les secteurs de la santé et de l’action sociale > à l’issue d’une formation des services, 84% des sortants> 52% des sortants de "mécanique, électricité, électroni-en emploi sont embauchés dans le secteur tertiaire et que" travaillent dans l’industrie et le bâtiment 16% dans le secteur de la production ; > 41% des jeunes de "commerce, vente" sont embauchés > à l’issue d’une formation de production, 55% des jeunes dans le commerce et 13% dans l’industrie manufactu-travaillent dans l’industrie et la construction et 45% dans rière (emplois de commerciaux, essentiellement dans lale tertiaire. boulangerie) L’adéquation augmente selon le niveau : > 40% des sortants des formations "mécanique et struc-> Les lycéens de niveau V (CAP/BEP) issus d’une forma- tures métalliques" trouvent un premier emploi danstion des services travaillent à 81% dans une entreprise dul’industrie manufacturière et 26 % dans le commerce et la secteur tertiaire, ils sont 88% dans ce cas lorsqu’ils sontréparation automobile (surtout des emplois de carrossier de niveau III. et de mécanicien auto). > Cette progression se vérifie également dans la production : > 40% des jeunes issus des formations "génie civil" (40%) ils sont 53% à travailler dans le secteur industriel aprèssont embauchés dans le bâtiment. une formation de niveau V, 60% après une formation de niveau III.
Près de la moitié des lycéens sont recrutés comme employés
Quelle que soit la formation suivie, 47% des jeunessortants commencent leur carrière en tant qu’employés de la fonction publique, employés administratifs d’entreprise ou employés de commerce, 34% comme ouvriers, quali-fiés ou non, 19% dans des emplois relevant de la catégorie techniciens et professions intermédiaires.
Des disparités liées au secteur de formation... > Au sortir des formations liées à la production, les sortants sont ouvriers à 66%, employés à 18% et professionsintermédiaires et techniciens à 15%.  Les jeunes sont recrutés comme ouvriers principalement après les formations "mécanique et structures métalli-ques" (78%) et "spécialités pluritechnologiques mécani-que-électricité, électronique" (73%). > Après des formations relevant des services, ils sont
employés à 60%, ouvriers à 18% et professions intermé-diaires à 20%. > Le recrutement dans la catégorie profession intermédiaire concerne surtout les sortants des "services aux person-nes" (33%) et principalement ceux de niveau III (75%).
... et au niveau de qualification On note néanmoins des disparités dans les catégoriessocioprofessionnelles exercées selon le niveau de qualifi-cation. Les jeunes de niveaux III ou plus sont moins recru-tés comme techniciens cette année (9% contre 17% en 2009, soit -8 points). Cette baisse est compensée par lahausse de ceux recrutés dans les catégories cadres etprofessions intermédiaires (32% en 2010, 29% en 2009)et employés (43% contre 38%).
Répartition des sortants en emploi selon le niveau et la catégorie socioprofessionnelle (tableau 2)
Niveaux
III et II IV GT IV pro V bis V GT V pro Total
Cadres et professions intermédiaires 32% 13% 7% 2% 15% 6% 15%
Contremaîtres et techniciens
9% 3% 1% 0% 2% 0% 4%
Source : Rectorat - Depp - Enquête IVA 2010 Nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles de l’INSEE (PCS-2003)
Employés
43% 57% 48% 37% 58% 43% 47%
Ouvriers qualifiés
15% 21% 38% 31% 7% 32% 26%
Ouvriers non qualifiés
1% 6% 6% 29% 17% 18% 8%
7
Note méthodologique
Cette étude se base sur les données de l’enquête IVA (insertion professionnelle dans la vie active) réalisée enfévrier 2010. Dans le cadre d’un dispositif national piloté par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’éducation nationale, cette enquête est réalisée chaque année par les services statistiques dans toutes les académies de métropole et d’outre-mer.
L’enquête IVA 2010 s’intéresse au devenir professionnel des jeunes sept mois après leur sortie des lycées d’en-seignement général et technologique et professionnel au cours ou à la fin de l’année scolaire 2008-2009 et porte sur er la situation au 1 février 2010. Sont donc exclus du champ de l’analyse les interrogés de lycées déclarant poursuivre des études dans un établis-sement du second degré ou à l’université, ainsi que ceux ayant signé un contrat d’apprentissage.
Tous les élèvesdes formations technologiques et issus professionnelles dispensées dans l’académie sont concer-nés par cette enquête : élèves inscrits dans lesannéesterminales et intermédiaires préparant des diplômesprofessionnels ou technologiques (CAP, BEP, BP, MC,nde bac techno, bac pro, BT, BTS). Les élèves de 2 GT ne rentrent pas dans le champ de l’enquête. Les établissements publics et privés sous contrat de l’aca-démie envoient ce questionnaire par voie postale à environ 10 920 jeunes concernés par l’enquête. A l’issue de cette première phase postale, des relances téléphoniques, finan-cées par l’Observatoire régional emploi formation (Oref) permettent d’augmenter le taux de réponse (74%, contre 62% en 2009). L’exhaustivité de cette enquête dans l’académie de Stras-bourg permet une analyse fine des résultats. Afin d’obtenir des données comparables au niveau académique, chaque questionnaire est affecté d’un cœfficient de pondération permettant de compenser les non-réponses.Les résultats de cette étude portent sur des effectifs pondérés.
Le service statistique de l’académie de Strasbourgcodifie la profession des jeunes lycéens sortants ayant unemploi ainsi que le secteur d’activité de l’entreprise qui lesemploie. Pour la codification de la profession, il utilise laNomencla-ture des professions et catégories socioprofessionnelles de l’Insee (PCS - 2003) et pour celle du secteur d’activité de l’entreprise laNomenclature d’activités française révision 2 de l’Inseerév. 2, 2008). Ces deux champs ainsi (NAF codifiés permettent une analyse sur le lien entre formation suivie, profession exercée et activité de l’entreprise quirecrute.
Définitions des niveaux de formation
Niveau V bis ou sans qualification  Sorties ou abandon de la scolarité du second cycle e court avant l’année terminale (1 année de CAP ou de BEP) Niveau V Sorties de la dernière classe des seconds cycles professionnels courts (CAP, BEP, mention complé-mentaire de niveau V) ou des classes de première technologique et professionnelle Niveau IV Sorties des classes terminales de niveau bacca-lauréat (BT, bac professionnel et bac technologi-que, mention complémentaire de niveau IV) et abandons des scolarisations post-baccalauréat avant d’atteindre le niveau III Niveau III Sorties de l’enseignement supérieur avec undiplôme niveau bac+2 (BTS) Niveau II Sorties avec un diplôme de deuxième cycle univer-sitaire bac+3 : DECF (diplôme d’études comptables et financières), DCESF (diplôme de conseiller(e) en économie sociale et familiale), DSAA (diplôme supérieur arts appliqués), DTS (diplôme de techni-cien supérieur), DCG (diplôme de comptabilité et de gestion)
Définition des emplois
Emplois non aidés  Contrats à durée déterminée (CDD) et indétermi-née (CDI), missions d’intérim.  Egalement concernés : les fonctionnaires, les aides familiaux, les personnes installées à leur compte, les engagés dans l’armée. Emplois aidés  Contrats de professionnalisation (CP), contrats emploi-solidarité (CES), contrat d’accompagne-ment dans l’emploi (CAE)…
Directeur de la publication Armande Le Pellec Muller Coordination de la rédaction Sylvie Grcic / Daniela vom Scheidt Rédaction et données graphiques Marie-Laure Kayali Maquette et PAO Delphine Ebelmann
Strasbourg
Rectorat de l’académie de Strasbourg Division de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) 6 rue de la Toussaint - 67975 Strasbourg cedex 9