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Une première culture littéraire Une culture littéraire se constitue par la fréquen tation régulière des œuvres Elle suppose une mémoire des textes mais aussi de leur langue une capacité retrouver chaque fois qu'on lit les réso nances qui relient les œuvres entre elles Elle est un réseau de références autour desquelles s'agrègent les nouvelles lectures1 Ainsi débute le document d'application relatif la littérature au cycle des approfondissements La fréquentation des œuvres a commencé avant l'école pour certains enfants l'action de l'école maternelle est capitale pour que tous les élèves s'approprient avant de savoir lire les formes lan gagières et les activités cognitives que suscite la lec ture pour qu'ils se constituent une bibliothèque mentale de scénarios et d'images de personnages de systèmes de personnages qui se ressemblent pour qu'ils éprouvent des émotions du plaisir écouter le rythme et les sonorités de la langue travers la voix du maître qui lit et relit pour qu'ils découvrent le monde travers des textes qui leur donnent partager des modes de pensée et des points de vue variés

12 pages
Niveau: Secondaire, Lycée, Première
Une première culture littéraire «Une culture littéraire se constitue par la fréquen- tation régulière des œuvres. Elle suppose une mémoire des textes, mais aussi de leur langue, une capacité à retrouver, chaque fois qu'on lit, les réso- nances qui relient les œuvres entre elles. Elle est un réseau de références autour desquelles s'agrègent les nouvelles lectures1.» Ainsi débute le document d'application relatif à la littérature au cycle des approfondissements. La fréquentation des œuvres a commencé avant l'école pour certains enfants ; l'action de l'école maternelle est capitale pour que tous les élèves s'approprient, avant de savoir lire, les formes lan- gagières et les activités cognitives que suscite la lec- ture, pour qu'ils se constituent une bibliothèque mentale de scénarios et d'images, de personnages, de systèmes de personnages qui se ressemblent, pour qu'ils éprouvent des émotions, du plaisir à écouter le rythme et les sonorités de la langue à travers la voix du maître qui lit et relit, pour qu'ils découvrent le monde à travers des textes qui leur donnent à partager des modes de pensée et des points de vue variés. Pourquoi la littérature de jeunesse ? Les ouvrages de jeunesse de type documentaire dont il a été question dans le chapitre précédent initient les élèves à l'univers des descriptions et des explications du monde ; ils proposent des textes précis riches d'un vocabulaire spécifique.

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1. Littérature, cycle 3 , CNDP, coll. « École », page 5.
82 Le langage à l’école maternelle
06/04/10r(7)2
Un intérêt triple Nourrir l’imaginaire enfantin La littérature de jeunesse mobilise et enrichit l’imagi-naire enfantin – cette capacité à produire des images mentales de deux manières : par la forme (le récit) et par l’univers créé (la fiction). La forme du récit, sa struc-ture, certaines formules («il était une fois»; «dans un pays lointain » ; « il y a bien longtemps ») touchent les enfants, avant même l’âge de l’école maternelle et met-tent en mouvement des pensées, une vie intérieure. La répétition des lectures joue une grande importance en créant une sorte de « sécurité ». Les enfants observent que l’on ne répète pas de la même façon des textes à portée documentaire et sentent le statut particulier des récits de fiction. Tout petits, ils perçoivent la différence avec le langage en situation, avec le langage qui décrit le réel. Ils savent que le texte de l’histoire est à écouter, qu’il ne constitue pas une introduction à l’action. L’univers des histoires éclaire le réel à travers la fiction : beaucoup de textes interrogent l’histoire, la société, les problèmes de l’enfance. Les héros, souvent des enfants, ressemblent à leurs lecteurs et, comme eux, sont confron-tés à des problèmes complexes (la violence, la famille, la différence, la solitude, la rivalité…) qu’ils analysent, résolvent parfois, mais qu’ils problématisent toujours. Par des décalages, les histoir es conduisent les enfants à se représenter non seulement ce que les choses sont mais ce qu’elles peuvent, pourraient, auraient pu être, et même ce qu’ils ne voudraient surtout jamais voir arriver. Mais les héros sont aussi des personnages déroutants, amusants, originaux, pris dans des histoir es farfelues. Une œuvre de littérature enfantine doit stimuler l’ima -gination de l’enfant et, en ce sens, elle prolonge le jeu. Les dessins foisonnent de détails, de référ ences avec des couleurs choisies. L’image n’y est pas un or ne-ment destiné à « faire joli », ni une illustration redon-dante par rapport au texte qu’elle accompagne ; elle existe en soi comme un suppor t du sens, provoquant une interprétation distanciée qui souvent aide à la compréhension. En explorant la complémentarité et l’écart entre le texte et l’image, on perçoit le carac -tère composite de l’album, tant au plan esthétique qu’interprétatif, qui en fait une œuvre littéraire.
« Une culture littéraire se constitue par la fréquen-tation régulière des œuvres. Elle suppose une mémoire des textes, mais aussi de leur langue, une capacité à retrouver, chaque fois qu’on lit, les réso-nances qui relient les œuvres entre elles. Elle est un réseau de références autour desquelles s’agrègent les nouvelles lectures 1 . » Ainsi débute le document d’application relatif à la littérature au cycle des approfondissements. La fréquentation des œuvres a commencé avant l’école pour certains enfants ; l’action de l’école maternelle est capitale pour que tous les élèves s’approprient, avant de savoir lire, les formes lan-gagières et les activités cognitives que suscite la lec-ture, pour qu’ils se constituent une bibliothèque mentale de scénarios et d’images, de personnages, de systèmes de personnages qui se ressemblent, pour qu’ils éprouvent des émotions, du plaisir à écouter le rythme et les sonorités de la langue à travers la voix du maître qui lit et relit, pour qu’ils découvrent le monde à travers des textes qui leur donnent à partager des modes de pensée et des points de vue variés. Pourquoi la littérature de jeunesse ? Les ouvrages de jeunesse de type documentair e dont il a été question dans le chapitr e précédent initient les élèves à l’univers des descriptions et des explications du monde ; ils proposent des textes précis riches d’un vocabulair e spécifique. Les illustrations sont le plus souvent dans le même registre : elles décrivent et expliquent en usant de techniques variées (dessins, schémas, photographies). Avec la littérature de jeunesse, c’est à un autre uni-vers culturel que les enfants sont intr oduits, celui du récit et de la fiction, même si d’autres formes enri-chissent cet ensemble. Le livre de jeunesse dans toutes ses formes et sa variété est un objet cultur el nécessaire au développement de l’enfant et aux apprentissages de l’élève à l’école maternelle.
eg8aP:952
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