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27/04/2011 LEÇON INAUGURALE DE L'UNIVERSITÉ GASTON ...

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27/04/2011 LEÇON INAUGURALE DE L'UNIVERSITÉ GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS Thème: «L'avenir de l'agriculture en Afrique» Saint-Louis, Sénégal 27 avril 2011 Madame, Messieurs les Ministres, Monsieur le Recteur, Mesdames, Messieurs les Membres de l'Assemblée de l'Université, Chers étudiants et amis, Excellences, Mesdames et Messieurs, Honorables invités, I. Introduction Permettez-moi tout d'abord d'exprimer ma profonde gratitude à l'Assemblée de l'Université Gaston Berger qui, en sa séance du 10 février 2011, a accepté la proposition de choisir le Directeur général de la FAO, comme parrain de la Nouvelle
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  • agriculture
  • pays
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27/04/2011

LEÇON INAUGURALE DE L'UNIVERSITÉ GASTON BERGER DE
SAINT-LOUIS
Thème: «L’avenir de l’agriculture en Afrique»
Saint-Louis, Sénégal
27 avril 2011


Madame, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs les Membres de l’Assemblée de l’Université,
Chers étudiants et amis,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,

I. Introduction
Permettez-moi tout d’abord d’exprimer ma profonde gratitude à l’Assemblée de
l’Université Gaston Berger qui, en sa séance du 10 février 2011, a accepté la
proposition de choisir le Directeur général de la FAO, comme parrain de la
Nouvelle Unité de Formation et de Recherche de Sciences Agronomiques,
d’Aquaculture et de Technologies Alimentaires.
Aucun acte ne pouvait, au plan personnel, revêtir une valeur plus émotive que
cette leçon inaugurale.

2

Le hasard, que Cournot définit comme «la rencontre des phénomènes qui
appartiennent à des séries indépendantes dans l’ordre de la causalité», a voulu
que la lecture ait lieu en cette ville historique, où le cours d’eau qui porte le nom
de notre pays étreint, dans ses bras affectueux, l’île enchanteresse où j’ai vu le
jour.
Il finit sa course nonchalante du côté de l’hydrobase au sable blanc, dans une
embouchure, témoin direct et patient du dialogue saisonnier du fleuve et de la
mer, au rythme du flux et du reflux.
Ce site, si calme et un peu complice, pourrait cependant raconter, aux habitants
de la cité, le premier envol glorieux des pilotes de l’aéropostale, au-dessus de
l’Atlantique, à destination de Natal, au Brésil.
Mesdames et Messieurs,
Il est d’usage, en une solennelle circonstance comme celle qui nous réunit
aujourd’hui, de rappeler que la jeunesse porte les espoirs du pays et qu’elle est le
socle de notre avenir. C’est, en effet, la loi biologique de formation, de
multiplication, d’évolution, de dégénérescence et enfin de cessation des
activités des cellules qui détermine de manière inéluctable la durée de la vie
dans le règne animal. L’être humain n’échappe pas à ce déterminisme et la
pyramide des âges est une des caractéristiques d’une population.
Au Sénégal, 68% des 13 millions de personnes ont moins de 25 ans. Vous êtes,
en outre, la génération de l’Iphone, de l’IPAD, de Google, de Facebook, de
Twitter, du « Cloud computing », du courrier électronique et des messages
instantanés.
Vous êtes donc, d’ores et déjà, les acteurs principaux de votre destin et de celui
de la Nation, car ce sont les choix que vous effectuerez et les actions que vous
mènerez dès maintenant qui détermineront le cours de l’histoire de notre pays. 3

Ainsi donc, par delà l’émotion que je ressens, c’est la raison qui va émailler mes
propos.
L’Université, l’alma mater, la mère nourricière, va vous ouvrir les portes de la
connaissance qui est indispensable à la productivité et à l’efficacité.
Elle va vous permettre de passer de l'opinion relevant de l'appréciation, de
l'apparence, des sens et donc du subjectivisme, à la connaissance qui est du
domaine des concepts, de la réalité, de la pensée et partant de l'objectivisme.
Platon nous dit: «Il me semble que celui qui sait quelque chose perçoit la chose
qu'il sait. Aussi loin que je puisse le discerner à présent, la connaissance n'est
rien d'autre que la perception» et Socrate complète en disant: «La perception est
donc toujours quelque chose qui est, et puisqu'elle est une connaissance, elle est
1
infaillible» . Il ajoute: «Mais toutes les choses dont nous aimons à dire qu'elles
sont, sont réellement en train de devenir» pour souligner la théorie de
l'évolutionnisme.
L'Université va aussi vous initier à la logique cartésienne des règles du
«Discours de la méthode», ainsi qu’à la dialectique qui est questionnement pour
trouver des réponses et dépassement des conclusions primaires par leur
élargissement et leur approfondissement. Elles seront des outils analytiques et
2
méthodologiques indispensables pour aller, selon Kant , du noumène «postulat
de la raison pratique», au phénomène objet de vos études et de vos
connaissances, afin de comprendre le sens de l'enseignement de vos professeurs
et de pouvoir passer de la base théorique au processus opératoire.
Mais si la pensée universelle m’a imposé le devoir de remonter à des références
occidentales, pour situer le cadre de la gnoséologie, en tant que « Théorie de la
connaissance, de ses sources et des ses formes », je ne peux oublier que je

1 Théétète « Postulats de la raison pratique »
2 Critique la raison pure 4

m’adresse à un auditoire sénégalais qui a des sources négro-africaines
authentiques.
En effet, « la philosophie donne aux évènements leur dimension en hauteur,
mais c’est l’histoire qui leur donne leur dimension en profondeur ».
Aujourd’hui, les ethnologues acceptent l’origine africaine de l’humanité. Mais
c’est le regretté Professeur Cheikh Anta Diop, auteur du livre: « Nations nègres
et culture » qui a établi de manière scientifique en utilisant notamment la
technique de datation au Carbone 14, ainsi que des explications ethnologiques et
linguistiques, l’origine nègre de la civilisation égypto-nubienne.
En exerçant plus tard votre métier dans le terroir aux fins fonds du pays rural, au
plan régional ou mondial, vous devrez veiller à votre enracinement dans vos
valeurs de civilisation. Il s’agit certes de s’ouvrir sans complexe au souffle de la
technicité d’un monde devenu un village planétaire. Mais il vous faut rester fiers
des combats pour la liberté, menés naguère, avec courage et vaillance, par vos
ancêtres qui avaient bâti des royaumes et des empires florissants sur la terre
d’Afrique.
Plus récemment, ce sont les luttes victorieuses des pionniers inlassables de
l’indépendance qui ont permis aux pays du continent d’accéder à la souveraineté
internationale.
Vous êtes les héritiers de ce syncrétisme d’enracinement et d’ouverture de la
culture du XXIe siècle. Aucune fonction, si haute soit-elle, nationale ou
internationale, n’est hors de votre portée, pour autant que vous bâtissiez de
légitimes ambitions sur la compétence et la patience, la rigueur et le labeur.
II. La gouvernance de la sécurité alimentaire mondiale
A la suite de la flambée des prix des denrées alimentaires de 2007/2008,
pourtant annoncée quelques mois à l’avance par la FAO dans ses publications et 5

dans les médias, la question de la gouvernance de la sécurité alimentaire
mondiale a été posée, au cours de la Conférence de haut niveau de la FAO sur la
sécurité alimentaire mondiale, à Rome. Cette réunion des ministres de
l’agriculture de juin 2009 est devenue de facto un Sommet avec la participation
de nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement. Ce sujet a été repris aussi au
Sommet mondial sur la sécurité alimentaire de novembre 2010.
Il convient d’expliquer que plusieurs partenaires interviennent en effet dans ce
secteur au plan international.
L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)
fournit les statistiques sur la production, l’utilisation, les stocks, le commerce et
les prix pour les cultures, les produits de l’élevage, les forêts, la pêche et
l’aquaculture, l’eau, les terres et la biodiversité, de même que les études et les
projections correspondantes. Elle sert de forum neutre pour la négociation des
politiques et des accords internationaux d’utilisation durable des ressources dans
ces secteurs et sur les aspects d’éthique en agriculture et de droit à
l’alimentation. Elle dispose d’un Système d’information et d’alerte rapide sur la
sécurité alimentaire. Elle établit, avec l’Organisation Mondiale pour la Santé
(OMS), les normes de sécurité sanitaire et de qualité des produits alimentaires
pour protéger les consommateurs et donner une base scientifique à l’application
des règles sanitaires et phytosanitaires de l’Organisation Mondiale du
Commerce (OMC). Elle apporte une assistance aux pays membres dans la
formulation des plans, des politiques et des stratégies agricoles, la préparation de
projets bancables, la solution de problèmes techniques, la lutte contre les
déprédateurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes. Elle
intervient aussi, en cas de catastrophes naturelles, pour rebâtir les capacités
productives des agriculteurs, des pêcheurs et des éleveurs. 6

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) fournit de l’aide alimentaire en cas
de crise à partir de stocks mis à sa disposition par les pays excédentaires et
d’achats locaux réalisés avec des financements externes.
Le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) est une banque
spécialisée qui accorde des prêts bonifiés pour la lutte contre la pauvreté rurale.
Mais d’autres institutions jouent un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire
du monde.
La Banque mondiale est le principal bailleur de fonds pour le Développement
dans le monde, suivi des Banques régionales (Banque africaine, Banque
asiatique, Banque interaméricaine, Banque européenne) et sous-régionales, mais
aussi du Fonds européen pour le développement des pays d’Afrique, Caraïbes,
Pacifiques, de la Banque islamique, etc.
Les négociations sur le commerce, notamment les droits de douane, taxes,
subventions et autres soutiens, barrières techniques au commerce, propriété
intellectuelle, etc., sont conduites dans le cadre de l’Organisation Mondiale du
Commerce.
La FAO avait indiqué dès le deuxième Sommet Mondial de l’Alimentation des
Chefs d’Etat et de Gouvernement, en 2002, que si la tendance à la baisse des
ressources et les politiques agricoles n’étaient pas changées, l’objectif de
diminuer de moitié le nombre de personnes qui ont faim à l’horizon 2015, ne
serait atteint qu’en 2150.
C’est pourquoi, les Etats membres ont cru qu’il était urgent et nécessaire
d’engager le débat sur les institutions de la gouvernance mondiale de la sécurité
alimentaire. Ces discussions ont eu lieu dans un cadre démocratique et universel
entre les représentants des Etats membres souverains de toute la communauté
internationale dont les pouvoirs ont été validés par un comité d’accréditation. 7

Les agences, les fonds et les programmes des Nations Unies, les Institutions de
Bretton Woods, la Société Civile, les ONG et le secteur privé ont participé à ces
négociations.
A l’issue des réunions, du 27 avril au 4 septembre 2009, et de la
trente-cinquième session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, du
14 au 17 octobre 2009, qui se sont tenues au siège de la FAO à Rome, la
Conférence des Etats membres a approuvé, en sa réunion de novembre 2009, la
décision de confier la gouvernance au Comité de la sécurité alimentaire
mondiale. Cet organisme comprend tous les Etats membres de la FAO et des
Nations Unies. Le secrétariat de cette institution est assuré par la FAO, le FIDA
et le PAM. Un président appuyé par un Bureau, composé de représentants des
différents groupes régionaux, se réunit régulièrement et peut convoquer, en cas
de nécessité, des réunions extraordinaires. Le Comité mondial de la sécurité
alimentaire mondiale fait rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies, à
travers le Conseil économique et social.
Un Comité d’experts de haut niveau présidé par le Professeur Swaminathan
prépare les travaux du Comité de la sécurité alimentaire mondiale et donne des
avis sur les questions techniques.
Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale utilise naturellement les études et
les rapports de la FAO sur l’évolution et les projections de la demande, de
l’offre, du commerce, des prix sur le marché international, ainsi que les données
fournies régulièrement par le Système mondial d’information et d’alerte rapide
(SMIAR/GIEWS) qui, grâce à la télédétection, peut s’appuyer sur les
renseignements des satellites géostationnaires d’observation terrestre.

III. La demande alimentaire est en expansion, tant en quantité qu’en
qualité 8

Chers étudiants, vous avez choisi de consacrer vos talents à un secteur vital pour
l'avenir du monde. Il faut non seulement nourrir 925 millions de personnes qui
ont faim, mais aussi augmenter la production alimentaire de 70% au niveau
mondial et de 100% dans les pays en développement. Le monde doit en effet
faire face à une croissance démographique qui va porter la population de
6,9 milliards de personnes actuellement à 9,1 milliards à l’horizon 2050.
La région qui compte le plus de personnes sous-alimentées est l’Asie/ Pacifique
avec 578 millions. En Afrique, ce nombre représente 25% de la population, soit
245 millions dont 237 millions dans la région au Sud du Sahara.
En outre, le dernier rapport annuel de la FAO sur «La situation mondiale de
l’alimentation et de l’agriculture» montre que les femmes représentent 43% de
la main d’œuvre agricole dans les pays en développement (50% en Afrique
subsaharienne). Mais elles ont un accès inférieur aux ressources productives et
aux opportunités. Si on comble ce fossé hommes-femmes, leur rendement
pourrait augmenter de 20 à 30%, avec un impact positif sur la production
agricole des pays en développement de 2,5 à 4%. Cela entrainerait une baisse du
nombre de personnes qui ont faim de 12 à 17% par an, soit de 100 à
150 millions.
Les tendances actuelles de la transformation des régimes alimentaires devraient
se poursuivre du fait notamment du taux élevé d’urbanisation. Ainsi en 2050, les
zones urbaines représenteront 70% de la population globale. Elles devraient être
accentuées par l’amélioration rapide du niveau de vie moyen des populations
dans les pays émergents. Sur la période 1980-2005, la demande de viande a
doublé et pour les œufs, elle a été multipliée par 4. Ce changement d’habitude
alimentaire va se traduire par une demande mondiale plus forte de céréales car il
faut 7 kilogrammes de cereales pour produire 1 kilogramme de viande de bœuf
et 2,5 kilogrammes pour produire 1 kilogramme de viande de volaille. 9


IV. L’agriculture doit également faire face à des nouvelles contraintes
Les ressources naturelles, l’eau et la terre, qui sont la base de la production, vont
donc être utilisées plus intensivement pour faire face à la demande croissante
d'aliments.
L’augmentation des besoins en eau, d’environ 64 milliards de mètres cubes par
an, et le réchauffement climatique, en particulier dans les zones arides et
semi-arides, vont poser de manière aiguë le problème de l'accès à cette ressource
rare. L'eau douce représente en effet 2,5% de l'eau totale. En outre 31,4% de
cette eau n'est pas directement accessible car elle se présente sous forme de
glaciers et d'eau souterraine.
L’eau est certainement le facteur déterminant de l’augmentation de la
productivité et la production. En effet, le secteur agricole consomme environ
70% de l'eau douce.
Les études de la FAO montrent que pour satisfaire les besoins alimentaires de la
population mondiale en 2050, les terres équipées de systèmes d’irrigation, qui
représentent 290 millions d’hectares aujourd’hui, devraient augmenter de
32 millions d’hectares.
L’agriculture irriguée est beaucoup moins vulnérable aux variations et aux
changements climatiques. En outre, ses rendements sont trois fois plus élevés
que ceux de l’agriculture pluviale.
L’agriculture irriguée, pratiquée sur environ un cinquième des terres arables de
la planète, assure environ 50% de la production vivrière et près de 60% de la
production céréalière mondiale.
Hélas, en Afrique, seulement 7% cent des terres arables sont irriguées, et ce taux
tombe à 4% pour l’Afrique subsaharienne, comparé à 38% en Asie et 20% dans 10

le monde. Pourtant, le continent n’utilise que 4% de ses réserves hydriques,
contre 20% en Asie. Cela veut dire que sur 93% des terres en Afrique, la vie de
60% de la population qui est rurale dépend de la pluie, facteur de plus en plus
aléatoire avec les changements climatiques.
A l’occasion de la Conférence ministérielle sur «L’eau pour l’agriculture et
l’énergie en Afrique: les défis du changement climatique» organisée par la FAO
en décembre 2008, en collaboration avec l’Union africaine, l’Organisation a
préparé des fiches nationales d’investissement en faveur de projets pour la
maîtrise de l’eau en Afrique à court, moyen et long termes. Les projets ont été
préparés, en consultation avec chaque pays, pour un montant total de
65 milliards de dollars US.
D’autre part, la pratique de l’agriculture de conservation, qui prévoit un travail
minimal du sol et le maintien d’une couverture végétale avec des pailles ou
d’autres matières organiques pour en conserver l’humidité, permet de diminuer
l’irrigation. Elle entraine une réduction des besoins en eau des cultures de 30%.
Elle atténue l’impact des hautes températures et diminue les besoins
énergétiques de l’agriculture de 70%. Enfin, elle contribue à la fixation de
quelque 200 kilogrammes de carbone par hectare et par an.
Aujourd’hui, environ 1,6 milliard d’hectares sont cultivés dans le monde et on
estime qu’il faudra trouver 120 millions d’hectares additionnels dans les pays en
développement d’ici à 2050. Les disponibilités en terres arables pour la
production sont surtout importantes en Amérique Latine et dans les Caraïbes
avec 1066 millions d’hectares (2,14 ha/cap), en Afrique au sud du Sahara
1 031 millions d’hectares (1,80 ha /cap) et dans les pays en transition
497 millions d’hectares (1,20ha/cap). C’est ce qui explique la récente ruée des
pays déficitaires vers ces terres disponibles pour sécuriser leurs
approvisionnements nationaux en produits agricoles. Ces investissements privés
sont nécessaires mais dans le cadre de contrats équilibrés avec des partenariats

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