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150 FCFA MERCREDI 4 janvier 2012 lIncendie au Ministère de la Justice «C'est 60 ans d'histoire de la Justice qui viennent de s'envoler en fumée», déclare le ministre Marou Amadou NUMERO 8255 SONITEL, Leader de l'Internet haut débit au Niger SEM. Issoufou Mahamadou répondant aux voeux des présidents des institutions de la République l Ad o Yo us so uf /O NE P Une vue des présidents des institutions de la République (1er plan) l Ad o Yo us so uf /O NE P l Le Chef de l'Etat reçoit les vœux du Nouvel An des présidents des Institutions de la République Aussitôt après la cérémonie
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MERCREDI 4 janvier 2012
150FCFA
«C’est 60 ans d’histoire de la
Justice qui viennent de
s’envoler en fumée»,déclare
le ministre Marou Amadou P. 7 Le Chef de l’Etat reçoit les vœux du Nouvel An des présidents des Institutions de la République l
SEM. Issoufou Mahamadou répondant aux voeux des présidents des institutions de la République
er Une vue des présidents des institutions de la République (1 plan)
L’année 2012 verra le Niger commencer à se transformer
en un vaste chantier,déclare le Chef de l’Etat Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufouvœux prononcés à son adresse par le Président de l’Assemblée Mahamadou, a présidé, hier matin au Palais des Congrès deNationale, le Premier ministre, Chef du gouvernement, la Niamey, la cérémonie de présentation des vœux de l’année 2012.présidente du Conseil Constitutionnel et le président de la Cour (lire l’intégralité de l’allocution prononcée par le Chef de l’Etat d’Etat en pages 2, 3, 4, 5, 6 et 7). en réponse aux vœux du Nouvel An des présidents des diffé-Suite des allocutions des autres présidents des institutions rentes Institutions de la République, ainsi que des discoursde la République dans notre prochaine édition
ussitôt après la cérémonie de présentation des SEAM. Issoufou Mahamadou, s’est rendu, hier, au Minis-vœux du Nouvel An, le Président de la République, tère de la Justice pour constater les dégâts provoqués par l’incendie qui a ravagé, dans la nuit du lundi au mardi, cet immeuble. Dans l’après-midi, le Chef de l’Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, a remis le drapeau du Niger au président de la FENIFOOT, lors d’une cérémonie d’encouragement au MENA qui quitte Niamey pour Douala (Cameroun) dans la perspective de sa participation aux phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale. Le Chef de l’Etat était entouré pour la circonstance du Premier ministre, SEM Brigi Raffini, du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Hassane Kou-nou, et du ministre directeur de Cabinet du Président de la République, M. Hassoumi Massaoudou. Ce fut l’occa-sion pour le Président Issoufou Mahamadou de présenter à l’équipe MENA et à son encadrement tous ses vœux pour 2012, avant de féliciter le coach Harouna Doula qui vient d’être désigné par la CAF comme meilleur entraî-neur africain de l’année. « La qualification du MENA à la CAN 2012 est un indicateur très fort de la Renaissance du Niger. Il y a de l’espoir pour ce pays et les jeunes sont porteurs de cet espoir », a estimé le Chef de l’Etat qui «n’a aucun doute que le MENA ira très loin dans cette compétition ». SEM. Issoufou Mahamadou a appelé les Nigériens « à soutenir le MENA jusqu’au bout » et formulé le vœu que nos joueurs reviennent au Niger « avec un excellent résultat ». Quant au Premier ministre, Chef du gouvernement, il a annoncé que le Président Issoufou Mahamadou a offert au MENA, à titre personnel, vingt (20) millions de francs CFA et que les membres du gou-
Photo de famille avec le Chef de l’Etat vernement ont contribué, à titre personnel également, pour un montant total de dix (10) millions. Ceci, en plus des efforts déployés par l’Etat et bien d’autres contribu-teurs comme un groupement d’entreprises qui a remis un chèque de 120 millions de francs au MENA. Remis par le DG de la SONIDEP, M. Ousmane Idi Ango, à la prési-dente du comité de mobilisation des ressources en faveur du MENA qui, elle-même, l’a présenté au Chef de l’Etat, cet argent contribuera sans nul doute à mettre le MENA à l’abri de petits besoins. Pour sa part, la présidente du comité de mobilisation des ressources en faveur du MENA. Mme Jamila Ferjani, a donné l’assurance que les fonds collectés seront gérés en toute transparence, avec des points de presse hebdo-madaires sur les montants mobilisés et la destination de ces fonds. Auparavant, le président de la FENIFOOT, le Colonel Djibrilla Hima dit Pelé a indiqué que, « cette cé-rémonie solennelle qui nous réunit aujourd’hui résulte
Le Chef de l’Etat constatant l’ampleur du sinistre d’un devoir protocolaire qui consacre que la primeur de la liste officielle des joueurs sélectionnés pour défendre nos couleurs nationales soit réservée à la plus haute au-torité du pays mais aussi au premier capitaine du MENA que vous êtes. Cet agréable devoir, nous nous en acquit-tons avec joie d’autant plus qu’il se veut historique pour une première qualification du Niger à une phase finale de la CAN ». Le président de la FENIFOOT, qui a demandé à tous « d’avoir une pensée particulière pour Docteur Doudou Halidou Boubacar, chirurgien orthopédiste membre de l’encadrement médical du MENA qui est présentement hospitalisé en France car souffrant d’une affection grave, a présenté la délégation du MENA qui sera conduite par le Lt-Colonel Sanda Aboubakar. Bon vent, cher MENA ! S. S. Manzo
NATION 2 lRéponse du Président de la République, Chef de l’Etat, aux vœux de Nouvel an des présidents des institutions de la République «En nous mettant debout, comme nous le commande notre hymne, moi le
premier, avec ma boussole toujours en main, avec,
fermement tenu, le fil
conducteur que constitue le service du Niger (…), notre pays fera entendre plus
fortement sa voix dans le concert des nations», déclare SEM. Issoufou Mahamadou
« Monsieur le Président de l’Assem-blée Nationale ; Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ; Messieurs les Présidents des insti-tutions ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs les Mem-bres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs, C’est désormais une tradition bien éta-blie que la présentation mutuelle des vœux du nouvel an soit l’occasion d’un échange entre les Institutions de la Ré-publique sur la vie de la Nation. Je me soumets, pour la première fois, avec bonheur, à cet exercice, neuf mois après mon investiture à la Présidence de la République. L’année 2011 aura été d’abord une année d’élections gé-nérales, locales, législatives et prési-dentielles, au terme d’une transition de 13 mois. C’est le lieu et l’occasion pour moi de rendre un vibrant hommage aux hommes et aux institutions qui ont animé cette transition, à commencer par le Conseil Suprême pour la Restaura-tion de la Démocratie (CSRD) et son Président, le Général Salou Djibo. Ils ont conduit à l’accouchement sans dou-leur des nouvelles institutions démocra-tiques, aujourd’hui à l’œuvre dans notre pays.
Mesdames et Messieurs, Après mon investiture, la première ins-titution à se mettre en place est l’As-semblée Nationale où se trouve le cœur de notre démocratie. Fut élu à sa tête, à l’unanimité, mon camarade de lutte, à chaque fois que la démocratie a été me-nacée dans notre pays, j’ai nommé Monsieur Hama Amadou. C’est dire, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, que nous avons un socle de valeurs communes dont l’allocution que vous venez de prononcer vient de nous donner la quintessence. Aussi ne suis je pas surpris que vous ayez apprécié, sur la base de ces valeurs, la situation in-ternationale, notamment les boulever-sements politiques intervenus dans le monde pendant l’année 2011, ainsi que la grave crise financière provoquée par les dettes souveraines, crise qui inter-vient au moment où sur les cendres de celle provoquée par les « subprimes » sont encore chaudes. Je ne suis pas non plus surpris, connaissant vos convictions, que vous ayez mis l’accent sur la problématique institutionnelle no-tamment celle de la stabilité des institu-tions démocratiques dans un pays où l’instabilité est récurrente. Notre convic-tion commune, c’est que seules des ins-titutions démocratiques stables et fortes peuvent permettre de surmonter non seulement les accidents du suffrage uni-versel, quand il porte par exemple des incapables au pouvoir, mais aussi pal-lier toutes les faiblesses et autres infir-mités inhérentes à la nature humaine. Condition de la stabilité politique et d’un climat politique et social apaisé, la né-cessité d’une bonne gouvernance poli-tique et économique ne vous a pas échappée. Nous l’obtiendrons, vous l’avez souligné, à travers la reprise en main de l’administration en vue d’une
meilleure qualité du service public mais aussi à travers l’exercice démocratique du pouvoir, la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’efficacité de la dé-pense, une consommation optimale des financements extérieurs, l’utilisation des ressources minières et pétrolières prin-cipalement en faveur du monde rural où vit l’écrasante majorité de notre peu-ple. La question de l’alternance politique pacifique que le Niger n’a pas encore réussie, depuis maintenant plus de vingt ans, doit être au centre de la préoccu-pation de l’ensemble de la classe poli-tique. Je considère que cette question est de celles qui permettent à un homme politique d’entrer, par la grande porte, dans l’histoire. Sur cette question comme sur tant d’autres, je re-mercie le Président de l’Assemblée Na-tionale de ses appréciations, car elles confortent mes convictions et consoli-dent notre vision stratégique commune de l’avenir de notre pays.
Mesdames et Messieurs, La démocratie sera irréversible dans notre pays dès le jour où elle aura ap-porté la preuve qu’elle rend au peuple plus de services que les autres types de régime. D’ores et déjà, je constate que, sous la présidence de Monsieur Hama Amadou, l’Assemblée Nationale a abattu un travail législatif important pen-dant l’année 2011 et a adopté tous les projets de loi qui ont pour objectif l’épa-nouissement du peuple Nigérien. Elle a également assumé avec rigueur sa mis-sion de contrôle de l’action gouverne-mentale. Permettez-moi, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, de vous en féliciter, vous et l’ensemble des députés. Notre Assemblée Nationale a cette grande chance d’avoir à sa tête un homme d’Etat. Représentants du peu-ple, je sais combien vous, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale et l’ensemble des députés, contribuez à la réalisation du programme de renais-sance dont le Gouvernement est le maî-tre d’œuvre. En effet notre constitution dispose que le Gouvernement, respon-sable devant l’Assemblée Nationale et devant le Président de la République, détermine et conduit la politique de la Nation. Monsieur le Premier Ministre, votre équipe et vous êtes au centre de l’action publique. A ce titre, vous êtes donc mes collaborateurs quotidiens, partageant avec moi les angoisses comme les satisfactions des hommes et des femmes qui agissent pour : bâtir des institutions démocratiques, assurer la sécurité des personnes et des biens, relancer l’économie, bref mettre en œuvre le programme sur lequel le peu-ple nigérien a souverainement porté son choix. Loin d’être irréaliste, ce pro-gramme est en deçà des ambitions que j’ai pour le Niger. Du reste, au regard du bilan que vous venez de dresser, Mon-sieur le Premier Ministre, j’ai la ferme conviction que nous le réaliserons avec l’aide de Dieu et la probabilité de le dé-passer dans certains de ses objectifs est loin d’être nulle. Ainsi en sera-t-il probablement des objectifs dans les do-maines de l’éducation où 1900 classes sur les 2500 prévues au 07 avril 2012
sont déjà réalisées ou en cours de l’être et où un effort exceptionnel d’investis-sement dans les infrastructures est prévu dans les prochains mois, dans le ème domaine de l’hydraulique où, au 7 mois à partir de la date de mon investi-ture, il a été réalisé 1450 équivalents points d’eau contre un objectif annuel de 2000 équivalents points d’eau. Dans tous les autres domaines, Mon-sieur le Premier Ministre, le Gouverne-ment, dont vous êtes le chef, a obtenu des résultats probants : en effet, il a pu contenir les conséquences sécuritaires, économiques et sociales des crises li-byennes et ivoiriennes, engager une lutte absolue contre la corruption et au-tres actes de mauvaise gouvernance, ce qui a déjà permis d’arrêter l’hémor-ragie que connaissait la gestion des fi-nances publiques, réaliser les objectifs de mobilisation de recettes internes, re-
tionale, aux phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le démar-rage de l’exploitation pétrolière, le dé-marrage de Niamey Nyala, les ème négociations en cours sur le 4 pont sur le fleuve Niger, celui de Farié, en face de Gothèye, en tenant compte du ème 3 pont de Gaya, ainsi que l’horizon début 2014 pour le démarrage des tra-vaux de réalisation du chemin de fer comme cela a été arrêté par la réunion des bailleurs de fonds du 29 Novembre dernier, je ne peux réprimer mon envie pleine de dire bravo Monsieur le Pre-mier ministre ! Bravo Mesdames et Messieurs les ministres ! Votre bilan est positif ! Le Niger est en train de devenir un vaste chantier avec à la clé les em-plois promis : déjà 40000 emplois à durée déterminée ou indéterminée sont créés rien que dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique
SEM. Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat
nouer avec tous les bailleurs de fonds et partenaires du Niger, concevoir et mettre en œuvre un programme d’ur-gence pour faire face à la sécheresse qui, l’engagement est pris, ne sera pas, Inchallah, synonyme de famine, avan-cer dans l’élaboration des programmes détaillés de l’initiative « 3N », lancer le barrage de Kandadji, lancer la nouvelle cimenterie de Malbaza, créer les condi-tions de la poursuite du projet Imoura-ren, avec pour objectif la production du premier uranate à la fin de l’année 2013, en dépit du pessimisme qui s’est emparé de l’opinion après les accidents de Fukushima, au Japon. Dans le domaine de la santé, le Gouver-nement a recruté plus de médecins que l’effectif cumulé de médecins recrutés depuis plus de cinquante ans. Dans le domaine des infrastructures routières, à la réhabilitation, qui va bientôt démarrer, des routes existantes comme Tser-naoua-Guidan-Roumdji, Zinder-Maga-ria-frontière avec le Nigéria, Diffa-Nguigmi-frontière avec le Tchad, vien-dront bientôt s’ajouter des routes bitu-mées nouvelles comme la route Filingué-Tahoua et Arlit-Assamaka. Sans être exhaustif, si l’on ajoute à la liste, la contribution du Gouvernement à la qualification, pour la première fois de son histoire, du MENA, notre équipe na-
et de l’environnement. Monsieur le Pre-mier Ministre, je sais compter sur vous tant j’ai pu apprécier votre capacité de travail, votre rigueur et votre engage-ment au service de l’intérêt général. Le Niger a besoin de dirigeants et d’hommes d’Etat dotés de telles quali-tés. Je vous encourage, vous et vos mi-nistres à poursuivre et renforcer les actions engagées, à entreprendre de nouvelles. Ne vous laissez pas intimider par ceux qui, paniqués par la rigueur de l’entreprise d’assainissement des fi-nances publiques, sont prêts à brûler le Niger comme semblent l’indiquer les premières conclusions des investiga-tions sur l’incendie, ce matin, du bâti-ment du Ministère de la Justice.
Mesdames et Messieurs, Je voudrais saluer ici la rigueur et la compétence avec laquelle le Conseil Constitutionnel de Transition a géré le processus électoral si chargé, si serré et si compliqué de 2010 et 2011. Ma-dame la Présidente, permettez-moi de vous rendre un hommage mérité, à vous et aux autres conseillers de la ème Cour Constitutionnelle de la 5 Répu-blique pour votre esprit d’indépendance et votre contribution à la défense des valeurs républicaines. Cela vous a valu, récemment d’être désignée femme de
l’année 2011 par un journal bien connu de notre grand voisin, le Nigéria. Dans votre allocution, vous avez souli-gné, à juste titre, que la jouissance par le juge de son indépendance reconnue par la constitution, est une des condi-tions pour que la paix règne dans un pays. Je voudrais ajouter que le respect de la Loi par tous les pouvoirs, y com-pris par les juges, est aussi une condi-tion de la paix sociale, tant les frustrations nées de l’injustice légale sa-pent la santé morale et la cohésion so-ciale d’une nation. C’est pour cela, que je vous donne l’assurance, Madame la Présidente, que je veillerai non seule-ment, à ce que nul ne soit au dessus de la loi, mais aussi à ce que la justice ne soit rendue que dans le respect de la loi, au nom du peuple nigérien. La meilleure façon d’y arriver c’est de créer les condi-tions de la séparation des pouvoirs pour que le pouvoir arrête le pouvoir, car, c’est désormais connu de tous, le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Le Président de la Cour d’Etat, a choisi de nous entretenir du droit coutumier qui détermine le destin de l’écrasante majorité de nos populations. Sujet per-tinent s’il en faut. Comment garantir l’égal accès de tous à la justice est une préoccupation permanente de la Répu-blique. Le droit au juste et au vrai, comme le dit si bien le Président de la Cour d’Etat, est un droit universel, quelle que soit sa déclinaison culturelle.
Mesdames et Messieurs, Les préoccupations de justice rejoignent toujours celles relatives aux libertés. La liberté d’expression, et singulièrement de la presse, est la première mesure de la santé démocratique d’un pays. A cet égard, je pense que notre pays se porte bien. Je salue le travail remarquable ac-compli par l’Observatoire National de la Communication, notamment à l’occa-sion du processus électoral. Je voudrais souligner que les médias de l’Etat comme les médias du privé doivent être des médias de service public, car ani-mer la vie démocratique, développer le sens civique et cultiver le sens des res-ponsabilités contribuent assurément à renforcer la cohésion sociale et natio-nale, ainsi qu’à moderniser notre vie pu-blique. Je continuerai pour ma part à veiller à l’exercice de la liberté de la presse comme je m’y suis engagé en si-gnant la déclaration de la Montagne de la Table.
Mesdames et Messieurs, Le Conseil Economique, social et cultu-rel est en cours d’installation. En tant qu’assemblée d’experts et de la société civile, il complète utilement l’architecture institutionnelle de notre pays. Par ses avis et ses rapports, il permet aux pou-voirs publics de prendre des décisions renseignées et procédant de consulta-tions les plus larges possibles. Je ne doute point, Monsieur le Président, que sous votre conduite, cette assemblée contribuera à l’œuvre de renaissance de notre pays. Améliorer et fluidifier les relations entre l’administration et les citoyens, telle est
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votre mission, Monsieur le Médiateur de la République. Votre expérience et votre sagesse ne seront pas de trop pour conduire une tâche aussi délicate dans un pays où la tradition bureaucratique de l’administration date de la période coloniale. Vous pouvez donc compter sur mon appui et ma sollicitude de tous les ins-tants pour accomplir cette noble mis-sion. La relation entre les citoyens et l’administration nous renvoie naturelle-ment à la qualité des services publics et à leur gestion. De part sa mission de
NATION
contrôle juridictionnel, la Cour des Comptes doit, comme vous le dites Ma-dame, la justice aux comptables et la vérité au pays. J’attache du prix à tous les instruments de contrôle de l’Etat : administratif avec les inspections d’Etat et des Finances, parlementaire avec la commission des finances de l’assemblée Nationale et ju-ridictionnel avec la Cour des Comptes. Sachez, Madame la Présidente de la Cour des Comptes, que je veillerai à ce que votre institution retrouve toute sa place dans l’architecture de la Répu-blique. Monsieur le Président de la Commis-
sion des Droits de l’Homme, soyez as-suré de mon engagement à promouvoir les droits de toutes les générations : ère ème ème 1 , 2 et 3 génération. Quant à vous Madame la Présidente de la Haute Cour de Justice, je sais pouvoir compter sur votre Institution dans la lutte pour l’assainissement des finances publiques et la moralisation de la Répu-blique.
Monsieur le Président de l’Assem-blée Nationale ; Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Prési-
dents des Institutions de la Répu-blique ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs. L’année 2011 est désormais derrière nous. Elle a eu ses joies et ses peines, mais globalement elle a fait renaître l’espoir chez nos concitoyens. C’est armés de cet espoir, c’est armés de la conviction que la renaissance est dés-ormais en marche, que nous abordons l’année 2012. Comme je l’ai dit plus haut, celle-ci verra le Niger commencer à se transformer en un vaste chantier. Le taux de croissance de notre écono-mie, évalué à 15% pour 2012, par un or-
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ganisme aussi sérieux que le FMI, le prouve. En nous mettant debout comme nous le commande notre hymne, moi le premier, avec ma boussole toujours en main, avec, fermement tenu, le fil conducteur que constitue le service du Niger, en nous mettant debout, dis-je, notre pays fera entendre plus fortement sa voix dans le concert des nations. Re-troussons donc nos manches afin que les vœux de bonne et heureuse année 2012 que je formule pour le peuple Ni-gérien, pour vous tous et pour vos fa-milles respectives, soient exhaussés avec l’aide de Dieu.
l«L’année 2012 a besoin d’un climat politique et social apaisé afin de permettre au gouvernement de concrétiser ses ambitions pour le Niger»,déclare SEM. Hama Amadou, Président de l’Assemblée nationale
«Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Mesdames et messieurs, Par la grâce de Dieu, le Tout Puissant, le Très Miséricordieux, j’ai l’insigne pri-vilège aujourd’hui, de vous adresser au nom de mes collègues, les honorables députés, les vœux du nouvel an, de l’Assemblée nationale. Excellence Monsieur le Président de la République, Nous voici donc à la fin de l’année 2011 ; année de tumultes et de chan-gements aussi violents qu’inattendus sur la scène politique internationale ; changements brutaux souvent au nom de la démocratie, sous la forme de ré-voltes populaires savamment orches-trées, dans certaines parties du monde. Certes ces changements étaient politi-quement nécessaires et humainement justifiés. Toutefois, tout le monde s’ac-corde à penser que, les méthodes utili-sées apparaissent parfois on ne peut plus discutables, d’autant que d’un pays à l’autre, où l’évolution du système poli-tique local, est reconnue par toute la planète comme nécessaire, la commu-nauté internationale, elle, semble gui-dée dans ses options d’intervention, par des principes, qui varient en fonction de motivations, pas toujours faciles à saisir, et qui rendent pour tout dire, leurs choix d’action souvent aussi incompréhensi-bles que suspects, aux yeux des obser-vateurs. D’où pour les esprits les plus critiques, la hâte à conclure que l’intérêt économique en réalité seul, guide ces choix. Pour notre part, nous continuons de croire, que c’est véritablement la liberté des peuples et les droits de l’homme, qui sous-tendent, le soutien apporté ici et là, par les grands décideurs de la communauté internationale, à cette par-tie de l’humanité qui souffre, de la tyran-nie et de l’obscurantisme politique de ses dirigeants. N’importe, 2011 aura été dans tous les cas, une année de boule-versements réels, dont le plus significa-tif n’est pas à nos yeux la révolution politique dite «du printemps arabe», mais bien la crise financière internatio-nale qui s’est abattue sur le monde, mettant à nu, l’inadmissible liberté to-tale, accordée aux spéculateurs finan-ciers de la bourse internationale, dont les prédations intolérables n’épargnent plus, sur aucun endroit de la terre, les humbles et les pauvres, tous victimes impuissantes, face à cet ultralibéralisme sans cœur, qui répand et aggrave la pauvreté ainsi que le désespoir, partout dans le monde.
Monsieur le Président de la Répu-blique, L’année 2011 aura été aussi malgré tout
pour le Niger, notre pays, une année de réel soulagement au plan strictement politique. En effet, elle nous a permis de tourner définitivement la honteuse page, de l’aventure burlesque que constituait cette tentative insensée, d’instaurer un régime moyenâgeux, c’est-à-dire le ré-gime de l’autocratie dynastique, dans notre pays. Sans doute, l’ivresse du pouvoir, et la conviction que l’argent abondamment distribué, renforcé par les incantations mystiques des mar-chands de versets, seraient capables de neutraliser les forces politiques et l’armée hostiles à ce projet. Assuré-ment, un vent de folie avait soufflé sur notre pays et nous en vivons au-jourd’hui, encore, les conséquences dé-sastreuses au plan économique. Toutefois, le rêve impossible de ceux qui nous gouvernaient alors, avait conduit le Niger à l’épilogue fatal, non souhaité mais inévitable, d’une interven-tion de l’Armée pour mettre un terme au forfait institutionnel des comédiens de la démocratie. Les forces armées nigériennes, heureu-sement, firent preuve, à la fois de luci-dité et de patriotisme responsable. En effet, elles rendirent en mars 2011, sa souveraineté au peuple nigérien, qui l’exprima à travers des élections démo-cratiques, qui nous permettent au-jourd’hui, Monsieur le Président de la République, de vous présenter nos vœux, dans le cadre de cette cérémonie solennelle. Je voudrais donc, au nom de l’Assemblée nationale, réitérer, encore une fois, la gratitude du peuple nigérien à nos forces armées, pour cet acte de courage et d’abnégation, qui les place indiscutablement, très haut au dessus des autres armées du Continent. Néanmoins, vous me permettez d’ajou-ter à l’intention de tous nos compa-triotes, que le temps de l’interruption de l’ordre démocratique par la force, qu’elle soit d’initiative civile ou militaire, est ré-volue. Elle doit par conséquent, être dé-finitivement bannie, à la fois de nos mœurs politiques, et de notre pays. Le Niger en a assez souffert. De même, est terminée et bien terminée, l’ère des hommes providentiels, des guides éclai-rés comme des présidents à vie. La Ré-publique n’en a que faire et c’est pourquoi, elle a clairement fixé les rè-gles de dévolution du pouvoir dans l’op-tique sage, d’une alternance politique pacifique laissée à la libre et seule ap-préciation du peuple souverain. En tout état de cause, on peut dire, Monsieur le Président, que la nation ni-gérienne a, quant à elle, désormais éta-bli les conditions juridiques de la stabilité politique. Il reste aux hommes politiques, à leur tour, de réaliser les conditions psychologiques, sociales et
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économiques qui en garantiront la concrétisation et la permanence. En effet, la classe politique dans son en-semble est comptable de cette respon-sabilité aux yeux du peuple. C’est pourquoi elle a, en tout premier lieu, le devoir impérieux de respecter scrupu-leusement les règles juridiques sur les-quelles se fonde la République. A cet égard, elle est tenue, c’est notre conviction, d’amener ses leaders à sur-monter cette faiblesse résidant en tout homme de pouvoir ; je veux parler de la faiblesse qui consiste à se surestimer, par la grâce des flatteurs et autres lau-dateurs professionnels, qui tout douce-ment conduisent à se croire, à tort, définitivement indispensable à la survie
vous caractérise ; votre fierté constante à rester irréprochable ; votre sens élevé de l’éthique politique ; votre respect ob-sessionnel de la parole donnée, je sais que notre pays, sous votre ou vos man-dats, ne connaîtra pas de telles pra-tiques si dévalorisantes pour la démocratie africaine, et surtout si no-cives, pour la gouvernance écono-mique. Cependant, je vous demanderai d’être vigilant, car finalement c’est de vous seul, que dépendra le maintien en ligne de notre démocratie restaurée. Vous savez la dureté du combat mené par les forces démocratiques pour par-venir à ce résultat. Vous étiez au cœur de ce combat, vous en étiez l’une des figures emblématiques, la sentinelle
SEM. Hama Amadou, président de l’Assemblée nationale
de la nation. Pour cette raison, l’homme au pouvoir notamment, en vient à vou-loir s’incruster en s’efforçant vaille que vaille, à se maintenir dans les ors de la République, par tous les moyens, y compris par les plus condamnables. Monsieur le Président de la Répu-blique, En Afrique, nous avons vu tout le mal qu’une telle faiblesse chez l’homme d’Etat peut provoquer dans un pays, et quelle gouvernance désastreuse en peut résulter pour son économie. Car pour se maintenir au pouvoir en dehors des prescriptions de la loi fondamen-tale, force sera de recourir à la corrup-tion, en puisant dans les caisses de l’Etat ; au chantage, par la confection de dossiers contre ses propres amis po-litiques ; à l’achat des consciences et l’abus de pouvoir, en octroyant des mar-chés publics dans des conditions contraires aux règles établies ; à l’ins-trumentalisation de l’appareil judiciaire, pour briser les résistances ; et finale-ment à la fraude électorale, massive, grossière et déshonorante pour l’image du pays. Au Niger, vous connaissant et connais-sant parfaitement le rigorisme moral qui
permanente que le terrorisme impitoya-ble du pouvoir illégitime d’alors, avait tenté, par tous les moyens, de pousser aussi à l’exil. Vous n’avez pas cédé, et sur le terrain, vous avez animé avec un courage exemplaire, une foi inflexible, ce combat pour la reconquête de la di-gnité politique du Niger. Aujourd’hui, Dieu et le peuple nigérien, vous ont placé à la magistrature suprême, la po-sition idéale dirais-je, pour achever la victoire de la démocratie sur les nostal-giques du pouvoir d’exception et le des-potisme. Je prie Dieu le Tout Puissant, au nom de la représentation nationale, de vous donner la force et la santé afin de parfaire cette victoire. Monsieur le Président de la Répu-blique, Cependant, aussi importante et incon-tournable soit-elle, dans la vie des peu-ème ples du 21 siècle, la démocratie ne peut durablement prospérer dans un pays à la recherche de ses repères, que si le bien-être économique sur lequel re-posent ses justifications fondamentales, suit rapidement son sillage. C’est pour-quoi, l’année 2012 sera pour le pouvoir en place, une année de tous les défis. Car notre peuple attend avec une impa-
tience chaque jour un peu plus mal contenue, les fruits des changements qui lui ont été promis. Il est si impatient qu’il en vient à oublier, que tout change-ment ne peut résulter que d’un proces-sus, dont le démarrage et l’aboutissement imposent des délais im-prescriptibles. La raison commande, bien évidement face à cette contrainte, qu’on accorde à la démocratie le temps d’agir et de réa-liser. Pour ma part, je sais que depuis votre investiture, vous dormez peu ; vous ne vous reposez pratiquement pas, obsédé que vous êtes, par la concrétisation rapide de vos promesses électorales. Au demeurant, beaucoup d’actes s’inscrivant dans cette optique, sont déjà posés. Je dirai même que les semences des changements attendus, sont déjà en terre en 2011. Pour 2012, nous avons noté aussi avec satisfaction que des efforts d’investisse-ment exceptionnels seront consentis par le gouvernement dans le cadre d’un programme d’action volontariste, assu-rément porteur des changements aux-quels nous aspirons. Mais à la condition que les nigériens acceptent de créer le climat sociopolitique favorable à son exécution. Pour notre part, nous y croyons fermement et pour cette raison souhaitons au plus profond de nous mêmes, que le gouvernement qui agit sous votre impulsion, s’impose de réus-sir sa mise en œuvre. Il faut en effet, démontrer à ceux qui, parce qu’ils souffrent d’un grave déficit d’ambition pour le pays, pensent que ce programme est irréaliste. Il faut leur montrer qu’une volonté politique ferme, adossée à une détermination têtue, conduisant une action continue, réflé-chie parfaitement maîtrisée, et orientée dans l’axe de l’intérêt général, rend pos-sibles tous les rêves. Si ce n’est de l’in-tolérance politique, comment peut-on considérer que vouloir investir massive-ment pour améliorer le sort d’un peuple, est irréaliste ? Comment trouver autant d’argent, disent-ils, à notre époque trou-blée par la crise financière ? Mais nous leur répondons simplement : en le cher-chant là où il se trouve, car il existe pour les pays que n’obèrent pas les dettes, et en restant constamment sé-rieux et crédible. En vérité, Monsieur le Président, ce sont là des propos, que seuls le subjec-tivisme partisan et un esprit d’adversité fébrile, peuvent tenir. Soyez ambitieux s’il le faut ; soyez irréaliste au besoin au-jourd’hui, pour devenir demain, l’homme qui a osé, et qui ainsi faisant, a réalisé l’impossible pour son pays. Les généra-tions futures vous en sauront gré, et la démocratie nigérienne aussi.
(Suite en page 4)
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(Suite de la page 3) Monsieur le Président de la Répu-blique, Je le disais tantôt, l’année 2012 a be-soin d’un climat politique et social apaisé afin de permettre au gouverne-ment de concrétiser ses ambitions pour le Niger. Ce climat, il faut aider à sa création, mais en s’affranchissant, des pressions et orientations de la rue, par un dialogue ouvert, et en s’élevant au dessus du tohu-bohu politico-média-tique, sciemment provoqué, pour dis-traire les pouvoirs publics. Il importe en effet de réaliser les conditions d’une sé-rénité politique indispensable au réveil des initiatives, au profit de l’action éco-nomique, par un pacte d’encadrement de la lutte politique, afin que tous les ac-teurs de la démocratie, acceptent de donner à notre pays les chances d’un véritable décollage que nous savons possible. Parce que le capital qui cherche à s’investir, a horreur du bruit et de l’agitation, tout comme, il a horreur de toutes les formes d’inquisition, et des tracasseries politico-administratives.
Monsieur le Président de la Répu-blique, Car au-delà de ses revenus propres, l’Etat a besoin d’attirer les capitaux pri-vés pour les orienter vers les secteurs les plus porteurs du programme du gou-vernement. Dès lors, l’obligation de ras-surer les investisseurs s’impose de façon absolue, par la création du climat le plus propice à la sérénité des affaires. Sur un tout autre plan, nous sommes convaincus au niveau de l’Assemblée nationale, que l’Administration publique du Niger, doit changer. Elle doit particu-lièrement s’efforcer, d’élever son rythme de travail et son rendement. Elle doit se mettre sincèrement, au service du pro-gramme d’action du gouvernement, et non au service exclusif d’intérêts parti-culiers.
L’Administration publique doit arrêter sa tendance vers la privatisation de ses ac-tivités au profit de ses agents, comme elle doit maîtriser la tendance au déve-loppement de son esprit corporatiste et segmentaire, de plus en plus nocif pour son efficacité. Elle doit en un mot accep-ter d’être et demeurer au service priori-taire de la nation et non au service exclusif des corps de fonctionnaires qui la composent. En effet, aujourd’hui force est de reconnaître que le taux d’absorp-tion des crédits, que les partenaires mettent généreusement au service du développement de notre pays est faible, faute d’un rythme de traitement des dossiers par les services de l’Etat satis-faisant, tant la lenteur, autant que la désinvolture de l’action administrative, sont inimaginables et hors de toute des-cription. De même, les retards excessifs mis dans le déclenchement des processus de passation des marchés publics, pourtant indispensables à la consom-mation des crédits d’investissement, à un niveau de masse critique, nuisent gravement à l’efficacité de la dépense publique, dans son rôle de carburant, à la relance du moteur de la croissance économique. 2012 devrait donc être pour le gouvernement une année de re-prise en main de notre Administration publique. C’est un impératif incontour-nable autant qu’une urgence prioritaire. Ces propos peuvent choquer certains qui se diront : mais de quoi se mêle l’As-semblée nationale ? Son rôle n’est-il pas simplement de faire des lois ? Qu’on se détrompe, l’Assemblée natio-nale, représentante légitime du peuple, a le devoir constitutionnel de contrôler l’action gouvernementale, c’est-à-dire de relever les insuffisances susceptibles d’entraver la réalisation des légitimes at-tentes du peuple nigérien. Car, c’est de l’action gouvernementale que dépend le bien-être auquel aspirent les nigériens
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et par conséquent, sa défense par les députés n’est pas une faculté, mais bien, un devoir impérieux.
Monsieur le Président de la Répu-blique, Avec l’exploitation du pétrole et les heu-reuses perspectives qu’elle promet, il est bon que soit pris en compte dès à présent, le danger que constitue l’incli-nation des pouvoirs publics à favoriser, en privilèges et autres facilités, les ha-bitants des centres urbains, au détri-ment des masses laborieuses et totalement démunies du monde rural. Car, si les premiers ont les moyens d’exercer des pressions de toutes sortes sur les gouvernants pour satis-faire leurs revendications, auxquelles cèdent régulièrement ceux-ci, au nom de la recherche d’une certaine paix so-ciale ; les seconds, passifs et résignés, demeurent inertes et contemplatifs, lais-sant le pays profond en friche et misé-rable, se contentant de ce qu’on veut bien leur offrir. C’est-à-dire : de l’eau po-table ; des écoles dans les villages ; des centres de santé ; des grains contre les disettes alimentaires. Cela est sans aucun doute bon et d’une utilité à court terme incontestable. Mais nous croyons que le plus important et le plus durable, c’est d’investir abon-damment au profit de la réorganisation du travail en zone rurale ; changer les habitudes culturales ; repenser la redis-tribution foncière et donc l’allocation des terres ; réformer le système de produc-tion agricole et pastorale ; développer l’irrigation et réinventer le système de commercialisation, en même temps que les moyens de communication et d’ac-cès des produits aux marchés les plus solvables et les plus rentables de la sous-région. Une bonne partie de l’argent du pétrole doit par conséquent, au nom de l’équité sociale, s’investir au profit de nos com-
patriotes de la zone rurale. En un mot, il faut que les investissements créent le travail productif et le plus rémunérateur possible en zone rurale, afin de réinté-grer la grande majorité de nos conci-toyens, aujourd’hui marginalisés, dans le système économique national. En effet, les revenus du pétrole et du sec-teur minier attendus dans les pro-chaines années, aussi abondants seront-ils, n’auront aucun impact sur le développement de notre pays, si comme dans certains Etats africains qui ont depuis longtemps bénéficié de ces mannes, le bien-être des villes et des administrations est privilégié, au détri-ment de l’amélioration de l’efficacité du travail et de la productivité, des secteurs où les nigériens sont les plus nombreux. La croissance économique ne peut être durable, cela est évident, si elle doit continuer à reposer uniquement sur la consommation intérieure et les activités spéculatives. La croissance écono-mique, nous la voyons comme la résul-tante, d’une formation adaptée des hommes ; d’un travail au rendement élevé ; et d’une production abondante, s’écoulant sur un marché accessible et solvable. Le programme du gouverne-ment, nous le savons, est résolument orienté dans ce sens. Les revenus nou-veaux de l’Etat doivent s’y investir, mais pour ce faire, il faut maîtriser les dé-penses de fonctionnement et les trans-ferts courants du budget national. Il faut une gouvernance économique, Mon-sieur le Président, capable de briser le cercle vicieux de la pauvreté dans le-quel notre pays est enfermé depuis si longtemps. Pardonnez-moi d’avoir très longuement insisté sur ce chapitre. Mais, notre conscience souffre d’entendre le Niger chaque année classé parmi les pays les plus pauvres du monde, alors que les atouts pour l’en sortir, sont nombreux. Je suis persuadé aussi, Monsieur le
Président de la République, que vous nourrissez l’ambition d’extraire le Niger, et rapidement, du lot des nations consi-dérées comme les plus misérables de la terre, et par conséquent laissé pour compte. Mon insistance n’a donc qu’un but, vous réaffirmer, que conscients des impératifs que je viens d’évoquer, les re-présentants de la nation, que nous sommes, sont avec vous et soutien-dront sans faiblesse toutes vos initia-tives en 2012 car nous savons qu’elles s’inscrivent dans le sens de ces actions. Monsieur le Président de la Répu-blique, Je termine en disant que pour réussir ce programme ambitieux mais réaliste, face à l’ampleur des réformes néces-saires au changement des conditions de vie des nigériens, vous avez besoin d’une santé de fer ; vous avez besoin de connaître une totale sérénité au sein de votre vie familiale ; vous avez besoin d’un climat politique et social apaisé ; vous avez besoin de la confiance ren-forcée de nos partenaires et vous avez enfin besoin d’un peuple qui croit en vous et ne doute plus de lui-même. Je forme le vœu, au nom des 113 députés de notre pays, que Dieu le Tout Puis-sant, vous les accorde durant toute l’an-née 2012 qui commence. Bonne et heureuse nouvelle année 2012, pour vous-même et pour tout le peuple nigérien, Que Dieu étende sur notre pays sa protection, Qu’il nous donne la cohésion et la paix des cœurs et des esprits, Qu’il ouvre à la nation nigérienne les opportunités de sa renaissance éco-nomique et sociale, Qu’il conforte notre démocratie et éloigne de notre pays les malveil-lants et les méchants, Que Dieu bénisse le Niger. Je vous remercie. ».
«Votre soutien, Excellence Monsieur le Président, nous est indispensable pour
imprimer une nouvelle dynamique et la cohérence si nécessaires à l’action
gouvernementale», déclare SEM. Brigi Rafini, Premier ministre, Chef du gouvernement «Excellence Monsieur le Présidenten œuvre de la Déclaration de Poli-permettez-moi, à cet instant solennel, de la République,de rappeler les axes majeurs de votre tique Générale, le Gouvernement a Excellence Monsieur le Président deProgramme pour la renaissance du élaboré un plan d’actions pour la pé-l’Assemblée Nationale,Niger qui sont : riode 2011-2015 qui consacre : 8,6% Mesdames et Messieurs lesdes ressources à la promotion de laBâtir des institutions démocratiques Présidents des Institutions de labonne gouvernance. Cette allocationfortes, crédibles et durables ; République,est dédiée : à la sécurité, à la gouver-Assurer la sécurité des personnes et Honorables Députés,des biens dans toute l’étendue du ter- nance économique et financière, et à Mesdames et Messieurs les Mem-la justice et aux droits humains ; 37%ritoire national ; Relancer l’économie et bres du Gouvernementdes ressources à la promotion du dé-promouvoir le développement social à Mesdames, Messieurs,travers des investissements publics ; veloppement social repartis essentiel-Assurer la sécurité alimentaire à tra- lement entre les secteurs de : Rendons grâce à Allah le Tout Puis- vers l’initiative « 3N » :( les Nigériens l’éducation pour plus de 50%, la santé, sant, le Miséricordieux qui nous offre la Nourrissent les Nigériens) ; Assurer et l’hydraulique. Enfin, 54,4% des res-présente opportunité de sacrifier à un l’accès à l’eau potable pour tous à tra- sources à la promotion d’une écono-devoir, celui de vous présenter,Excel-vers la réhabilitation et la construction mie de croissance et de lence Monsieur le Président de ladéveloppement durable affectés no-d’ouvrages hydrauliques urbains, ru- SEM. Brigi Rafini, Premier ministre, Chef de gouvernement République,raux et pastoraux ; Développer les in- nos vœux les meilleurs tamment : aux infrastructures routières, au seuil de cette nouvelle année. Par frastructures et l’énergie par des à l’Initiative 3N, aux mines, et à l’éner-au seuil de cette nouvelle année, j’ai que vous portez. C’est justement dans sa volonté, le peuple nigérien souve- investissements dans les routes, les gie. l’insigne honneur et l’agréable plaisir cette perspective que vous avez en-rain a placé sa confiance en vous, en pistes rurales, l’électricité et les che- Pour financer ce plan d’actions, des de vous présenter au nom du Gouver- gagé le Gouvernement avec des direc-vous portant à la magistrature suprême mins de fer ; Améliorer significative- stratégies ont été mises en place, afin nement et à mon nom propre, nos meil- tives précises dans les domaines tels de notre pays lors du dernier scrutin ment les indicateurs sociaux ; de mobiliser les ressources publiques leurs vœux de bonne santé, de que la sécurité interne et externe, la que l’ensemble de la communauté na- Créer des emplois au profit des jeunes. internes et externes et développer le réussite et de longévité. La présente santé, l’éducation, l’hydraulique, la pro-tionale et internationale a vivement Ce Programme, d’un coût de plus de partenariat public-privé. C’est dans cérémonie revêt une importance toute tection de l’environnement, les ré-salué. Pouvait-il en être autrement 6 000 milliards de FCFA, que vous cette perspective que la loi sur le par-particulière, car elle nous permet non formes institutionnelles et pour qui connaît vos qualités intrin- aviez ainsi proposé aux Nigériens à tenariat public-privé a été récemment seulement de présenter nos meilleurs économiques, l’emploi, pour ne citer sèques d’homme d’Etat ? En effet, Ex- l’occasion des dernières élections gé- adoptée, ainsi que les Décrets d’appli-vœux au Président de la République, que ceux là. cellence Monsieur le Président vous nérales a constitué la source d’inspira- cation devant permettre la mise en mais aussi au porteur de l’espoir pourExcellence Monsieur le Président de incarnez pour la grande majorité de ni- tion de la Déclaration de Politique place de l’architecture institutionnelle et la renaissance du Niger, notre cherla République, gériens le patriote modèle, très attaché Générale que j’ai présentée devant l’équipe de coordination et d’animation. pays confronté à de multiples défis, vé- Au delà de son caractère symbolique, à la justice et aux valeurs démocra- l’Assemblée Nationale le 16 juin 2011Excellence Monsieur le Président de ritables freins à son envol économique. la cérémonie de présentation des tiques ; des valeurs qui vous ont per- et qui est articulée autour de troisla République, Je puis le réaffirmer ici, Excellence vœux est un moment privilégié pour un mis de démontrer, à la face du monde, grands axes, à savoir : la promotion de Le gouvernement a réussi à mobiliser Monsieur le Président de la Répu- Chef de Gouvernement de rappeler les qu’on pouvait croire en la justesse de la bonne gouvernance ; la promotion au titre de l’année 2011 plus de 642 blique, l’ensemble du Gouvernement grandes orientations de l’Action gou-la démocratie et en la possibilité d’une du développement social ; la promotion milliards de francs CFA de ressources est déterminé à vous accompagner vernementale, d’en faire le bilan et dé-alternance démocratique au Niger. d’une économie de croissance et de internes soit un taux de plus de 100% pour traduire dans les faits cet espoir cliner les perspectives. Excellence, Excellence Monsieur le Président,des prévisions.développement durable. Pour la mise
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Par ailleurs, des accords et des conventions de financement de plus de 800 milliards de F CFA ont été signés avec nos partenaires extérieurs. Ces efforts sont confortés par les nouvelles perspectives de notre économie ainsi que le retour des partenaires tech-niques et financiers dont la dernière manifestation tangible est la visite de la Directrice Générale du FMI et la conclusion d’un programme écono-mique et financier avec ladite institution pour la période 2012 -2014. Au regard de ces tendances, le gouvernement a la ferme conviction de pouvoir mobili-ser plus que les 6 000 milliards proje-tés par votre programme. Je m’engage, ici, devant vous, au nom du gouvernement, à réaliser cette ambi-tion qui constitue pour vous je le sais, une préoccupation majeure. Excellence Monsieur le Président de la République, Le gouvernement s’est investi dans la mise en œuvre de vos engagements dans un contexte difficile marqué par : la recrudescence de l’insécurité du fait de trafics transfrontaliers en tous genres, en raison notamment de la crise libyenne ; la mauvaise pluviomé-trie ayant engendré un déficit céréalier de 520 000 tonnes de céréales et un déficit fourrager de 10 000 000 tonnes de matières sèches ; la pauvreté endé-mique et le chômage des jeunes ; le sous équipement de notre pays en in-frastructures de base, en particulier celles de transports et de l’énergie. Excellence Monsieur le Président de la République, La sécurité des personnes et des biens et la sécurité alimentaire ont particuliè-rement retenu l’attention du gouverne-ment au cours de ces derniers mois. En effet, comme vous l’aviez voulu dans votre programme et souvent rap-pelé, le Gouvernement a, pour faire face aux menaces multiples sur notre espace sahélo-saharien, mené un combat sans répit contre toutes les formes de menaces des organisations criminelles impliquées dans divers tra-fics illicites, le banditisme armé et les groupes terroristes. Le gouvernement a ainsi renforcé la présence effective des Forces de Défense et de Sécurité sur l’ensemble du Territoire à travers des patrouilles urbaines et rurales et des actions concomitantes de sensibi-lisation qui ont contribué à la réduction significative du banditisme armé et à conjurer les conflits intercommunau-taires, notamment dans la bande nord du pays. Excellence Monsieur le Président de la République, Outre les menaces évoquées ci-des-sus, la crise politique survenue en début d’année en Libye, pays frère et voisin, a constitué sans nul doute une épreuve particulièrement difficile pour le gouvernement et le peuple nigé-riens. Les conséquences de cette crise sur le Niger ont eu, en effet, des réper-cussions négatives directes aux plans humanitaire, économique et sécuri-taire. C’est ainsi que, plus de 250 000 de nos compatriotes vivant dans ce pays se sont vus contraints d’abandon-ner tous leurs biens sur place et de re-gagner dans la désolation, la mère patrie. Cette situation a constitué un manque à gagner important pour les populations locales du fait du blocage des transferts habituels d’argent. C’est ainsi également que durant toute la pé-riode, au grand dam de nos deux Etats, les échanges économiques et les pro-grammes de coopération bilatérale fructueuse avec ce pays ont été sus-pendus. C’est ainsi enfin, que la voie a été ouverte à l’introduction et à la cir-culation d’importantes quantités d’armes à feu dans la sous-région, ex-posant ainsi nos Etats aux risques de déstabilisation et d’insécurité.
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Aujourd’hui, grâce aux efforts conju-gués de l’Etat et de ses partenaires, il est loisible à chacun de constater que cette douloureuse situation demeure sous contrôle dans toutes ses dimen-sions. Enfin, pour donner une réponse globale à la question récurrente de l’in-sécurité, le Gouvernement a élaboré une stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-saha-riennes du Niger d’un coût de 1 267 milliards de F CFA. Cette stratégie permettra à notre pays de se doter de plus grandes capacités pour la sécuri-sation du territoire, tout en assurant aux populations des zones vulnérables de meilleures conditions de vie. Sur le plan de la sécurité alimentaire, le gouvernement a adopté et mis en œuvre un programme d’urgence en septembre dernier pour faire face au déficit alimentaire et fourrager résultant de la campagne agropastorale 2011. Ce programme à quatre composantes, dont le coût global est évalué à plus de 100 milliards de F CFA, incluant la par-ticipation des partenaires au dévelop-pement, a pour objectif : de contribuer à résorber le déficit de production cé-réalière à hauteur de 400 000 tonnes par la composante «cultures irri-guées» ; de sécuriser le cheptel et les éleveurs par la composante appui à la campagne pastorale qui prévoit notam-ment les opérations de déstockage d’animaux et d’approvisionnement en aliments complémentaires pour bétail ; d’assurer des revenus aux populations par la création de multiples activités génératrices de revenus à travers les travaux de restauration et de protection de l’environnement ; enfin, de consti-tuer un stock de 100 000 tonnes de cé-réales et une dotation financière d’un équivalent céréalier de 50 000 tonnes. En appui à la mise en œuvre du plan des réponses précoces, les parte-naires aux développements ont mobi-lisé plus de 8 milliards de F CFA repartis comme suit : les opérations d’achat de céréales pour 4 milliards de F CFA destinés à améliorer la capacité d’ajustement de 750 000 personnes en insécurité alimentaire sévère ; les opé-rations de «food for work« pour 3 mil-liards de F CFA qui vont concerner 597 414 personnes issues des mé-nages très pauvres et vulnérables ; les opérations de «cash for work» pour 1 milliard de F CFA qui concerne 612 050 personnes. Au total 4 445 hectares de terres dé-gradées seront récupérés à travers la confection des banquettes, la fixation des dunes et la confection des demi-lunes. Environ 2 600 km de bandes pare-feu seront réalisées par 60 opé-rateurs dont 9 Conseils Sous Régio-naux de Prévention et de Gestion de Crise Alimentaire, ainsi que 51 ONG nationales. Excellence Monsieur le Président de la République Dans le domaine de la promotion de la gouvernance, plusieurs actions ont été entreprises. En matière de gouver-nance politique, le processus d’instal-lation des Institutions de la République se poursuit. Il en est de même pour l’élaboration des textes organiques dé-terminant leurs attributions et leur fonc-tionnement. Au cours de la période, le gouvernement a veillé au respect des libertés fondamentales, particulière-ment les libertés d’opinion et d’expres-sion, ainsi que le respect du statut de l’opposition dans toutes ses dimen-sions. En matière de diplomatie et de coopé-ration, la carte diplomatique a été élar-gie avec l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques et consulaires, ce qui permettra désor-mais d’amplifier l’offensive diploma-tique en vue de mobiliser le maximum de partenaires autour des grands pro-
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jets de développement contenu dans le programme de renaissance du Niger. Enfin, comme vous l’avez toujours sou-tenu, l’indépendance de la justice a été renforcée. Très bientôt, les états géné-raux de la justice seront organisés en vue de restaurer la confiance entre la Justice et les justiciables et assurer son meilleur ancrage dans le tissu so-cial. Excellence Monsieur le Président, Vous avez voulu que la gouvernance économique reflète un modèle de bonne gouvernance en faisant en sorte que la corruption, les passe-droits et l’impunité ne soient plus tolérés au Niger. C’est dans cet esprit qu’une ligne verte a été instaurée pour permet-tre à nos compatriotes de dénoncer toutes tentatives de défiance à cette règle de conduite basée sur l’équité et la transparence. Tout cela est renforcé par la création d’une Haute Autorité à la Lutte contre la Corruption et les In-fractions Assimilées, Institution perma-nente qui s’atèle d’ores et déjà à l’élaboration de son programme d’ac-tion. Par ailleurs, un nouveau pro-gramme de gestion des dépenses publiques et de responsabilité finan-cière vient d’être adopté. Il faut égale-ment noter la conduite de 20 missions d’inspections dans le cadre des en-quêtes administratives et de passation de services.Dans le même ordre d’idée, tous les dossiers relatifs aux malversations financières sont en cours de traitement avec toute la ri-gueur requise. S’agissant de la gouver-nance locale, je voudrais rappeler l’installation de 266 conseils munici-paux, 7 conseils régionaux et de 4 conseils de ville, ainsi que la création de 27 départements en lieu et place des postes administratifs. Excellence Monsieur le Président, parce que nous sommes convaincus que la gouvernance locale est un fac-teur déterminant de promotion du dé-veloppement économique et social, le gouvernement accorde toute son at-tention aux organes délibérants et ap-portera les appuis nécessaires aux conseils régionaux et municipaux. Dans le domaine de la promotion du développement social, d’importantes réalisations ont été faites. En matière d’éducation, des res-sources humaines, des équipements et des infrastructures ont été mis à dispo-sition. Ainsi, au titre de l’année scolaire 2011-2012, plus de 9170 enseignants, dont 3900 intégrés directement à la fonction publique ont été recrutés tous secteurs confondus. De même, 3901 enseignants de cycle de base 1, 300 professeurs de CEG et 7429 ensei-gnants contractuels ont été mis en for-mation. Le gouvernement a injecté environ 6 milliards de F CFA pour l’ac-quisition des fournitures et manuels scolaires et engagé des travaux de construction de 1900 classes, confor-mément à votre engagement à construire et équiper 2500 classes par an. Sur vos instructions,Excellence Mon-sieur le Président,le gouvernement s’attèle, en rapport avec nos parte-naires à la préparation d’un vaste pro-gramme s’infrastructures scolaires, qui permettra en priorité de remplacer l’hé-ritage de 42 000 classes sous paillotes en classes en matériaux durables. En matière de santé, des actions significa-tives ont été réalisées, dont la plus im-portante est d’une part le recrutement récent au sein de la fonction publique de 450 médecins, contre seulement 350 jusqu’ici en activité, et d’autre part le recrutement de 1 126 sages-femmes, infirmiers diplômés d’Etat et de techniciens. Cette décision histo-rique de votre part, faut-il le préciser, a permis d’améliorer sensiblement les in-dicateurs de santé. Les taux d’enca-
drement sont ainsi passés : d’un mé-decin pour 41 200 habitants, à un mé-decin pour 18 706, ce qui nous rapproche sensiblement de la norme OMS qui est de un médecin pour 10 000 habitants, d’un infirmier pour 5 560 habitants, à un infirmier pour 4 465 habitants et d’une sage femme pour 5400 femmes en âge de procréer à une sage femme pour 3 604 femmes. Cette performance nous met en des-sous des 5000 habitants par infirmier et sage femme retenue par l’OMS.
Excellence Monsieur le Président de la République,pour améliorer le cadre de vie, le gouvernement a signé avec un partenaire américain «FEDERAL» une convention de financement pour la construction de 1000 logements so-ciaux par an sur 5 ans dont les travaux vont commencer en début d’année 2012. Une seconde convention est en négociation avec des partenaires es-pagnols pour la construction de deux immeubles à usage administratif et de 4 000 classes. Au-delà de cette opéra-tion, le Gouvernement est à pied d’œu-vre sur le Programme d’aménagement et de modernisation de la ville de Nia-mey « Niamey Nyala » dont vous aviez personnellement présidé la cérémonie officielle de lancement, en juillet 2011. Cette opération sera étendue aux ca-pitales régionales durant la période du mandat.
Excellence Monsieur le Président,je ne saurais fermer ce catalogue de réa-lisations sans aborder la qualification pour la première fois de son histoire de notre équipe nationale de Football, le MENA, à une phase finale de la coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN Gabon-Guinée Equatoriale 2012). Cette performance est la conjugaison des efforts nationaux traduits par un soutien actif à cette équipe et votre im-plication personnelle auprès de nos vaillants représentants. A cela s’ajoute la tenue de la cure salée du 17 au 23 septembre 2011, consécutivement au retour de la sécurité dans notre pays, celle du FIMA du 23 au 27 novembre 2011, ainsi que le SAFEM et bien d’au-tres activités culturelles et sportives or-ganisées par des organisations socio-professionnelles à travers le pays.
Excellence Monsieur le Président de la République Dans le domaine de la promotion d’une économie de croissance et du dévelop-pement durable, vous avez décidé de mettre en œuvre l’Initiative 3 N « les Ni-gériens Nourrissent les Nigériens » pour plus de 900 milliards de F CFA. Il s’agit d’améliorer le rendement des cul-tures pluviales et de les valoriser ; d’ac-croître significativement les disponibilités en produits animaux, comme le lait et la viande ; de dévelop-per l’irrigation en vue d’exploiter au mieux l’énorme potentiel en terres irri-gables, avec notamment le projet phare de cette Initiative, le Barrage de Kandadji, dont vous avez lancé les tra-vaux de construction, qui devrait nous permettre d’exploiter plus de 100.000 ha, tout en produisant 125 Mégawatts d’énergie électrique. Le Haut Commis-sariat à l’Initiative 3N, s’active pour pré-parer les différents programmes, de manière à démarrer les premières réa-lisations en 2012. L’objectif étant que les sécheresses ne soient plus syno-nymes de famines.
Excellence Monsieur le Président, Vous avez fait de la réalisation des in-frastructures et de l’amélioration de l’of-fre énergétique deux autres priorités, auxquelles seront consacrées plus de 600 milliards de F CFA. Ainsi, en ma-tière d’Infrastructures et d’équipe-
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ments, les actions suivantes ont été entreprises : 1) la poursuite de l’aménagement et du bitumage des routes suivantes : Nia-mey-Ouallam, Say-Tapoa, Goudouma-ria-Djajiri, Madaoua-Bouza-Keita, Tibiri-Dakoro. 2) le démarrage des projets en souf-france réhabilitation de la route Béla-Gaya, aménagement et bitumage de la route Niamey –Namaro-Farié, réhabili-tation et construction des routes ru-rales. 3) la réhabilitation de 642 km des routes bitumées en instance de démar-rage. 4) études et mise en place des finan-cements des axes ci-après : Arlit–As-samaka, Diffa–Nguigmi–Frontière Tchad, Filingué-Tahoua, Agadez-Da-baga-Timia-Iferouane-Gougaram-RTA. 5) amélioration de la circulation dans la ville de Niamey, par le démarrage des travaux de construction : de l’Echan-geur Mali Béro, des voies d’accès au second pont, de la route intercommu-nale Est – Ouest, la réhabilitation de l’Avenue de l’Ader. Par ailleurs, il convient de signaler les études achevées ou en cours pour la réalisation des tronçons : Agadez – Abélama, Moujia – Illéla - Badagui-chiri, Baleyara – Filingué, Maradi – Ma-darounfa – Frontière Nigéria, accès à l’Ile de Lété, la réalisation des deux échangeurs dans la ville de Niamey, le tronçon Niamey – Goudel – Tondibia, le tronçon RN25 – Kao – Tchintabara-den, le schéma Directeur relatif à la réalisation de 2000 Km de routes ru-rales. Pour contribuer au désenclavement de notre pays, le gouvernement a réuni le 29 novembre 2011 la première table ronde des bailleurs de fonds pour la construction de la boucle du chemin de fer Cotonou-Parakou-Niamey-Kaya-Ouagadougou-Abidjan. Il s’agit pour nous de transformer profondément notre situation en réduisant considéra-blement le poids de notre enclavement, rendre plus compétitif nos produits mais aussi faciliter et accélérer l’inté-gration économique et celle de nos peuples. Excellence Monsieur le Président, s’agissant des infrastructures hydrau-liques, il me plait de rappeler la réalisa-tion dans le domaine l’hydraulique villageoise de plus de 1450 équivalents points d’eau moderne et de 687 en cours de réalisation portant ainsi le taux de couverture des besoins en eau des populations rurales à plus de 68%, soit une progression de 4%. Quant à l’hydraulique urbaine, des progrès im-portants ont été réalisés notamment, la réalisation de 24 forages, de 2 stations de pompage, 3 châteaux d’eau en construction et 70 000 mètres linéaires de canalisation posés.
Excellence Monsieur le Président, les secteurs minier et énergétique sont en pleine mutation, notamment avec : le début des opérations de la produc-tion du pétrole nigérien qui est un levier important pour la relance de l’écono-mie nationale ; le début de la produc-tion d’uranium par Somina (Azelik) et la reprise des activités du Projet d’ex-ploitation du gisement d’uranium d’Imouraren ; la construction d’une ci-menterie privée d’une capacité de 540.000 tonnes/an dans la région de Tahoua ; région que nous voulons transformer, à terme, en bassin du ci-ment pour satisfaire les besoins natio-naux et approvisionner la sous région. Ces opérations auront des impacts si-gnificatifs sur l’amélioration des condi-tions de vie de nos concitoyens comme l’a d’ailleurs relevé la récente mission du FMI au Niger. Ces actions sont
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