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Comment s'opère le financement de l'économie mondiale ?

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?

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Partie 1 : L’Etat des échanges financiers
.............................................................................. 2
I.1. La balance des paiements
...............................................................................................2
Une balance à trois comptes
...................................................................................................................2
Un nécessaire équilibre
............................................................................................................................3
I.2. Le bilan comptable du monde
........................................................................................3
Comparons la Chine, les USA et la Zone euro
..........................................................................................3
La crise argentine de 2001
.......................................................................................................................4
Partie 2 : Le marché des changes
.............................................................................................4
II.1. Principes du marché des changes
.................................................................................4
Le fonctionnement du marché des changes
............................................................................................4
Présentation du marché des changes.........................................................................................4
De quoi les taux de change dépendent-ils ? ..............................................................................5
Les différents régimes de change
............................................................................................................6
Le système de Bretton Woods....................................................................................................6
Régimes de change de nos jours.................................................................................................6
Le SMI actuel...............................................................................................................................7
II.2. Les effets des variations des changes
...........................................................................8
Quelques variations et leurs effets
..........................................................................................................8
La guerre des monnaies
...........................................................................................................................8
II.3. Les différentes politiques de change
............................................................................9
Partie 3 : La globalisation financière
......................................................................................9
III.1. La « règle des 3D »
.....................................................................................................................9
III.2. La globalisation financière profiterait d’abord aux Etats
...................................................10
III.3. Cependant dans les faits, il y a de nombreux effets pervers
.............................................10
Les pays pauvres financent les pays riches
............................................................................................10
La spéculation génère des risques
.........................................................................................................12
Les effets positifs de la mondialisation financière sont difficiles à prouver
...........................................13

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?

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I.1.a.
Une balance à trois comptes

La mondialisation ne se limite pas aux échanges de biens et services : sont également concernés les
facteurs de production, en particulier le capital. Ces différents échanges entraînent des flux
monétaires transfrontaliers dont l’équilibre est important.
La balance des paiements est un document comptable qui rend compte des flux monétaires entre un
pays ou une zone monétaire et le reste du monde, sur une période donnée. Elle s’effectue selon le
principe de la
comptabilité en partie double
. La balance des paiements comporte
trois comptes
ou
balances :


le
compte des transactions courantes
: couvre les échanges de biens et services, des revenus
des facteurs travail et capital, et les transferts.
»

La balance des
biens
= balance commerciale (même si dans d’autres pays que la
France les services sont comptabilisés dedans) : importations et exportations de
biens.
»

La balance des
services
(I) : importations et exportations de services.
(I) : balance
»

La balance des
transferts courants
(I) : versements faits en France par des non-
des invisibles
résidents sans contrepartie, moins l’inverse. Ex : dons, aides, etc.
»

La balance des
revenus
(I) : revenus du travail et du capital payés à l’étranger et
rapatriés en France moins les revenus inverses. Ex : salaires dividendes, intérêts, etc.


Le
compte du capital
: couvre les opérations non financières, les échanges de capitaux non
financiers : achat de machines, brevets, etc. Il mesure la capacité ou le besoin de
financement d’une économie.


Le
compte financier
: couvre les mouvements de capitaux correspondant à des opérations
financières.
»

IDE
: investissement réalisé par un non-résident ou achat d’au moins 10% d’une
société déjà existante par un non-résident, moins les opérations inverses.
»

Investissement de portefeuilles
: prise de participation minoritaire dans une
entreprise, inférieure à 10% (seuil du FMI), c’est un placement et non une prise de
contrôle d’une entreprise, moins les opérations inverses.
»

Produits financiers

dérivés
et
autres investissements
: échanges financiers basés sur
les prêts accordés par des non-résidents en France moins l’inverse.
»

Avoirs de réserve
: stock de devises étrangères que possède la banque centrale. Ces
achats ou ventes de devises équilibrent la balance commerciale. Un signe « - »
traduit une hausse des réserves.
Ainsi : la
somme
des trois balances doit être égale à l’
inverse des avoirs de réserve
.

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?
I.1.b.
Un nécessaire équilibre

Par construction, la balance des paiements est
équilibrée
: aux erreurs et omissions près, les
échanges de capitaux compensent les échanges de biens et services (compte des transactions
courantes + erreurs et omissions = compte capital + compte financier). Cependant, ceci n’est vrai
qu’une fois prise en compte dans le compte financier la variation des avoirs de réserve en or et
devises liée aux échanges.
A noter que les
déséquilibres de la balance des biens et services
ont une influence importante sur la
croissance et l’emploi.
Les pays déficitaires perdent en effet des emplois tandis que ceux
excédentaires en gagnent.
Les Etats connaissant le chômage tentent donc de devenir excédentaires
pour gagner des emplois. Cependant, la contrainte extérieure implique que
le déficit courant doit
être compensé par des entrées de capitaux
. A défaut, il faut réduire la demande, donc les revenus.
En temps normal, le déficit de la balance globale est comblé par les ventes de devises de la banque
centrale. Mais lorsqu’elle n’en a plus suffisamment, le pays affronte une
crise de la balance des
paiements
. Il doit alors emprunter en urgence, auprès du FMI par exemple, ou renégocier sa dette
extérieure. Dans le pire des cas, le pays fait faillite.


Comptabilité en partie double :
tout échange international de biens ou de titres donne lieu à un
règlement. Chaque opération est donc enregistrée deux fois dans la balance des paiements : en
tant que telle, et par le mouvement d’argent qu’elle entraîne ; c’est-à-dire que s’il y a un compte
débiteur, il y a également un compte créditeur.
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I.2.a.
Comparons la Chine, les USA, et la Zone euro

Le
déficit commercial des USA
(-325 milliards d’euros) s’explique en grande partie par
l’excédent
chinois
(210 milliards d’euros). Ainsi ce déficit est-il contrebalancé par les sorties de capitaux chinois.
La
zone euro
accuse un
déficit
commercial de 42 milliards d’euros. Mais l’équilibre est plus facile à
trouver que pour les USA et la Chine, car la zone euro dépend moins du reste du monde que ces
pays ; car il existe d’importants liens commerciaux entre ses pays membres.
Il y a
déficit
commercial lorsque la
consommation et l’investissement sont supérieurs à la
production
. Et vice versa pour
l’excédent
. Cependant, l’un comme l’autre ne sont
pas
nécessairement le signe de la bonne ou mauvaise santé économique d’un pays
. Par exemple, il peut
y avoir un excédent en cas de récession (comme en France dans les 90s) : la consommation et
l’investissement chutent, alors que la production stagne, donc les entreprises exportent, ce qui peut
également aussi être le signe de leur réussite. Le déficit peut être de mauvaise augure car signifie que
les entreprises nationales ne sont plus très compétitives (comme aux USA), donc le pays importe
beaucoup. En revanche il peut également témoigner d’une croissance économique très forte, où le
pays doit beaucoup importer pour faire face à la demande.

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?
I.2.b.
La crise argentine de 2001

En 2001, l’Argentine a connue une crise des paiements.
Dans les
90s
, le pays connaît un
déficit
annuel des paiements courants de l’ordre de 3 à 5% du PIB
chaque année. Cependant, entre 1998 et 2000, l’Argentine maintient son
taux de change fixe avec le
dollar
, par des emprunts en devises faits par l’Etat argentin.
Mais en
2001
, les
capitaux fuient le pays
car leurs détenteurs craignent une perte de valeur du peso
argentin. La limitation des retraits bancaires n’arrête pas cette fuite, et la banque centrale puis l’Etat
font faillite, car incapables de rembourser sa
dette extérieure de 132 milliards de dollars
. Devant la
rareté de la monnaie, des dizaines de milliers de citoyens manifestent, et un système de troc
s’organise même. Le
FMI refuse un prêt
de 1,264 milliards de dollars au gouvernement. De ce fait, le
président démissionne après avoir déclaré
l’insolvabilité du pays
.
Dès lors, le pays traverse une grave
crise
: le pays chute de 12%, et le chômage monte jusqu’à 23%.
Mais dès 2005, la croissance repart. Le gouvernement argentin se dit alors prêt à rembourser une
partie de ses dettes s’il peut renégocier les conditions, en effacer une partie, et bénéficier de prêts.
On peut rapprocher ce cas avec celui de la Grèce. En effet, l’Etat a lui aussi fait faillite (mais pas la
banque centrale puisqu’il s’agit de la BCE). Avec l’exemple de l’Argentine, on peut espérer que la
Grèce s’en sorte elle aussi. Cependant, les moyens et le contexte étaient différents, l’Argentine ayant
avant toujours payé ses dettes, ce qui n’est pas le cas de la Grèce.
En outre, à travers cet exemple, on peut remarquer qu’il semble exister un
lien entre la mobilité des
capitaux et la gravité de la crise ou le nombre de pays en crise
.

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II.1.a.
Le fonctionnement du marché des changes

1)

Présentation du marché des changes
Le marché des changes est aussi appelé
marché des devises
,
des monnaies
, ou «
foreign exchange
»
ou «
forex
». C’est un marché mondial en temps continu, aujourd’hui intégré à l’ensemble des
marchés financiers, dont le but est d’approvisionner les agents économiques en devises, car en
l’absence de monnaie internationale réservée à cet effet,
les échanges utilisent des devises
nationales
. Chaque
taux de change
est
bilatéral
(une monnaie contre une autre). En 2010, les
transactions opérées sur ce marché atteignaient
4 000 milliards de dollars, par jour
.
Dans les faits, le taux de change est le
même
dans toutes les places financières du monde car elles
sont interconnectées. Cependant, même
l’écart
le plus infime est prétexte à la
spéculation
.
Le
premier
marché des changes au monde se trouve à
Londres
(36,7% du montant des transactions
en 2010), dont la domination s’explique par son ancienneté : elle est historiquement la première

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?
place financière d’Europe, toutes les monnaies y sont accessibles, et elle dispose d’un savoir-faire
dans ce domaine.
Si le
taux de change varie, les revenus varient également
. De ce fait, les agents économiques
prennent des
assurances
pour couvrir ces risques de variation du taux de change, sur les
marchés à
terme
. Le taux de change y est fixé à l’avance ; les agents cherchant d’abord la garantie de leurs
revenus et leur sécurité, plutôt que la spéculation. Ainsi, le marché à terme se différencie-t-il
Du point de vue du commerce international, le
taux de change fixe
est le système le plus
favorable

aux échanges. En revanche, un
taux de change flottant
favorise la
spéculation
. L’intérêt de l’euro
étant de surmonter les problèmes posés par la multiplication des devises et des taux de change
flottants.
Une
monnaie chère
permet
d’emprunter
plus facilement mais augmente le prix des produits à
l’étranger. Donc si l’on veut être
compétitif
à l’export, il faut privilégier une
monnaie faible
. A
l’inverse, si l’on importe beaucoup, il faut privilégier une monnaie forte. D’une manière générale, un
équilibre est atteint, car pour vendre il faut d’abord acheter.
Si le

taux de change de l’euro

baissait
, on observerait une baisse du prix des produits exportés (sauf
si les firmes décident d’augmenter leurs prix de vente pour compenser cette baisse et augmenter
leurs bénéfices par produit), et à terme on peut espérer une augmentation des ventes à l’étranger.
En revanche, on ferait face à une hausse du prix des produits importés, parmi lesquels le pétrole. A
terme il pourrait donc y avoir une baisse de la consommation et de l’investissement en raison de
l’augmentation des coûts de production et de consommation. De ce fait, les
effets seraient positifs à
moyen et long terme, mais négatif à court terme
. En outre, on peut tout de suite avoir un
déséquilibre commercial.
Cette analyse peut se matérialiser par la
courbe en J de J. Robinson
. On assiste à une détérioration
immédiate de la balance commerciale, qui s’améliore après. La baisse du taux de change est donc
intéressante seulement si cette amélioration compense la détérioration. Cette courbe est une
exponentielle puisque si la croissance ne s’améliore pas tout de suite, les prix augmentent en
revanche instantanément. Le but de cette baisse du taux de change étant au bout de quelques mois,
voire un an, de dégager un excédent commercial grâce à une compétitivité prix accrue à l’étranger.
Celui-ci s’accompagnant d’une tendance à la baisse des importations et à la hausse des exportations.
2)

De quoi les taux de change dépendent-ils ?
Les taux de change dépendent de la
parité des pouvoirs d’achat (PPA)
: le taux de change détermine
les prix des produits nationaux en devises étrangères. De ce fait, le
taux de change correct
serait
celui qui égalise les prix des biens vendus dans deux pays. Ce principe fait référence à la
loi
économique du prix unique
, formulée par
Cassel
, selon laquelle dans un
marché efficient
, les agents
économiques vont chercher à obtenir les prix les plus avantageux pour eux, et ensuite, par un
mécanisme d’ajustement des prix, chaque bien identique aurait le même prix en tout point de ce
marché. Cependant, le marché étant imparfait, ce taux de change correct n’est valable
qu’approximativement. En outre,
l’effet Belassa-Samuelson
invalide cette loi pour les biens non-
échangeables dans le cadre du commerce international.

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Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?
Mais ils dépendent également de la
parité des taux d’intérêts
: les mouvements de capitaux
répondent aux besoins en devise. Ainsi, si dans un pays les taux d’intérêts sont élevés,
immédiatement cela attirera les placements, et fera augmenter le taux de change. Ce taux de change
à court terme est de nos jours essentiellement déterminé par
l’anticipation des rendements des
placements
. Ce qui explique la
volatilité des marchés
.


Théorie de l’efficience des marchés (ou HEM) :
théorie due à l’économiste américain Eugène
Fama, selon celle-ci, les cours d’un marché suffisamment large et où l’information se répand
instantanément, équivaudraient toujours au « juste prix », et évolueraient selon une marche
aléatoire au gré des nouvelles informations.
II.1.b.
Les différents régimes de change

1)

Le système de Bretton Woods

Actuellement, les taux de change sont flottants. Mais cette situation n’est que récente, puisque
historiquement ils étaient fixes, jusqu’à la fin de Bretton Woods en 1971.
Avant la
conférence de Bretton Woods de 1944
, les taux de change étaient fixées par rapport à l’or,
c’était le système du «
gold standard
», avant la WWI, voire même quelquefois sur l’argent au XIX
ème
.
Cependant, avec la WWII, l’Europe est ruinée, et va donc institutionnaliser avec les USA un nouveau
système monétaire international
(SMI). Celui-ci doit fonctionner pour éviter que certains pays ne
retombent dans la dictature. C’est le système de Bretton Woods.
Dans ce SMI, chaque pays choisit de fixer sa
parité par rapport à l’or ou au dollar
. En réalité, seuls les
USA choisissent l’or : 5 $ = 1 once d’or, le dollar devient « as good as gold » ; ou «
l’étalon dollar
»
comme les autres monnaies s’indexent sur lui. En outre, chaque pays doit contenir le cours de sa
monnaie dans une
bande de +/- 1% par rapport au dollar
. Enfin, le
FMI
est créé pour surveiller le
système et éventuellement prêter aux pays en difficulté qui ne parviendraient pas à respecter la
parité fixée.

Cependant, dans la réalité le dollar n’est pas aussi bon que l’or, malgré de multiples tentatives pour
soutenir son cours. De ce fait naissent
deux marchés de l’or
: le premier sur lequel le dollar est
indexé, et l’autre privé ou l’once monte jusqu’à 400 $. De plus, suite à la croissance du déficit
extérieur américain et à la détérioration du système, le président
Nixon
décide de suspendre, le 15
août
1971
, la convertibilité du dollar en or, ce qui dévalue le dollar. Le
SMI de Bretton Woods prend
donc fin

de facto
en 1973, et
de jure
en 1976 à la
conférence de Kingston
(Jamaïque) qui officialise la
flexibilité des taux de changes (flottants) et la fin de la référence à l’or. Ainsi, avec la fin de Bretton
Woods, on passe de plus de 80% de régimes de change fixes pour les monnaies mondiales, à un peu
plus de 20%, voire certaines années moins.
2)

Régimes de change de nos jours
Depuis Kingston, les monnaies ont leur
valeur fixée par l’offre et la demande sur le marché
.
Avec
l’euro
, on repasse à près de 50% de régimes de change fixes et
1999
, par qui retombe ensuite
entre 20 et 30%. Avant la monnaie unique, les européens avaient déjà essayés de réduire la
flottabilité des valeurs des monnaies avec le
SME
(Système Monétaire Européen) en
1979
, dont le
but était de stabiliser les écarts de taux de change entre pays européens.
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