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B Le défi alimentaire
a)
L'insécurité alimentaire
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Elle a deux visages. D'abord, dans les pays pauvres, la population n'est pas nourrie à sa
faim. Dans les pays riches l'insécurité alimentaire c'est être sûr des produits
consommés : question des OGM, de la viande bovine, de la pisciculture, de la
malbouffe.
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La faim recule mais lentement et inégalement selon les continents. En 2000, la FAO
estime que 850 millions de personnes sont sous-alimentées dont 500 millions en Asie
orientale et méridionale et 200 millions en Afrique subsaharienne. Des progrès
spectaculaires ont été effectués en Asie de l'Est et du Sud. Cette observation de la
sous-alimentation est à mettre en relation avec le pourcentage d'acifs dans le secteur
agricole. Les pays qui souffrent le plus de la faim sont les pays qui ont le plus d'actifs
dans l'agriculture et qui consacrent la plus grande part du budget familial à
l'alimentation. Cette part peut atteindre 80% dans certaines zones. La production
alimentaire mondiale est suffisante pour nourri l'humanité et la production a doublé
entre 1970 et 1990 alors que la population mondiale a augmenté de 80%.
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Ceci pose la question de l'aide alimentaire. Elle n'est qu'une réponse temporaire et et
les distribution d'aliments ne peuvent remplacer la production locale. De plus elles
plongent les populations dans une relation d'assistance. Il y a dans les famines à la fois
un paradoxe et un phénomène récurrent. Elles s'expliquent d'abord par des condition
climatiques peu favorables : sécheresses de plus en plus fréquentes, précipitations
cycloniques. Mais la principale cause de ces famines sont les guerres civiles ou avec
les voisins qui entraînent la présence de réfugiés. Cela peut aussi venir de stratégies
politiques de dirigeants qui affament volontairement leur population. Les progrès
économiques poussent de plus à l'abandon des cultures vivrières pour des cultures
commerciales et spéculatives orientées vers l'exportation.
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Des solutions ont été trouvées dans certains pays et ceci par la révolution verte. Il
s'agit d'introduire à partir des années 1960 des plantes hybrides notamment de blé ou
de riz. C'est d'abord le Mexique puis l'Inde qui le mettent en place en poussant des
paysans quelque peu formés. Cela permet d'augmenter beaucoup les productions et
d'arriver pratiquemment à l'autosuffisance. Mais, dans les années 1980, la révolution
verte rencontre ses limites : rendements qui n'augmentent plus, maladies sur les
plantes et vulnérabilité des récoltes aux aléas climatiques. Depuis 1991, des
agronomes proposent de réhabiliter les anciennes techniques dans les zones à plus
faible potentiel : assolement, association agriculture et élevage.
b)
Les échanges de produits agricoles
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Le problème de la sous-alimentation pose aussi le problème des échanges alimentaires
internationaux avec la possibilité d'acheter ce qui manque et principalement des
céréales. C'est notamment le marché du blé qui est la céréale la plus échangée dans ses
deux variétés de blé dur et de blé tendre. Le blé dur est utile pour les pâtes
alimentaires et le blé tendre nécessaire à la fabrication de farine. Le blé est produit
partout dans le monde avec des rendements inégaux. C'est une céréale conquérante.
On voit dans le monde plusieurs types de production de blé mais certains pays