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L'économie des médias

de presses-universitaires-de-france

ECONOMIE DES MEDIAS
Introduction générale
 I, Quest ce que lapproche économique et pourquoi l’appliquer aux médias ? Def : discipline qui a pour objet l’étude des relations entre les producteurs et les consommateurs. On peut constater unécart entre la production et les besoins qui peuventêtre illimités. Cette science essaye de comprendre cetécart et analyse les marchés (B&S). Deux approches : macroéconomie (général) Microéconomie (particulier) a- macroéconomie Il y a trois facteurs de production : matière première, main d’œuvre et les capitaux. La demande est fonction de certains paramètres : -revenu des usagers (ménages ou entreprises) -crédits (emprunts) -paramètres sociaux (hiérarchie des choix) La structure du marchéest complexe. Les monopoles ont des conséquences sur le fonctionnement du marché. Les oligopoles développent la concurrence. Pour les demandeurs, il existe des monopsones (un demandeur faceàplusieurs annonceurs). Mais le plus souvent il y a un grand nombre de demandeurs.
b- microéconomie Il y a des entreprises qui ne font que de la production et de la distribution dinformation. Pour ces entreprises il y a réunion des trois facteurs de production : pb de matières premières (le papier et la matière première intellectuelle), de la main d’œuvre particulière (journalistes, techniciens de l’imprimerie) et des capitaux. L’économie s’applique donc aux médias. L’info n’est pas gratuite (redevance, pub) et il y a une demande. Les médias se développent et multiplient donc les échangeséconomiques.
II- Les obstacles Ils sont de deux ordres :éthique et moral
a- Ethique : Pendant longtemps, les analyses portant sur l’économie des médias ontété délaissées. Il y a plusieurs raison de diverses natures :
·la majoritédu public considère que les médias n’ont d’interet qu’en fonction du message qu’ils véhiculent, de leur message. On s’interroge sur « comment devient-on journaliste » et non sur « combien coute un journal ». ·pas un bien ordinaire et ne peutPour beaucoup, l’information n’est être considérée comme marchandises soumises aux lois de l’offre et de la demande. On associe la fonction d’informeràla « mission de service public » ce qui induit que les médias ne puissent pas fonctionner comme une entreprise. Cet obstacle a longtemps empêchédesétudes mais aévoluéavec l’industrialisation. La consommation est devenue massive et les consommateurs ont acceptéde payer l’info (ppv).
b- Matériel : On est dans un domaine oùles données statistiques sont absentes ou insuffisantes. Ce qui ne facilite pas uneétudeéconomique du domaine. Les sources sont très lacunaires (peu d’infos, de doc),àl’exception du cinéma peut être. Dans la majoritédes cas l’entreprise médiatique est loin d’être « la maison de verre » qu’aurait souhaitéles législateurs français (loi du 23 octobre 84). Cf Groupe Hersant. On ne connaît pas lesélémentséconomiques de l’entreprise, seuls les publicitaires donnent des infos. Ainsi nous avons des statistiques sur les ventes des journaux, disques…sur les activités du livre et de la pub (audience) permettant de cerner le public. On a aussi des infos sur les entreprises qui font l’objet de cotations en bourse, donc sur les grands groupes. Mais peu de chiffres au niveau microéconomique. Plus d’infos sur le secteur public que privé. Seule exception : Le Monde. Ordonnance de 1984 : transparence des entreprises de presse,éviter les concentrations en limitant le nb de quotidiens par groupes
 CHAPITRE I  its g:  Traénéraux et spécificité économiques des médias
Dans son ensemble, l’industrie des médias suit une démarche comparableàcelle d’autres activitéséconomiques. Il n’en demeure pas moins que la nature particulière des produits qu’elle diffuse lui confère une spécificitépropre.
I- Une activité économique comme les autres
1, Importance des moyens mis en œuvre, diversification et concentration
a- organisation générale du système
entreprise médiatique : presse, radio, tv Circuit de production et de diffusion des médias.
Amont : matières premières, matériels Contenuagences de presse, activités sportives, cinéma, disques, producteurs Contenantpapier (presse), bandes magnétiques, imprimerie… Aval :diffusion, distribution, réception Presse : tirage, postage, kiosques, porteurs Radio / TV : tout ce qui permet de transporter les sons et les images (cables, satellites) la publicité(argent et contenu : spots). Entreprises médiatiques : réunion de matières premières (intellectuelles et physiques), utilisation d’outils de production (imprimeries, studios), de relais de diffusion (émetteur, cables, moyens de transport) des circuits de distribution maison de la presse », vendeurs ou loueurs de récepteurs). Chaqueétape du processus nécessite l’intervention de main d’œuvre spécialisée et de capitaux.
La dépendance technologique, culturelle etéconomique explique la tentation des médiasàla concentration (prendre contrôle dans d’autres activités). La concentration est un processuséco. (A va contrôler B car ce que fait B vaêtre utileàA).
Def : concentration horizontale : Contrôle d’activitésimilaires Concentration verticale : contrôles d’activités nécessaires aux systéco du média en amont et en aval. Ex : la presse Agences Papiers Imprimerie Presse Tri Transporteurs Réseaux commerciaux
Ex : Hachette :àpartir du livre, le groupe s’est misàcontrôler son papier (achat de forêts) ; ses imprimeries et son transport (NMPP).
Def : concentration tendant vers la conglomération. Contrôle de plusieurs activités afin de corréler ces activités pour un même produit. Ex : sortie d’un film ; enregistrement d’un disque, réalisation d’affiches.
b- le poidséconomique :