La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Élaboration des propositions du Fonds Mondial sur le paludisme ...

De
45 pages
  • cours - matière potentielle : développement
Élaboration des propositions du Fonds Mondial sur le paludisme RÉCAPITULATIF DE LA POLITIQUE DE L'OMS Mai 2010 Plan mondial de lutte contre le paludisme
  • efficace
  • doivent servir de base
  • cta
  • politique de traitement antipaludique
  • test de diagnostic doivent
  • diagnostic rapide
  • achat de microscopes et de tests de diagnostic rapide
  • amélioration de la gestion globale des maladies fébriles
  • médicament antipaludique
  • activités
  • aux
  • paludisme
  • paludismes
  • assurance de la qualité
  • assurance qualité
  • assurance- qualité
  • traitements
  • traitement
  • organisation mondiale de la santé
  • secteurs publics
  • secteurs public
  • secteur public
  • diagnostic
  • diagnostics
  • politiques
  • politique
Voir plus Voir moins





Élaboration des propositions du Fonds
Mondial sur le paludisme




RÉCAPITULATIF DE LA POLITIQUE
DE L’OMS
Mai 2010






Plan mondial de lutte contre le paludisme


Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme




Sommaire

Introduction………………………………………………………………... 3
1. Gestion des cas (diagnostic inclus)…………………………………..…… 5
2. Gestion des achats (chaîne d’approvisionnement incluse)……………….. 10
3. Prise en charge du paludisme au niveau communautaire…………………. 17
4. Paludisme et grossesse…………………………………………………… 20
5. Traitement préventif intermittent du paludisme chez le nourrisson……… 23
6. Suivi de l’efficacité thérapeutique (pharmaco-résistance incluse)………... 25
7. Lutte anti-vectorielle contre le paludisme, résistance aux insecticides 29
incluse………………………………………………………………………
8. Surveillance, Suivi et Évaluation…………………………………………. 37
9. Élimination………………………………………………………………… 43
Mai 2010 2 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme
INTRODUCTION
Ces dernières années, la visibilité et le soutien politique apportés à la lutte contre le paludisme ont
continué de progresser sérieusement. Le présent récapitulatif de la politique est un résumé des
stratégies techniques recommandées par l’OMS. Il a pour objet de présenter, dans le cadre d’un
document concis, un résumé des Recommandations prononcées par l’OMS afin d’aider les pays à
développer les propositions du Fonds Mondial, et à sélectionner et budgétiser de manière appropriée
les domaines d’intervention nécessaires à une couverture universelle et durable. Les principaux
domaines d’intervention comprennent, notamment : prévention et contrôle vectoriel du paludisme ;
gestion des cas de paludisme, diagnostics, prévention au sein des groupes spéciaux (pendant la
grossesse et chez le nourrisson), surveillance, suivi et évaluation. Ce récapitulatif souligne les
domaines techniques et les activités de mise en œuvre que les pays doivent veiller à inclure dans la
proposition et financer de manière suffisante pour en garantir l’efficacité. Il n’a pas vocation à se
substituer aux documents de l’OMS sur lesquels il s’appuie, mais à être utilisé parallèlement aux
publications de référence de l’OMS fournies dans un document distinct (« Élaboration de proposition
du Fonds Mondial sur le paludisme : une compilation des documents de référence de l’OMS, mai
2010 »).
L’OMS recommande que toute personne exposée au risque du paludisme soit protégée par un contrôle
vectoriel efficace afin de réduire les capacités vectorielles du moustique vecteur du paludisme et, par
conséquent, réduire les taux de transmission, de mortalité et de morbidité associés au paludisme. Le
présent document est essentiellement consacré aux deux principales formes d’intervention
opérationnelle en faveur du contrôle vectoriel du paludisme : la pulvérisation intra-domiciliaire à effet
1rémanent (IRS) et les moustiquaires imprégnées d’insecticide longue durée (LLIN) . Dans certaines
situations et certains contextes spécifiques, lorsque les zones de reproduction du vecteur répondent à
2certaines conditions , ces interventions essentielles peuvent être localement complétées par d’autres
méthodes (contrôle des larves ou gestion environnementale, par exemple) dans le contexte de la
Gestion intégrée des vecteurs (IVM).
Une mise en œuvre efficace et inscrite dans la durée des interventions de contrôle vectoriel du
paludisme (IRS et / ou LLIN) requiert un engagement clair sur le plan politique et de la part des
autorités ainsi qu’un soutien sur le long terme de la part des partenaires financiers. L’épidémiologie
du paludisme présente une grande diversité d’un pays à l’autre ainsi qu’au sein des pays eux-mêmes,
et c’est pourquoi le présent document n’essaie pas de donner des recommandations spécifiques pour
chaque situation possible. Il met plutôt l’accent sur le potentiel général et sur la valeur de la
prévention du paludisme par les IRS et / ou les LLIN et inclut les principaux facteurs qu’il convient
de considérer lors de la sélection ou de la combinaison des différentes formes d’intervention.
Les questions de coût sont rarement abordées dans ce document car les chiffres varient grandement
d’un programme à l’autre (et d’un pays à l’autre) et avec le temps. Les nouvelles technologies (en
cours de développement), telles que les LLIN améliorées, les nouvelles coformules de CTA et les
formules à durée d’action prolongée pour l’IRS peuvent également exercer une incidence sur les coûts
estimés à court terme. Les informations localement disponibles sur les coûts opérationnels,
essentielles dans le cadre de la réalisation des objectifs d’intervention (coûts de transport,

1
Parce que l’OMS conseille que les moustiquaires fournies et distribuées dans le cadre des programmes de lutte
contre le paludisme soient toutes des LLIN recommandées par le WHOPES, et parce que les kits de traitement
insecticide longue durée des moustiquaires recommandés par le WHOPES sont désormais disponibles pour les
moustiquaires non traitées trouvées sur le terrain, toute moustiquaire traitée à l’insecticide est considérée, dans
le présent document, comme une LLIN.
2
Ces conditions sont spécifiées sur www.who.int/malaria
Mai 2010 3 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme
sensibilisation des communautés, salaires / primes versés aux professionnels de la santé qui
réaliseront les interventions, par exemple) en sus du coût des produits, doivent servir de base à
l’élaboration du budget.
L’accès à un diagnostic rapide et à un traitement efficace du paludisme réduit la durée de la maladie,
prévient la progression vers une forme plus sévère de la maladie et la majorité des décès imputables
au paludisme. C’est pourquoi l’accès au diagnostic et au traitement du paludisme doit être considéré
non seulement comme une composante essentielle de la lutte contre le paludisme, mais également
comme un droit fondamental des populations exposées au risque du paludisme. En tant que tel, cet
accès doit devenir l’un des éléments centraux du développement des systèmes de santé et l’une des
composantes-clés de la réduction de la morbidité et des décès imputables au paludisme.
Il relève de la responsabilité de l’ensemble des programmes sanitaires nationaux de développer une
politique de traitement du paludisme en adéquation avec les Directives et recommandations de
l’OMS. Il est évident que les politiques de traitement antipaludiques varieront d’un pays à l’autre
suivant le degré d’épidémiologie de la maladie, le taux de transmission, l’évolution de la résistance
aux médicaments et le contexte politico-économique. Les objectifs globaux de toute politique de
traitement antipaludique demeurent néanmoins les suivants :
• Détecter tous les cas de paludisme via une confirmation parasitologique du diagnostic
• Assurer de manière rapide, durable et radicale la guérison des infections paludéennes
confirmées
• Réduire la morbidité et la mortalité, anémies associées au paludisme incluses
• Prévenir la progression des cas de paludisme sans complication vers des formes plus sévères
et potentiellement fatales de la maladie
• Réduire l’impact de l’infection paludéenne du placenta et des anémies associées au
paludisme maternel chez la mère et le nouveau-né
• Réduire le taux de transmission du paludisme en réduisant les réservoirs de parasites
paludéens
Afin de s’assurer de disposer des ressources appropriées pour les objectifs et des meilleurs soins pour
les populations exposées au risque du paludisme, les pays doivent s’assurer qu’ils disposent d’un
niveau de diagnostic élevé (microscopie ou diagnostic rapide avec TDR) et de traitements efficaces
par CTA à tous les niveaux du système de prestation de soins de santé, y compris au niveau
communautaire.
Que le programme ait pour objectif final de contrôler et / ou d’éliminer totalement le paludisme, les
trois principales formes d’intervention opérationnelle (gestion des cas, IRS et LLIN) représentent des
priorités stratégiques essentielles qui peuvent être complétées de manière adaptée au contexte par des
TPIp, TPIe et autres formes d’intervention. Quelles que soient les interventions déployées et
appliquées, il est cependant essentiel de mesurer les progrès réalisés, d’évaluer les régressions et de
réorienter les programmes afin d’atteindre les objectifs fixés sur le plan national et / ou mondial.
Ce présent présente les outils actuellement recommandés qui peuvent et doivent être intégrés aux
propositions du Fonds Mondial afin de s’assurer du respect, en temps voulu, des conditions de suivi
par rapport aux indicateurs fixés et, notamment, en matière de gestion des données disponibles sur
l’ensemble des interventions et, en particulier, de gestion des performances.
Mai 2010 4 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme
1. GESTION DES CAS DE PALUDISME
31.1 Directives concernant le traitement du paludisme
La gestion des cas de paludisme (englobant un diagnostic et un traitement rapides avec un
médicament antipaludique efficace) constitue l’une des stratégies essentielles du contrôle du
paludisme.
1.1.1. Diagnostic du paludisme
Un diagnostic rapide et précis du paludisme est fondamental pour une gestion efficace de la maladie
et essentiel à l’amélioration de la gestion globale des maladies fébriles. L’OMS recommande
actuellement :
• une confirmation parasitologique rapide par microscopie ou TDR chez tout patient
susceptible d’être atteint du paludisme avant le début du traitement ; et
• un traitement basé sur une simple suspicion clinique ne doit être envisagé que s’il est
impossible de procéder au diagnostic parasitologique.
Les recommandations ci-dessus relatives à la gestion du paludisme dans les zones fortement
endémiques impliquent une évolution progressive du traitement présomptif vers une confirmation
parasitologique préalable au traitement chez les enfants de moins de cinq ans. Cette approche donnera
nécessairement lieu à une augmentation de l’approvisionnement et de l’utilisation des tests de
diagnostic rapide et à la nécessité de renforcer les services de laboratoires et de microscopie.
Parallèlement à ce qui précède, l’estimation des besoins et des coûts (directs et indirects) liés au
diagnostic du paludisme (formation des professionnels de la santé, éducation des consommateurs,
supervision et assurance qualité, notamment) doit être prise en compte dans le cadre des coûts de la
gestion des cas.
1.1.2. Traitement du paludisme

a) Paludisme à P. falciparum sans complication
Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) sont recommandées pour
traiter tous les cas de paludisme à falciparum sans complication et, notamment :
• chez les nourrissons
• chez les personnes vivant avec le VIH / SIDA
• dans le cadre d’une gestion communautaire des cas de paludisme
e e
• chez les femmes enceintes, aux 2 et 3 trimestres*
er*Exception : l’utilisation au 1 trimestre peut être envisagée en l’absence de traitement
antipaludique alternatif efficace uniquement.






3 e Directives concernant le traitement du paludisme, 2 édition, Genève Organisation mondiale de la santé, 2010,
http://whqlibdoc.who.int/publications/2010/9789241547925_eng.pdf
Mai 2010 5 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme


Les cinq CTA suivantes sont actuellement recommandées en tant que traitements de première
intention :
• artéméther + luméfantrine
• artésunate + amodiaquine
• artésunate + méfloquine
• artésunate + sulfadoxine-pyriméthamine
• dihydroartémisinine + pipéraquine

Traitement de deuxième intention :
• une CTA alternative efficace (l’efficacité des CTA dépendant partiellement de l’efficacité du
médicament associé, il est possible d’utiliser 2 CTA différentes en première et en deuxième
intentions)
• quinine + tétracycline ou doxycycline ou clindamycine
Remarque : Ni les dérivés de l’artémisinine (formules orales ou parentérales) ni les médicaments
4associés aux CTA ne doivent être utilisés dans le cadre d’une monothérapie orale pour le traitement
du paludisme à falciparum sans complication.
b) Grossesse

Les options suivantes sont recommandées pour le traitement du paludisme sans complication durant la
grossesse :

er1 trimestre5:
• Quinine + clindamycine

e e2 et 3 trimestres :
• l’une ou l’autre des CTA recommandées ci-dessus
• artésunate + clindamycine
• quinine + clindamycine

c) Paludisme à falciparum grave

Tout médicament antipaludique suivant peut être recommandé en tant que traitement initial :
• artésunate (intraveineuse ou intramusculaire)
• quinine (par i.v. ou injection i.m.)
• artéméther (i.m.)
• artésunate (en suppositoire chez l’enfant)



4
Dans certains pays, le sulfadoxine-pyriméthamine (SP) est utilisé à titre de traitement préventif intermittent
durant la grossesse (TPIp) et / ou chez le nourrisson (TPIe). Il s’agit de l’une des utilisations acceptées pour le
SP, qui peut dès lors être intégrée aux propositions du Fonds Mondial pour ce type d’interventions.
5
Les CTA ne doivent être employées que si elles représentent le seul traitement antipaludique disponible.
Mai 2010 6 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme

Traitement de suivi :
Une fois que le patient a commencé de guérir et qu’il peut tolérer un traitement oral, ou après au
moins 24 heures de traitement parentéral, les options suivantes peuvent servir à compléter le
traitement :
• CTA complète ou
• quinine + clindamycine ou doxycycline

d) Paludisme à P. vivax sans complication
La chloroquine associée à la primaquine est le traitement de choix des infections sensibles à
la chloroquine.
• Dans les zones où le parasite P. vivax est résistant à la chloroquine, les thérapies à base
d’artémisinine (notamment celles dont les médicaments associés ont une demi-vie plus longue)
sont recommandées pour le traitement du paludisme à P. vivax.
• Au moins 14 jours de traitement à la primaquine sont nécessaires pour un traitement radical du P.
vivax.
• En cas de déficit léger à modéré en G6PD, une base de 0,75 mg / kg poids corporel de
primaquine est administrée une fois par semaine pendant 8 semaines. En cas de déficit grave en
G6PD, la primaquine est contrindiquée et ne doit pas être administrée.
• Là où une CTA (hors AS+SP) a été adoptée en tant que traitement de première intention d’un
paludisme à P. falciparum, elle peut également servir, associée à la primaquine, au traitement
radical d’un paludisme à P. vivax. Le traitement par artésunate plus sulfadoxine-pyriméthamine
n’est pas efficace contre le P. vivax dans de nombreux endroits.
1.1.3. Politique de traitement antipaludique
La Politique de traitement antipaludique se compose de recommandations et de règlements concernant
la disponibilité et l’utilisation rationnelle des médicaments antipaludiques dans un pays. Elle fournit
également des directives relatives à un diagnostic précoce et à un traitement rapide et efficace à
adapter de manière appropriée au contexte local pour tous les niveaux des systèmes de santé.
1.1.4. Processus de modification de la politique
Modifier la politique antipaludique dans un pays requiert une concertation de tous les intervenants
ainsi qu’un contrôle continu de la part du Ministère de la santé.
La principale preuve de la nécessité de modifier la politique est l’efficacité thérapeutique des
médicaments antipaludiques utilisés et évalués en vertu des normes établies par les protocoles de
l’OMS6. L’OMS recommande actuellement de modifier la politique antipaludique dans les cas
suivants :
Le taux d’échec du traitement est supérieur à 10 % (selon l’évaluation obtenue grâce au suivi de
l’efficacité thérapeutique à 28 jours)
De même, un médicament antipaludique ne doit être sélectionné comme nouvelle option de politique
antipaludique que si son taux de guérison moyen est supérieur à 95 % selon l’évaluation de l’étude de
l’efficacité thérapeutique.

6 Se reporter au chapitre sur le suivi de l’efficacité thérapeutique pour de plus amples détails sur lesdits
protocoles
Mai 2010 7 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme
1.1.5. Processus de mise en œuvre d’une nouvelle politique
A ce jour, presque tous les pays fortement endémiques à falciparum ont déjà revu leur politique
antipaludique afin d’y inclure des CTA en tant que traitements de première intention. Toutefois,
plusieurs de ces pays sont encore dans la phase d’intensification de leur action et dépendent fortement
des financements extérieurs et, notamment, du Fonds Mondial, pour disposer d’une couverture
universelle.
Ci-dessous sont répertoriés les domaines et activités critiques requis pour l’expansion et / ou la mise
en œuvre efficace d’une politique révisée ayant des implications budgétaires et qui doivent par
conséquent être pris en compte dans la préparation de toute proposition destinée à soutenir la mise en
œuvre d’une politique antipaludique à base de CTA :

1) Activités préliminaires de planification et de développement d’un cadre de mise en œuvre ou
de renforcement et, notamment, activités de prévision, de formation et de supervision, dans la
mesure du possible
2) Approvisionnement et distribution de fournitures
7• Estimation des besoins (médicaments et tests de diagnostic rapide) , sur la base du
fardeau de la maladie et de la stratégie de déploiement qui sera employée, par exemple, à
l’échelle nationale, phase initiale de déploiement préalable à un renforcement, secteur
public, etc.
• Les coûts de l’approvisionnement en médicaments antipaludiques et en test de diagnostic
doivent également comprendre les coûts d’assurance, de transport et de livraison à
l’intérieur du pays, etc.
• Il convient également de budgétiser les systèmes de stockage et de distribution des
médicaments.
• Ressources nécessaires à l’achat de microscopes et de tests de diagnostic rapide

3) Orientation et formation de tous les professionnels de la santé des secteurs public et / ou privé
• Elaboration et production de documents de formation pour tous les professionnels de la
santé
• Budget d’orientation et de formation des professionnels de la santé
• Coût de la supervision périodique des professionnels de la santé
• Production de cartes des patients et d’outils de collecte des données pour le suivi de la
gestion des cas

4) Élaboration d’une stratégie de communication en faveur de changements comportementaux
• Production de documents d’IEC et de plaidoyer
• Activités d’éducation et de communication ciblant divers groupes (communautés,
professionnels de la santé)
• Activités visant à améliorer la conformité des traitements à base de CTA

5) Assurance qualité
• Un système d’assurance qualité et / ou de contrôle des médicaments et des diagnostics
• Création d’un système d’assurance qualité de laboratoire lié aux laboratoires sous-
nationaux ou nationaux centraux

6) Suivi et évaluation.

7 Se reporter au chapitre sur la gestion de la chaîne logistique pour de plus amples détails sur la quantification et
l’approvisionnement
Mai 2010 8 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme
• Création d’un système de collecte des données et de compte rendu
• Distribution et ruptures des stocks de médicaments et de TDR
• Efficacité thérapeutique

7) Pharmacovigilance
• Développement et production de formulaires de collecte de données
• Formation en cascade des professionnels de la santé (secteurs public et privé)
• Coûts d’investigation des cas rapportés
• Équipements de traitement des données, gestion des données et communication


8Défis
L’estimation des quantités de médicaments antipaludiques et de tests de diagnostic rapide nécessaires,
notamment dans les pays ne disposant pas d’un système d’information logistique fiable, est une tâche
difficile. Si des informations fiables sur l’état des stocks sont disponibles, les besoins peuvent être
estimés sur la base de la consommation antérieure. Si la consommation antérieure ne peut servir
d’indicateur des besoins futurs (par exemple, si les budgets antérieurs étaient trop faibles, si le mode
de prescription a connu une évolution importante, si de nouveaux traitements ont été introduits, si les
interventions de lutte antipaludique réussies ont fait ou font baisser la consommation de
médicaments), il convient d’appliquer la méthode standard de la morbidité. Les estimations des
besoins ainsi obtenues devront être ajustées aux capacités du programme ainsi qu’aux stocks
disponibles, aux stocks en commande, aux pertes anticipées, aux délais d’approvisionnement et aux
besoins en stocks de réserve. Pour traduire les prévisions en commandes, il convient de rapprocher les
besoins estimés des fonds disponibles.

8 Gestion des cas de paludisme : mode d’emploi, Genève, Organisation mondiale de la santé, 2009,
http://whqlibdoc.who.int/publications/2009/9789241598088_eng.pdf

Mai 2010 9 Elaboration des propositions du Fonds Mondial : Récapitulatif de la politique de l’OMS sur le paludisme

2. GESTION DE LA CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT DES
TESTS DE DIAGNOSTIC ET DES TRAITEMENTS
ANTIPALUDIQUES
2.1 Diagnostic du paludisme
2.1.1. Contexte

La démonstration de la présence de parasites du paludisme préalablement à un traitement par
médicaments antipaludiques est fondamentale, dans la mesure où le diagnostic clinique du paludisme
révèle une faible précision et entraîne un diagnostic excessif de cas de paludisme, ce qui donne lieu à
une mauvaise gestion de maladies fébriles non paludéennes et à un gaspillage des médicaments
antipaludiques. L’OMS recommande en toutes circonstances une confirmation parasitologique du
paludisme par le biais d’un diagnostic de qualité garantie préalablement à l’initiation de tout
traitement. La confirmation rapide du diagnostic du paludisme peut être obtenue via une microscopie
de qualité. Cette vérification n’étant pas réalisable en toutes circonstances, les TDR de qualité
garantie représentent une alternative adéquate pour diagnostiquer le paludisme.

2.1.2. Microscopie

Si la microscopie demeure le principal mode de diagnostic des maladies parasitaires dans la plupart
des grandes cliniques et des hôpitaux, la qualité des diagnostics microscopiques est souvent
inadéquate pour garantir l’obtention de bons résultats sanitaires ou une utilisation optimale des
ressources.
Un service de microscopie acceptable se doit d’être rentable et de fournir des résultats suffisamment
cohérents, précis et rapides pour exercer une incidence directe sur le traitement, ce qui requiert
l’existence et l’application d’un programme d’assurance qualité exhaustif. Les programmes
d’assurance qualité de la détection microscopique du paludisme ont principalement pour vocation de
veiller à ce que les services de microscopie soient assurés par des membres du personnel compétents
et motivés, qui bénéficient de formations et d’une supervision efficaces leur permettant de maintenir
compétences et performances à un haut niveau, et d’un système logistique qui fournit et maintient un
niveau suffisant de réactifs et d’équipements. Les programmes d’assurance qualité doivent être
durables, compatibles avec les besoins de chaque pays et pouvoir être intégrés à la structure des
services de laboratoires existants. Un programme d’assurance qualité doit reconnaître et accréditer de
manière appropriée les bonnes performances, identifier les laboratoires et les microscopistes
présentant de sérieux problèmes et donnant lieu à de mauvaises performances, établir des références
régionales ou nationales en termes de qualité des diagnostics et un mode de compte rendu centralisé
des indicateurs que sont, notamment, la précision et les performances des équipements et des réactifs,
le contrôle des stocks et la charge de travail. Sans un programme d’assurance qualité efficace, les
ressources consacrées aux services de diagnostic risquent d’être gaspillées et les cliniciens ne peuvent
pas faire confiance aux résultats.
Un programme d’assurance qualité de la détection microscopique du paludisme doit pour le moins
comporter les éléments suivants :
• Un ou plusieurs coordinateurs centraux pour superviser l’assurance qualité
Mai 2010 10

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin