7 jours d'essai offerts
Cet ouvrage et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
CHAPITRE 7/ DE L’HEGEMONIE À L’HEGEMONIE-LES MANIFESTATIONS DE LA PUISSANCE  François Perroux parle de l’économie américaine comme « dominante » c’est-à-dire qui peut influencer sans être influencé : - réversible aujourd’hui ? Un déclin des USA ? - dominer ne suffit pas et entraîne des responsabilités et contraintes expliquant peut-être les difficultés actuelles.  I / UNE DOMINATION CONTESTEE  1. La domination américaine de l’après-guerre porte en elle les germes de sa remise en question   La puissance américaine bénéficie de la situation d’asymétrie  Les Etats-unis gagnent sur tous les tableaux - excédent commercial redressé depuis les années 1960  -les entreprises s’implantent dans le monde entier pour y vendre leurs produits « firmes multidomestiques » - les sorties de capitaux nécessaires à ces implantations expliquent le déficit des paiements mais déficit sans pleurs grâce au $ - ils ont une ouverture à la fois partielle et sélective sur le monde - partielle car le taux d’ouverture n’est que de 3% en 1945 puis 5% en 1960 mais pics tarifaires/Buy American Act protègent leur marché - sélective car concentrée sur certains produits : exportations soutenues par la PL 480 de 1954 ou pétrole à limportation - sélection géographique : Europe (1/3 commerce extérieur et 30% des IDE) / Amérique Latine (part chute entre 1945 et 1970) / les USA s’intéressent surtout aux Nord solvable  • Réelle « économie dominante » pendant l’après-guerre   - drainent les richesses du monde entier : matières premières/main d’œuvre qualifiée /entreprises rach etées - imposent aux autres les ajustements qu’ils refusent pour eux-mêmes : pas de réévaluation du $ mais dévaluations des autres monnaies en 1949.   Dominer suppose cependant des responsabilités et des contraintes qui peuvent se retourner contre la domination  - leader du monde libre, ils en assurent la sécurité, les budgets de la défense pèsent sur l’économie et sur le déficit alors que les efforts de recherche se concentrent sur l’armée - en redressant leurs partenaires (futurs alliés stables et clients prospères), ils ont bâti leur propre concurrence : excédent commercial du Japon dès 1965 65 et dès 1966 pour l’Allemagne - doivent fournir les liquidités nécessaires au monde   -plan Marshall= 100 milliards de $  - IDE encouragés - émissions de liquidités internationales à relier avec le déficit de la balance des paiements   1971 révèle les problèmes de l’économie américaine  • Cette situation positive se dégrade au long des années 1960  - premier déficit commercial en 1971, Nixon supprime la convertibilité or - surtaxe de 10% par John Connally sur les importations des pays aux monnaies dépréciées àéchec , ces pays ne réévaluent pas - Lorsque Japon et Allemagne décident de réévaluer ils forcent les USA à dévaluer de 8%  Attention, cette dévaluation est à étudier sur le long terme seulement et ne justifie pas à elle seule le déclin   • Le déficit commercial   - contenu jusqu’en 1979 (grâce à la dépréciation du $, ils exportent plus) puis jusqu’en 1982 grâce à la récession