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Le declin francais a la veille de la Seconde Guerre Mondiale Asselain Note de synthèse

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Le declin francais a la veille de la Seconde Guerre Mondiale Asselain Note de synthèse

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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D d)
Le déclin français à la veille de la Seconde Guerre Mondiale
Un bilan économique de l'entre deux guerre est très difficile à établir car cette période est très
hétérogène. Les renversements de tendance s’y succèdent. Par exemple l'immigration qui atteint un
maximum dans la première décennie d'après-guerre se ralentie par la suite et le solde s'inverse à la
veille de la seconde guerre mondiale. De plus, l'alternance entre les sorties et les entrées de capitaux
s'accentue. Ce qui fait l'originalité de cette période est en fait l'instabilité chronique. Alors que
l'année 1913 est normale, 1938 ne l'est pas car l'imminence de la guerre se fait sentir et c'est une
année de récession mondiale généralisée. Cependant, le freinage global de la croissance n'a pas
empêché la poursuite des transformations de structures et la modernisation de l'économie française.
a)
Transformations de structures et ralentissement global
1 L'évolution des structures sectorielles
-
La France reste en 1938 le plus agricole des grands pays occidentaux mais son caractère
rural s'est somme toute atténué. Cependant l'exode rural s'est ralenti pendant la crise mais
reprend en 1937. Le nombre des très petites exploitations a très nettement diminué même
si on observe toujours une prépondérance des petites et moyennes exploitations. On
observe une concentration de la production agricole sur les meilleures terres permettant
une progression des rendements.
Les cultures céréalières reculent face aux cultures
fourragères ce qui montre une augmentation de la consommation de viande.
-
Même si le progrès de la concentration est difficile à retracer on voit nettement un recul
du nombre de petites entreprises artisanales. De plus les entreprises de plus de 100 salariés
regroupent plus de la moitié des salariés en 1936. La concentration au niveau des firmes et
des groupes est plus difficile à analyser. La concentration progresse par croissance interne
plutôt que par fusion dans le secteur automobile alors que dans la chimie, fusion et
développement des filiales et des prises de participation jouent un rôle prépondérant.
-
On peut distinguer trois groupes d'industrie : le textile-habillement qui connaît une
régression impressionnante par la contraction des marchés extérieurs et la concentration,
le secteur énergétique qui a connu une croissance suivie et l'industrie du papier qui connaît
une croissance record. Enfin, un groupe d'industries qui connaissent une croissance rapide
jusqu'en 1929 mais atteintes par la dépression : la construction et les industries
métallurgiques et mécaniques. Même l'industrie automobile est fortement secouée par la
dépression. Les industries produisant des biens d'équipement ou des biens durables ont
moins bien résisté que les industries produisant des biens de consommation courants.
-
Les difficultés de l'industrie contrastent avec la croissance que connaît le secteur tertiaire.
Cependant,
le fait le plus marquant de cette période est la rupture dans la dynamique de
l'emploi industriel.
2 Production, emploi, productivité
-
L'évolution de la production est le produit de deux composantes : l'emploi et la
productivité. La rupture de 1929 est nette en ce qui concerne la production, un peu moins
pour l'emploi et presque invisible pour la productivité. Un fait est certain, en 1938 ni la
production industrielle ni le revenu national n'ont retrouvé leur niveau de 1929. Une
interruption de la croissance de si longue durée est sans précédent et sans équivalent dans
les autres pays industriels. Entre 1929 et 1938 la production a baissé de 20% et le revenu
national de 10%.
La période est marquée par une décélération très forte de la croissance
industrielle ainsi que par une chute du rythme de la croissance de la production agricole.
-
L'emploi quant à lui connaît une diminution absolue. Ce fait peut être expliqué par la
chute de l'emploi industriel et par la durée de travail réduite dans l'industrie. Cependant la
productivité du travail a continué à progresser
à un rythme voisin de 2,1% par an. De
même dans l'agriculture, la productivité semble avoir augmenter. Cependant la
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