//img.uscri.be/pth/d7e42f982857cb8ccafa8999ab73b81f5abe1a80
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Plan provisoire d'un livre encore sans titre Jaime Marques Pereira ...

De
14 pages

Plan provisoire d'un livre encore sans titre Jaime Marques Pereira ...

Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 113
Signaler un abus
Plan provisoire d’un livre encore sans titre Jaime Marques Pereira
IntroductionLe vent tourne. Le creux de la vague du néolibéralisme triomphant semble désormais derrière nous. L’heure est-elle venue où il est permis d’imaginer une alternative à la trajectoire de la civilisation occidentale qui consacrerait le règne des marchés sur des sociétés s’accommodant de la division irréversible entre ceux qui en tirent parti et ceux qui en sont exclus. Le doute sur les vertus du néolibéralisme n’est plus, en tous les cas, le monopole de des gauchistes ou de tous ceux qui, pour en faire la critique, se retrouvaient taxés de passéistes. Le doute prend forme dans un mouvement social certes diffus mais qui fait émerger une contestation politique, qu’il s’agisse de la grève de décembre 94 en France, du mouvement des sans terre et des sans toit au Brésil, ou encore du néo-zapatisme mexicain. Le doute s’exprime également au sein des élites dirigeantes. Il devient manifeste qu’elles ne croient plus au “ tout marché ”. Le débat sur la nécessité de réguler la finance internationale s’est imposé après les crises asiatiques. La crainte de l’ingouvernabilité des sociétés fracturées par la concentration accélérée de la richesse qu’induisent les politiques néolibérales affecte non seulement la classe politique mais également les investisseurs internationaux. Elle s’exprime dans les nouveaux discours des organismes internationaux sur la nécessité des politiques sociales. Le retour de l’Etat est également préconisé comme une exigence proprement économique car le marché ne prend pas en charge la formation de la main d’œuvre et la productions des infrastructures qui conditionnent les gains de compétitivité. Faut-il croire pour autant à la possibilité d’un tournant décisif qui remettrait à l’ordre du jour, à l’heure de la mondialisation du capital, la perspective d’une gestion plus prometteuse de l’économie sur le plan social ? Au-delà des indices d’un changement des mentalités, ce livre cherche à montrer que l’avenir du néolibéralisme est bien loin d’être, d’ores et déjà, scellé par le développement, quant à lui irréversible, de la mondialisation. Le modèle néolibéral de gestion des sociétés n’est encore pour l’instant qu’une utopie, ou mieux dit, une idéologie occultant que les politiques économiques productrices de chômage, d’exclusion, voire de dissolution sociale, ne sont pas les seules possibles, sous peine de se retrouver condamné à une régression sociale