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Le processus de déshumanisation dans Si c'est un homme

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Analyse du processus de déshumanisation de Si c'est un homme de Primo Lévi. Avec cette analyse, vous comprendrez mieux ce qui se passait dans les camps d'extermination.

Publié par :
Ajouté le : 17 décembre 2013
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 Le processus ed   déshumanisation
Si c'est un homme, de Primo Levi relate la vie d'un juif dans un camp de concentration du 13 décembre 1943 jusqu'au 27 janvier 1945. A travers ce roman, l'auteur tente de montrer le processus de déshumanisation ,de son arrivée jusqu'à sa transformation complète en animal. Dans cet article, nous allons montrer les étapes de la déshumanisation que subit le narrateur.  Dans un premier temps, nous parlerons de l'arrivée au camp des déportés. Puis nous verrons comment leur âme et leur corps sont mis à nu. Enfin, nous relèverons les comparaisons entre les prisonniers et animaux.
 L'arrivée au camp.  Tout d'abord, les prisonniers sont emmenés à bord de wagons destinés au bétail. Les conditions du trajet sont très dures. Les prisonniers sont environ une cinquantaine par wagon. Le voyage dure plusieurs jours, il n' y a ni eau, ni nourriture. Les plus faibles meurent. Après un court voyage en car, les déportés arrivent au camp. Là, les Nazis les dépossèdent de tous leurs biens matériels: valises, vêtements, effets personnels. Puis, ils sont divisés en deux groupes: les hommes d'un côté et les femmes, les enfants et les vieillards de l'autre. Le second groupe est directement envoyé à la mort. Puis, dans le groupe des hommes, on sépare les malades des hommes en bonne santé.
La mise à nu de l'âme et du corps des détenus.
Après leur avoir retiré leurs biens on emmène les hommes dans une sorte de hangar, sans aucune explication. Ils doivent ôter leurs vêtements et leurs chaussures. Des barbiers
arrivent, leur tondent les cheveux et les rasent. Aucune explication n’est donnée. Ils sont douchés comme s'ils étaient contaminés puis, on les fait sortir nus dans l’hiver très rude. Ils sont alors tatoués : ils n’ont plus de noms et leur seul moyen d’identification est leur numéro. Quelques citations : « Démolition d’un homme », « nous voici transformé en ces même fantômes qu’hier soir » (Chapitre 2), « machine grise »(Chapitre 4 masse), « anonyme », « non-hommes », « on hésite à les appeler vivants » (Chapitre 9),… Peu à peu, les prisonniers sont rééduqués : on leur donne un travail, décris dans le chapitre 6 du livre. Les prisonniers font ce qu’on leur demande sans penser comme si ils n’avaient plus la force de réfléchir. On les fait travailler en hiver et en été tous les jours et toujours avec les mêmes habits. Bien que le vol ne soit pas toléré, il devient une nécessité pour survivre. Primo Levi en parle comme si les prisonniers n’avaient plus de conception du bien ou du mal. Les gens se bagarrent pour du pain qui devient une monnaie d’échange.
Les hommes deviennent des animaux.
Dès leur arrivée au camp, les prisonniers sont considérés comme des animaux. On pense qu’ils sont contaminés, on les traite comme des moins que rien. On les rase comme un troupeau. Le mot allemand « fressen », qui qualifie les animaux est utilisé à l'instar du mot « essen » (Chapitre 7). On retrouve les termes « le troupeau »), « ataviques » (Chapitre 9). L'auteur, à travers ces métaphores cherche à montrer l'état animal des déportés. En particulier, lors du passage du test de chimiste durant lequel Alex, un détenu, est comparé à un « spécimen zoologique » (Chapitre 10).
Pour conclure, Primo Levi tente dans ce roman, de montrer l'instauration d'un processus de déshumanisation dans les camps de concentration avec dans un premier temps l'arrivée au camp puis, la lente destruction des déportés pour au final les faire devenir des animaux dociles et sans défense.
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