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Victor Hugo, Ruy Blas
Acte V, scène 4
Le champ lexical de la mort est omniprésent dans les didascalies : « chancelant, immobile et
glacée, tombe, grave et basse, joignant les mains, levant les yeux au ciel, défaillant, tombe,
se jetant sur son corps, qui allait mourir.
. Ce champ lexical montre qu’il s’agit de la fin de la pièce. Il insiste sur le côté tragique de la
scène.
La répétition de « je n’ai pas l’âme vile » montre que Ruy Blas ne voulait pas que cela se
termine ainsi. Il y a une récurrence des exclamatives : « la faute est consommée ! Oh !
croyez-moi, je n’ai pas l’âme vile ! mon cœur se rompt ! non jamais ! » Cela accentue l’aspect
dramatique.
Il y a des rejets : « Pourtant je n’ai pas l’âme vile,
Je suis honnête au fond »
Ce rejet montre la sincérité de Ruy Blas et de son amour pour la reine.
C’est le dénouement de la pièce. Elle doit répondre à un certain nombre de questions de la
part du spectateur. Les tirades de Ruy blas sont plus longues que celle de la reine. Il y un
passage du « vous » au « tu » dans la même phrase de la reine.
« Vous » est de rigueur dans ce milieu. »Tu » est une familiarité encore plus vive que de nos
jours. La différence sociale s’amenuise entre la reine et lui.
L’appellatif : Don C ésar !/ Ruy Blas ! est une forme de distance.
Il y a un rapprochement intellectuel. Ruy Blas marque la distance : « Je ne m’approcherai
pas ».
« Ruy Blas ! », « Merci ! » Il remercie la reine car elle l’a reconnue. Elle l’aime pour lui-même
et non pour ce qu’il représente.
Il y a des changements dans la gestuelle : au début, ils sont statiques et à la fin, ils sont dans
les bras l’un de l’autre.
Il y a un aspect religieux de la scène, c’est l’aspect symbolique du pardon.
Dans son attitude, Ruy Blas est d’abord en position haute, puis en position basse. La reine
est d’abord en position haute, elle refuse son pardon, puis elle est suppliante.
« Je n’approcherai pas » marque la différence avec « la reine se levant et courant à lui ».
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