La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

EFFATA n°50 Avril 2014

De
20 pages
n° 50 Avril 2014 PAROISSE CATHOLIQUE ST MARTIN DE L’ISLE CREMIEU Maison Paroissiale 18 rue des contamines 38460 CREMIEU 04 74 90 71 58 paroissecremieu38@orange.fr ISSN : 2263-9322 EFFATA, ouvre toi ! EDITO du Père Jean-Hugues De la fête de Pessa’h pour les Hébreux à celle de Pâques pour les Chrétiens, Dieu passe et visite son peuple. La fête de Pessa’h est une des grandes fêtes juives. En hébreu, Pessa’h signifie passage, passer au dessus. Cela rappelle que Dieu, dans sa toute puissance, passa au dessus des maisons des Hébreux pour épargner leur premier nouveau-né, lors des dix plaies d’Egyp- te (Exode 10-11). Pessa’h est aussi la mémoire du passage à travers la mer Rouge, lors de l'exo- de du peuple hébreu hors d'Egypte (Exode 14). Elle fête la libération du joug pharaonique, la naissance du peuple d'Israël, et célèbre le don de la Torah (la Loi, les dix commandements) à Moïse sur le Mont Sinaï. La fête de Pessah est devenue passage de la nuit à la lumière, de l'esclavage à la liberté, signe de la présence du Seigneur près de ceux qui le craignent. C’est cette Pâques, Pessa’h, que Jésus voulait célébrer avec ses apôtres à Jé- rusalem, en mangeant l’agneau sacrifié pour cette fête (Luc 22, 14-16). C’est au cours de ce repas, la Cène, qu’il prit le pain et le vin et institua l’Eucharistie, quelques heures avant d’être lui même l’Agneau Pascal immolé sur le bois de la croix.
Voir plus Voir moins
n° 50 Avril 2014
PAROISSE CATHOLIQUE ST MARTIN DE L’ISLE CREMIEU
Maison Paroissiale 18 rue des contamines 38460 CREMIEU 04 74 90 71 58 paroissecremieu38@orange.fr ISSN : 2263-9322
EDITO du Père Jean-Hugues
De la fête de Pessa’h pour les Hébreux à celle de Pâques pour les Chrétiens, Dieu passe et visite son peuple. La fête de Pessa’h est une des grandes fêtes juives. En hébreu, Pessa’h signifie passage, passer au dessus. Cela rappelle que Dieu, dans sa toute puissance, passa au dessus des maisons des Hébreux pour épargner leur premier nouveau-né, lors des dix plaies d’Egyp-te (Exode 10-11). Pessa’h est aussi la mémoire du passage à travers la mer Rouge, lors de l'exo-de du peuple hébreu hors d'Egypte (Exode 14). Elle fête la libération du joug pharaonique, la naissance du peuple d'Israël, et célèbre le don de la Torah (la Loi, les dix commandements) à Moïse sur le Mont Sinaï. La fête de Pessah est devenue passage de la nuit à la lumière, de l'esclavage à la liberté, signe de la présence du Seigneur près de ceux qui le craignent. C’est cette Pâques, Pessa’h, que Jésus voulait célébrer avec ses apôtres à Jé-rusalem, en mangeant l’agneau sacrifié pour cette fête (Luc 22, 14-16). C’est au cours de ce repas, la Cène, qu’il prit le pain et le vin et institua l’Eucharistie, quelques heures avant d’être lui même l’Agneau Pascal immolé sur le bois de la croix. Et c’est le jour de Pâques que Dieu a ressuscité son Fils Jésus-Christ, évène-ment central de notre foi, de la foi de tous les chrétiens. Jésus est ressuscité. Cela signifie que l'amour de Dieu est plus fort que le mal et que la mort elle-même, plus fort que le péché qui nous ronge. « Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s'est fait homme et est allé jusqu'au bout du chemin de l'humilité et du don de soi…, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l'a transfiguré, l'a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n'est pas retourné à la vie d'avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d'espérance.», nous dit Sa Sainteté le Pape François dans son message de Pâques 2013. Par sa mort et sa résurrectionle Christ, au matin de Pâques, devient la Lumière , pour ceux qui le suivent, il est le Sauveur venu nous arracher à la puissance des ténèbres pour nous ouvrir les portes du Royaume d’Amour de son Père.…/...
2
Photo de couverture par Céline Aillerie
«Chers frères et sœurs,-nous dit encore le Pape François-,le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l'esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd'hui encore, l'être humain doit-il traverser ! Surtout le désert qui est en lui, quand manque l'amour de Dieu et du prochain, quand manque la cons-cience d'être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la terre la plus aride. Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous:accueillons la grâce de la Résurrec-tion du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers les-quels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix. Et demandons ainsi à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour le monde entier ! » Bonne fête de Pâques à toutes et à tous. Père Jean-Hugues Malraison Curé de la paroisse St Martin de l’Isle Crémieu
L’expérience du désert……Notre entrée en Carême a commencé par la méditation d’un passage très connu du Nouveau Testament, les quarante jours de Jésus au désert, entre son baptê-me au Jourdain et le début de sa mission publique.Pourquoi, Jésus, n’a pas, de suite après son baptême, commencé sa vie publique ? En quoi cette expérience du désert lui était-elle nécessaire ? Le désert a toujours eu une attirance particulière pour ceux qui cherchent Dieu. Cette attirance n’est pas fondée sur un dégout du monde ou sur la purification nécessaire pour combattre le mal. Bien au contraire, cette attirance est fondée sur un désir d’intimité avec Dieu perçu comme «Bien Aimé, Amant ou Aimant » vers lequel on se sent irrésistiblement attiré dans l'oubli de tout le reste. « Voicique Je l'attirerai à Moi, Je la conduirai au désert et Je parlerai à son cœur...Je te ferai mon épouse pour toujours dans la Justice et le droit, dans la bienveillance de l'Amour » (Osée 2, 16-21) …/...3
C’est donc par l’Amour que Jésus est conduit au désert. C’est, comme dira St Bruno «le désir joyeux d'un amoureux embrasé de l'amour de Dieu...» « Quellesdélices procurent la solitude et le silence du désert à ceux qui l'ai-ment. Ici l'œil acquiert ce regard simple qui permet dans sa Pureté de voir Dieu ! » Le désert est le lieu où se vit le plus intensément l'abîme qui sépare l'homme et Dieu. Dans le désert on fait l’expérience d’un manque de tout ce que le monde peut offrir de désirs. Seul Dieu peut combler cet abîme mais il faut pour cela choisir Dieu par-delà toutes nos tentations. «M’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Pour Jésus, le désert devient le lieu de l’élection, du choix de s’abandonner à la volonté de son Père. Au triple égarement du peuple de l'exode (désir de la satis-faction immédiate, mise à l'épreuve de Dieu, idolâtrie...) Jésus oppose une triple renonciation (mort de soi-même, confiance, adoration)... Chaque fois qu'au cours de son ministère il se retirera dans un lieu désert, Il le fera pour renouveler le choix fait une fois pour toutes dans le désert. Le Christ refuse toutes les solutions qui ont la prétention de combler le désir et de ne laisser subsister dans l'homme aucun« manque », aucun espace pour sa liberté. Les hommes et les femmes du désert, à la suite du Christ, témoignent qu'il existe une autre réalité que la réalité terrestre...et que le désir et la liberté de l'homme ne sauraient se satisfaire du « meilleur des mondes »...surtout si ce monde ignore qu'il y a dans l'homme son ouverture au Tout Autre, à cet In-créé sans lequel il n'y aurait pas d'issue pour ce qui est créé... Le meilleur des mondes demeure un monde pour la mort... alors que Jésus nous promet la vie éternelle. Alors à chacun de nous de faire l’expérience du désert. Nous n’avons pas à avoir peur de la solitude volontairement choisie afin de rencontrer Dieu. Elle peut apparaître comme un défi à notre intelligence rationnelle mais elle est por-teuse d’une promesse: « Dieu se laisse trouver par celui qui le cherche. Cher-cher vous trouverez. Frappez la porte s’ouvrira.» Souvenons-nous que de mê-me que l’or est passé au creuset pour y être purifié, le désert est le creuset de notre foi. Dans le désert, le Christ meurt à lui-même pour renaître à la volonté de son Pè-re. C’est un chemin pascal qu’il inaugure pour nous. Puissions-nous le suivre dans cette voie pour avoir part avec lui à sa résurrection…..P. Rémy Forissier
4
Message de Carême du Pape François : La pauvreté du Christ « Vous connaissez en effet la générosité de Notre Seigneur Jésus-Christ: ‘’lui qui est riche,il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté’’(2Co 8,9)Quelle est elle, cette pauvreté grâce à laquelle Jésus nous délivre et nous rend riches? La pauvreté du Christ qui nous enrichit, c'est le fait qu'il ait pris chair, qu'il ait assumé nos faiblesses, nos péchés, en nous communiquant la miséricorde infinie de Dieu. La pauvreté du Christ est la plus grande richesse: Jésus est riche de sa confiance sans limite envers le Père , de pouvoir compter sur lui à tout mo-ment, en cherchant toujours et seulement la volonté et la gloiredu Père .Il est riche comme est riche un enfant qui se sent aimé, qui aime ses parents et ne doute pas un seul instant de leur amour et de leur tendresse. La richesse de Jésus ,c'est d'être le Fils. A l'exemple de notre Maître, nous les chrétiens, nous sommes appelés à re-garder la misère de nos frères ,à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer concrètement pour la soulager. La misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance. Nous pouvons distinguer trois types de misère : la misère matérielle, la misère morale et la misère spirituelle. L'évangile est l'antidote véritable contre la misère spirituelle : le chrétien est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice selon laquelle le pardon pour le mal commis existe, selon laquelle Dieu est plus grand que notre péché et qu'il nous aime gratuitement, toujours et selon laquelle nous sommes faits pour la communion et pour la vie éternelle. Il est beau d'expérimenter la joie de répandre cette bonne nouvelle, de partager ce trésor qui nous a été confié pour consoler les cœurs brisés et donner l'espérance à tant de frères et sœurs qui sont entourés de ténèbres. Il s'agit de suivre et d'imiter le Christ qui est allé vers les pauvres et les pê-cheurs commele berger est allé à la recherche de la brebis perdue et qui y est allé avec tout son amour. Unis à lui, nous pouvons ouvrir courageusement de nouveaux chemins d'évan-gélisation et de promotion humaine. Chers frères et sœurs , que ce temps de carême trouve toute l'Eglise dispo-sée etprête à témoignerdu message évangéliqueà tous ceux qui sont dans la misère matérielle morale et spirituelle. N'oublions pas que la vraie pauvreté fait mal: un dépouillement sans cette di-mension pénitentielle ne vaudrait pas grand chose. Je me méfie de l'aumône qui ne coûte rien et ne fait pas mal.  Quele Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde ! » Proposé parAnnick Morel 5
Quel est le sens du Carême pour un chrétien ? Se pencher sur la misère du monde et donner des miettes aux né-cessiteux ? Se mortifier ? Rien de tout cela, explique le Pape François dans son message écrit pour la circonstance . D’emblée le ton est donné «Dieu n’a pas fait tomber sur nous le salut depuis le haut comme le ferait celui qui donne en aumône de son superflu avec un piétisme philanthropique. » Et de se référer au baptême de Jésus dans le Jourdain pour être « au milieu de nous qui sommes pécheurs, Jésus a plongé »car il a renoncé à la toute puissance « pour nous libérer par la pauvreté ». La formule est paradoxale ? A-t-on jamais vu un pauvre rendre quelqu’un riche? C’est pourtant le renversement proposé par François car c’est lestyle de Dieu qui se révèle par les moyens de la faiblesse et de la pauvreté. Il ne s’agit pas de promettre aux pauvres le salut dans l’au-delà pour mieux les exploiter ici-bas, encore moins de faire preuve de misérabilisme ou de fatalis-me. «La richesse» affirme l’évêque de Rome, «trouve dans se l’amour dedans la miséri- compassion, de tendresse, de partage, corde infinie de Dieu dont témoigne Jésus. » Le Carême est donc pour l’Eglise et chaque chrétien un temps pro-pice pour « se dépouiller ». P. Georges Pallandre
6
Portrait
Les crèches inspirées de Monsieur BordetLes paroissiens de Saint Martin étaient présents à la Fête des Lu-mières 2013 de Crémieu. Parmi eux, Allain Bordet exposait ses crè-ches, qui ont connu un grand succès. Le froid n'arrête pas les paroissiens de Saint Martin. En ce 8 décembre, ils tiennent leur stand, devant le cloitre de Crémieu, haranguant les ba-dauds dans la fumée des marrons chauds. Leurs atouts ne sont pas que comestibles. A l'extrémité de la tonnelle, à l'angle de la rue de la Loi et de la place Charles De Gaulle, les crèches d'Allain Bordet aiguisent la curiosité. "Elles sont plus belles que celles sous les halles, assureM. Christine,et moins chères!". Réalistes, les petites étables ressemblent à ces maisons de bergers qui défient le temps dans les campagnes. Elles sont toutes différentes et ont chacune leur charme. Leur côté typique et sincère tient aussi au fait que tous les éléments sont naturels. Le créateur, ancien artisan de profession, met un point d'honneur à la qualité et à l'honnêteté de ses produits. Cela a concerné les jambons de sa charcuterie dans le Vieux Lyon, c'est le cas pour ses crèches aujourd'hui. Allain Bordet trouve sa matière première sur les chemins, en se bala-dant. Il sélectionne des pierres assez larges, qu'il taille avec une pince. Bois et écorces sont simples à trouver, mais pour l'ardoise, il avoue ma-licieusement: "j'ai mon filon, dans un champ à Crémieu! Il suffit de grat-ter un peu la terre et j'ai ce qu'il me faut". Lors de la fabrication, l'architecte avance sans plans, "par inspiration". Il commence toujours par les murs en pierre, qu'il fixe à la colle à bois -jamais plus de deux rangés de briques à la fois, afin de garantir la ro-bustesse de l'édifice. Les éléments suivants comme les poutres seront fixés par la suite.
7
Monsieur Bordet, qui se définit comme un grand bricoleur, a créé sa premiè-re crèche pour en faire cadeau à l'une de ses filles. Ce qui était un passe-temps, un retour au manuel après les longues heures passées sur ordina-teur, a pris de l'importance lorsque les commandes se sont multipliées. "J'en prévois même pour mes petits-enfants" sourit-il. En 2012 débutent les affaires, lors d'une vente de l'association "les Fils d'Ar-gent" au profit de la maison de retraite de Crémieu. Cette Fête des Lumières 2013 verra toutes les maisonnettes partir au bénéfice de la paroisse. La fa-mille Courcol passe, en réserve une et évoque celle présente à la maison paroissiale: "celle du caté est magnifique!".La notoriété va croissant, mais Allain Bordet garde la tête sur les épaules. A 78 ans, il est actif au sein d'une dizaine d'associations, notamment l'amicale des "Diables Bleus" dont il est président. De plus, il ouvre l'église deux fois par semaine et fréquente assidûment les offices de la région avec son épou-se. Aller à la messe le rend "tout souriant, léger". C'est un peu cela que res-sentent les gens au contact de ses œuvres "à l'ancienne", humbles et natu-relles. Des crèches à l'image de leur créateur, en somme. Grégoire Nartz
8
Parole d’un paroissien: « Avec notre argent, achetons du bois pour réchauffer notre vie et non pour acheter du fer pour faire la guerre » Patrick Gauthier-Crémieu
Vie de notre paroisse : 2ème Temps fort
SOUS LA BIENVEILLANTE TENDRESSE DU PERE, TEMPS FORT DU 23 FEVRIER Saint Martintoute la paroissePour la sixième fois depuis début 2013, de l’Isle Crémieu s’était rassemblée pour un temps fort, à Saint Romain deJalionas . Terme bien choisi que ce «temps fort » pour sacraliser ces journées où nous nous retrouvons tous autour de nos pasteurs pour constituer petit à petit ces fraternités tant appelées des vœux de notre évêque, Guy de Kerimel.«Ouvrons nos cœurs sur le chemin de la paix et de l’amour», c’est sur ce thè-me que nous étions invités à faire battre le cœur de notre paroisse ce dimanche 23 février 2014.Dès 9h30, nous étions un peu plus de 160 (enfantscompris), pour approfondir l’Evangile de Saint-Luc dit« dufils prodigue. » Un peu d’organisation …et nous étions rassemblés par petits groupes d’adultes d’un côté et les enfants avec les catéchistes, de l’autre.A travers l’Evangile chacun le sait, Dieu nous parle directement puisque c’est Sa Parole même. Et passer du temps à essayer de comprendre ensemble Sa Parole si actuelle ne pouvait que nous interpeler. Dans ces journées «parents et enfants », il y a quelque chose de lumineux, car nous travaillons certes chacun de notre côté, mais c’est la famille entière qui est touchée en son sein par la Parole et elle est ainsi fortifiée et par cette pen-sée et par cette foi communes. Quelle chance par là est donnée à nos familles. « Le fils prodigue », encore nommé» l’enfant prodigue» est un Evangile plus que connu, emblématique même et pour beaucoup quand on évoque cet Evan-gile nous pensons au très célèbre tableau de Rembrandt. Sur cette toile unique qui représente ce fils, qui revient vers son père implorer son pardon, la tendresse du Père émerge, visible, lumineuse, qui accueille sans condition et de toute sa force, son fils retrouvé ; « il était perdu et il est retrou-vé ». C’est l’image même de notre Père qui nous dit. Je vous attends, ma promesse d’Amour est indéfectible, Je vous attends quoique vous fassiez, car si vous désirez le pardon : Je Suis là. Et de mieux nous faire comprendre ce qu’est notrepéché, de qui il nous cou-pe, de nous même, de l’autre, de notre Dieu.Bien encadrés par notre vicaire général le Père Joseph Antin,par le père Jean-Hugues Malraison, le père Jonas Boleko Pea, le père Rémy Forissier, et par notre diacre Jean-Luc Peillon, nous pouvions avancer sereins dans nos ré-flexions et ainsi rester fidèles à la Parole. 9
Quelle bénédictionde cheminer ensemble et de comprendre l’importance du pardon,l’importance du sacrement de réconciliation.Sacrement réparateur pour soi, pour les autres, pour la communauté entiè-re sur laquelle rejaillit cette grâce. Quelle joie profonde que cette réparation possible, oui,quelle joie ! Comme il n’y a pas de hasard, le pape François avait le mercredi précédent fait une conférence appuyée et enthousiaste sur le thème : « Soyezcourageux allez vous confesser » Appel, sans doute pour mieux encore nous faire entendre que cet Evangile de Saint Luc, nous invite à aller nous confesser, à aller demander pardon. Notre pape nous dit «nous ne pouvons vraiment être dans la paix que si nous nous laissons réconcilier avec Dieu et nos frères dans le Seigneur Jésus Christ » Et «Il ne suffit pas de demander pardon au Seigneur dans son esprit et dans son cœur, mais il est nécessaire de confesser humblement et avec confiance ses propres péchés au ministre de l’Eglise…Il est donc nécessai-re de demander pardon à l’Eglise et à nos frères à travers la personne du prêtre ». Pas de doute, l’Evangile est une bonne nouvelle et celuidu «prodi- fils gue» l’est d’une façon déterminante.Le pape nous dit encore…« Quandla confession est terminée, on sort libre, grand, beau, pardonné, blanc heureux» …«ce sacrement de réconciliation signifie être célébrer enveloppé dans une étreinte chaleureuse, celle de la miséricorde infinie du Père ». Quelle magnifique promesse et toujours tenue ! Mais l’horloge tourne, nous abandonnons nos groupes, riches de nos échanges directs et je crois profonds, c’est l’heure de la messe.
10
Nous sommes plus de 200 en arc de cercle autour de l’autel improvisé dans cette salle desports. La présence de huit catéchumènes de notre paroisse va marquer la cérémonie. Trois adultes :Jérémy, Anaïs et Annieet cinq enfants :Marlie, Mathilde, Oschna,Raphaël et Tomsont au premier rang . Ils avancent vers le baptême et demandent à l’Eglise de les accueillir. En ré-ponse la communauté chrétienne s’y engage. Tous marqués du signe de la croix, les enfants reçoivent aussi « La Parole de Dieu » par un beau livre «Ta Parole est un trésor ». Tous sont pour nous, signe de notre Eglise en marche. La messe est recueillie, sans doute chacun est mieux préparé. en forme, enchante l’assemblée. Même les enfants sont cal-La chorale mes. Miracle ou maîtrise de nos catéchistesbien actives ? Merci à elles. Puis comme à chaque fois ce sont des retrouvailles amicales autour d’un bon repas. La paroisse est vivante, des liens se tissent, des amitiés se lient tout cela dans une légère euphorie. « Lesfourmis»… ont bien travaillé, on ne manque de rien…Mais la fête serait incomplète sans ces autres dévoués qui font la cuisine, le service, la vaisselle (pendant le repas), et balayent les salles et rangent et frot-tent pour finir ce grand moment de paroisse. Cette journée fut une belle journée, mais aussi un appel. Alors réconciliés avec le sacrement de la réconciliation ? Le pape nous le redit «soyez courageux,allez vous confesser » Allez, ouvrons nos cœurs sur le chemin de la paix…Thierry Palluat de Besset 11
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin