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Laoise, la harpiste des Pélasges

De
44 pages

Dans cette novelette, Laoise, une harpiste talentueuse et magicienne sur les bords, aident deux jeunes filles à s'affirmer. Découvrez les aventures d'Eliza et de Sheeva.

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Ajouté le : 10 décembre 2014
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Laoise, la har-piste des Pélasges
Gwladys Ithilindil Sarie
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Éliza
Chaque été, nous allions à l'extrême sud de Pélasgios, dans le petit village d'Akrimiri. Pour nous qui vivions en ville, Akrimiri était le plus fabuleux endroit d'Ambelymë, avec ses maisons d'une blancheur écla-tante, ses portes, ses fenêtres et ses volets d'un bleu vif, toutes accolées les unes aux autres et égayées par des jardinières et des pots de fleurs et de plantes vertes. Ma mère y avait hérité d'une petite maison de son père, dans la partie haute du village. Une petite arche blanche et une mu-rette de même couleur entourait la cour de devant et le jardin de der-rière. La cour était dallée de pierres plates brun bistre.  Sous une tonnelle végétale, maman avait installé une table et des chaises de jardin.
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Nous y prenions nos repas et nous y faisions nos devoirs de va-cances, sauf s'il pleuvait. Un jour d'un certain été, je de-vais avoir douze ans, ma petite sœur Suinil revint de sa promenade en courant, l'air excité. Elle était l'avant-dernière de la famille, après Calippe et moi et avant Tiphanos. Calippe et moi étions penchés sur nos devoirs de vacances quand elle arriva. Mon frère soupira de mé-contentement et lui dit sèchement : - Qu'est-ce que tu as, Suinil ? Tu ne vois pas que nous faisons nos de-voirs ? - Oh! C'est ennuyeux les devoirs, j'aime pas du tout ça. J'ai vu quelque chose de merveilleux, venez voir, ve-nez voir! Son exubérance était telle que nous rangeâmes nos affaires et la suivîmes. Le village d'Akrimiri était si sûr que nos parents ne craignaient pas de nous voir partir seuls, sans les
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prévenir. Ils savaient que nous re-viendrions. Suivant Suinil, nous grim-pâmes le sentier qui menait à la fa-laise, à la pointe de l'île. Papa et ma-man nous avaient interdit d'aller par là, disant que c'était dangereux, de sorte que nous ne savions pas ce qu'il y avait. - Suinil tu sais bien que nous n'avons pas le droit d'aller sur la falaise, grondai-je. Elle haussa les épaules, marchant à bonne allure devant nous. Une ombre voila les soleils, je levai la tête, imitée de mon frère et de ma sœur, et vis l'île aérienne d'Avandir. La magie l'avait créée et la maintenait en l'air, avec sa mer circulaire qui ne se déversait jamais sur le sol. À cet instant, je me promis d'aller sur cette île fascinante, un jour. Dans le même temps, je décidai de devenir une enchanteresse, seul moyen pour moi de pouvoir aller sur Avandir.
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