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Les Dossiers de l'Aigle - Tome 1

De
301 pages
Après un vendredi après-midi sportif au bowling du Montparnasse avec ses amis, Paul, collégien d’à peine 16 ans à la chevelure blonde qui lui donnait encore un visage d’enfant, rentrait chez lui.
Il ignorait encore que ce jour qui paraissait si normal, marquerai le début d’une nouvelle vie pour lui.
Pendant deux ans, Paul va devoir relever le défi d’intégrer une nouvelle école bien particulière et jongler entre des cours semblables à ceux des jeunes de son âge, et des cours consacrés à l’espionnage.

Canada, Dubaï, États-Unis, Pologne, le jeune espion devra mettre toutes ses nouvelles connaissances à l’épreuve face à des criminels toujours plus déterminés à mener à bien leurs plans machiavéliques à travers le monde.
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Table des matières
Première année 1 Chapitre I  1 Chapitre II  21 Chapitre III  60 Chapitre IV  73 Chapitre V  106 Chapitre VI  126 Chapitre VII  135 Chapitre VIII  154 Deuxième année  172 Chapitre IX  172 Chapitre X  194 Chapitre XI  208 Chapitre XII  219 Chapitre XIII  234 Chapitre XIV  249 Chapitre XV  263 Chapitre XVI  272 Chapitre XVII  283
Première année
Chapitre I
Après un vendredi après-midi sportif au bowling du Montparnasse avec ses amis, Paul, collégien d’à peine 16 ans à la chevelure blonde qui lui donnait encore un visage d’enfant, rentrait chez lui.  Alors qu'il lui aurait fallu une vingtaine de minutes pour y arriver en métro, il décida de faire le chemin à pied. Certes, cela lui prendrait du temps, mais il faisait bon en cette fin de mois de juillet et, comme il était en vacances, il avait du temps devant lui. Il se prenait régulièrement à observer les immeubles qu'entouraient les artères de Paris et ce fut naturellement le cas lorsqu'il descendit le boulevard du Montparnasse. Ce n'était pas le côté qu'il préférait dans ce quartier mais il aimait reconnaître les couleurs rouges orangées ainsi que la bicyclette sur l'enseigne d'un restaurant dans lequel il allait parfois manger en famille. Il tourna à gauche pour rejoindre la rue de 1
Vaugirard qui l'emmenait directement chez lui. Paul marchait d'un pas lent et observait ce quartier qu'il connaissait déjà par cœur.
 Bien qu'il fut sportif, il ne résista pas à la tentation de s'arrêter pour reposer ses jambes à la table d’un café sur la place de la Convention et s'assit en terrasse sur laquelle il but un verre de Coca en regardant les passants pressés et ceux qui prenaient leur temps sur le marché ou choisissant un film devant le cinéma. Il pensait s'arrêter aussi quelques mètres plus loin, dans une boutique de jeux vidéo dans laquelle il dépensait souvent son argent en nouveautés et accessoires pour sa console. Il n’aperçut qu'au dernier moment ce jeune homme en costume traverser la rue d'un pas pressé avant de rentrer dans le café. Il pensa à ce que pouvait bien faire cet homme qui semblait inquiet ou du moins appliqué à une tâche qui devait lui sembler d’une importance capitale. Paul regarda discrètement en direction de l'entrée du café et vit ressortir le garçon en costume, un verre à la main qu’il posa sur une table haute qui semblait avoir été mise là simplement pour accueillir la boisson du garçon.
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Avec des gestes lents, il déplia les branches de ses lunettes qu'il plaça sur ses yeux puis alluma une cigarette et bu une gorgée de son verre.
 Alors que Paul s'apprêtait à retourner à son verre, le jeune homme, qui avait remarqué son regard presque insistant, le salua d'un signe de tête, puis termina son verre et sorti de la terrasse avant de se fondre parmi les badauds.
 Quelques minutes plus tard, Paul bu à son tour sa dernière gorgée, paya, puis reprit son chemin.
 Ce n'est que quelques minutes plus tard, alors qu'il passait devant une antenne de l'université d'Assas qu'il réalisait qu'il avait oublié de s'arrêter à la boutique de jeux vidéo et que ses pensées étaient dirigées vers la scène qu’il avait vécue au bar. Sans qu’il s’en soit rendu compte, le jeune homme qu'il avait vu l’intriguait. Surtout, Paul se demandait ce qu’il pouvait bien faire pour avoir cet air si sérieux, si pressé, et si réfléchi pour que chacun de ses gestes semblent étudiés avec précision. Le lycéen ne l'avait vu que quelques secondes mais
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il pouvait le décrire parfaitement, il avait une vingtaine d'années qui se lisait sur son visage fin et marqué, rasé de près. Il avait des yeux sombres qui allaient avec ses cheveux coupés au carré, noirs. Vêtu d'une veste noire ouverte sur une chemise bleue nuit qui rentrait dans un pantalon noir descendant jusqu'à des chaussures noires vendues certainement avec le costume. Bien qu'il n'ait rien d'exceptionnel, il dégageait une impression qui mettait tantôt mal à l’aise et tantôt en confiance.Surtout, pourquoi l’avait-il salué en ayant l’air de le connaître alors qu’ils ne s’étaient jamais croisés? En un mot, il attirait le regard.
 Paul sorti de ses pensées. Il était déjà au bout de sa rue. Il sorti ses clés et entra dans la résidence où il vivait. Il monta les trois étages en ascenseur, mit les clés dans la serrure de son grand appartement cossu de banlieue, qui s’inscrivait parfaitement dans le paysage. Le jeune garçon appréciait son chez-lui. L’entrée donnait sur un grand salon aux couleurs noires et blanches. Les grands canapés en cuir étaient blancs, orientés vers un grand meuble laqué noir
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sur lequel tronaitl’un des objets les plus importants pour le lycéen, la télévision. Autour, les meubles étaient blancs, eux aussi, et accueillaient les tableaux, photos et affiches que collectionnaient ses parents. La pièce était coupée en deux par un meuble aux compartiments accessibles des deux côtés, séparant d’un côté un canapé, de l’autre, une grande table blanche incrustée de pierres. Un couloir longeait cette pièce, la séparant de la grande cuisine moderne et continuant vers la partie de l’appartement dans laquelle était les deux spacieuses chambres. La première était celle de ses parents, qui était dans le goût du salon. Il y avait un grand lit blanc et une large armoire vitrée. Sur les tables de nuit, des bonzaïs et quelques lectures. En face de la chambre, une pièce était consacrée à la culture. On y trouvait un bureau avec un Mac de dernière génération, une grande bibliothèque épousait un des murs et un piano à quart de queue trônait au milieu de la pièce. La salle de bain la séparait de la chambre de Paul qui dénotait avec l’ambiance de l’appartement, par sa couleurnotamment. Les murs étaient recouverts d’affiches de films
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d’action etjeux vidéo de et d’un drapeau américain. Son lit, aux draps recouverts de photos de New York, faisait face à un meuble accueillant la télévision et la dernière Playstation avec une dizaine de jeux. Il avait aussi un bureau avec un PC portable, sur lequel il jouait et parfois travaillait.
 Paul posa son blouson en jean sur son lit avant d’allumer la console pour jouer à l'un de ses jeux favoris sur lequel il jouait en ligne avec ses amis qu'il avait quitté une heure auparavant.
 Son père rentra deux heures plus tard et, après quelques échanges de banalités, Paul quitta son jeu et sa chambre, alluma la télévision du salon pendant que son père préparait le dîner, prêt comme chaque jour au moment où la mère de Paul arrivait.
 Paul était un garçon discret avec ses parents, malgré une évidente complicité entre eux. Il se contentait de répondre aux questions qui lui étaient posées et s'effaçait volontiers après avoir fini de dîner pour retourner au salon ou dans sa chambre.
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 Ce soir-là, alors qu'il venait de s’asseoir sur la chaise de son bureau et quil allumait son ordinateur, il senti son téléphone vibrer pendant une seconde. Il le sorti, et ne vit aucune information à l'écran, ni message ni appel, rien. Il reprit son activité, se connecta sur Facebook, lu ses messages et joua encore un peu plus d'une heure avantd’entendre sa mère l’appeler depuis le salon :  - Paul ! Cria-t-elle. C’est l’heure, éteins l’ordinateur, vas te laver et prépare-toi à dormir.
Paul s’exécuta, se dirigea dans la salle de bain, fit couler de l'eau dans la baignoire pour se plonger dans un bain chaud. Son esprit était ailleurs. Il repensait à la partie de bowling qu’il avait disputée avec ses amis, ses parties de jeux vidéo dans lesquelles il était parfois admiré par ses camarades pour ses très bons scores, la rencontre au bar avec le jeune habillé en costume… Surtout cette rencontre.
 Le lendemain matin, Paul se réveilla à huit heures et demie, comme à son habitude. Il 7
alluma la console de jeux, bu un chocolat chaud et s'habilla. Il appela ensuite Louis, son meilleur ami, de 16 ans comme lui, pour l'inviter à déjeuner. Il joua au jeu Grand Theft Auto sur sa Playstation. Il s’amusait à laisser son esprit s’évader, s’imaginant à la place du héros du jeu, conduisant à toute allure dans les rues de la ville, tuant des mafieux, des policiers ou des passants. Louis arriva vers midi. Ils commandèrent des pizzas et, une fois le repas passé, ils sortirent quelques minutes. Alors qu’ils descendaient la rue de chez Paul, les deux garçons entendirent un cri. D'un réflexe commun, les deux jeunes se dirigèrent vers le bruit qui venait du croisement au bout de la rue et virent une femme à terre alors qu'un homme venait de lui prendre son sac. Instinctivement, les deux jeunes se mirent à courir derrière le malfrat mais, alors qu’il allait tourner dans une rue, une autre personne s’élança et se jeta sur le voleur. Il le plaqua au sol violement avant de lui passer sa ceinture autour des poignets, en serrant assez pour que le voleur ne puisse pas se débattre. Paul reconnu aussitôt le jeune hommequ’il avait croisé la veille, au café, en rentrant chez lui.
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Paul le salua d’un signe de tête qui lui fut rendu puis l'inconnu tourna les talons, tenant le voleur d’un bras pour l’emmener au commissariat le plus proche avec la victime. Sur cet incident, Paul et Louis se séparèrent, décidant de se rappeler au plus vite pour se revoir.
Alors qu’il s’apprêtait à ouvrir le portail de sa résidence pour rentrer chez lui, Paul préféra faire demi-tour pour rester quelques temps dehors et marcher un moment dans le quartier. Il repensait au garçon qu’il avait croisé à deux reprises ces deux derniers jours. Plus il y pensait et moins il croyait au hasard. Il se persuadait même qu’il le recroiserait et, d’un certain côté, ilattendait ce moment pour en apprendre plus sur lui.
 Ses espoirs furent vite comblés. La silhouette du garçon en costume noir se dessina devant lui. Le jeune homme s'approchait de Paul d’un pas pressé et ne ralenti qu’à quelques mètres de Paul. Leurs regards se croisèrent et les deux garçons s’arrêtèrent l’un en face de l’autre. Le jeune homme tendit la main. Paul la prit et son interlocuteur ouvrit la discussion : 9
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